mardi 16 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102149 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | COBOURG-GOZE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 avril 2021 et le 11 janvier 2022, M. E F et Mme A F, représentés par Me Cobourg-Gozé, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de Puy-l'Evêque a accordé à M. et Mme C un permis de construire un bâtiment à usage d'abri-voiture et de terrasse couverte sur un terrain sis lieudit Pech de l'église à Puy-l'Evêque ;
2°) d'enjoindre à la commune de Puy-l'Evêque de prendre toute mesure utile pour assurer la suspension immédiate des travaux dès la notification du jugement à intervenir en application des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, soit le contrôle de l'arrêt des travaux par un agent, la rédaction d'un procès-verbal d'infraction en cas de poursuite des travaux, l'adoption par le maire ou à défaut, le préfet, d'un arrêté interruptif des travaux et la transmission du dossier au procureur de la République ;
3°) de mettre à la charge de la partie succombante une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens, dont les frais de constat d'huissier.
Par un mémoire enregistré le 7 avril 2023, le maire de la commune de Puy-l'Evêque produit l'arrêté du 6 mai 2022, par lequel il a, à la demande du bénéficiaire, procédé au retrait du permis de construire du 2 octobre 2020.
La requête a été communiquée à M. et Mme C, qui n'ont pas produit d'observations.
Une demande de maintien de leurs conclusions a été adressée à M. et Mme F le 18 avril 2023 en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 18 avril 2023, M. et Mme F déclarent maintenir leurs conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements ()5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Au vu de l'état du dossier, M. et Mme F ont été invités, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code justice administrative, par un courrier de la présidente de la formation de jugement en date du 18 avril 2023, à confirmer expressément le maintien de leurs conclusions et informés de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, ils seraient réputés s'être désistés d'office de leur requête. Par leur mémoire enregistré le 18 avril 2023, présenté en réponse à la demande de maintien, les requérants ont déclaré maintenir les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils doivent, compte tenu des termes de ce mémoire, être réputés s'être désistés des conclusions à fin d'annulation et d'injonction de leur requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Puy-l'Evêque d'une part, et de M. et Mme C d'autre part, la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par M. et Mme F.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. et Mme F.
Article 2 : La commune de Puy-l'Evêque d'une part, et M. et Mme C d'autre part, verseront une somme de 1 000 euros à M. et Mme F au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E F, à Mme A F, à M. D C, à Mme A C et à la commune de Puy-l'Evêque.
Fait à Toulouse, le 16 mai 2023.
La présidente de la 6ème chambre,
V. Poupineau
La République mande et ordonne au préfet du Lot en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026