vendredi 24 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2101527 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | LASFARGUES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 mars 2021, M. B C, représenté par Me Lasfargues, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 octobre 2020 par lequel le président de la métropole Toulouse Métropole a établi la liste d'aptitude pour l'accès au grade d'agent de maîtrise territorial au titre de l'année 2020 en tant que son nom n'y figure pas ;
2°) de mettre à la charge de la métropole Toulouse Métropole la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'établissement du tableau de promotion interne est entaché d'un vice de procédure dès lors que son dossier administratif est vierge de tout élément d'appréciation de sa valeur professionnelle depuis 2010 ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que la métropole Toulouse Métropole n'a pas apprécié sa valeur professionnelle, en méconnaissance de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984 ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit découlant de la méconnaissance des articles 5 et 6 du décret du 6 mai 1988 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il dispose d'une expérience supérieure à celle de plusieurs agents promus également en position de décharge d'activité pour l'exercice d'un mandat syndical.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mai 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Kaczmarczyk, conclut au rejet de la requête de M. C et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à sa charge sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 21 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 10 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 88-547 du 6 mai 1988 portant statut particulier du cadre d'emplois des agents de maîtrise territoriaux ;
- le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux ;
- le décret n° 2017-1419 du 28 septembre 2017 relatif aux garanties accordées aux agents publics exerçant une activité syndicale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lucas, rapporteure,
- les conclusions de Mme Matteaccioli, rapporteure publique,
- et les observations de Me Aveline, substituant Me Kaczmarczyk, représentant la métropole Toulouse Métropole.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, adjoint technique territorial principal de 1ère classe, a exercé les fonctions d'agent de collecte, au sein de la commune de Toulouse puis de la métropole Toulouse Métropole, à compter du 5 avril 2002 et bénéficie, depuis le 1er mars 2014, d'une décharge totale d'activité pour l'exercice d'un mandat syndical. Par un courrier du 8 octobre 2020, adressé au président de la métropole Toulouse Métropole, il a demandé son inscription sur la liste d'aptitude pour l'accès au grade d'agent de maîtrise territorial. A la suite d'un avis de la commission administrative paritaire du 16 octobre 2020, le président de la métropole Toulouse Métropole a, par un arrêté du 19 octobre 2020, établi la liste d'aptitude pour l'accès au grade d'agent de maîtrise territorial au titre de l'année 2020. M. C, qui n'y a pas été inscrit, a formé un recours gracieux contre cet arrêté, lequel a été rejeté le 22 janvier 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, alors applicable : " En vue de favoriser la promotion interne, les statuts particuliers fixent une proportion de postes susceptibles d'être proposés au personnel appartenant déjà à l'administration () non seulement par voie de concours () mais aussi par la nomination de fonctionnaires () suivant l'une des modalités ci-après : / 1° Inscription sur une liste d'aptitude après examen professionnel ; / 2° Inscription sur une liste d'aptitude établie après avis de la commission administrative paritaire compétente, par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. / () les listes d'aptitude sont établies par l'autorité territoriale pour les collectivités non affiliées à un centre de gestion et par le président du centre de gestion pour les fonctionnaires des cadres d'emplois, emplois ou corps relevant de sa compétence, sur proposition de l'autorité territoriale. () ". Selon l'article 5 du décret du 6 mai 1988 portant statut particulier du cadre d'emplois des agents de maîtrise territoriaux : " Le recrutement en qualité d'agent de maîtrise intervient après inscription sur les listes d'aptitude établies : / 1° En application des dispositions du 1° et du 2° de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984 précitée ; / 2° En application des dispositions de l'article 36 de la même loi ". Aux termes de l'article 6 de ce décret : " Peuvent être inscrits sur la liste d'aptitude prévue au 1° de l'article 5 : 1° Les fonctionnaires appartenant au cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux comptant au moins onze ans de services effectifs, y compris la période normale de stage, dans un ou plusieurs grades de leur cadre d'emplois et ayant atteint au moins le 6e échelon du grade d'adjoint technique de 1re classe ; () ".
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 du décret du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux : " Pour l'établissement du tableau d'avancement prévu à l'article 80 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée et de la liste d'aptitude prévue à l'article 39 de cette même loi, il est procédé à une appréciation de la valeur professionnelle du fonctionnaire, compte tenu notamment : / 1° Des comptes rendus d'entretiens professionnels ; / 2° Des propositions motivées formulées par le chef de service ; / 3° Et, pour la période antérieure à la mise en place de l'entretien professionnel, des notations. / Les fonctionnaires sont inscrits au tableau d'avancement par ordre de mérite ou sur la liste d'aptitude. Les candidats dont le mérite est jugé égal sont départagés par l'ancienneté dans le grade ".
4. D'autre part, selon l'article 1er du décret du 28 septembre 2017 relatif aux garanties accordées aux agents publics exerçant une activité syndicale : " En application des dispositions de l'article 23 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, le fonctionnaire qui, bénéficiant d'une mise à disposition ou d'une décharge d'activité de service, consacre une quotité de temps de travail égale ou supérieure à 70 % d'un service à temps plein à une activité syndicale est soumis aux dispositions du présent décret ". Aux termes de l'article 15 de ce décret : " I. - L'agent peut demander à bénéficier d'un entretien annuel d'accompagnement conduit par le responsable des ressources humaines du service ou de l'établissement dont il relève. / L'entretien d'accompagnement intervenant avant le terme de la décharge syndicale ou de la mise à disposition est de droit pour les agents consacrant l'intégralité de leur service à une activité syndicale. () / III. - L'entretien porte principalement sur : 1° Les acquis de l'expérience professionnelle, y compris ceux résultant de son activité syndicale ; () / IV. - Le compte rendu de l'entretien d'accompagnement () ne peut comporter aucune appréciation de sa valeur professionnelle. Le compte rendu de l'entretien d'accompagnement se substitue au compte rendu de l'entretien professionnel prévu par les dispositions régissant l'appréciation de la valeur professionnelle lorsque l'agent ne dispose pas d'un compte rendu d'entretien de suivi prévu à l'article 16. () ".
5. Si M. C soutient que la liste d'aptitude en litige a été établie irrégulièrement dès lors qu'il n'a fait l'objet d'aucune évaluation de sa valeur professionnelle depuis 2010, il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment des comptes rendus d'entretien professionnel produits par la métropole Toulouse Métropole, que la valeur professionnelle du requérant a bien fait l'objet d'une évaluation jusqu'en 2013. En outre, M. C a bénéficié, à compter du 1er mars 2014, d'une décharge d'activité de service à temps complet dans le cadre d'une mise à disposition syndicale. Dans ces conditions, il lui appartenait, en vertu des dispositions précitées du décret du 28 septembre 2017, de demander à bénéficier d'un entretien annuel d'accompagnement, ce qu'il n'établit pas ni même n'allègue avoir fait. En tout état de cause, le compte rendu de cet entretien d'accompagnement n'aurait pas pu comporter d'appréciation sur sa valeur professionnelle, de telle sorte que l'absence d'accomplissement de cette formalité n'a en tout état de cause pu avoir aucune incidence sur l'appréciation portée par la commission administrative paritaire sur l'opportunité d'inscrire le requérant sur la liste d'aptitude commandant l'accès au cadre d'emplois des agents de maîtrise. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 12 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable : " Le grade est distinct de l'emploi. Le grade est le titre qui confère à son titulaire vocation à occuper l'un des emplois qui lui correspondent. Toute nomination ou toute promotion dans un grade qui n'intervient pas exclusivement en vue de pourvoir à un emploi vacant et de permettre à son bénéficiaire d'exercer les fonctions correspondantes est nulle. Toutefois, le présent alinéa ne fait pas obstacle à la promotion interne d'agents qui, placés dans la position statutaire prévue à cette fin, sont soumis aux II et III de l'article 23 bis de la présente loi () ".
7. Il résulte de la combinaison de ces dispositions et de celles précitées de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984 que l'accès à la promotion interne organisée par les dispositions de cet article est ouvert aux fonctionnaires se trouvant, comme M. C, en position de décharge totale d'activité pour l'exercice d'un mandat syndical. Toutefois, ces dispositions ne confèrent aucun droit automatique à la promotion interne dans un cadre d'emplois supérieur au bénéfice des agents consacrant la totalité de leur service à l'exercice d'un mandat syndical mais se bornent à leur garantir le droit d'y accéder selon les modalités définies.
8. D'autre part, si l'autorité administrative compétente n'est pas tenue de faire figurer l'ensemble des agents remplissant les conditions requises pour être promus sur les projets de tableau et de liste soumis à la commission administrative paritaire, elle doit, premièrement, préalablement à la présentation des projets de tableau et de liste, avoir procédé à un examen de la valeur professionnelle de chacun des agents remplissant les conditions pour être promu et, deuxièmement, tenir à la disposition de la commission administrative paritaire les éléments sur lesquels elle s'est fondée pour établir ses projets de tableau et de liste, après avoir comparé les mérites respectifs des agents. En outre, si un agent remplit les conditions statutaires pour pouvoir prétendre à une promotion, il ne peut se prévaloir d'aucun droit à être proposé ou inscrit sur la liste d'aptitude. L'inscription sur cette liste d'aptitude résulte, ainsi que le prévoient les dispositions de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984, de l'appréciation de l'autorité administrative compétente portée sur la valeur professionnelle de l'agent et sur des acquis issus de son expérience professionnelle.
9. Pour soutenir que la métropole Toulouse Métropole n'a pas examiné sa valeur professionnelle, alors qu'il remplissait les conditions statutaires pour pouvoir prétendre à une promotion, M. C se prévaut de l'absence d'évaluation de sa valeur professionnelle depuis 2010. Toutefois, ainsi qu'il a été énoncé au point 5 du présent jugement, le requérant a bien fait l'objet d'évaluations de sa valeur professionnelle entre 2005 et 2013 et celle-ci ne pouvait plus être évaluée à compter de l'année 2014 dès lors qu'il se trouvait en position de décharge totale d'activité en raison de ses activités syndicales. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que la métropole Toulouse Métropole, qui verse au dossier l'ensemble des comptes rendus d'entretien professionnel de l'agent entre 2005 et 2013, n'aurait pas procédé à une appréciation de sa valeur professionnelle avant d'établir la liste d'aptitude soumise pour avis à la commission administrative paritaire. En outre, M. C ne soutient pas que ces comptes rendus d'entretien professionnel n'auraient pas figuré dans le dossier soumis à la commission administrative paritaire le jour de sa réunion. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984 et des articles 5 et 6 du décret du 6 mai 1988 doivent être écartés.
10. En dernier lieu, il résulte des dispositions précitées que le recrutement dans un autre cadre d'emplois au titre de la promotion interne par voie d'inscription sur une liste d'aptitude ne constitue nullement un droit pour les agents remplissant les conditions fixées par leur statut mais procède, sous le contrôle du juge restreint à l'erreur manifeste, d'une appréciation des mérites comparés de l'ensemble des candidats à l'accès au grade ou au cadre d'emplois.
11. M. C, qui a été nommé au grade d'adjoint technique principal de 1ère classe le 1er juillet 2017, soutient que deux agents inscrits sur la liste d'aptitude en litige et placés, comme lui, en position de décharge totale d'activité pour l'exercice d'un mandat syndical, disposaient d'une ancienneté dans ce grade inférieure ou égale à la sienne dès lors qu'ils y avaient été nommés respectivement le 1er juillet 2019 et le 1er juillet 2017. Toutefois, la seule circonstance que des agents aient bénéficié d'une promotion interne alors que leur ancienneté était moins importante que celle de M. C n'est pas constitutive d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'ainsi qu'il a été dit au point précédent, l'inscription sur cette liste d'aptitude résulte de l'appréciation de l'autorité administrative compétente portée sur la valeur professionnelle de l'agent et sur des acquis issus de son expérience professionnelle. A cet égard, outre qu'il ressort des pièces du dossier que la manière de servir de M. C n'a pas toujours été jugée pleinement satisfaisante par son employeur, notamment s'agissant de l'année 2013, il ne ressort pas des pièces du dossier et des éléments apportés au débat par M. C que la métropole Toulouse Métropole aurait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'évaluation de la valeur professionnelle et des acquis issus de l'expérience professionnelle respectifs des deux agents précités et du requérant et en n'inscrivant pas celui-ci sur la liste d'aptitude pour l'accès au grade d'agent de maîtrise au titre de l'année 2020. Ce moyen doit donc être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 19 octobre 2020. Sa requête doit donc être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la métropole Toulouse Métropole, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par M. C au titre des frais liés au litige. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant la somme de 800 euros à verser à la métropole Toulouse Métropole sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : M. C versera à la métropole Toulouse Métropole la somme de 800 (huit cents) euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la métropole Toulouse Métropole.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
Mme Lequeux, conseillère,
Mme Lucas, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2023.
La rapporteure,
E. LUCAS
Le président,
P. GRIMAUD
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026