jeudi 11 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2101437 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SABATTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 février 2021, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision du 27 octobre 2020 par laquelle le directeur général du Centre hospitalier universitaire (C l'a reclassée en tant qu'adjointe administratif principale de 2ème classe.
Elle soutient qu'elle n'a pas été préalablement informée des conséquences défavorables que son reclassement engendrerait sur son régime indemnitaire et sur ses droits à retraite.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 février 2022, le C, représenté par Me Sabatté, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête de Mme A est irrecevable, d'une part car la requérante ne dispose pas d'un intérêt à agir pour contester une mesure qu'elle a elle-même sollicitée, d'autre part, car elle ne contient l'exposé d'aucun moyen ;
- les moyens soulevés par Mme A sont infondés.
Par une ordonnance du 20 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au
11 décembre 2023 à 12h00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires,
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière,
- le décret n° 89-376 du 8 juin 1989 relatif au reclassement des fonctionnaires hospitaliers reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rives,
- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique,
- et les observations de Me Sabatté, représentant le C.
Considérant ce qui suit :
1.Madame B A, ancienne auxiliaire de puériculture à l'Hôpital des enfants C, a été reconnue inapte de façon absolue et définitive à ses fonctions d'aide-soignante par un avis du comité médical du 5 décembre 2018. Le 5 mars 2020, ce comité a préconisé son reclassement professionnel sur un poste administratif. A la suite d'une demande en ce sens que l'intéressée avait présentée à son employeur le 22 mars 2019, celui-ci l'a reclassée, par un arrêté du 27 août 2020, en tant qu'adjointe administratif principale de 2ème classe. Mme A a formé le 27 septembre 2020 un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté, auquel il n'a pas été donné de suites. Par sa requête, elle demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 août 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2.Mme A soutient ne jamais avoir été informée des conséquences du reclassement qu'elle a sollicité sur son régime indemnitaire et sur ses droits à la retraite. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'elle a été informée, à l'occasion d'un entretien en date du 12 décembre 2018, de ce que le reclassement sollicité entraînerait un maintien du traitement indiciaire mais qu'il pourrait avoir une incidence sur ses droits à primes et indemnités. La requérante a d'ailleurs attesté, dans le corps du procès-verbal de cet entretien, que ce point avait été porté à sa connaissance. Enfin, par un courrier du 15 mars 2019 l'invitant à présenter une demande de reclassement statutaire, le directeur général du CHU a également précisé qu'une telle mesure serait susceptible d'emporter une modification de l'âge d'ouverture de ses droits à la retraite et du calcul de celle-ci. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée serait illégale en raison d'un défaut d'information quant aux conséquences de la mesure de reclassement qu'elle comporte sur ses droits à rémunérations et à pension.
3.Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par le C en défense, que la requête de Mme A doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
4.Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par le C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au C.
Délibéré après l'audience du 14 décembre 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Cherrier, présidente,
M. Rives, conseiller,
Mme Jorda, conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 11 janvier 2024
Le rapporteur,
A. RIVES
La présidente,
S. CHERRIER
La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au ministre de la santé et des solidarités en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026