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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2100929

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2100929

jeudi 16 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2100929
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSADEK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 18 février, 7 mai, 3 juin 2021, 4 février et 2 septembre 2022, M. C F, représenté par Me Sadek, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 17 décembre 2020 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour d'un an portant la mention " vie privée et familiale " en raison de son état de santé, à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le paiement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision contestée a été signée par une autorité incompétente ; la délégation de signature consentie au signataire est à la fois générale et permanente ; en outre, il n'est pas établi que le préfet de la Haute-Garonne aurait été absent ou empêché et que cette délégation était toujours valable à la date de la signature de l'arrêté litigieux ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un vice de procédure et d'une méconnaissance du principe du contradictoire, le préfet n'ayant pas communiqué l'avis de l'Office français de l'immigration et de l'intégration sur lequel il se fonde et ne s'étant pas assuré de sa régularité ;

- le préfet de la Haute-Garonne s'est estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 19 avril et 17 mai 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

M. F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 avril 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. D a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. F, né le 17 juin 1986, ressortissant tunisien, est entré en France, selon ses déclarations, le 13 octobre 2017. Il a sollicité l'asile le 4 septembre 2018. A l'occasion de l'enregistrement de son dossier complet, il a été constaté qu'il avait fait l'objet d'un contrôle de police en Italie le 10 octobre 2017. Par voie de conséquence, par deux arrêtés en date du 13 mai 2019, dont la légalité a été confirmée par la cour administrative d'appel de Bordeaux, le préfet de la Haute-Garonne a décidé de son transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile et l'a assigné à résidence. A la suite de sa soustraction aux obligations prévues par l'assignation à résidence, l'intéressé a été déclaré en fuite. Le 1er avril 2020, M. F a sollicité son admission au séjour en qualité d'étranger malade. Par une décision du 17 décembre 2020, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité. Par la présente requête, l'intéressé sollicite l'annulation de cette décision dans toutes ses dispositions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, par un arrêté du 15 décembre 2020 publié le jour même au recueil administratif spécial n° 31-2020-290, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme G E, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les décisions de refus de séjour à quelque titre que ce soit. Cette délégation de signature n'est, contrairement à ce que soutient M. F, ni générale, ni permanente, ni subordonnée à l'absence ou à l'empêchement du préfet de la Haute-Garonne. La circonstance alléguée que le préfet n'aurait pas été absent ou empêché est ainsi, et en tout état de cause, sans incidence sur la compétence du signataire de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte attaqué manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision litigieuse vise les dispositions de l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il est fait application. Elle fait en outre état du parcours en France de M. F, des démarches accomplies depuis son entrée en France en vue de son admission au séjour et des éléments significatifs de sa situation personnelle sur le territoire français et dans son pays d'origine. La décision indique également que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé, dans son avis du 26 novembre 2021, que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourra y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et voyager sans risque vers ce pays. Par ailleurs, elle précise qu'au regard de l'ensemble des éléments de son dossier, M. F ne remplit pas les conditions prévues par l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade, ni même à titre discrétionnaire. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne a suffisamment énoncé les considérations de droit et de fait fondant la décision attaquée. Dès lors, le moyen tiré de son défaut de motivation manque en fait et doit, par suite, être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable au litige : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () ; / 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. (). ". Aux termes de l'article R. 313-22 du même code : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées à la quatrième phrase du 11° de l'article L. 313-11 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. " Aux termes de son article R. 313-23 : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 313-22 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, (). Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. (). Il transmet son rapport médical au collège de médecins. / Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. (). / Le collège à compétence nationale, composé de trois médecins, émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'office. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / (). / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. "

5. Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport. / () ". Aux termes de l'article 6 du même arrêté : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. "

6. Aucune disposition législative ou règlementaire n'impose la communication de l'avis du collège des médecins de l'OFII à l'étranger sollicitant son admission au séjour en raison de son état de santé. Au demeurant, le préfet de la Haute-Garonne l'a produit à l'instance en pièce jointe à son mémoire en défense. Par suite, et en tout état de cause, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire ne peut qu'être écarté.

7. Dès lors que, comme en l'espèce, l'avis du 26 novembre 2020 du collège des médecins de l'OFII, produit à l'instance, porte la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant ", cette mention du caractère collégial de l'avis fait foi jusqu'à preuve du contraire. Le requérant qui se borne à alléguer qu'il n'est pas justifié que cet avis aurait été régulièrement émis, n'apporte cependant aucun élément de nature à renverser cette présomption. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité supposée de l'avis rendu par le collège des médecins de l'OFII ne peut qu'être écarté, en tout état de cause.

8. En quatrième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté litigieux ni des autres pièces du dossier que, pour refuser d'admettre M. F au séjour en raison de son état de santé, le préfet de la Haute-Garonne se serait estimé lié par l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII ni qu'il n'aurait pas procédé, comme il y est tenu, à un examen particulier de sa situation. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.

9. En cinquième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine notamment au vu de ces échanges et éléments contradictoires. En cas de doute et notamment lorsque le secret médical a été levé par l'intéressé, il lui appartient, le cas échéant, de compléter ces éléments en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

10. Pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité, le préfet de la Haute-Garonne s'est notamment fondé sur l'avis rendu le 26 novembre 2020 par le collège de médecins de l'OFII qui a considéré que l'état de santé de M. F nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais que, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourra y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et voyager sans risque vers ce pays. Il ressort des pièces du dossier, que M. F a été hospitalisé dans le service de neurochirurgie de l'hôpital Pierre Paul Riquet du 9 juillet 2018 au 27 juillet 2018 pour la prise en charge d'un traumatisme cranio-facial de mécanisme inconnu. Il ressort également des pièces du dossier que le requérant souffre des différentes séquelles de cet accident mais que son état de santé nécessite, à ce titre, de simples soins de rééducation et d'un suivi neurologique, psychiatrique et orthophonique. Le requérant produit un certificat médical du docteur B, médecin généraliste en Tunisie, en date du 17 mai 2019, évoquant l'éloignement potentiel et territorial du requérant des centres de neurologie. Toutefois et d'une part, il ressort de ce document que les soins nécessités par l'état de santé du requérant sont disponibles en Tunisie. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. F serait dans l'impossibilité de s'établir dans un autre lieu en Tunisie, plus proche de l'offre de soins. Par ailleurs si, l'intéressé produit une attestation du docteur A, psychiatre à Toulouse, en date du 5 janvier 2021, évoquant des risques d'un éloignement, ce document, en tout état de cause postérieur à l'arrêté en litige, fait état de la nécessité d'une continuité des soins sans préciser que le requérant ne pourrait pas être pris en charge dans son pays d'origine, la Tunisie, ou qu'il n'y existerait pas de traitement de substitution ou équivalent à celui qui lui est prescrit en France, à le supposer indisponible ce qui n'est pas davantage établi. Enfin, les articles de presse à caractère très général et non circonstanciés au regard de sa propre situation, ne sont pas de nature à établir que les traitements médicaux que son état requiert lui seraient personnellement et actuellement inaccessibles en Tunisie. Ainsi, par les seules pièces qu'il produit, M. F n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause la disponibilité et l'accessibilité des soins que son état de santé requiert dans son pays d'origine, la Tunisie, telles qu'elles résultent notamment de l'avis émis par le collège médical de l'OFII le 26 novembre 2021. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne a pu, sans méconnaître les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, refuser à M. F la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Pour les mêmes motifs, et dès lors que les traitements dont M. F a besoin sont disponibles et ne lui sont pas inaccessibles en Tunisie, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle sur ce point.

11. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. F aurait sollicité son admission au séjour au titre de sa vie privée et familiale et le préfet ne s'est pas prononcé d'office sur une éventuelle admission à ce titre. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale susvisé, qui est inopérant à l'encontre du refus de séjour, doit donc être écarté, en toute hypothèse.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. F tendant à l'annulation de la décision du 17 décembre 2020 du préfet de la Haute-Garonne doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions que le requérant présente à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. F est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C F et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 23 janvier 2023 à laquelle siégeaient :

M. Sorin, président,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.

Le président-rapporteur,

T. D

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

S. HECHT

La greffière,

S. SORABELLA

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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