jeudi 22 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2101007 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP CAMILLE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 22 février et 2 novembre 2021, Toulouse Métropole Habitat, représenté par Me Dalmayrac, demande au tribunal :
1°) de condamner solidairement la société STYLMETAL et M. D à lui verser une somme globale de 116 314,19 euros toutes taxes comprises au titre des travaux de réparation des volets, des mesures conservatoires et des frais d'huissier ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la société STYLMETAL et de M. D, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le paiement d'une somme de 10 000 euros.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- si M. D, en sa qualité de maître d'œuvre, avait considéré que le système de volets coulissants était le seul adapté, il aurait dû l'alerter ; sa responsabilité doit être engagée pour ce motif ;
- la responsabilité de la société STYLMETAL, en sa qualité d'entrepreneur, doit être engagée également ; l'intervention du fabricant, la société Cambra, n'exonère pas l'entrepreneur de la responsabilité qui lui incombe en qualité de titulaire du marché ; la société STYLMETAL a commis plusieurs fautes d'exécution ;
- le montant des travaux de reprise des volets de six appartements du bâtiment n° 1 et de l'ensemble des logements des bâtiments n° 2 doit être évalué à 82 208,10 euros ; le risque de chute n'est pas une " lubie " et constitue un réel danger ; tous les volets doivent être changés afin qu'un terme définitif soit mis aux désordres ;
- compte tenu du risque de chute de certains volets et du préjudice de jouissance subi par les occupants des logements concernés, il a préfinancé des travaux conservatoires qui doivent lui être remboursés à hauteur de 32 582 euros ;
- les frais d'huissier qu'il a engagés pour faire constater l'urgence de la situation du mois de septembre 2020 doivent lui être remboursés à hauteur de 1 524,09 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 mai 2021, la société STYLMETAL, représentée par Me Durand-Raucher, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, à ce que M. D soit condamné à la garantir de toute condamnation susceptible d'être prononcée à son encontre ;
3°) à titre infiniment subsidiaire, à ce que les conclusions indemnitaires présentées par Toulouse Métropole Habitat soient ramenées à de plus justes proportions ;
4°) en tout état de cause, à ce que Toulouse Métropole Habitat soit condamné à lui verser une somme de 29 123,59 euros ou, à défaut, à ce qu'une compensation de cette somme avec une éventuelle condamnation à la charge de la société STYLMETAL soit prononcée ;
5°) à ce qu'il soit mis à la charge de toute partie perdante le paiement des dépens ainsi que d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- seule la pose des volets relevait de ses obligations contractuelles ; ces volets n'étaient pas adaptés à la configuration des lieux ; l'origine des dommages ne résulte pas d'un défaut d'exécution dans la pose des volets mais d'un choix inadapté de l'architecte, et donc d'une faute de conception ;
- concernant l'absence de couvre-joints des cadres des volets, les cornières de rattrapage ont été validées par l'architecte et n'ont été nécessaires que sur le bâtiment A en façade nord et sud en raison d'un jeu trop important entre le cadre dormant et la maçonnerie ; les conclusions de l'expert sur ce point ne sont fondées sur aucun élément objectif ; aucune pièce du marché ne mentionne les cornières et l'habillage des joints ;
- concernant le frottement des volets sur leur cadre et sur leur appui-béton, il est probable que l'origine de ces désordres soit liée à l'inadaptation du cadre aux conditions particulières du chantier, ainsi qu'à un défaut de conception ;
- Toulouse Métropole Habitat, ainsi qu'il le reconnaît dans sa requête, est débiteur envers elle de la somme de 29 123,59 euros ; il doit lui verser cette somme dans le cadre de la présente instance ou, à défaut, une compensation avec une éventuelle condamnation qui serait prononcée à son encontre doit être effectuée ;
- dès lors que le maître d'œuvre a choisi et validé un système de volet inadapté, il doit la garantir de toute condamnation susceptible d'être prononcée à son encontre.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 septembre 2021, M. A D, représenté par Me Attal, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête et à ce que la somme demandée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative soit ramenée à de plus justes proportions ;
2°) à titre subsidiaire, à ce que la société STYLMETAL soit condamnée à la garantir de toute condamnation susceptible d'être prononcée à son encontre ;
3°) à ce qu'il soit mis à la charge de toute partie perdante le paiement des dépens ainsi que d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- il avait initialement prévu un système de volets coulissants qui a été refusé par le maître d'ouvrage pour des raisons budgétaires ; le système de volet mis en œuvre n'est pas inadapté par rapport au site litigieux ; il n'a commis aucune faute de conception ;
- il n'est pas nécessaire de procéder au remplacement intégral des volets, en particulier de ceux qui ne présentent ni déformations ni arrachements ; le dommage allégué par Toulouse Métropole Habitat n'est pas certain ; le devis sur lequel se fonde le requérant n'a pas été soumis à l'appréciation de l'expert et doit donc être écarté ;
- le lien de causalité entre les factures émises les 17 novembre 2020 et 15 janvier 2021 et les mesures conservatoires n'est pas établi ;
- dès lors que des fautes d'exécution sont imputables à la société STYLMETAL, elle doit le garantir de toute condamnation susceptible d'être prononcée à son encontre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pétri ;
- les conclusions de M. Déderen, rapporteur public ;
- les observations de Me Trouvé, représentant Toulouse Métropole Habitat ;
- les observations de Me Palasset, représentant la société STYLMETAL ;
- et les observations de Me Lonjoy, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre d'une opération de construction de 28 logements au sein de la résidence " les Hauts de Belberaud ", située à Belberaud (Haute-Garonne), Toulouse Métropole Habitat a confié une mission de maîtrise d'œuvre à M. D, architecte, et l'exécution du lot n° 9 " serrurerie " à la société STYLMETAL. Des dysfonctionnements ont été constatés au niveau des volets battants à compter d'un compte rendu de chantier du 15 juin 2015. Les ouvrages de la société STYLMETAL ont fait l'objet d'une réception avec réserves portant sur ces volets le 5 novembre 2015. Par un courrier en date du 2 février 2016, Toulouse Métropole Habitat a mis en demeure la société STYLMETAL de procéder à la levée de ces réserves. Par une ordonnance du 4 octobre 2016, le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a désigné M. C B en qualité d'expert. L'intéressé a déposé son rapport le 3 octobre 2017. Par la présente requête, Toulouse Métropole Habitat demande la condamnation solidaire de M. D ainsi que de la société STYLMETAL à lui verser une somme globale de 116 314,19 euros toutes taxes comprises au titre des travaux de réparation des volets, des mesures conservatoires et des frais d'huissier.
Sur la responsabilité contractuelle de M. D et de la société STYLMETAL :
2. La réception est l'acte par lequel le maître de l'ouvrage déclare accepter l'ouvrage avec ou sans réserve. Elle met fin aux rapports contractuels entre le maître de l'ouvrage et les constructeurs en ce qui concerne la réalisation de l'ouvrage. En l'absence de stipulations particulières prévues par les documents contractuels, lorsque la réception est prononcée avec réserves, les rapports contractuels entre le maître de l'ouvrage et les constructeurs ne se poursuivent qu'au titre des travaux ou des parties de l'ouvrage ayant fait l'objet des réserves et tant que celles-ci ne sont pas levées.
3. Il résulte du procès-verbal de réception des travaux du 15 novembre 2015 que les travaux ont fait l'objet de réserves au nombre desquelles se trouvent le réglage des volets battants et la reprise des imperfections et des joints " trop importants par cornières de même teinte ". Il est constant que ces réserves n'ont pas été levées. Par suite, Toulouse Métropole Habitat est fondé à solliciter l'engagement de la responsabilité contractuelle du maître d'œuvre et de l'entrepreneur.
4. Il résulte de l'instruction, en particulier des écritures des parties ainsi que du rapport d'expertise de M. B, que trois désordres ont été constatés : la défectuosité de l'ensemble des volets battants et bloque-volets, l'absence de couvre-joints sur plusieurs cadres des volets, ainsi qu'un frottement des volets sur leur cadre ou sur leur appui-béton.
En ce qui concerne la défectuosité de l'ensemble des volets battants et bloque-volets :
5. Il résulte du rapport d'expertise que ce dysfonctionnement provient " de malfaçons de conception générale " dès lors que les volets battants et les bloque-volets ne sont pas adaptés au lieu d'implantation de la résidence, qui est très exposé au vent, et que le choix du système de volets battants n'est pas adapté, contrairement au système de volets coulissants. Il résulte en outre de l'instruction que la pose des volets a contribué à la survenue de ce désordre. Dans ces conditions, la responsabilité contractuelle de M. D et de la société STYLMETAL doit être engagée, étant indiqué que le premier est à l'origine de la conception du projet, plus précisément du choix du système de volets, et que la seconde a exécuté l'opération matérielle de pose de ces volets.
En ce qui concerne l'absence de couvre-joints :
6. L'expert relève sur ce point que plusieurs cadres de volets ne comportent ni cornière ni plat d'habillage de joints. Ce désordre est relatif à la finition des travaux, et donc à l'exécution des travaux. Il doit dès lors être regardé comme étant imputable à la société STYLMETAL. Si l'intéressée fait valoir que les cornières de rattrapage ont été validées par le maître d'œuvre, il ne résulte pas des pièces qu'elle produit qu'une telle affirmation soit exacte, dès lors qu'il résulte de ces pièces que M. D a plutôt validé le prototype des volets. Si la société STYLMETAL fait également valoir que les assertions de l'expert ne sont fondées sur aucun élément objectif, cet argument ne saurait être retenu dès lors qu'il incombe à l'entrepreneur, au titre de sa mission d'exécution des travaux, de s'assurer de la finition de ces travaux. Par suite, il y a lieu d'engager la responsabilité contractuelle de la société STYLMETAL au titre du désordre relatif à l'absence de couvre-joints.
En ce qui concerne le frottement des volets sur leur cadre ou leu appui-béton :
7. Il résulte de l'instruction que ce désordre est caractéristique d'un défaut de pose. Dès lors que la pose des volets relève de la mission d'exécution des travaux, le présent désordre doit être regardé comme étant imputable à la société STYLMETAL. Si cette dernière se prévaut de la force du vent pour s'exonérer de sa responsabilité, elle n'apporte pas d'éléments suffisamment précis sur ce point, de nature à infirmer la circonstance que le désordre résulte uniquement d'un défaut de pose. Par suite, la responsabilité contractuelle de la société STYLMETAL au titre du présent désordre doit être engagée.
Sur la faute du maître de l'ouvrage :
8. M. D fait valoir qu'il a initialement proposé un système de volets coulissants qui a été refusé par le maître d'ouvrage pour des raisons budgétaires et doit ainsi être regardé comme invoquant une faute du maître de l'ouvrage. Il résulte du rapport d'expertise que le choix d'un système de volets coulissants aurait pu permettre d'éviter les désordres litigieux en raison principalement du vent qu'il y a sur le site où est implantée la résidence. Si M. D produit un courrier adressé à l'expert dans lequel il déclare en effet avoir proposé un système de volets coulissants refusé par le maître d'ouvrage pour des raisons économiques, cette allégation est peu étayée et, à supposer même qu'elle soit établie, il ne résulte pas de l'instruction que M. D aurait mis en garde le maître d'ouvrage sur les inconvénients d'un système de volets battants, dès lors qu'il affirme, dans ses écritures, que le site de la résidence n'est pas exposée à des vents d'une intensité particulière, et donc qu'il aurait rempli son devoir de conseil. Par suite, la cause exonératoire de responsabilité invoquée par M. D ne peut qu'être rejetée.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne les travaux de reprise :
9. A l'appui de sa demande d'indemnisation des travaux de reprise qu'il doit effectuer, Toulouse Métropole Habitat se fonde sur un devis établi par la société GBMP le 18 janvier 2021 à hauteur de 82 208,10 euros. Si ce devis n'a pas été validé par l'expert, d'une part il a pu faire l'objet d'un débat contradictoire dans le cadre de la présente instance et, d'autre part, il résulte de l'instruction que le chiffrage retenu par Toulouse Métropole Habitat est largement inférieur à celui retenu par l'expert. Au vu de la cohérence de ce devis au regard du nombre de logements concernés, tel qu'exposé dans le rapport d'expertise, et de la circonstance que contrairement à ce qu'affirme M. D dans ses écritures, il n'est pas prévu de remplacer 106 volets mais 39 volets seulement, il y a lieu de condamner M. D et la société STYLMETAL à indemniser Toulouse Métropole Habitat à hauteur de 82 208,10 euros toutes taxes comprises.
En ce qui concerne les mesures conservatoires :
10. Il résulte de l'instruction qu'un huissier a constaté les désordres survenus dans chaque logement concerné de la résidence " les Hauts de Belberaud " les 2 et 4 septembre 2020. Il est constant qu'à la suite de ce constat, Toulouse Métropole Habitat a mandaté la société Alassi afin qu'elle exécute les travaux conservatoires nécessaires. Dès lors que les prestations que la société Alassi a facturées au requérant correspondent à la reprise des désordres constatés par huissier, il y a lieu de condamner M. D et la société STYLMETAL à verser à Toulouse Métropole Habitat la somme de 32 582 euros toutes taxes comprises.
En ce qui concerne les frais d'huissier :
11. Dès lors que les frais d'huissier engagés par Toulouse Métropole Habitat sont en lien avec la constatation des désordres cités dans le présent jugement et que la preuve des honoraires de l'huissier est produite, Toulouse Métropole Habitat est fondé à demander une indemnisation de ces frais à hauteur de 1 542,09 euros.
12. Il résulte de l'instruction que M. D et la société STYLMETAL doivent être condamnés solidairement à verser à Toulouse Métropole Habitat la somme de 116 314,19 euros en réparation des préjudices subis.
Sur les appels en garantie :
13. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise, que l'apparition des désordres est imputable pour une large part à un défaut de conception du système des volets choisi par M. D, et dans une moindre mesure à la pose des volets effectuée par la société STYLMETAL. Il résulte, en outre, de l'instruction que l'absence de couvre-joints et le frottement des volets sur leur cadre ou leur appui-béton sont des désordres mineurs par rapport au défaut de conception du système de volets choisi ainsi qu'à leur pose. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation de la part de responsabilité de M. D à hauteur de 90% et de la part de responsabilité de la société STYLMETAL à hauteur de 10%.
14. Il résulte de ce qui vient d'être dit que M. D est fondé à être garanti à hauteur de 10 % par la société STYLMETAL de la condamnation prononcée à son encontre, et que cette dernière est fondée à être garantie à hauteur de 90% par M. D de la condamnation prononcée à son encontre.
Sur la demande de compensation des dettes et créances publiques :
15. Il résulte de l'instruction que Toulouse Métropole Habitat reconnaît être débiteur envers la société STYLMETAL de la somme de 29 123,59 euros au titre du solde du marché litigieux. La société STYLMETAL a confirmé ce montant dans ses écritures. Par suite, il y a lieu de déduire de la condamnation prononcée à l'encontre de la société STYLMETAL la somme de 29 123,59 euros.
Sur les frais d'instance :
16. Par une ordonnance du 16 octobre 2017, les frais et honoraires de l'expertise ont été taxés et liquidés à la somme de 5 992,70 euros toutes taxes comprises. Il y a lieu de mettre ces frais à la charge de M. D et de la société STYLMETAL, parties perdantes.
17. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. D et de la société STYLMETAL, au bénéfice de Toulouse Métropole Habitat, le paiement d'une somme de 750 euros chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu, en revanche, de faire droit aux conclusions présentées par M. D et par la société STYLMETAL sur le même fondement, Toulouse Métropole Habitat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. D et la société STYLMETAL sont condamnés solidairement à verser à Toulouse Métropole Habitat la somme de 116 314,19 euros.
Article 2 : Les frais et honoraires d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 5 992,70 euros, sont mis à la charge de M. D et de la société STYLMETAL.
Article 3 : M. D est garanti à hauteur de 10 % par la société STYLMETAL de la condamnation prononcée à son encontre.
Article 4 : La société STYLMETAL est garantie à hauteur de 90 % par M. D de la condamnation prononcée à son encontre.
Article 5 : La somme de 29 123,59 euros est déduite de la condamnation prononcée à l'encontre de la société STYLMETAL au titre du solde du marché dû par Toulouse Métropole Habitat.
Article 6 : M. D et la société STYLMETAL verseront à Toulouse Métropole Habitat une somme de 750 euros chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Toulouse Métropole Habitat, à M. A D et à la société STYLMETAL.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Carotenuto, présidente,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.
La rapporteure,
M. PETRI
La présidente,
S. CAROTENUTOLa greffière,
F. LE GUIELLAN
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026