lundi 8 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2101782 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP GOGUYER-LALANDE DEGIOANNI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 mars 2021, Mme B A, représentée par Me Ortholan, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er février 2021 par laquelle le maire de Besset lui a annoncé son exclusion temporaire de fonctions pour une durée de deux ans ;
2°) de mettre une somme de 1 000 euros à la charge de la commune de Besset en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- cette décision est illégale faute de motivation ;
- cette décision repose sur des faits inexacts ;
- cette décision est entachée d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 novembre 2021, la commune de Besset, représentée par Me Degioanni, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'acte attaqué étant préparatoire, il est insusceptible de recours ;
- les moyens soulevés par la requérante sont en tout état de cause infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par sa requête, Mme A demande au tribunal d'annuler l'acte du 1er février 2021 du maire de Besset annonçant son intention de la sanctionner d'une exclusion temporaire de fonctions d'une durée de deux ans. Toutefois, il ressort tant des pièces du dossier que de la rédaction de ce courrier, intervenu quelques jours après que le conseil de discipline ait examiné la situation de la requérante, que le maire doit être regardé comme s'étant alors borné à annoncer son intention de suivre la proposition de sanction arrêtée par le conseil de discipline et d'édicter ultérieurement une décision sanctionnant l'agent, décision qui est effectivement intervenue le 7 juin 2021 et dont Mme A demande l'annulation par sa requête n° 2104696. Dès lors, le courrier adressé à la requérante le 1er février 2021 revêt un caractère préparatoire et constitue un acte insusceptible de recours. La demande de Mme A doit donc être rejetée comme manifestement irrecevable en application des dispositions précitées.
3. Il y a lieu, pour l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de laisser à chacune des parties la charge des frais qu'elle a exposés dans l'instance.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Besset tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de Besset.
Fait à Toulouse, le 8 août 2022.
Le président de la 3ème chambre,
P. GRIMAUD
La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026