mercredi 17 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102283 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP COURRECH & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 avril 2021 et un mémoire enregistré le 13 septembre 2021, M. C A et Mme D A, représentés par Me Cayssials, demandent au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler la délibération du 12 octobre 2020 par laquelle le conseil municipal de la commune de Labastide-Saint-Sernin a révisé son plan local d'urbanisme, ensemble la décision implicite du 22 février 2021 portant rejet de leur recours gracieux ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler la délibération du 12 octobre 2020 par laquelle le conseil municipal de la commune de Labastide-Saint-Sernin a révisé son plan local d'urbanisme, en tant qu'elle crée l'emplacement réservé n° 24, ensemble la décision implicite du 22 février 2021 portant rejet de leur recours gracieux ;
3°) d'enjoindre à la commune de Labastide-Saint-Sernin d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal la question de l'abrogation des dispositions du plan local d'urbanisme de la commune, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Labastide-Saint-Sernin la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. et Mme A soutiennent que :
- la délibération contestée est entachée d'un vice de procédure en raison de l'irrégularité de la procédure de consultation au regard de l'article L. 103-2 du code de l'urbanisme, en ce que les habitants de la commune n'ont pas été associés de manière effective pendant toute la durée de son élaboration au projet de révision du plan local d'urbanisme et en ce qu'une seconde réunion publique n'a pas été organisée ;
- la délibération contestée est entachée d'un vice de procédure en raison de la modification irrégulière de la destination de l'emplacement réservé n° 24 du projet de plan local d'urbanisme à la suite de l'enquête publique, en ce que, bien que propriétaires de la parcelle concernée, ils n'ont pu présenter des observations au commissaire enquêteur et la modification n'a pas été débattue au cours de l'enquête publique ;
- la création d'un emplacement réservé n° 24 sur leur propriété est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que la création du chemin piétonnier par un accès sur leur propriété est inutile et injustifiée, en raison de l'existence d'un autre cheminement piétonnier, que les atteintes à leurs droits sont importantes, que l'abattage d'arbres impliqué par cette servitude est contraire à l'axe n° 4 du projet d'aménagement et de développement durables.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 juin 2021 et le 12 mai 2023, la commune de Labastide-Saint-Sernin, représentée par Me Courrech, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Un mémoire produit pour M. et Mme A a été enregistré le 9 juin 2023 et n'a pas été communiqué.
Par une ordonnance en date du 12 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 12 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Quessette, rapporteur,
- les conclusions de Mme Matteaccioli, rapporteure publique,
- les observations de Me Pahor-Gafari, substituant Me Cayssials, représentant M. et Mme A,
- et les observations de Me Marti, substituant Me Courrech, représentant la commune de Labastide-Saint-Sernin.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 12 octobre 2020, le conseil municipal de la commune de Labastide-Saint-Sernin, dans le département de la Haute-Garonne, a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune. Le maire de la commune a implicitement rejeté le recours gracieux le 22 février 2021 présenté par M. et Mme A, propriétaires d'une parcelle concernée par la création d'un emplacement réservé n° 24 dans le cadre de cette révision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 103-2 du code de l'urbanisme : " Font l'objet d'une concertation associant, pendant toute la durée de l'élaboration du projet, les habitants, les associations locales et les autres personnes concernées : / 1° Les procédures suivantes : / a) L'élaboration et la révision du schéma de cohérence territoriale et du plan local d'urbanisme ; () ". Aux termes de l'article L. 103-3 du même code : " Les objectifs poursuivis et les modalités de la concertation sont précisés par : () / 3° L'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement public dans les autres cas. () ". Aux termes de l'article L. 153-8 de ce code : " Le plan local d'urbanisme est élaboré à l'initiative et sous la responsabilité de : () / 2° La commune lorsqu'elle n'est pas membre d'un tel établissement public, le cas échéant en collaboration avec l'établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre dont elle est membre ". Aux termes de son article L. 153-11 : " L'autorité compétente mentionnée à l'article L.L. 153-8 prescrit l'élaboration du plan local d'urbanisme et précise les objectifs poursuivis et les modalités de concertation, conformément à l'article L. 103-3. () ". Aux termes de son article L. 153-12 : " Un débat a lieu au sein de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale et des conseils municipaux ou du conseil municipal sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables mentionné à l'article L. 151-5, au plus tard deux mois avant l'examen du projet de plan local d'urbanisme. () ". Enfin, aux termes de son article L. 600-11 : " Les documents d'urbanisme et les opérations mentionnées aux articles L. 103-2 et L. 300-2 ne sont pas illégaux du seul fait des vices susceptibles d'entacher la concertation, dès lors que les modalités définies aux articles L. 103-1 à L. 103-6 et par la décision ou la délibération prévue à l'article L. 103-3 ont été respectées. Les autorisations d'occuper ou d'utiliser le sol ne sont pas illégales du seul fait des vices susceptibles d'entacher cette délibération ou les modalités de son exécution ". Il résulte de ces dispositions que la légalité d'une délibération approuvant un plan local d'urbanisme ne saurait être contestée au regard des modalités de la concertation qui l'a précédée dès lors que celles-ci ont respecté les modalités définies par la délibération prescrivant l'élaboration de ce plan local d'urbanisme.
3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que les modalités de la concertation ont été définies par la délibération du 7 avril 2015 prescrivant la révision du plan local d'urbanisme de la commune de Labastide-Saint-Sernin. Il ressort des termes de cette délibération que les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables devaient être présentées en réunion publique. A cet égard, il est constant que la commune a organisé la présentation des orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables au cours d'une réunion publique qui s'est tenue le 15 novembre 2016, conformément aux prescriptions de la délibération du 7 avril 2015.Si la délibération du 13 octobre 2016 portant présentation et débat du projet d'aménagement et de développement durables a évoqué la tenue d'une deuxième réunion publique pour présenter la réflexion des auteurs du plan local d'urbanisme sur le zonage, il ne résulte pas de la rédaction de cette délibération que ces auteurs, qui se sont bornés à souhaiter qu'une réunion publique permette un échange avec les habitants de la commune sur le zonage, aurait entendu modifier les modalités de la concertation arrêtées par la délibération du 7 avril 2015. Dès lors, la circonstance que cette réunion n'ait pas été organisée est sans incidence sur la régularité de la délibération du 12 octobre 2020 approuvant la révision du plan local d'urbanisme de la commune. Au demeurant, il ressort du rapport du commissaire enquêteur du 7 novembre 2019 que les habitants de la commune, dont M. et Mme A, ont pu présenter des observations auxquelles la commune de Labastide-Saint-Sernin a répondu. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les habitants de la commune n'auraient pas été associés de manière effective, pendant toute la durée de son élaboration, au projet de révision du plan local d'urbanisme et que la délibération contestée serait entachée d'un vice de procédure. Le moyen est écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : () / 2° Le conseil municipal dans le cas prévu au 2° de l'article L. 153-8 ". Il résulte de ces dispositions que le projet de plan local d'urbanisme ne peut subir de modifications, entre la date de sa soumission à l'enquête publique et celle de son approbation, qu'à la double condition que ces modifications ne remettent pas en cause l'économie générale du projet et qu'elles procèdent de l'enquête. Doivent être regardées comme procédant de l'enquête les modifications destinées à tenir compte des réserves et recommandations du commissaire ou de la commission d'enquête, des observations du public et des avis émis par les autorités, collectivités et instances consultées et joints au dossier de l'enquête.
5. D'une part, il ressort des pièces du dossier et du rapport du commissaire enquêteur que le projet de plan local d'urbanisme soumis à enquête publique prévoyait la création d'une orientation d'aménagement et de programmation (OAP) " secteur du Not " desservie par la création d'une voie de desserte entre la rue du Not et la rue du Pasteal. Le commissaire enquêteur a, dans ses conclusions, proposé la suppression de ladite OAP, compte tenu de la réalisation de vingt-deux habitations dans ce secteur, ainsi que la suppression de la voie de désenclavement. La modification du plan local d'urbanisme par la suppression de cette OAP et la création d'un emplacement réservé pour un cheminement piéton dans ce secteur ont pour objet de tenir compte de la réserve du commissaire enquêteur, ainsi que des observations de M. et Mme A sollicitant la suppression de cet emplacement réservé. Dans ces conditions, la transformation, après enquête publique, du projet d'emplacement réservé, initialement destiné à une voie de desserte, en une voie de mobilité douce, procède de l'enquête publique. En outre, elle ne remet pas en cause l'économie générale du plan local d'urbanisme. Par suite, M. et Mme A ne sont pas fondés à soutenir que la délibération attaquée est entachée d'un vice de procédure tiré de la modification irrégulière de la destination de l'emplacement réservé n° 24 du projet de plan local d'urbanisme à la suite de l'enquête publique.
6. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que les requérants ont pu présenter des observations au commissaire enquêteur et, dès lors que la modification projetée de la destination de l'emplacement réservé ne représente pas un élément structurant de la révision du plan local d'urbanisme, elle n'avait pas à faire l'objet d'un débat spécifique au cours de l'enquête publique, la commune ayant en tout état de cause répondu aux requérants sur les conditions de modification de destination dudit emplacement réservé. Ce moyen doit par suite être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
7. Aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ". Aux termes de l'article L. 151-41 du même code : " Le règlement peut délimiter des terrains sur lesquels sont institués : / 1° Des emplacements réservés aux voies et ouvrages publics dont il précise la localisation et les caractéristiques ; / 2° Des emplacements réservés aux installations d'intérêt général à créer ou à modifier ; / 3° Des emplacements réservés aux espaces verts à créer ou à modifier ou aux espaces nécessaires aux continuités écologiques ; () ". Aux termes de l'axe n° 2 du projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme modifié de la commune : " 2.2 Favoriser l'usage des modes de déplacements doux / Afin de compléter les actions entreprises en vue de l'amélioration des déplacements doux, la commune de Labastide-Saint-Sernin mettra l'accent sur les solutions alternatives aux déplacements automobiles au cœur du village. / Elle souhaite donc donner toute sa place aux modes de déplacements doux, plus respectueux de l'environnement et qui permettront à terme de développer un réseau de liaisons piétonnes et cyclistes en direction des équipements de haute fréquentation et des espaces naturels et forestiers. Il serait intéressant, par ailleurs, que cette mobilité douce s'appuie sur une trame verte et/ou bleue. / Il s'agira donc : / d'assurer la sécurité et la commodité des déplacements doux avec l'école, le noyau villageois et les équipements de sports, () / Enfin, ces chemins piétons feront l'objet d'un traitement paysager (bordures végétalisées, traitement de sol de qualité, sécurisation des traversées de route) ". Aux termes de son axe n° 4 intitulé " maintenir le cadre de vie et l'équilibre communal dans une optique de développement durable " : " () 4.1 Des centralités à renforcer / () En parallèle, l'accès aux services sera facilité par le biais d'une trame viaire et piétonnière proposant des circuits sécurisés et intégrés dans l'environnement ".
8. En l'espèce, M. et Mme A font valoir que la création d'un chemin piétonnier par un accès sur leur propriété est inutile et injustifiée, en raison de l'existence d'un autre cheminement piétonnier à proximité de leur habitation. Il ressort des pièces du dossier et du règlement graphique du plan local d'urbanisme révisé que la commune prévoit la création d'une liaison piétonne de trois mètres de large dans le cadre de l'emplacement réservé n° 24 afin de relier le nord-est de la commune. L'objectif poursuivi par cette création est le maillage de la commune par des chemins piétons, conformément aux dispositions de l'axe n° 2 du projet d'aménagement et de développement durables révisé, afin d'éviter aux habitants de recourir à leur automobile pour assurer leurs déplacements au centre-bourg. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet d'emplacement réservé, qui longe les bâtiments de la parcelle concernée et n'empiète pas sur la propriété des requérants, nécessite l'abattage d'arbres ou d'annexes leur appartenant. Par suite, M. et Mme A ne sont pas fondés à soutenir que la création de l'emplacement réservé n° 24 est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
9. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme A ne sont pas fondés à demander l'annulation de la délibération du 12 octobre 2020 par laquelle le conseil municipal de la commune de Labastide-Saint-Sernin a révisé son plan local d'urbanisme, ensemble la décision implicite du 22 février 2021 portant rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions accessoires :
10. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'injonction. Par suite, les conclusions susvisées sont rejetées.
11. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Labastide-Saint-Sernin, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants le versement à la commune de Labastide-Saint-Sernin de la somme réclamée au titre des dispositions précitées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. et de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Labastide-Saint-Sernin au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et Mme D A et à la commune de Labastide-Saint-Sernin.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
M. Quessette, premier conseiller,
Mme Lequeux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2024.
Le rapporteur,
L. QUESSETTE
Le président,
P. GRIMAUD La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
No 2102283
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026