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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2101571

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2101571

mardi 24 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2101571
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantBOUET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par ordonnance du 3 mars 2021, le président du tribunal administratif de Paris a renvoyé au tribunal administratif de Toulouse le dossier de la requête de M. Serge Bardoux, enregistré le 15 mars 2020 au tribunal administratif de Paris.

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 mai 2020 et 22 septembre 2021, M. Serge Bardoux, représenté par Me Bouët demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 19 février 2020 par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la relance a refusé de lui octroyer le bénéfice d'un départ anticipé à la retraite en qualité de fonctionnaire handicapé ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'économie, des finances et de la relance de lui octroyer le bénéfice d'un départ anticipé à la retraite en sa qualité de fonctionnaire handicapé, sous astreinte de 30 euros par jour de retard ;

3°) de condamner l'état à lui verser la somme de 3 740 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité de la décision attaquée ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête n'a pas perdu son objet du fait de son admission à la retraite, dès lors qu'il demande à bénéficier du dispositif de départ anticipé à la retraite en qualité de fonctionnaire handicapé ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur de droit, dès lors qu'elle est fondée sur un mode de calcul erroné de sa durée d'assurance ; le service des retraites de l'Etat a recherché à tort la simultanéité entre les dates de justification du handicap et des trimestres d'assurance ; la circulaire du 23 octobre 2018 lui est applicable et quand bien même elle ne concernerait pas sa situation, elle doit lui être appliquée, conformément aux dispositions de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il a subi un préjudice moral et financier qu'il évalue respectivement, à 500 euros et 2 922 euros ;

- la décision attaquée méconnait les dispositions du I de l'article L. 14 du code des pensions civiles et militaires de retraite prévoyant un arrondi à l'entier supérieur, et celles de l'article R. 26 du même code indiquant que la fraction de trimestre égale ou supérieure à quarante-cinq jours est comptée pour un trimestre.

Par des mémoires en défense enregistrés les 4 août et 21 octobre 2020, le ministre de l'économie, des finances et de la relance, conclut à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est devenue sans objet, dès lors que M. A a été admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er avril 2021 et à été radié des cadres à cette même date ;

- les conclusions indemnitaires sont irrecevables au regard de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;

- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n° 2014-40 du 20 janvier 2014

- le décret n° 2014-1702 du 30 décembre 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Soddu, rapporteure ;

- les conclusions de Mme Nègre- Le Guillou, rapporteure publique ;

- et les observations de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. Serge Bardoux, secrétaire administratif de classe normale au sein du ministère de l'agriculture et de l'alimentation, a déposé le 3 décembre 2019 une demande de départ en retraite anticipée en qualité de travailleur handicapé. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 19 février 2020 par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la relance a refusé de lui accorder le bénéfice de la retraite anticipée en qualité de travailleur handicapé.

Sur l'exception de non-lieu opposée en défense :

2. S'il résulte de l'instruction que M. A a été admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er avril 2021 et a été radié des cadres à cette même date, cette circonstance n'a pas eu pour effet de retirer la décision attaquée du 19 février 2020 portant refus d'octroi d'une retraite anticipée en qualité de travailleur handicapé. Dès lors, la requête n'est pas devenue sans objet. Par suite, il y a lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 13 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " I. - La durée des services et bonifications admissibles en liquidation s'exprime en trimestres. Le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir le pourcentage maximum de la pension civile ou militaire est fixé à cent soixante trimestres. Ce pourcentage maximum est fixé à 75 % du traitement ou du solde mentionné à l'article L. 15. Chaque trimestre est rémunéré en rapportant le pourcentage maximum défini au deuxième alinéa au nombre de trimestres mentionné au premier alinéa. /. III. - Pour les assurés nés à compter du 1er janvier 1958, la durée des services et bonifications évolue dans les conditions prévues à l'article L. 161-17-3 du code de la sécurité sociale. Par dérogation, la durée des services et bonifications exigée des fonctionnaires de l'Etat et des militaires qui remplissent les conditions de liquidation d'une pension avant l'âge de soixante ans est celle exigée des fonctionnaires atteignant cet âge l'année à compter de laquelle la liquidation peut intervenir. ". Aux termes du I de l'article L. 24 du même code : " / 5° Un décret fixe les conditions dans lesquelles l'âge d'ouverture du droit à pension est abaissé, par rapport à un âge de référence de soixante ans, pour les fonctionnaires handicapés qui totalisent, alors qu'ils étaient atteints d'une incapacité permanente d'au moins 50 %, une durée d'assurance au moins égale à une limite fixée par ce décret, tout ou partie de cette durée ayant donné lieu à versement de retenues pour pensions. Une majoration de pension est accordée aux fonctionnaires handicapés visés à l'alinéa précédent, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d'État. () ". Aux termes de l'article R. 37 bis du même code : " Pour les fonctionnaires handicapés mentionnés au 5° du I de l'article L. 24, l'âge d'ouverture du droit à pension est abaissé :/ 5° A cinquante-neuf ans s'ils justifient, alors qu'ils étaient atteints d'une incapacité permanente au moins égale à un taux de 50 %, d'une durée d'assurance au moins égale au nombre de trimestres nécessaire pour obtenir le pourcentage maximum de pension mentionné au deuxième alinéa du I de l'article L. 13, diminué de 80 trimestres, et d'une durée d'assurance ayant donné lieu à cotisation à leur charge au moins égale au nombre de trimestres fixé par l'article L. 13, diminué de 100 trimestres.()". Enfin, aux termes de l'article 36 de la loi n° 2014-40 du 20 janvier 2014 garantissant l'avenir et la justice du système de retraites : " / III. Pour les périodes antérieures au 31 décembre 2015, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, au sens de l'article L. 5213 1 du code du travail, est prise en compte pour l'appréciation des conditions mentionnées / au 5° du I de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite / IV. ' Le présent article est applicable aux pensions prenant effet à compter du 1er février 2014. () ".

4. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que les fonctionnaires en situation de handicap nés entre le 1er janvier 1958 et le 31 décembre 1960, ont le droit de bénéficier d'un départ anticipé à la retraite à partir de cinquante-neuf ans lorsqu'ils justifient cumulativement d'une durée d'assurance tous régimes confondus au moins égale à 187 trimestres, diminuée de 80 trimestres, et, au cours de l'ensemble de ces périodes d'assurance, d'un taux d'incapacité permanente au moins égal à 50 % ou, jusqu'au 31 décembre 2015, de la reconnaissance de travailleur handicapé. Il résulte de l'instruction que M. A, qui est né le 11 février 1959, doit justifier de 87 trimestres cotisés en qualité de travailleur handicapé pour prétendre à un départ anticipé à la retraite à ce titre.

5. Pour refuser d'accorder à M. A la retraite anticipée en qualité de travailleur handicapé au 1er avril 2020, soit à l'âge de 61 ans, le ministre de l'économie, des finances et de la relance, s'est fondé sur le motif que la règle de calcul de sa durée d'assurance est erronée et qu'il ne remplissait pas la condition légale de 87 trimestres de durée d'assurances tous régimes confondus avec la reconnaissance de handicap. Il est constant que M. A a bénéficié de la reconnaissance de travailleur handicapé pour les périodes comprises, du 5 février 1991 au 4février 1993, du 5 janvier 1993 au 4 janvier 1998, du 19 juillet 1999 au 19 juillet 2004, du 26 janvier 2006 au 26 janvier 2011, du 26 janvier 2011 au 25 janvier 2016 et du 26 janvier 2016 au 25 janvier 2021. D'une part, il résulte de l'instruction que, faute d'indication du taux d'incapacité permanente, qui doit être d'au moins 50 % sur les décisions lui reconnaissant le statut de travailleur handicapé, seules les décisions accordant au requérant la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé pour les périodes antérieures au 31 décembre 2015, peuvent être prises en compte pour déterminer le nombre de trimestres à retenir au titre de la durée d'assurance tous régimes confondus avec la qualité de travailleur handicapé, en application de l'article 36 de la loi du 20 janvier 2014 précitée. D'autre part, si la décision du 14 février 1991 de la commission technique d'orientation et de reclassement professionnel reconnait à M. A la qualité de travailleur handicapé à compter du 5 février 1991, il résulte cependant de l'instruction, et notamment du relevé de carrière et des informations fournies par la caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) d'Auvergne, que pour l'année 1991, l'intéressé ne peut se prévaloir que de 3 trimestres de durée d'assurance tous régimes confondus. La circonstance dont M. A se prévaut, que la CARSAT d'Auvergne lui ait indiqué dans un courrier du 12 janvier 2018, qu'il remplissait les conditions pour pouvoir bénéficier d'un départ anticipé à la retraite au 1er juin 2017 ne peut utilement être invoquée pour contester la décision attaquée. De plus, si M. A se prévaut de la circulaire de la caisse nationale de l'assurance vieillesse n° 2018-24 du 23 octobre 2018 relative à la retraite anticipée au profit des assurés handicapés, ce dispositif s'applique aux seuls assurés relevant du régime général et des régimes d'assurance listés. Dès lors, le ministre de l'économie, des finances et de la relance n'a pas commis d'erreur de droit en considérant que M. A ne justifiait de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé que pour une durée de 86 trimestres, 2 mois et 13 jours de durée d'assurance tous régimes confondus, soit une durée inférieure au 87 trimestres nécessaires pour bénéficier du départ anticipé à la retraite prévu au 5° du I de l'article L. 24 précité du code des pensions civiles et militaires de retraites.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 14 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " I. - La durée d'assurance totalise la durée des services et bonifications admissibles en liquidation prévue à l'article L. 13, augmentée, le cas échéant, de la durée d'assurance et des périodes reconnues équivalentes validées dans un ou plusieurs autres régimes de retraite de base obligatoires. / Lorsque la durée d'assurance est inférieure au nombre de trimestres nécessaire pour obtenir le pourcentage de la pension mentionné à l'article L. 13, un coefficient de minoration de 1,25 % par trimestre s'applique au montant de la pension liquidée en application des articles L. 13 et L. 15 dans la limite de vingt trimestres. / Le nombre de trimestres pris en compte pour ce calcul est égal : / 1° Soit au nombre de trimestres correspondant à la durée qui sépare l'âge auquel la pension est liquidée de la limite d'âge du grade détenu par le pensionné ; / 2° Soit au nombre de trimestres supplémentaires qui serait nécessaire, à la date de liquidation de la pension, pour atteindre le nombre de trimestres permettant d'obtenir le pourcentage maximum mentionné à l'article L. 13. / Le nombre de trimestres correspondant est arrondi à l'entier supérieur dans des conditions définies par décret. Le plus petit des deux nombres de trimestres résultant des dispositions du 1° et du 2° du présent I est pris en considération. ". Aux termes de l'article 26 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Dans le décompte final des trimestres liquidables, la fraction de trimestre égale ou supérieure à quarante-cinq jours est comptée pour un trimestre. La fraction de trimestre inférieure à quarante-cinq jours est négligée. ". Il résulte du texte même de ces dispositions, qui fixent une durée exprimée en jours calendaires et non en mois ou en parties de trimestre, qu'une période de service égale ou supérieure à quarante-cinq jours calendaires constitue un trimestre liquidable.

7. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que les règles d'arrondi prévues à l'article L. 14 du code des pensions civiles et militaires de retraite concernent non pas la détermination de la durée d'assurance mais la détermination du nombre de trimestres retenus pour le calcul du coefficient de minoration appliqué au montant de la pension. D'autre part, que les règles d'arrondi prévues à l'article R. 26 du même code concernent le décompte final des trimestres liquidables, et ne s'appliquant pas pour le calcul de la durée d'assurance au sens de l'article L. 14 du code des pensions civiles et militaires de retraite, précité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 6ème alinéa du I de l'article L. 14 et de l'article R. 26 du code des pensions civiles et militaires de retraite, sont inopérants et ne peuvent qu'être écartés.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute personne peut se prévaloir des documents administratifs mentionnés au premier alinéa de l'article L. 312-2, émanant des administrations centrales et déconcentrées de l'Etat et publiés sur des sites internet désignés par décret. / Toute personne peut se prévaloir de l'interprétation d'une règle, même erronée, opérée par ces documents pour son application à une situation qui n'affecte pas des tiers, tant que cette interprétation n'a pas été modifiée. / Les dispositions du présent article ne peuvent pas faire obstacle à l'application des dispositions législatives ou réglementaires préservant directement la santé publique, la sécurité des personnes et des biens ou l'environnement. ".

9. Les dispositions de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration instituent une garantie au profit de l'usager en vertu de laquelle toute personne qui l'invoque est fondée à se prévaloir, à condition d'en respecter les termes, de l'interprétation, même illégale, d'une règle contenue dans un document que son auteur a souhaité rendre opposable, en le publiant dans les conditions prévues aux articles R. 312-10 et D. 312-11 reproduits ci-dessus, tant qu'elle n'a pas été modifiée. En outre, l'usager ne peut bénéficier de cette garantie qu'à la condition que l'application d'une telle interprétation de la règle n'affecte pas la situation de tiers et qu'elle ne fasse pas obstacle à la mise en œuvre des dispositions législatives ou réglementaires préservant directement la santé publique, la sécurité des personnes et des biens ou l'environnement. Les mentions accompagnant la publication de ce document ont pour objet de permettre de s'assurer du caractère opposable de l'interprétation qu'il contient.

10. Comme il a été dit au point 5, M. A, en sa qualité d'agent public du ministère de l'agriculture et de l'alimentation, ne peut utilement se prévaloir des mentions de la circulaire de la caisse nationale de l'assurance vieillesse n° 2018-24 du 23 octobre 2018 relative à la retraite anticipée au profit des assurés handicapés, ce dispositif s'appliquant aux seuls assurés relevant du régime général et des régimes listés par cette circulaire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration ne peut qu'être écarté.

11. Il résulte de ce qui précède, que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision du 19 février 2020 lui refusant le bénéfice de la retraite anticipée en qualité de travailleur handicapé, doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires :

13. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ".

14. Il résulte de l'instruction, ainsi que le fait valoir le ministre de l'économie, des finances et de la relance, que M. A n'a pas présenté à l'administration une réclamation préalable tendant à l'indemnisation de préjudices moral et matériel dont il demande la réparation. Le ministre de l'économie, des finances et de la relance n'a défendu au fond sur les conclusions indemnitaires qu'après avoir soulevé leur irrecevabilité. Par suite, le contentieux n'étant pas lié, les conclusions indemnitaires présentées par M. A doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. L'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les conclusions présentées par M. A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ne peuvent en tout état de cause qu'être rejetées.

D E C I D E:

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. Serge Bardoux et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Molina-Andréo, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Biscarel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2023.

La rapporteure,

N. SODDU

La présidente,

B. MOLINA-ANDRÉO La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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