jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2100677 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DUFOUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 février et 28 mai 2021, M. G V, M. E F, Mme C AB, M. Z S, Mme W L, M. Q A, Mme P J, M. X N, Mme H R, M. B I, Mme T M, représentés par Me Dufour, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 août 2020 par lequel le maire de Toulouse a délivré à la société Eclisse promotion un permis de construire, valant permis de démolir, un ensemble de dix maisons mitoyennes, après démolition de l'existant, sur un terrain sis 228 chemin de Gabardie, ensemble la décision du 7 décembre 2020 portant rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge des défendeurs la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- le projet devait comprendre un plan de division conformément à l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme dans la mesure où il sera construit sous le régime de la vente en l'état futur d'achèvement ;
- il méconnaît les règles du plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat (PLUi-H) relatives à l'implantation en retrait par rapport aux limites séparatives dans la mesure où les débords de toiture sont à moins de six mètres des limites séparatives ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, la voie d'accès du projet n'étant pas sécurisée pour les piétons ;
- le projet a été instruit sur le fondement du PLUi-H qui a été annulé ; dès lors que les motifs d'annulation ne sont pas étrangers aux règles applicables au projet, il y a lieu d'appliquer le règlement d'urbanisme applicable antérieurement ; le projet méconnaît l'article 13 UL du règlement du plan local d'urbanisme de Toulouse redevenu applicable ; il méconnaît les dispositions du même règlement imposant l'aménagement des voies en impasse.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 31 mars et 9 juillet 2021, la société anonyme (SA) Eclisse promotion, représentée par Me Sourzac, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de chacun des requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir au regard de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 mai et 8 juillet 2021, les 25 mai et 2 août 2022, la commune de Toulouse, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- M. V n'a pas produit à l'appui de sa requête un acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien ;
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir au regard de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé ;
- le moyen tiré de l'absence de plan de division a fait l'objet d'un permis de construire modificatif régularisant ce vice ;
- les motifs d'annulation du PLUi-H sont étrangers aux règles applicables au projet.
Par un courrier du 21 avril 2021, les parties ont été informées, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, que le tribunal était susceptible de retenir le moyen tiré de l'absence de plan de division en méconnaissance de l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme et de surseoir à statuer jusqu'à l'expiration d'un délai fixé pour la régularisation de cette illégalité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Y,
- les conclusions de M. Mony, rapporteur public,
- les observations de Me Dufour, représentant les requérants, celles de Me Petit dit K, substituant Me Peynet, représentant la commune de Toulouse et celles de Me Bavard, substituant Me Sourzac, représentant la société Eclisse promotion.
Une note en délibéré, enregistrée le 21 octobre 2022, a été produite pour les requérants et n'a pas été communiquée.
Une note en délibéré, enregistrée le 27 octobre 2022, a été produite pour la société Eclisse promotion et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. La société Eclisse promotion a déposé le 29 mai 2020 une demande de permis de construire, valant permis de démolir, pour la réalisation d'un ensemble de dix maisons mitoyennes après démolition de l'existant, sur un terrain sis 228 chemin de Gabardie à Toulouse. Par un arrêté du 13 août 2020, le maire de Toulouse a délivré l'autorisation demandée. M. V et autres ont exercé un recours gracieux contre cette décision qui a été rejeté le 7 décembre 2020. Par la présente requête, ils demandent l'annulation du permis de construire du 13 août 2020 et de la décision portant rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté du 24 juillet 2020, régulièrement affiché le 27 juillet suivant, le maire de Toulouse a donné délégation à M. U O, adjoint au maire, en l'absence de Mme AA D du 3 août 2020 au 14 août 2020, notamment à l'effet de signer les autorisations en matière de droits du sol. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté du 13 août 2020 a été signé par une autorité incompétente doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme : " Lorsque les travaux projetés portent sur la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette comprenant une ou plusieurs unités foncières contiguës, doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance avant l'achèvement de l'ensemble du projet, le dossier présenté à l'appui de la demande est complété par un plan de division () ". Aux termes de l'article 2 de la loi du 10 juillet 1965 susvisée : " Sont privatives les parties des bâtiments et des terrains réservées à l'usage exclusif d'un copropriétaire déterminé. / Les parties privatives sont la propriété exclusive de chaque copropriétaire. ".
4. Si les requérants soutiennent que le dossier de demande aurait dû comprendre un plan de division conformément à l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme, la pétitionnaire a déposé une demande de permis de construire modificatif le 25 mai 2022 tendant à régulariser ce vice et le maire de Toulouse a délivré cette autorisation modificative, valant division parcellaire, par un arrêté du 11 juillet 2022. Ainsi, le moyen doit être écarté comme inopérant.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 600-12-1 du code de l'urbanisme : " L'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale sont par elles-mêmes sans incidence sur les décisions relatives à l'utilisation du sol ou à l'occupation des sols régies par le présent code délivrées antérieurement à leur prononcé dès lors que ces annulations ou déclarations d'illégalité reposent sur un motif étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet. () ".
6. Il résulte de ces dispositions que l'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un document local d'urbanisme n'entraine pas l'illégalité des autorisations d'urbanisme délivrées lorsque cette annulation ou déclaration d'illégalité repose sur un motif étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet en cause. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen tiré de ce que l'autorisation d'urbanisme contestée a été délivrée sur le fondement d'un document local d'urbanisme qui a été annulé et que cette autorisation d'urbanisme méconnaît des dispositions du document immédiatement antérieur remises ainsi en vigueur, d'apprécier si les motifs de cette annulation sont étrangers ou non aux règles applicables au projet en cause. Un vice de légalité externe est en principe étranger aux règles applicables aux autorisations d'urbanisme, sauf s'il a été de nature à exercer une influence directe sur des règles d'urbanisme applicables au projet. Un vice de légalité interne, sauf s'il concerne des règles qui ne sont pas applicables au projet, est en principe non étranger aux règles applicables aux autorisations d'urbanisme. Eu égard aux effets de la règle posée à l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme, lorsque le document local d'urbanisme sous l'empire duquel a été délivrée l'autorisation contestée est annulé ou déclaré illégal pour un ou plusieurs motifs non étrangers aux règles applicables au projet en cause qui affectent la légalité de la totalité du document d'urbanisme, la légalité de l'autorisation contestée doit être appréciée au regard de l'ensemble du document immédiatement antérieur ainsi remis en vigueur.
7. Par jugements des 30 mars et 20 mai 2021, confirmés par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 15 février 2022, le tribunal a annulé totalement, sans différer la date d'effet de cette annulation, la délibération du 11 avril 2019 par laquelle l'assemblée délibérante de Toulouse Métropole a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat (PLUi-H). Les motifs de cette annulation reposent, d'une part, sur un moyen de légalité externe tiré de ce que le rapport de présentation de ce plan était entaché d'insuffisances substantielles en ce que l'analyse de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers présentée pour la période de dix ans précédant l'approbation du PLUi-H reposait sur des données significativement surévaluées par rapport à la réalité observée, et, d'autre part, sur un moyen de légalité interne tiré de ce que la justification des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain compris dans le projet d'aménagement et de développement durable n'était pas de nature à induire une modération effective de cette consommation. Ces vices sont principalement afférents pour ce qui est de la légalité externe à la prise en compte par les auteurs de ce document local d'urbanisme de données erronées dans l'analyse de la consommation passée d'espaces naturels, agricoles et forestiers et pour ce qui est de la légalité interne à la consommation excessive d'espace y compris en milieu urbain. Il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que le vice de légalité externe retenu par le tribunal aurait exercé une influence directe sur les règles d'urbanisme applicables au projet en litige, et pas davantage que l'illégalité interne retenue par le tribunal, qui n'a trait qu'au parti d'urbanisme global retenu par la métropole Toulouse métropole, serait en rapport direct avec les règles applicables au permis de construire en litige. En conséquence, et conformément à l'intention du législateur, les motifs d'annulation du PLUi-H étant étrangers aux règles d'urbanisme applicables au projet contesté, la légalité de ce dernier doit être appréciée au regard du règlement du PLUi-H qui lui demeure applicable et les moyens tirés de la méconnaissance du plan local d'urbanisme de Toulouse doivent être écartés comme inopérants.
8. En quatrième lieu, le point 2 du paragraphe 1, relatif à l'implantation des constructions, de la section 1 du chapitre 2 du sous-titre 3, relatif au secteur UM6-3, du titre 6 de la sous-partie 1 de la partie 3 du règlement du PLUi-H prévoit qu'au-delà de la " bande de constructibilité principale " : " () 2-2- l'implantation en retrait par rapport aux limites séparatives est soumise aux conditions suivantes : / Tout point d'une construction, en dehors des éléments admis dans les marges de recul définis au titre 2 des dispositions communes, chapitre 2, section 1, paragraphe 1, point 3, doit être implante´ a` une distance des limites séparatives au moins égale a` la hauteur de ce point et toujours supérieure ou égale a` 6 m. ".
9. Si les requérants soutiennent que le projet porté par la société Eclisse promotion ne respecte pas les dispositions citées au point précédent en ce que les débords de toiture ne sont pas à une distance supérieure ou égale à six mètres par rapport aux limites séparatives, il résulte du point 3.3 du paragraphe 1 de la section 1, relative à la volumétrie et l'implantation des constructions, du chapitre 2 du titre 2, de la partie 2 relative aux dispositions communes à l'ensemble des zones que les débords de toitures sont admis dans la marge de retrait " si leur saillie ne dépasse pas 1 mètre ", comme c'est le cas en l'espèce ainsi que cela ressort des pièces du dossier. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. En cinquième lieu et dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
11. Les requérants soutiennent que la voie interne du projet présente une dangerosité en ce qu'elle ne prévoit pas un cheminement dédié aux piétons. Il ressort en effet des pièces du dossier que s'il existe sur cette voie interne une partie engazonnée pouvant être utilisée exclusivement par les piétons, elle est néanmoins coupée par l'aire de présentation des ordures ménagères et par une place de stationnement dont la présence impose aux piétons d'emprunter la voie destinée aux véhicules. Toutefois, à cet endroit du projet, la voie en litige est rectiligne et d'une largeur d'au moins trois mètres permettant le croisement d'un véhicule et de piétons qui y disposent d'une parfaite visibilité. Les requérants n'apportent aucun élément précis susceptible d'établir une particulière dangerosité de cette configuration de la voie, alors que le permis a été délivré sous réserve d'améliorer la voie d'accès afin " de sécuriser les accès mutualisés de piétons et des véhicules ". Enfin, le projet prévoit au niveau de l'accès une plateforme d'une largeur suffisante pour permettre le croisement de deux véhicules. Par suite, et en tout état de cause, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme que le maire de Toulouse a délivré le permis de construire sollicité.
12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par la société Eclisse promotion et la commune de Toulouse, que les conclusions à fin d'annulation des requérants doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des défendeurs, qui ne sont pas dans la présente instance les parties perdantes, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement de ces dispositions par la société Eclisse promotion et la commune de Toulouse.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. V et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la société Eclisse promotion et de la commune de Toulouse présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G V en qualité de représentant unique en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la société anonyme Eclisse promotion et à la commune de Toulouse.
Délibéré après l'audience du 21 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
M. Leymarie, conseiller,
Mme Rousseau, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.
Le rapporteur,
A. Y
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
B. RODRIGUEZ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026