vendredi 7 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2100629 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 février 2021 et le 10 janvier 2022, M. C D, représenté par Me Thalamas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 mars 2020 par lequel le maire de la commune de Savarthès a accordé à M. B un permis de construire une maison avec garage sur un terrain sis rue du Cagire à Savarthès (Haute-Garonne), ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Savarthès la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le dossier de permis de construire est incomplet au regard des dispositions de l'article R. 431-16, j) du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès dès lors que le projet comporte plusieurs accès à la voie publique ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès dès lors que, d'une part, la distance d'implantation minimale du bâtiment principal vis-à-vis de la limite séparative n'est pas respectée et, d'autre part, que la construction située en limite séparative n'est pas un garage, le dossier de demande de permis de construire étant, à ce titre, entaché de fraude ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UB 13 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès dès lors que le projet ne prévoit pas le remplacement des arbres supprimés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2021, la commune de Savarthès, représentée par Me Pujol-Reversat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. D le paiement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 7 octobre 2021 et le 7 mars 2022, M. B, représenté par Me Sire, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce qu'il soit mis à la charge de M. D le paiement d'une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que le requérant est dépourvu d'intérêt à agir, qu'il n'a pas satisfait aux exigences de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et que la requête est tardive ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 12 janvier 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 11 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F ;
- les conclusions de M. Mony, rapporteur public ;
- et les observations de Me Tesseyre, pour M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a déposé le 20 février 2020 une demande de permis de construire une maison individuelle avec garage sur un terrain sis rue du Cagire à Savarthès (Haute-Garonne). Par un arrêté du 31 mars 2020, la maire de la commune de Savarthès lui a délivré l'autorisation sollicitée. M. D a exercé un recours gracieux contre cette décision le 19 novembre 2020, qui a été rejeté le 8 décembre 2020. Par la présente requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 31 mars 2020 et de la décision portant rejet de son recours gracieux.
Sur les fins de non-recevoir opposées par M. B :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de () recours contentieux à l'encontre () d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code (), l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation () / L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours () ".
3. Le pétitionnaire soutient que le requérant n'a pas procédé à la notification de ses recours gracieux et contentieux dans les conditions prévues par l'article R. 600-1 précité du code de l'urbanisme. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le présent recours contentieux a été notifié, dans les formes requises, le 9 février 2021 au maire de Savarthès, la production du certificat de dépôt de la lettre recommandée suffisant à justifier de l'accomplissement de la formalité de notification prescrite à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, et le 12 février 2021 au bénéficiaire de l'autorisation attaquée. De plus, M. D, qui produit à l'instance une copie du recours administratif daté du 19 novembre 2020 et notifié le 23 novembre 2020 à la commune, portant la mention " en copie M. A B ", ainsi qu'un accusé de réception adressé à M. B et signé par ce dernier le 23 novembre 2020, doit être regardé comme ayant régulièrement notifié son recours gracieux au pétitionnaire. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance de dispositions précitées doit être écartée.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre () d'un permis de construire () court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ".
5. En l'espèce, M. D a formé un recours gracieux, notifié à la commune le 23 novembre 2020, qui a été rejeté par une décision du 8 décembre 2020. Ainsi qu'il a été exposé au point 3 du présent jugement, M. D justifie avoir régulièrement notifié ce recours gracieux à M. B le 23 novembre 2020. Par suite, ce recours gracieux ayant eu pour effet de proroger les délais de recours à l'encontre de l'arrêté du 31 mars 2020, la requête de M. D, enregistrée le 5 février 2020, n'est pas tardive contrairement à ce que soutient M. B.
6. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire () que si la construction, l'aménagement ou les travaux sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement () ".
7. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient dans tous les cas au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. D est propriétaire d'une maison d'habitation située en face de la construction autorisée par l'arrêté contesté du maire de Savarthès, dont elle est séparée par une voie communale. Le requérant est ainsi voisin immédiat du projet, qui aura notamment pour effet de créer une vue directe sur sa maison et engendrera une perte d'intimité pour le requérant. Dans ces conditions, le requérant justifie d'une atteinte directe aux conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de son bien et, par suite, d'un intérêt lui donnant qualité pour demander l'annulation de l'autorisation de construire accordée à M. B. Dès lors, la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir de M. D doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
9. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : / j) L'attestation de prise en compte des exigences de performance énergétique et environnementale, lorsqu'elle est exigée en application de l'article R. 122-24-1 du code de la construction et de l'habitation et, pour les projets soumis aux dispositions de l'article R. 122-2-1 du même code, l'attestation de réalisation de l'étude de faisabilité relative aux solutions d'approvisionnement en énergie réalisée en application de l'article R. 122-24-2 de ce code, ou, lorsque le projet est tenu de respecter les dispositions mentionnées aux articles R. 172-11 et R. 172-12 de ce code, un document établi par le maître d'ouvrage attestant la prise en compte de la réglementation thermique, en application de l'article R. 122-22 de ce code, et pour les projets concernés par l'article R. 122-2 ou l'article R. 122-3 du même code, la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux solutions d'approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 122-23 dudit code ; () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire déposée par M. B comportait l'attestation de prise en compte de la règlementation thermique exigée par le j) de l'article R. 431-16 précité du code de l'urbanisme. Dès lors, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire doit être écarté comme manquant en fait.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès : " Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiées et satisfaisant aux exigences de la sécurité contre l'incendie et à la circulation des handicapés moteurs ; / Chaque unité foncière ne doit présenter qu'un seul accès pour véhicules sur la voie publique qui la dessert ; () ".
12. Si M. D soutient que le projet méconnaît ces dispositions en ce qu'il comporte plusieurs accès à la voie publique, il ressort des plans de masse annexés à la demande de permis de construire que le projet ne comporte qu'un seul accès, qui s'effectue au droit du terrain. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB 3 du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès doit être écarté.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès : " La distance comptée horizontalement de tout point de la construction à implanter au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit au moins être égale à la moitié de la hauteur totale de la construction sans pouvoir être inférieure à 3 m ; / La construction en limite séparative sera possible s'il existe déjà sur le fonds voisin, une construction implantée sur ladite limite sous réserve de dimension sensiblement égale (hauteur, largeur) ainsi que pour les annexes à l'habitat (abri de jardin, garage) sous condition que leur hauteur n'excède pas 2,50 m sur ladite limite ".
14. D'une part, sauf dispositions règlementaires contraires, la hauteur d'un bâtiment se mesure à l'égout du toit. Il ressort des pièces du dossier et notamment du plan de coupe joint à la demande de permis de construire que la hauteur de la construction principale, mesurée à l'égout du toit, atteint 6 mètres. Dans ces conditions, la distance séparant cette construction de la limite séparative Est du terrain, de 3,10 mètres, ne méconnaît pas les prescriptions de l'article UB 7 du plan local d'urbanisme.
15. D'autre part, un permis de construire n'a d'autre objet que d'autoriser la construction d'immeubles conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. La circonstance que ces plans et indications pourraient ne pas être respectés ou que ces immeubles risqueraient d'être ultérieurement transformés ou affectés à un usage non conforme aux documents et aux règles générales d'urbanisme n'est pas, par elle-même, sauf le cas d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date de la délivrance du permis, de nature à affecter la légalité de celui-ci. La caractérisation de la fraude résulte de ce que le pétitionnaire a procédé de manière intentionnelle à des manœuvres de nature à tromper l'administration sur la réalité du projet dans le but d'échapper à l'application d'une règle d'urbanisme. Une information erronée ne peut, à elle seule, faire regarder le pétitionnaire comme s'étant livré à l'occasion du dépôt de sa demande à des manœuvres destinées à tromper l'administration.
16. Il ressort des pièces du dossier de demande de permis construire que la construction accolée à la construction principale et implantée en limite séparative est présentée par la notice explicative du projet comme un garage. Toutefois, il ressort à la fois des vues de façades et du document d'insertion joints au dossier que la porte de garage, qui permet d'accéder à cette construction par sa façade Nord, n'est pas située au niveau du sol mais présente un seuil maçonné ne permettant pas un accès à ce bâtiment par un véhicule motorisé. Le projet ne fait, par ailleurs, apparaître aucun plan incliné qui pourrait faciliter l'entrée dans le bâtiment, la configuration des lieux ne le permettant d'ailleurs pas compte tenu de la présence de deux places de stationnement aériennes en face de la porte de garage. Enfin, il ressort du plan de masse que ce bâtiment présente une superficie et des caractéristiques inhabituelles pour un garage, tenant notamment à la présence de deux grandes baies vitrées sur sa façade Ouest. Il ressort ainsi de l'ensemble de ces éléments que le pétitionnaire a fourni à l'administration une information erronée sur la nature réelle du bâtiment implanté en limite séparative, lui permettant d'échapper à l'application de la règle d'implantation fixée au paragraphe 2 de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès, qui autorise l'implantation en limite séparative des seules annexes à l'habitat. Le requérant est donc fondé à soutenir que le pétitionnaire a commis une fraude dans le but d'échapper à l'application d'une règle d'urbanisme. Ainsi, il y a lieu d'accueillir le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB 7 paragraphe 2 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne la construction implantée en limite séparative.
17. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article UB 13 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès : " () Les plantations existantes seront maintenues ou remplacées par des plantations au moins équivalentes () ".
18. Si le requérant soutient que le dossier de permis de construire ne prévoit pas le remplacement d'un pin parasol qui sera supprimé en vue de la réalisation de places de parking aériennes, il ressort toutefois du plan de masse que le projet comprend la plantation de trois arbres de haute tige en fond de parcelle. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article UB 13 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants sont uniquement fondés à soutenir que le permis de construire attaqué méconnaît les dispositions du paragraphe 2 de l'article UB 7 plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
20. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé ".
21. Il ressort des pièces du dossier que l'illégalité résultant de la méconnaissance des dispositions du paragraphe 2 de l'article UB 7 du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès, du fait de l'implantation de la construction en limite séparative, affecte une partie identifiable du projet autorisé. Sa régularisation n'implique pas d'apporter au projet litigieux un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Dès lors, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, de prononcer la seule annulation partielle du permis au sens de ce texte et de fixer à six mois le délai, courant à compter de la notification du présent jugement, dans lequel la société pétitionnaire pourra demander la régularisation de ce permis de construire.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle ce que soit mise à la charge de M. D, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, les sommes demandées par la commune de Savarthès et M. B au titre des frais exposés par eux. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Savarthès la somme de 1 500 euros sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté en date du 31 mars 2020 est annulé, au sens de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, en tant qu'il méconnaît l'article UB 7 du plan local d'urbanisme de la commune de Savarthès.
Article 2 : Il appartiendra à M. B de solliciter de l'autorité administrative compétente, dans le délai de six mois à compter de la notification du présent jugement, une régularisation rendant le projet en litige conforme aux dispositions de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme.
Article 3 : La commune de Savarthès versera une somme de 1 500 euros à M. D au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Savarthès et par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à M. A B et à la commune de Savarthès.
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
M. Leymarie, conseiller,
Mme Rousseau, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2022.
La rapporteure,
M. F
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
M. E
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026