LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2101581

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2101581

jeudi 30 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2101581
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCOUSSY BENOIT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 mars 2021, M. E C, représenté par Me Coussy, demande au tribunal :

1°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de communiquer les nom, prénoms et qualité de l'agent qui a consulté le fichier de traitement des antécédents judiciaires ;

2°) d'annuler la décision du 14 janvier 2021 par laquelle la Commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté son recours préalable obligatoire concernant le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée, ensemble la décision initiale par laquelle la Commission locale d'agrément et de contrôle du Sud-Ouest lui a retiré cette même carte ;

3°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité le paiement de la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est tardive, en méconnaissance de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'illégalité en raison de l'incompétence de l'auteur de la décision initiale de la Commission locale d'agrément et de contrôle du Sud-Ouest ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en ce que l'agent qui a consulté le système de traitement des antécédents judiciaires n'était pas habilité à le faire ;

- elle est entachée d'une erreur " manifeste " d'appréciation au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure ;

- elle s'apparente à une sanction disciplinaire, qui est disproportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 novembre 2021, le Conseil national des activités privées de sécurité, représenté par son directeur, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D,

- et les conclusions de M. Farges, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. C était titulaire d'une carte professionnelle d'agent de sécurité privée délivrée en 2011, renouvelée en 2016 et valable jusqu'au 15 janvier 2021. Par une décision du 22 septembre 2020, la Commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Ouest (CLAC) du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a retiré cette carte. Par un courrier reçu le 20 novembre 2020, M. C a formé un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS. Par une décision du 14 janvier 2021, dont M. C demande l'annulation, la CNAC a rejeté ce recours.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision de la Commission locale d'agrément et de contrôle du 22 septembre 2020 :

2. Aux termes de l'article L. 633-3 du code de la sécurité intérieure : " Tout recours contentieux formé par une personne physique ou morale à l'encontre d'actes pris par une commission régionale d'agrément et de contrôle est précédé d'un recours administratif préalable devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. " Aux termes de l'article R. 633-9 du même code : " Le recours administratif préalable obligatoire devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle prévu à l'article L. 633-3 peut être exercé dans les deux mois de la notification, par la commission régionale ou interrégionale d'agrément et de contrôle, de la décision contestée. Cette notification précise les délais et les voies de ce recours. / Toute décision de la Commission nationale d'agrément et de contrôle se substitue à la décision initiale de la commission régionale ou interrégionale d'agrément et de contrôle. Une copie en est adressée à la commission régionale ou interrégionale d'agrément et de contrôle concernée. "

3. Il résulte de ces dispositions que le recours administratif auprès de la Commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) prévu à l'article L. 633-3 susmentionné constitue un préalable obligatoire à la saisine du juge administratif, l'institution d'un tel recours ayant pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin de fixer définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que les conclusions dirigées contre la décision de la Commission locale d'agrément et de contrôle (CLAC) en date du 22 septembre 2020, à laquelle s'est entièrement substituée la décision de la CNAC de rejet du recours préalable obligatoire en date du 14 janvier 2021, est irrecevable, en toute hypothèse, cette décision initiale ayant disparu de l'ordonnancement juridique.

En ce qui concerne la décision de la Commission nationale d'agrément et de contrôle du 14 janvier 2021 :

4. En premier lieu, si l'exercice d'un recours administratif préalable obligatoire a pour but de permettre à l'autorité administrative, dans la limite de ses compétences, de remédier aux illégalités dont pourrait être entachée la décision initiale, sans attendre l'intervention du juge, la décision prise sur le recours demeure soumise elle-même au principe de légalité. Pour autant, il est impossible d'invoquer utilement des moyens tirés du vice d'incompétence ou du défaut de motivation de la décision initiale, qui sont en tout état de cause propres à cette dernière et ont nécessairement disparu avec elle.

5. Par suite, M. C ne peut utilement soulever le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision de la CLAC en date du 22 septembre 2020, laquelle a disparu de l'ordonnancement juridique ainsi qu'il a été dit au point 3, pour demander l'annulation de la décision de la CNAC en date du 14 janvier 2021.

6. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : / 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes ; / 1° bis A faire assurer par des agents armés l'activité mentionnée au 1°, lorsque celle-ci est exercée dans des circonstances exposant ces agents ou les personnes se trouvant dans les lieux surveillés à un risque exceptionnel d'atteinte à leur vie ; / 3° A protéger l'intégrité physique des personnes ; () ". Aux termes de l'article L. 612-20 du même code dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : / 1° S'il a fait l'objet d'une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire ou, pour les ressortissants étrangers, dans un document équivalent, pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions ; () La carte professionnelle peut être retirée lorsque son titulaire cesse de remplir l'une des conditions prévues aux 1°, 2° et 3°. "

7. D'autre part, aux termes de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. " Selon l'article L. 242-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 242-1, l'administration peut, sans condition de délai : / 1° Abroger une décision créatrice de droits dont le maintien est subordonné à une condition qui n'est plus remplie ; / 2° Retirer une décision attribuant une subvention lorsque les conditions mises à son octroi n'ont pas été respectées. "

8. Il résulte de la combinaison des dispositions susmentionnées que le Conseil national des activités privées de sécurité peut retirer la carte professionnelle délivrée d'un agent de sécurité privée lorsque son titulaire cesse de remplir l'une des conditions prévues aux 1°, 2° et 3° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, sans condition de délai. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige serait tardive ni qu'elle méconnaîtrait l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration.

9. En troisième lieu, M. C soutient que les agents du CNAPS chargés de l'instruction du retrait de sa carte professionnelle puis de son recours administratif préalable ne justifient pas d'une habilitation régulièrement délivrée par le préfet compétent en application de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale pour consulter le fichier d'antécédents judiciaires. Toutefois, il résulte des termes mêmes de la décision attaquée qu'elle est fondée sur les dispositions du 1° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure mentionné au point 6, de même que, au demeurant, la décision initiale de la CLAC du 22 septembre 2020. Par suite, le moyen tiré du défaut d'habilitation des enquêteurs du CNAPS, qui manque en droit, ne peut qu'être écarté comme inopérant. En tout état de cause, ce moyen manque en fait dès lors qu'il ressort des deux arrêtés versés au dossier par le CNAPS que Mme A et M. B ont régulièrement été habilités à consulter le fichier d'antécédents judiciaires.

10. En quatrième lieu, il résulte des dispositions citées au point 6 que, lorsqu'elle engage une procédure de retrait d'une carte professionnelle d'agent de sécurité privée, l'autorité administrative compétente procède à une enquête administrative. Cette enquête, qui peut notamment donner lieu à la consultation du traitement automatisé de données à caractère personnel mentionné à l'article R. 40-42 du code de procédure pénale, vise à déterminer si le comportement ou les agissements de l'intéressé sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat, et s'ils sont ou non compatibles avec l'exercice des fonctions d'agent privé de sécurité. Pour ce faire, l'autorité administrative procède, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, à une appréciation globale de l'ensemble des éléments dont elle dispose. A ce titre, si la question de l'existence de poursuites ou de sanctions pénales est indifférente, l'autorité administrative est en revanche amenée à prendre en considération, notamment, les circonstances dans lesquelles ont été commis les faits qui peuvent être reprochés au pétitionnaire ainsi que la date de leur commission.

11. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du bulletin n°2 du casier judiciaire de M. C, que ce dernier a été condamné, le 13 novembre 2017, par le tribunal correctionnel de Toulouse, à un suivi socio-judiciaire pendant trois ans, à l'obligation de réparer les dommages causés par l'infraction, même en l'absence de décision sur l'action civile, à s'abstenir d'entrer en relation avec certaines personnes, dont la victime, ou certaines catégories de personnes, et notamment des mineurs, et à ne pas exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs, pour les faits suivants, commis entre avril 2016 et juin 2017 : exhibition sexuelle à quatre reprises ; enregistrement de l'image d'une personne présentant un caractère sexuel ; diffusion de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique ; consultation habituelle d'un service de communication au public en ligne mettant à disposition l'image ou la représentation pornographique de mineur ; détention de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique. Si, par une ordonnance du 29 janvier 2019, le juge d'application des peines du tribunal judiciaire de Toulouse a levé l'interdiction opposée à l'intéressé d'entrer en contact avec des mineurs, celle-ci ne concerne que quatre mineurs de sa famille. En outre, les attestations de précédents employeurs de M. C selon lesquelles ce dernier n'aurait pas effectué de palpations dans le cadre de son travail sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, de même que le certificat médical du psychiatre de l'intéressé et le compte-rendu de suivi de son psychologue. Dès lors, les faits susmentionnés, d'une gravité certaine, pour certains réitérés à plusieurs reprises, et relativement récents puisque commis entre quatre ans et demi et trois ans et demi avant la date de la décision attaquée, constituent des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité privée au sens et pour l'application du 1° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure susmentionné. Par suite, le CNAPS n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fondant la décision en litige sur ces motifs.

12. En cinquième et dernier lieu, la décision par laquelle l'autorité compétente retire la carte professionnelle d'agent de sécurité privée constitue une mesure de police. Il s'ensuit que le requérant ne peut utilement invoquer à l'encontre de la décision du 14 janvier 2021 le caractère disproportionné de la mesure qui a été prononcée à son encontre.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision du Conseil national des activités privées de sécurité en date du 14 janvier 2021 doivent être rejetées

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 9 que la décision en litige a été prise sur le fondement du 1° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, après consultation du bulletin n°2 du casier judiciaire de l'intéressé. Par suite, les conclusions enjoignant au CNAPS de mentionner les nom, prénoms et qualités des agents ayant consulté le fichier du traitement des antécédents judiciaires ne peuvent qu'être rejetées, en toute hypothèse.

15. En second lieu, il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de réexamen de la situation du requérant doivent être rejetées par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée.

Sur les frais d'instance :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le Conseil national des activités privées de sécurité, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. C la somme réclamée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au Conseil national des activités privées de sécurité.

Délibéré après l'audience du 8 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Sorin, président,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.

Le rapporteur,

S. D

Le président,

T. SORIN La greffière,

M. F

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions