mercredi 8 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2101320 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | COBOURG-GOZE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 mars 2021 et 15 février 2022, M. B C, représenté par Me Cobourg-Gozé, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 janvier 2021 par laquelle la Commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté son recours préalable obligatoire concernant le refus de délivrance d'une carte professionnelle d'agent de sécurité privée ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet du Conseil national des activités privées de sécurité née le 27 janvier 2021 ;
3°) d'annuler la décision du 5 octobre 2020 de la Commission locale d'agrément et de contrôle du Sud-Ouest ;
4°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de réexaminer sa demande de carte professionnelle ;
5°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité, outre les entiers dépens, le paiement de la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision du 5 octobre 2020 de la Commission locale d'agrément et de contrôle du Sud-Ouest est entachée de l'incompétence de son auteur ;
- cette décision ainsi que celle prise le 14 janvier 2021 par la Commission nationale d'agrément et de contrôle sont entachées d'un vice de procédure en raison du défaut de communication de l'enquête administrative sur laquelle elles sont fondées ;
- la décision du 14 janvier 2021 de la Commission nationale d'agrément et de contrôle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle a considéré qu'un rappel à la loi établissait la matérialité des faits ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'aucune infraction n'est mentionnée au bulletin n°2 de son casier judiciaire ;
- elle est entachée d'une erreur de fait car elle se fonde sur des faits non établis ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des faits qui lui sont reprochés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 novembre 2021 et 6 avril 2022, le Conseil national des activités privées de sécurité, représenté par son directeur, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Farges, rapporteur public,
- et les observations de Me Cobourg-Gozé, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Le 22 juillet 2020, M. C a sollicité une carte professionnelle d'agent de sécurité privée auprès de la Commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Ouest (CLAC) du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Par une décision du 5 octobre 2020, la CLAC a rejeté sa demande. Par un courrier reçu le 27 novembre 2020, M. C a formé un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS. Par une décision du 14 janvier 2021, dont M. C demande l'annulation, la CNAC a rejeté ce recours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de la Commission locale d'agrément et de contrôle du 5 octobre 2020 :
2. Aux termes de l'article L. 633-3 du code de la sécurité intérieure : " Tout recours contentieux formé par une personne physique ou morale à l'encontre d'actes pris par une commission régionale d'agrément et de contrôle est précédé d'un recours administratif préalable devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. " Aux termes de l'article R. 633-9 du même code : " Le recours administratif préalable obligatoire devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle prévu à l'article L. 633-3 peut être exercé dans les deux mois de la notification, par la commission régionale ou interrégionale d'agrément et de contrôle, de la décision contestée. Cette notification précise les délais et les voies de ce recours. / Toute décision de la Commission nationale d'agrément et de contrôle se substitue à la décision initiale de la commission régionale ou interrégionale d'agrément et de contrôle. Une copie en est adressée à la commission régionale ou interrégionale d'agrément et de contrôle concernée. "
3. Il résulte de ces dispositions que le recours administratif auprès de la CNAC prévu à l'article L. 633-3 susmentionné constitue un préalable obligatoire à la saisine du juge administratif, l'institution d'un tel recours ayant pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin de fixer définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que les conclusions dirigées contre la décision de la CLAC du Sud-Ouest du 5 octobre 2020, à laquelle s'est entièrement substituée la décision de la CNAC du 14 janvier 2021 de rejet du recours préalable obligatoire, sont irrecevables, en toute hypothèse, cette décision initiale ayant disparu de l'ordonnancement juridique. Par suite, le requérant ne peut utilement invoquer des moyens tirés de ce que la décision de la CLAC serait entachée d'illégalité en raison d'un vice de compétence ou d'un vice de procédure, qui sont des vices propres à cette décision initiale, pour contester la légalité de la décision du 14 janvier 2021.
En ce qui concerne la décision de la Commission nationale d'agrément et de contrôle du 14 janvier 2021 :
S'agissant de la légalité externe :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 114-8 du code des relations entre le public et l'administration : " Les administrations échangent entre elles toutes les informations ou données strictement nécessaires pour traiter une demande présentée par le public ou une déclaration transmise par celui-ci en application d'un texte législatif ou réglementaire. Les administrations destinataires de ces informations ou données ne peuvent, pour ce qui concerne les entreprises, se voir opposer le secret professionnel dès lors qu'elles sont, dans le cadre de leurs missions légales, habilitées à connaître des informations ou des données ainsi échangées./ Une administration chargée de traiter une demande ou une déclaration mentionnée à l'alinéa précédent fait connaître à la personne concernée les informations ou données qui sont nécessaires à cette fin et celles qu'elle se procure directement auprès d'autres administrations françaises, qui en sont à l'origine ou qui les détiennent en vertu de leur mission./ Le public est informé du droit d'accès et de rectification dont dispose chaque personne intéressée sur les informations et données mentionnées au présent article. "
5. Ces dispositions, visant à faciliter la réunion des pièces justificatives nécessaires à l'instruction d'une demande, n'ont pas pour objet ni pour effet d'imposer à une administration ayant réuni des informations au cours d'une enquête administrative, comme en l'espèce, de les transmettre au demandeur afin de recueillir ses observations sur ces informations préalablement à l'édiction d'une décision. Le moyen tiré de ce que la décision du 14 janvier 2021 serait intervenue sur une procédure méconnaissant les dispositions précitées de l'article L. 114-8 du code des relations entre le public et l'administration au motif que la commission nationale d'agrément et de contrôle ne l'aurait pas préalablement informé des résultats de l'enquête administrative à laquelle elle s'est livrée, conformément à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, ne peut par suite qu'être écarté.
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-1 du même code : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. "
7. Si M. C soutient que la décision de la CNAC est intervenue sans procédure contradictoire préalable, cette décision est toutefois intervenue sur sa demande. Les dispositions précitées, pas davantage qu'aucune autre disposition du code de la sécurité intérieure ou aucun principe général n'imposaient dès lors la mise en œuvre d'une telle procédure préalablement à ce que la CNAC se prononce sur la demande dont l'avait saisie l'intéressé. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier, d'abord, que la CLAC a adressé un courrier le 24 juillet 2020 à M. C l'informant d'un possible rejet de sa demande de carte professionnelle en raison de sa mise en cause dans l'infraction commise le 3 janvier 2020 et l'invitant à communiquer tout document ou toute observation utile à ce sujet, ensuite que la CLAC a rejeté sa demande le 5 octobre 2020 sur ce seul motif, enfin que la CNAC a rejeté son recours administratif préalable obligatoire le 14 janvier 2021 sur ce seul et même motif. Dans ces conditions, M. C ne peut pas utilement soutenir qu'il n'aurait pas eu connaissance des résultats de l'enquête administrative menée sur sa personne, ni qu'il n'aurait pas pu formuler des observations à ce sujet. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
S'agissant de la légalité interne :
8. D'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : / 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes ; / 1° bis A faire assurer par des agents armés l'activité mentionnée au 1°, lorsque celle-ci est exercée dans des circonstances exposant ces agents ou les personnes se trouvant dans les lieux surveillés à un risque exceptionnel d'atteinte à leur vie ; / 3° A protéger l'intégrité physique des personnes ; () ". Aux termes de l'article L. 612-20 du même code dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : () 2° S'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation, par des agents du Conseil national des activités privées de sécurité spécialement habilités par le représentant de l'Etat territorialement compétent et individuellement désignés, des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 31 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ; () ".
9. Il résulte des dispositions précitées que, lorsqu'elle est saisie d'une demande de délivrance d'une carte professionnelle pour l'exercice de la profession d'agent privé de sécurité, l'autorité administrative compétente procède à une enquête administrative. Cette enquête, qui peut notamment donner lieu à la consultation du traitement automatisé de données à caractère personnel mentionné à l'article R. 40-42 du code de procédure pénale, vise à déterminer si le comportement ou les agissements de l'intéressé sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat, et s'ils sont ou non compatibles avec l'exercice des fonctions d'agent privé de sécurité. Pour ce faire, l'autorité administrative procède, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, à une appréciation globale de l'ensemble des éléments dont elle dispose. A ce titre, si la question de l'existence de poursuites ou de sanctions pénales est indifférente, l'autorité administrative est en revanche amenée à prendre en considération, notamment, les circonstances dans lesquelles ont été commis les faits qui peuvent être reprochés au pétitionnaire ainsi que la date de leur commission.
10. D'autre part, aux termes de l'article 41-1 du code de procédure pénale : " S'il lui apparaît qu'une telle mesure est susceptible d'assurer la réparation du dommage causé à la victime, de mettre fin au trouble résultant de l'infraction ou de contribuer au reclassement de l'auteur des faits, le procureur de la République peut, préalablement à sa décision sur l'action publique, directement ou par l'intermédiaire d'un officier de police judiciaire, d'un délégué ou d'un médiateur du procureur de la République : / 1° Adresser à l'auteur de l'infraction qui a reconnu sa culpabilité un avertissement pénal probatoire lui rappelant les obligations résultant de la loi ou du règlement ainsi que les peines encourues et lui indiquant que cette décision est revue en cas de commission d'une nouvelle infraction dans un délai de deux ans () ".
11. Il ressort des pièces du dossier que le Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté la demande de M. C au seul motif qu'il avait été mis en cause, le 4 janvier 2020, en qualité d'auteur de faits de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, en l'espèce son ancienne compagne, commis le 3 janvier 2020 à Aucamville (Haute-Garonne), et pour lesquels il a fait l'objet d'un rappel à la loi le 10 juin 2020. D'abord, si ce dernier n'a pas l'autorité de la chose jugée, toutefois, M. C, qui se borne à contester la matérialité de ces faits dans le cadre de la présente instance, n'a communiqué aucun document ni aucune observation à ce sujet auprès des instances du Conseil national des activités privées de sécurité après y avoir été invité, ainsi qu'il a été dit au point 5, pas plus que dans le cadre de la présente instance, de sorte que leur matérialité doit être regardée comme établie. A ce titre, il résulte des termes de la décision attaquée qu'elle se fonde non seulement sur ce rappel à la loi, mais aussi sur la mise en cause de l'intéressé enregistrée dans le traitement des antécédents judiciaires. Ensuite, la circonstance que ces faits ne sont pas enregistrés sur le bulletin n°2 du casier judiciaire de l'intéressé ne saurait entacher d'illégalité la décision attaquée dès lors qu'elle se fonde sur les dispositions du 2° de l'article L. 612-20 susmentionné, ainsi qu'il résulte de ses termes mêmes. Enfin, s'il apparait que ces faits sont isolés, M. C n'ayant jamais été mis en cause ou condamné pour d'autres faits, leur nature et leur contexte de commission dans la sphère familiale et dans un contexte de séparation sont incompatibles avec l'exigence de maîtrise de soi attendue de la part d'un agent privé de sécurité, et ce d'autant plus qu'ils sont récents, puisqu'ils sont intervenus un an avant la décision attaquée. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que le Conseil national des activités privées de sécurité aurait commis une erreur de droit, une erreur de fait ou une erreur d'appréciation en refusant de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée au motif qu'il a été mis en cause pour les faits de violence susmentionnés, et pour lesquels il a fait l'objet d'un rappel à la loi.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision du Conseil national des activités privées de sécurité en date du 14 janvier 2021 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de même que celles présentées au titre de dépens inexistants dans la présente affaire.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 mars 2023.
Le rapporteur,
S. A
Le président,
T. SORIN La greffière,
S. SORABELLA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026