LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2102290

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2102290

mercredi 24 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2102290
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantLASPALLES

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 20 avril 2021 sous le n° 2102290, M. B C, représenté par Me Laspalles, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 avril 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a assigné à résidence ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 800 euros à son conseil, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. C soutient que :

- l'arrêté portant assignation à résidence est entaché d'un défaut de motivation ;

- il n'a pas été précédé de la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il est entaché d'un défaut d'examen ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il n'existe aucune nécessité de prononcer son assignation ;

- cet arrêté porte une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 octobre 2021.

Par ordonnance du 19 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 21 novembre 2022.

II. Par une requête enregistrée le 25 octobre 2021 sous le n° 2106185, M. B C, représenté par Me Laspalles, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 octobre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a renouvelé son assignation à résidence ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 800 euros à son conseil, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. C soutient que :

- l'arrêté portant renouvellement d'assignation à résidence est entaché d'un défaut de motivation ;

- il n'a pas été précédé de la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il est entaché d'un défaut d'examen ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il n'existe aucune nécessité de renouveler son assignation ;

- cet arrêté porte une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 octobre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2022.

Par ordonnance du 19 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 21 novembre 2022.

Vu :

- le jugement du tribunal n° 2005883 du 13 juillet 2022 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Dans cette affaire, le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Quessette, rapporteur,

- et les observations de Me Laspalles, représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant marocain né le 1er janvier 1950, est arrivé sur le territoire français le 28 avril 2016 sous couvert d'un visa de court séjour. Il a sollicité l'octroi d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade ainsi qu'au titre des liens privés et familiaux le 19 mai 2020. Par un arrêté du 14 octobre 2020, confirmé par un jugement du tribunal du 13 juillet 2022, le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé l'octroi d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un arrêté du 19 avril 2021, dont M. C demande l'annulation par sa requête n° 2102290, le préfet de la Haute-Garonne l'a assigné à résidence pour une durée de six mois renouvelables. Par un arrêté du 19 octobre 2021, dont M. C demande l'annulation par sa requête n° 2106185, le préfet de la Haute-Garonne a renouvelé son assignation à résidence pour une durée de six mois.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées n° 2102290 et n° 2106185 concernent la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur la requête n° 2102290 :

En ce qui concerne la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

3. Par une décision du 15 octobre 2021, le bureau d'aide juridictionnelle a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est donc devenue sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :

4. En premier lieu, selon les dispositions de l'article L. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable au litige : " La décision d'assignation à résidence est motivée. Elle peut être prise pour une durée maximale de six mois, renouvelable une fois dans la même limite de durée, par une décision également motivée ".

5. L'arrêté du 19 avril 2021 portant assignation à résidence de M. C vise le 1° de l'article L. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable au litige, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et indique que le requérant fait l'objet d'un arrêté préfectoral en date du 14 octobre 2020 portant refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, qu'il ne peut quitter immédiatement le territoire français en raison de la difficulté d'obtenir un vol à destination du Maroc en raison du contexte sanitaire mais que son éloignement demeure une perspective raisonnable. L'arrêté attaqué énonce ainsi avec suffisamment de précisions les motifs de droit et de fait qui constituent son fondement et il est, par suite, suffisamment motivé. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, laquelle ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, ne peut donc qu'être écarté.

6. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. () ".

7. Il ressort des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment du livre V de ce code, dans leur rédaction applicable au litige, que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises les décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français ainsi que les décisions qui l'accompagnent et notamment celle par laquelle elle assigne à résidence cette personne. Dès lors, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixe les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du même code, ne peut être utilement invoqué par M. C. Par suite, il ne peut utilement soutenir qu'il n'a pas bénéficié de la procédure contradictoire prévue par ces dispositions.

8. D'autre part, et en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a été auditionné par les services de police le 19 avril 2021 et qu'il a été mis à même de présenter des observations sur la mesure d'éloignement envisagée à son encontre. M. C a ainsi été informé lors de son audition qu'une telle mesure serait éventuellement assortie d'une assignation à résidence. Il pouvait ainsi faire valoir à tout moment auprès de l'administration les éléments pertinents relatifs à sa situation tant en ce qui concerne son séjour en France que ses perspectives d'éloignement avant que n'intervienne la décision l'assignant à résidence prise en exécution de la mesure d'éloignement. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir qu'il a été privé du droit d'être entendu.

9. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation de l'intéressé. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 19 avril 2021 serait entaché d'une erreur de droit tirée d'un défaut d'examen de sa situation.

10. En quatrième lieu, selon les dispositions de l'article L. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " Lorsque l'étranger justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne peut ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, l'autorité administrative peut, jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, l'autoriser à se maintenir provisoirement sur le territoire français en l'assignant à résidence, dans les cas suivants : / 1° Si l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai ou si le délai de départ volontaire qui lui a été accordé est expiré ; () ".

11. Si le requérant fait valoir qu'il n'existe pas de perspective raisonnable et objective à son éloignement, il ne produit aucun élément en ce sens, alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C ne pourrait être prochainement renvoyé dans son pays d'origine, le Maroc. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

12. En cinquième lieu, si M. C conteste le caractère nécessaire de la mesure compte tenu de ses garanties de représentation, cette argumentation est inopérante à l'encontre de la mesure en litige prise sur le fondement du 1° de l'article L. 561-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable au litige, dès lors que cet article ne prévoit pas que le prononcé de cette mesure soit subordonné à l'existence d'un risque de fuite. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.

13. En sixième et dernier lieu, l'intéressé ne se prévalant d'aucune circonstance susceptible de l'empêcher de respecter les obligations prescrites par l'arrêté attaqué ou de rendre leur exécution incompatible avec sa situation personnelle, l'autorité préfectorale n'a pas porté une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir de M. C en lui interdisant de se déplacer sans autorisation hors du périmètre de la commune de Toulouse et en l'obligeant à se présenter tous les mardis et jeudis entre 14h00 et 16h00, à l'exception des jours fériés ou chômés, au commissariat central de Toulouse.

14. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté en date du 19 avril 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a assigné à résidence. Sa requête n° 2102290 doit donc être rejetée.

Sur la requête n° 2106185 :

En ce qui concerne la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

15. Par une décision du 26 avril 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est donc devenue sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :

16. Selon les dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".

17. En premier lieu, l'arrêté du 19 octobre 2021 portant renouvellement de l'assignation à résidence de M. C vise le 1° de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable au litige, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et indique que le requérant fait l'objet d'un arrêté préfectoral en date du 14 octobre 2020 portant refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, qu'il ne peut quitter immédiatement le territoire français à destination du Maroc, mais que son éloignement demeure une perspective raisonnable, une demande d'acheminement en vue de l'éloignement étant en cours. L'arrêté attaqué énonce ainsi avec suffisamment de précisions les motifs de droit et de fait qui constituent son fondement et il est, par suite, suffisamment motivé. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, laquelle ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, ne peut donc qu'être écarté.

18. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire ne peut être utilement invoqué par M. C à l'encontre de l'arrêté portant assignation à résidence. Par suite, le moyen doit être écarté.

19. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation de l'intéressé. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 19 octobre 2021 serait entaché d'une erreur de droit tirée d'un défaut d'examen de sa situation.

20. En quatrième lieu, si le requérant fait valoir qu'il n'existe pas de perspective raisonnable et objective à son éloignement, il ressort des pièces du dossier d'une part, qu'il ne produit aucun élément en ce sens, et d'autre part, qu'une mesure de d'acheminement en vue de l'éloignement a été demandée par la préfecture le 20 octobre 2021 auprès du pôle central d'éloignement de la direction centrale de la police aux frontières. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

21. En cinquième lieu, M. C conteste le caractère nécessaire du renouvellement de la mesure d'assignation compte tenu de ses garanties de représentation. Toutefois, cette argumentation est inopérante à l'encontre de la mesure en litige prise sur le fondement du 1° de l'article L. 731-3 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable au litige, dès lors que cet article ne prévoit pas que le prononcé de cette mesure soit subordonné à l'existence d'un risque de fuite. Ses arguments relatifs à son ancienneté au séjour, à son intégration par la maîtrise de la langue française et ses activités bénévoles, à ses attaches familiales en France et au fait qu'il soit dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, sont inopérants à l'encontre d'un arrêté d'assignation à résidence et n'ont en tout état de cause pas été retenus par le tribunal à l'occasion de son recours contre le refus de séjour et son obligation de quitter le territoire français, tel qu'indiqué au point 1. Enfin, si le requérant se prévaut d'éléments relatifs à son état de santé, il n'apporte à son dossier aucun justificatif permettant d'en apprécier leur bien-fondé. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.

22. En sixième et dernier lieu, l'intéressé ne se prévalant d'aucune circonstance l'empêchant de respecter les obligations prescrites par l'arrêté ou de rendre celles-ci incompatibles avec sa situation personnelle, l'autorité préfectorale n'a pas porté une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir de M. C en lui interdisant de se déplacer sans autorisation hors du périmètre de la commune de Toulouse et en l'obligeant à se présenter tous les mardis et jeudis entre 14h00 et 16h00, à l'exception des jours fériés ou chômés, au commissariat central de Toulouse,.

23. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté en date du 19 octobre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a renouvelé son assignation à résidence. Sa requête n° 2106185 doit donc être rejetée.

Sur les frais exposés à l'occasion du litige :

24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, la somme que M. C demande sur le fondement combiné de ces dispositions et de celles de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les demandes de M. C tendant à son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet de la Haute-Garonne et à Me Sylvain Laspalles.

Délibéré après l'audience du 14 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

M. Bernos, premier conseiller,

M. Quessette, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mai 2023.

Le rapporteur,

L. QUESSETTE

Le président,

P. GRIMAUD La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Nos 2102290, 2106185

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions