mardi 25 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102331 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | ALLEGRET DIMANCHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 mars et 8 avril 2021, transmis au tribunal par une ordonnance de renvoi du tribunal administratif de Nîmes du 20 avril 2021, et des mémoires complémentaires, enregistrés les 31 mai 2021 et 2 janvier 2023, M. B A, représenté par Me Allegret Dimanche, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 janvier 2021 par laquelle la rectrice de l'académie de Montpellier a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle ;
2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Montpellier de le réintégrer dans ses fonctions d'enseignant et de procéder à son affectation ;
3°) de mettre à la charge de l'État le paiement de la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée de l'incompétence de son auteur en l'absence de délégation de signature et de fonction ;
- elle est entachée de plusieurs vices de procédure, en méconnaissance des droits de la défense et du principe du contradictoire ; il n'a pas été informé de la mise en œuvre d'une procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle ; sa convocation à la réunion de la commission administrative paritaire départementale (CAPD) ne mentionnait pas l'engagement de cette procédure ; il n'avait pas eu connaissance du rapport de saisine de la CAPD ; la saisine de la CAPD pour avis en vue d'un licenciement pour insuffisance professionnelle constitue un élément nouveau ; les membres de la CAPD n'ont pas été invités expressément à se prononcer sur un licenciement ; la CAPD s'est réunie irrégulièrement en partie en présentiel et en partie en distanciel ; les représentants du personnel n'ont pas été appelés à voter sur cette modalité ; il a été perturbé par les mécanismes informatiques qui n'ont pas garanti le bon déroulement des débats et du vote ; certains témoins n'ont pas pu participer à la séance ; certains de ses écrits n'ont pas été communiqués ; des problèmes de connexion ont perturbé le vote ; la CAPD s'est réunie malgré l'absence de son accord exprès ;
- la seule circonstance que le centre national d'enseignement à distance (CNED) ne souhaitait pas prolonger son contrat ne pouvait conduire à son licenciement dès lors que le recteur devait lui proposer une nouvelle affectation en qualité d'enseignant ;
- la décision en litige est entachée d'une erreur de droit dès lors que la rectrice a mis en œuvre une procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle au lieu d'une procédure disciplinaire pour faute ;
- elle est entachée d'une erreur dans la qualification juridique des faits et d'une erreur " manifeste " d'appréciation ;
- plusieurs faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis ;
- le rapport de situation du directeur du site de Toulouse du CNED a été rédigé à charge ; il y a lieu de s'interroger sur son bien-fondé compte-tenu de l'état psychologique de son auteur.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 mars 2022 et le 13 février 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué, ainsi qu'une pièce communiquée le 28 mars 2022, la rectrice de l'académie de Montpellier conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020, notamment son article 7 dans sa version en vigueur du 24 mars 2020 au 17 février 2021 ;
- le décret n° 82-451 du 29 mai 1982 ;
- le décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 ;
- le décret n° 2020-1257 du 14 octobre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hecht,
- les conclusions de M. Farges, rapporteur public,
- et les observations de Me Allegret Dimanche, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est instituteur depuis le 1er septembre 1983, affecté dans le corps des professeurs des écoles à compter du 1er septembre 2004. Il est affecté au centre national d'enseignement à distance (CNED) depuis le 1er septembre 1997. Par un courrier du 6 novembre 2020, le directeur académique des services de l'Education nationale (DASEN) du Gard a engagé une procédure disciplinaire à son encontre. A la suite de la commission administrative paritaire départementale (CAPD) réunie en conseil de discipline le 5 janvier 2021, la rectrice de l'académie de Montpellier a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle, par un arrêté du 18 janvier 2021, dont M. A demande l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 70 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique d'Etat, dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " Le licenciement pour insuffisance professionnelle est prononcé après observation de la procédure prévue en matière disciplinaire. () "
3. Aux termes du troisième alinéa de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dans sa version alors applicable : " Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'administration doit informer le fonctionnaire de son droit à communication du dossier () " Aux termes de l'article 1er du décret du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat : " L'administration doit dans le cas où une procédure disciplinaire est engagée à l'encontre d'un fonctionnaire informer l'intéressé qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel et de tous les documents annexes et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs défenseurs de son choix. () " Aux termes de l'article 2 de ce décret : " L'organisme siégeant en Conseil de discipline lorsque sa consultation est nécessaire, en application de l'article L. 532-5 du code général de la fonction publique, est saisi par un rapport émanant de l'autorité ayant pouvoir disciplinaire ou d'un chef de service déconcentré ayant reçu délégation de compétence à cet effet. Ce rapport doit indiquer clairement les faits reprochés au fonctionnaire et préciser les circonstances dans lesquelles ils se sont produits. " Aux termes de son article 5 : " Lorsque le conseil de discipline examine l'affaire au fond, son président porte, en début de séance, à la connaissance des membres du conseil les conditions dans lesquelles le fonctionnaire poursuivi et, le cas échéant, son ou ses défenseurs ont exercé leur droit à recevoir communication intégrale du dossier individuel et des documents annexes. / Le rapport établi par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire ou par un chef de service déconcentré ayant reçu délégation de compétence à cet effet et les observations écrites éventuellement présentées par le fonctionnaire sont lus en séance () " Et selon son article 8 : " Le conseil de discipline, au vu des observations écrites produites devant lui et compte tenu, le cas échéant, des déclarations orales de l'intéressé et des témoins ainsi que des résultats de l'enquête à laquelle il a pu être procédé, émet un avis motivé sur les suites qui lui paraissent devoir être réservées à la procédure disciplinaire engagée. () "
4. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que l'administration est tenue, lorsqu'elle envisage le licenciement d'un fonctionnaire pour insuffisance professionnelle, de préciser la nature de la procédure engagée à l'intéressé ainsi que dans le rapport qu'elle soumet au conseil de discipline.
5. En l'espèce, M. A soutient qu'il n'a jamais été informé qu'une procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle était engagée à son encontre, que sa convocation à la réunion de la CAPD ne mentionnait pas une telle procédure, que la saisine de la CAPD pour avis en vue d'un licenciement pour insuffisance professionnelle constitue un élément nouveau et que les membres de la CAPD n'ont pas été invités expressément à se prononcer sur une telle décision. Il ressort des pièces du dossier que ni le courrier du 6 novembre 2020, par lequel le DASEN l'a informé de l'engagement d'une " procédure disciplinaire " à son encontre et l'a convoqué à la CAPD siégeant en formation disciplinaire, ni le courrier du 24 novembre 2020 dans lequel le DASEN mentionne de nouveau l'ouverture d'une " procédure disciplinaire ", ni le rapport de saisine de la CAPD ne mentionnent que la procédure engagée est susceptible d'aboutir à un licenciement pour insuffisance professionnelle. De plus, il ressort du procès-verbal de la CAPD du 5 janvier 2021 que les membres de cette commission n'ont pas été explicitement appelés à se prononcer sur une telle décision avant le délibéré. Dans ces conditions, ni la circonstance que le courrier du 6 novembre 2020 précité mentionne uniquement des griefs tirés de l'incapacité de M. A à exercer ses fonctions de manière satisfaisante, de la non-conformité de son travail au regard des attentes du CNED et de l'absence d'amélioration de ses pratiques, ni le fait que le dossier de l'intéressé, auquel il a eu accès, mentionne plusieurs rapports relatifs à l'insuffisance professionnelle que lui reproche son employeur, ni enfin l'unique mention de la procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle par le président de la CAPD durant les débats, au demeurant vague et qui n'a fait l'objet ni de développement, ni de réponse, ne sauraient démontrer que M. A était précisément informé de ce qu'une procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle était engagée contre lui, ni à plus forte raison qu'il aurait pu préparer sa défense dans le cadre de cette procédure, comme se borne à l'alléguer le rectorat.
6. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article 32 bis du décret du 29 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires : " En cas d'urgence ou de circonstances particulières, et, dans ce dernier cas, sauf opposition de la majorité des membres représentants du personnel, le président de la commission peut décider qu'une réunion sera organisée par conférence audiovisuelle, ou à défaut téléphonique, sous réserve qu'il soit techniquement en mesure de veiller, tout au long de la séance, au respect des règles posées en début de celle-ci, afin que : / 1° N'assistent que les personnes habilitées à l'être. Le dispositif doit permettre l'identification des participants et le respect de la confidentialité des débats vis-à-vis des tiers ; / 2° Chaque membre siégeant avec voix délibérative ait la possibilité de participer effectivement aux débats. / Sous réserve de l'accord exprès du fonctionnaire concerné, la tenue d'une commission en matière disciplinaire peut être exceptionnellement autorisée selon les modalités prévues aux alinéas précédents et dans le respect des dispositions du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat ; () "
7. D'autre part, aux termes de l'article 7 de la loi du 23 mars 2020 susvisée dans sa rédaction en vigueur à la date de la réunion de la CAPD : " Le chapitre Ier bis du titre III du livre Ier de la troisième partie du code de la santé publique est applicable jusqu'au 1er avril 2021. " Et selon l'article 1er du décret du 14 octobre 2020 déclarant l'état d'urgence sanitaire, dans sa version alors applicable : " L'état d'urgence sanitaire est déclaré à compter du 17 octobre 2020 à 0 heure sur l'ensemble du territoire de la République. "
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A n'a jamais donné son accord exprès pour que la CAPD se réunisse pour partie en conférence audiovisuelle, comme le prévoit le quatrième alinéa de l'article 32 bis du décret du 29 mai 1982 susmentionné. En outre, il ressort de ces mêmes pièces, en particulier du procès-verbal de la commission, que des problèmes de connexion ont perturbé non seulement les débats à plusieurs reprises mais, surtout, le vote lui-même, puisqu'il a dû être organisé à trois reprises, le procès-verbal mentionnant à ce titre, de manière non cohérente, que le premier vote comptait 22 participants mais 21 votes (9 pour, 10 contre, 1 abstention), puis que le deuxième vote a été invalidé en raison de l'identification de trois votants alors que l'application devait " garantir la confidentialité " du vote. Il s'ensuit que la tenue de la commission de discipline en méconnaissance des modalités prévues par les dispositions susmentionnées n'a pas permis la tenue des débats et du vote dans les conditions requises, ce qui a incontestablement privé l'intéressé d'une garantie et, de surcroît, est de nature à avoir influé sur le sens de l'avis émis par la CAPD, alors que celle-ci n'a, au final, proposé le prononcé d'aucune sanction compte tenu d'un vote comptant 10 voix pour et 10 voix contre la proposition émise en séance par le président de la commission.
9. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à soutenir que la décision en litige est intervenue au terme d'une procédure irrégulière et, par suite, à demander son annulation pour ces motifs. En revanche, aucun des autres moyens invoqués n'est de nature à entraîner l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. D'une part, en cas d'annulation par le juge de l'excès de pouvoir d'une mesure d'éviction, l'agent doit être regardé comme n'ayant jamais été évincé de son emploi. Cette annulation a pour effet de replacer l'agent dans la situation administrative où il se trouvait avant l'intervention de la mesure contestée. Si certes l'administration, si elle s'y croit fondée, a la possibilité en cas d'annulation pour vice de procédure ou vice de forme de prendre une nouvelle mesure d'éviction, en tenant compte des irrégularités relevées par le juge, l'annulation pour excès de pouvoir, quel qu'en soit le motif, d'une décision d'éviction illégale oblige l'autorité compétente à réintégrer juridiquement l'agent à la date de son éviction, à prendre rétroactivement les mesures nécessaires pour reconstituer sa carrière si besoin est et le placer dans une position régulière. L'administration doit également, de sa propre initiative, procéder au rétablissement de l'agent dans ses droits sociaux, s'agissant notamment du paiement de la part patronale des cotisations de sécurité sociale, ainsi que dans ses droits à pension en procédant à la régularisation des cotisations afférentes à la période d'éviction, laquelle est, en vertu de la reconstitution, assimilée à des services effectifs au sens de la législation sur les pensions pour l'ouverture du droit à pension et la liquidation de la pension.
11. En l'espèce, l'annulation du licenciement pour insuffisance professionnelle de M. A implique sa réintégration juridique à compter de la date de son éviction, l'adoption rétroactive des mesures nécessaires pour reconstituer sa carrière, ainsi que la reconstitution de ses droits sociaux et à pension de retraite, comme précisé ci-dessus, et ce jusqu'à la date du présent jugement. Il y a donc lieu d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Montpellier de procéder aux mesures qui précèdent dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
12. D'autre part, le présent jugement annule la décision de licenciement de M. A pour insuffisance professionnelle, sans avoir à connaître de la décision par laquelle l'administration l'a ultimement affecté, dont l'intéressé a au demeurant demandé l'annulation dans un recours distinct enregistré sous le numéro 2102328, actuellement pendant devant la présente juridiction. Par suite, les conclusions à fin d'injonction relatives au prononcé de son affectation, formulées dans la présente instance alors qu'elles relèvent d'un litige distinct, ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais d'instance :
13. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État, partie perdante, le paiement d'une somme de 1 500 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 18 janvier 2021 par laquelle la rectrice de l'académie de Montpellier a licencié M. A pour insuffisance professionnelle est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la rectrice de l'académie de Montpellier de réintégrer M. A avec effet à la date de son éviction, selon les modalités définies au point 11 du présent jugement, dans un délai de deux mois à compter de sa notification.
Article 3 : L'État versera à M. A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'Education nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Montpellier.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juillet 2023.
Le rapporteur,
S. HECHT
Le président,
T. SORIN La greffière,
F. LE GUIELLAN
La République mande et ordonne au ministre de l'Education nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026