mercredi 28 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2101929 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | HERRMANN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 avril 2021, M. A F et Mme E D, agissant en leur nom propre et pour le compte de leur fils mineur, C F, représentés par Me Herrmann, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 janvier 2021 par laquelle le recteur de l'académie de Toulouse a confirmé la sanction d'exclusion définitive du collège Hubertine Auclert (Toulouse) prise à l'encontre de Lorenzo F ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée a été signée par le secrétaire général de l'académie de Toulouse alors que l'article D. 511-52 du code de l'éducation prévoit la compétence du recteur de l'académie pour signer la décision prise à la suite de l'appel interjeté à l'encontre d'une décision du conseil de discipline ;
- le recteur d'académie disposait d'un mois à compter de la date de réception de l'appel pour rendre sa décision, ainsi que le prévoit l'article D. 511-52 du code de l'éducation, or sa décision a été rendue près de deux mois après la réception de l'appel ;
- ils ont été privés de la possibilité de pouvoir exercer leurs droits de la défense au stade de la procédure disciplinaire, n'ayant pas été convoqués dans les délais et n'ayant donc pas pu prendre connaissance du dossier de Lorenzo ;
- ils n'ont pas bénéficié d'un délai suffisant, en appel, pour présenter leur défense ; de plus, leurs arguments n'ont même pas été examinés ; ils n'ont pas eu accès aux pièces du dossier disciplinaire en dépit d'une demande en ce sens ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- le chef de l'établissement n'a pas fait preuve d'impartialité en ne mettant pas en œuvre les éléments essentiels de la procédure disciplinaire, de manière à ce que Lorenzo puisse se défendre ;
- Lorenzo a été sanctionné deux fois pour les mêmes faits, la première fois lorsqu'il a été destinataire d'une mesure conservatoire l'excluant plusieurs jours de l'établissement, la seconde lorsqu'il a été destinataire de la sanction prise par le conseil de discipline.
- le recteur d'académie a commis une erreur d'appréciation et a pris une sanction disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2022, le rectorat de l'académie de Toulouse conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 21 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 23 mai 2022 à 12h00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Farges, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Lorenzo F, né le 26 novembre 2007, était inscrit, au titre de l'année scolaire 2020/2021, en classe de 5ème au collège Hubertine Auclert de Toulouse. Par un courrier du 6 novembre 2020, remis en mains propres à Mme D, mère de Lorenzo, le directeur de l'établissement a notifié la mesure conservatoire prise à son encontre lui interdisant l'accès à l'établissement jusqu'au 11 novembre 2020, pour des faits de violence. Par un courrier du 12 novembre 2020, une convocation devant le conseil de discipline a été adressée à Lorenzo et à ses parents. A la suite de sa séance du 19 novembre 2020, le conseil de discipline a prononcé une sanction d'exclusion définitive par un courrier du 20 novembre 2020. M. F, père de Lorenzo, et Mme D ont introduit un recours administratif préalable à l'encontre de la sanction d'exclusion définitive prononcée à l'encontre de leur fils par un courrier du 30 novembre 2020. Le recteur de l'académie de Toulouse a confirmé cette sanction par une décision du 27 janvier 2021, dont les requérants demandent l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté du 27 juillet 2020, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de région Occitanie le 28 juillet 2020 (n° R76-2020-132), le recteur de l'académie de Toulouse a consenti une délégation de signature à M. Vincent Denis, secrétaire général de l'académie, à l'effet de signer, notamment, " tous les actes administratifs, arrêtés, marchés, conventions, contrats, circulaires, propositions, lettres relevant de l'administration de l'académie de Toulouse à l'exclusion des actes administratifs relatifs à l'organisation des établissements d'Enseignement supérieur () ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte attaqué, qui ne relève pas de l'organisation des établissements d'enseignement supérieur, doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu et d'une part, aux termes de l'article R. 511-49 du même code : " Toute décision du conseil de discipline de l'établissement ou du conseil de discipline départemental peut être déférée au recteur de l'académie, dans un délai de huit jours à compter de sa notification écrite, soit par le représentant légal de l'élève, ou par ce dernier s'il est majeur, soit par le chef d'établissement. Le recteur d'académie décide après avis d'une commission académique. " Aux termes de l'article R. 511-53 du même code : " La juridiction administrative ne peut être saisie qu'après mise en œuvre des dispositions de l'article R. 511-49. " Aux termes de l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration : " La décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale. "
4. D'autre part, aux termes de l'article D. 511-52 du code de l'éducation : " Les modalités prévues pour le conseil de discipline de l'établissement ou le conseil de discipline départemental en matière d'exercice des droits de la défense par les articles D. 511-31, D. 511-32 et D. 511-38 à D. 511-40 sont applicables à la commission ainsi que les dispositions du deuxième alinéa de l'article D. 511-42, à l'exception de sa dernière phrase. / La commission émet son avis à la majorité de ses membres. / La décision du recteur d'académie intervient dans un délai d'un mois à compter de la date de réception de l'appel. "
5. L'institution, par les dispositions des articles R. 511-49 et R. 511-53 du code de l'éducation, d'un recours administratif préalable à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue nécessairement à la décision initiale. Elle est seule susceptible d'être déférée au juge de la légalité. Si l'exercice d'un tel recours a pour but de permettre à l'autorité administrative, dans la limite de ses compétences, de remédier aux illégalités dont pourrait être entachée la décision initiale, sans attendre l'intervention du juge, la décision prise sur le recours n'en demeure pas moins soumise elle-même au principe de légalité.
6. Les requérants ne sauraient utilement invoquer le moyen tiré du caractère irrégulier de la procédure devant le conseil de discipline, dès lors qu'il ressort des dispositions de l'article D. 511-52 du code de l'éducation que la procédure conduisant à la décision du recteur d'académie présente les mêmes garanties pour l'élève que celle conduisant à la décision du conseil de discipline. Par suite, le moyen présenté au titre du vice de procédure, selon lequel les requérants auraient été privés de la possibilité de pouvoir exercer leurs droits de la défense au stade de la procédure disciplinaire, dès lors qu'ils n'auraient pas été convoqués dans les délais et n'auraient donc pas pu prendre connaissance du dossier de Lorenzo, est en tout état de cause inopérant. Il en va de même du moyen tiré du défaut allégué d'impartialité du chef d'établissement.
7. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'appel formé à la date du 30 novembre 2020 à l'encontre de la décision du conseil de discipline a été réceptionné par les services du rectorat de l'académie de Toulouse le 1er décembre 2020. En défense, le rectorat reconnaît que la décision du 27 janvier 2021 a été notifiée plus d'un mois après la réception de l'appel, contrairement à ce que prévoit l'article D. 511-52 du code de l'éducation. Toutefois, le délai d'un mois imparti au recteur d'académie pour statuer sur l'appel formé à l'encontre d'une décision du conseil de discipline n'est pas prévu à peine de nullité de sa décision. Par suite, les requérants ne sauraient utilement invoquer le moyen tiré de ce que le recteur d'académie aurait commis un vice de procédure en ne respectant pas ce délai. En tout état de cause, ce vice n'est pas de nature à entacher d'illégalité la décision attaquée, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision ou qu'il a privé les requérants d'une garantie.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire. " Aux termes de l'article R. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "
9. La décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, en mentionnant, notamment, les dispositions pertinentes du code de l'éducation, ainsi que les griefs reprochés à Lorenzo. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article D. 511-31 du code de l'éducation : " Le chef d'établissement convoque par pli recommandé ou remise en main propre contre signature, au moins cinq jours avant la séance, dont il fixe la date : / 1° L'élève en cause ; / 2° S'il est mineur son représentant légal ; () ". Conformément à l'article D. 511-51 du code de l'éducation, ces dispositions sont applicables à la commission académique qui statue en appel sur les décisions prises par le conseil de discipline. Dès lors, les requérants ne sauraient utilement soutenir que le rectorat de l'académie de Toulouse n'a pas respecté un délai de convocation devant la commission académique de quinze jours, le délai applicable étant de cinq jours. De même, les requérants ne sauraient utilement soutenir que l'absence de réponse motivée aux arguments qu'ils ont développés en appel démontrerait que leurs arguments n'ont pas été examinés, dès lors que la décision attaquée n'était, en tout état de cause, pas tenue de mentionner l'ensemble de leurs observations dans l'exposé de ses motifs. Par ailleurs, si Mme D et M. F font valoir que l'absence de prise en compte de leurs arguments est attestée par l'erreur relative à l'identité du signataire de la saisine du recteur en appel, cette branche du moyen tiré du vice de procédure n'est pas assortie des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, en toute hypothèse. Enfin, s'ils soutiennent qu'ils n'auraient pas obtenu communication des pièces du dossier disciplinaire, ils n'établissent pas avoir formulé une demande à laquelle le rectorat de l'académie de Toulouse n'aurait pas répondu. Par suite, le moyen tiré des vices de procédure allégués ne peut qu'être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article D. 511-33 du code de l'éducation : " En cas de nécessité, le chef d'établissement peut, à titre conservatoire, interdire l'accès de l'établissement à un élève en attendant la comparution de celui-ci devant le conseil de discipline (). Cette mesure ne présente pas le caractère de sanction. "
12. Il ressort des termes mêmes du courrier de notification de la mesure conservatoire, datée du 6 novembre 2020, qui vise les dispositions précitées et indique " Au vu de votre comportement, j'estime nécessaire de vous interdire, à titre conservatoire, l'accès de l'établissement jusqu'au 11 novembre 2020 (). Cette mesure ne présente pas le caractère de sanction. () ", que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que cette mesure, à caractère conservatoire, aurait le caractère d'une sanction et que la décision attaquée, sanctionnant Lorenzo en partie pour les mêmes faits, méconnaitrait dès lors le principe " non bis in idem ".
13. En septième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment du dossier scolaire de Lorenzo, qu'entre les 9 octobre et 6 novembre 2020, l'intéressé a fait l'objet de cinq punitions dont une retenue, trois rapports prioritaires et un rapport standard, pour des faits d'attitude inacceptable en étude, d'insolence, d'insultes à caractère raciste, de violence physique et de violence verbale. Il est notamment établi qu'il lance des papiers sur ses camarades en étude, qu'il a volontairement jeté une raquette de ping-pong sur la tête d'un camarade, ce qui a nécessité une prise en charge par l'infirmerie et un point de suture au niveau de l'arcade, ou encore qu'il profère des insultes et des blagues à caractère raciste. Plusieurs élèves de sa classe ont témoigné de son comportement violent pendant que ses camarades s'habillent, de son manque de respect envers les professeurs, de ce qu'il jette les affaires des autres élèves, ou encore de ce qu'il tente de faire couler ses camarades lors de l'activité kayak. Il est également relevé par le chef d'établissement que Lorenzo a été changé de classe l'année précédente, peu de temps avant son inscription, en raison d'un comportement violent avec ses camarades. Il ressort en outre des pièces du dossier que Lorenzo a été exclu définitivement d'un autre établissement scolaire le 20 décembre 2019, en raison de " problèmes récurrents de discipline pendant les cours et pendant les récréations. " Il ressort, enfin, des termes du procès-verbal de la commission académique d'appel en matière disciplinaire, qui s'est réunie le 15 janvier 2021, que Lorenzo " assume les conséquences de ses actes " concernant le jet de la raquette de ping-pong. Si l'intéressé conteste en revanche les propos à caractère raciste, ceux-ci doivent cependant être regardés comme établis par deux témoignages présents et concordants dans son dossier et qui ne sont pas utilement contredits. Les autres faits ne sont pas sérieusement contestés. Dès lors, en estimant que les faits reprochés à Lorenzo constituaient des fautes de nature à justifier une sanction, le recteur de l'académie de Toulouse n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
14. En dernier lieu, eu égard à la nature des faits qui lui sont reprochés, dont Lorenzo ne semble pas mesurer la gravité, en particulier l'événement du jet de la raquette sur un camarade de classe, qui constitue une agression physique caractérisée, à leur caractère répété sur une courte période d'un mois et à l'absence d'amélioration de son comportement en dépit de nombreuses alertes, le recteur d'académie n'a pas pris une sanction disproportionnée.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. F et Mme D doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. F et de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A F, à Mme E D et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Toulouse.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
Mme Namer, conseillère,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2022.
La rapporteure,
M. PETRI
Le président,
T. SORIN
La greffière,
F. LE GUIELLAN
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026