jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102474 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | DELBES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 avril 2021 et le 20 mai 2022, Mme B A, représentée par Me Wormstall, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 décembre 2020 par lequel le recteur de l'académie de Toulouse l'a suspendue à titre conservatoire de ses fonctions jusqu'à la fin de son contrat ;
2°) d'annuler la décision du 14 janvier 2021 par laquelle le recteur de l'académie de Toulouse lui a notifié le non-renouvellement de sa candidature dans le vivier des enseignants contractuels de l'académie de Toulouse ;
3°) d'annuler la décision implicite de rejet de la réclamation préalable formée le 3 février 2021 ;
4°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Toulouse d'autoriser le renouvellement de sa candidature dans le vivier des enseignants contractuels de l'académie de Toulouse ;
5°) de condamner le rectorat de l'académie de Toulouse à lui verser la somme de 27 000 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis, majorée des intérêts au taux légal ;
6°) de mettre à la charge du rectorat le paiement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté du 2 décembre 2020 portant suspension à titre conservatoire :
- l'arrêté contesté remplace la décision du 11 novembre 2020 prise illégalement par le chef d'établissement qui n'était pas compétent pour la suspendre à titre conservatoire ;
- il est rétroactif et il lui a été notifié tardivement ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation en ce qu'il n'a pas été pris suite à la survenance d'une faute présentant un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité ; il est excessif ;
- il lui a causé un préjudice moral à hauteur de 2 000 euros.
En ce qui concerne la décision du 14 janvier 2021 portant non-renouvellement de candidature en qualité d'enseignante contractuelle :
- la décision contestée méconnait le respect de la procédure contradictoire propre aux décisions prises en considération de la personne ;
- elle constitue une sanction disciplinaire déguisée ;
- elle constitue une perte de chance sérieuse d'être recrutée par un établissement scolaire à hauteur de 15 000 euros ;
- elle lui a causé un préjudice moral à hauteur de 10 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mai 2022, le recteur de l'académie de Toulouse conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire à son rejet.
Il fait valoir que :
- la décision du 14 janvier 2021 ne fait pas grief à la requérante ;
- il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration ;
- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 28 octobre 2021.
Vu :
- l'ordonnance n° 2102465 du juge des référés du tribunal administratif de Toulouse en date du 19 mai 2021 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hecht,
- et les conclusions de M. Déderen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A s'est vue confier des missions d'enseignement d'arts plastiques par le rectorat de l'académie de Toulouse entre 2015 et 2018, puis une mission du 7 octobre au 18 décembre 2020 au collège Jean-Louis Etienne de Mazamet. Par une décision du 11 novembre 2020, le principal de ce collège a interdit à Mme A l'accès à l'établissement au motif qu'elle avait refusé à plusieurs reprises de porter un masque. Par un arrêté du 2 décembre 2020, le recteur l'a suspendue à titre conservatoire de ses fonctions jusqu'à la fin de son contrat, intervenant le 22 décembre 2020. Le 14 janvier 2021, le recteur a pris une décision de non-renouvellement de sa candidature dans le vivier des enseignants contractuels de l'académie de Toulouse. Le 3 février 2021, la requérante a déposé un recours gracieux auprès du recteur contre les décisions du 2 décembre 2020 et du 14 janvier 2021, et a formé une demande indemnitaire préalable de 50 000 euros au titre de ses préjudices moral et financier. En l'absence de réponse du rectorat, par la présente requête, Mme A demande au tribunal d'annuler les décisions du 2 décembre 2020 et du 14 janvier 2021, ensemble le rejet implicite de son recours gracieux, et de condamner l'Etat à lui verser la somme de 27 000 euros en réparation des préjudices subis, majorée des intérêts au taux légal.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
2. En premier lieu, il ressort des termes de la lettre du 14 janvier 2021 que le rectorat a informé Mme A qu'elle n'était " plus dans le vivier des enseignants contractuels d'arts plastiques " et qu'elle ne serait " plus contactée pour des propositions de postes sur les établissements scolaires de l'académie de Toulouse ". Cette lettre, par laquelle le recteur s'est borné à avertir Mme A de son intention de ne plus l'inscrire dans le vivier des enseignants contractuels, qui au demeurant est distincte de la décision implicite de non-renouvellement du contrat conclu le 12 octobre 2020 par lequel l'intéressée avait été recrutée par le recteur pour effectuer un remplacement dans le collège Jean-Louis Etienne du 7 octobre au 18 décembre 2020, n'a pas le caractère d'une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir, alors même qu'elle comporte la mention des voies et délais de recours. Par suite, les conclusions tendant à son annulation sont irrecevables.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. " Et aux termes de l'article L. 911-2 de ce code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. / La juridiction peut également prescrire d'office l'intervention de cette nouvelle décision. " Il résulte de ces dispositions que le défendeur n'est pas fondé à soutenir qu'il n'appartiendrait pas au juge administratif d'adresser une injonction à l'administration, le cas échéant.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 2 décembre 2020 portant suspension de la requérante de ses fonctions à titre conservatoire :
4. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 421-13 du code de l'éducation : " Les établissements publics locaux d'enseignement sont dirigés par un chef d'établissement. / Le chef d'établissement est désigné par l'autorité de l'Etat. / Il représente l'Etat au sein de l'établissement. / Il préside le conseil d'administration et exécute ses délibérations. / Il procède de sa seule initiative à la passation de la convention mentionnée à l'article L. 6233-1 du code du travail et au dépôt de la déclaration prévue à l'article L. 6351-1 du même code. / En cas de difficultés graves dans le fonctionnement d'un établissement, le chef d'établissement peut prendre toutes dispositions nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service public. / Le chef d'établissement expose, dans les meilleurs délais, au conseil d'administration les décisions prises et en rend compte à l'autorité académique, au maire, au président du conseil départemental ou du conseil régional. " Aux termes de l'article R. 421-10 du même code : " En qualité de représentant de l'Etat au sein de l'établissement, le chef d'établissement : () 4° Est responsable de l'ordre dans l'établissement. Il veille au respect des droits et des devoirs de tous les membres de la communauté scolaire et assure l'application du règlement intérieur ; () ". Aux termes de l'article R. 421-12 du même code : " En cas de difficultés graves dans le fonctionnement d'un établissement, le chef d'établissement peut prendre toutes dispositions nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service public. / S'il y a urgence, et notamment en cas de menace ou d'action contre l'ordre dans les enceintes et locaux scolaires de l'établissement, le chef d'établissement, sans préjudice des dispositions générales réglementant l'accès aux établissements, peut : 1° Interdire l'accès de ces enceintes ou locaux à toute personne relevant ou non de l'établissement ; / 2° Suspendre des enseignements ou autres activités au sein de l'établissement. () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 43 du décret du 17 janvier 1986 : " En cas de faute grave commise par un agent contractuel, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute peut être suspendu par l'autorité définie à l'article 44. () " Enfin, aux termes de l'article 44 du même décret : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité ayant le pouvoir de procéder au recrutement. () ".
6. La requérante soutient que l'arrêté du 2 décembre 2020 par lequel le recteur de l'académie de Toulouse l'a suspendue de ses fonctions à titre conservatoire remplacerait la décision du 11 novembre 2020 par laquelle le chef d'établissement lui a interdit l'accès à l'établissement, laquelle serait entachée de l'incompétence de son auteur. D'une part, il résulte des dispositions précitées que le chef d'établissement, investi de pouvoirs de police administrative, est compétent pour prendre une mesure d'interdiction d'accès à l'établissement. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le chef d'établissement a adressé, le 12 novembre 2020, un rapport au recteur de l'académie de Toulouse pour l'informer du comportement de Mme A, avant que le recteur ne prononce sa suspension à titre conservatoire. Ainsi, les décisions du 11 novembre 2020 et du 2 décembre 2020 sont des décisions distinctes, édictées par deux autorités compétentes. La requérante n'est dès lors pas fondée à soutenir que l'arrêté du 2 décembre 2020 remplacerait la décision du 11 novembre 2020, ni que cette dernière a été prise par une autorité incompétente. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
7. En deuxième lieu, la requérante soutient que l'arrêté du 2 décembre 2020 lui aurait été notifié tardivement, en même temps que la décision du 14 janvier 2021, et qu'il serait dès lors rétroactif. Toutefois, il résulte des termes mêmes de la décision attaquée qu'elle a été signée le 2 décembre 2020. En outre, si le rectorat de l'académie de Toulouse ne rapporte pas la preuve de sa notification à l'intéressée, il ressort des pièces du dossier, et de la nature même de la décision en litige, qu'elle a nécessairement eu connaissance de la décision la suspendant de ses fonctions avec effet immédiat le jour même de la prise d'effet de cette décision. Par suite, les moyens tirés de la rétroactivité de la décision et de sa notification tardive doivent être écartés comme manquant en fait.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 7 de la loi du 11 janvier 1984 : " Le décret qui fixe les dispositions générales applicables aux agents non titulaires de l'Etat recrutés dans les conditions définies aux articles 4, 6, 6 quater, 6 quinquies et 6 sexies de la présente loi est pris en Conseil d'Etat après avis du Conseil supérieur de la fonction publique. () ". Aux termes de l'article L. 11-3-1 du code de l'éducation : " L'engagement et l'exemplarité des personnels de l'éducation nationale confortent leur autorité dans la classe et l'établissement et contribuent au lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l'éducation. Ce lien implique le respect des élèves et de leur famille à l'égard des professeurs, de l'ensemble des personnels et de l'institution scolaire. " Aux termes de l'article 25 de la loi du 13 juillet 1983 dans sa rédaction alors en vigueur : " Le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. / Dans l'exercice de ses fonctions, il est tenu à l'obligation de neutralité. () / Il appartient à tout chef de service de veiller au respect de ces principes dans les services placés sous son autorité. Tout chef de service peut préciser, après avis des représentants du personnel, les principes déontologiques applicables aux agents placés sous son autorité, en les adaptant aux missions du service. " Enfin, aux termes de l'article 28 de la même loi : " Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. / Il n'est dégagé d'aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés. "
9. En application des dispositions précitées et de celles citées au point 5, l'autorité compétente ne peut prononcer la suspension d'un agent non titulaire que lorsque les faits imputés à l'agent présentent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité et le caractère d'une faute grave, de nature professionnelle ou pénale. La circonstance que les faits retenus par l'autorité compétente pour prendre sa décision de suspension, laquelle constitue une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service et n'est pas au nombre des décisions qui doivent obligatoirement être motivées, ne précise pas l'obligation professionnelle ou disciplinaire méconnue par l'agent ou la faute pénale commise par lui, ne rend pas la mesure illégale, dès lors que ces faits imputés à l'agent suspendu sont susceptibles de recevoir une telle qualification.
10. Il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport du principal du collège Jean-Louis Etienne de Mazamet, en date du 12 novembre 2020, qu'au cours du mois de novembre des parents d'élèves et des personnels d'établissement ont alerté le chef d'établissement du comportement de l'intéressée, qui enlevait son masque en cours et autorisait ses élèves à faire de même, tout en leur intimant de ne rien dire à leurs parents. Lors d'un entretien conduit le 3 novembre 2020, le chef d'établissement a rappelé à l'intéressée ses devoirs et obligations en tant qu'agent de l'Etat et comme responsable des élèves, sans que cette dernière ne conteste la matérialité des faits qui lui étaient reprochés. De nouvelles plaintes à l'encontre du comportement de la requérante ont ensuite été portées à l'attention du principal du collège, postérieurement à cet entretien, indiquant que Mme A persistait à enlever son masque en classe. Dans ces conditions, et au regard des nombreux témoignages produits en défense, les faits reprochés à la requérante doivent être regardés comme constituant un manquement répété à ses obligations d'enseignante, en particulier d'exemplarité et de confiance, et une faute présentant un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité. C'est donc à bon droit que le recteur a prononcé la suspension de fonctions à titre conservatoire de Mme A le 2 décembre 2020.
11. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 2 décembre 2020 par lequel le recteur de l'académie de Toulouse a ordonné sa suspension à titre conservatoire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Les conclusions en annulation dirigées contre les décisions du 2 décembre 2020 et du 14 janvier 2021 étant rejetées, il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme A.
Sur les conclusions indemnitaires :
13. Toute illégalité commise par l'administration constitue, en principe, une faute susceptible d'engager sa responsabilité, pour autant qu'il en ait résulté un préjudice direct, certain et exclusif en lien avec la faute commise et ses effets.
14. Il résulte de ce qui précède que ni la suspension du 2 décembre 2020, ni la lettre du 14 janvier 2021 ne sont entachées d'illégalité. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse à Mme A la somme demandée sur ce fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Une copie sera adressée au recteur de l'académie de Toulouse.
Délibéré après l'audience du 19 octobre 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Carotenuto présidente,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2023.
Le rapporteur,
S. HECHT
La présidente,
S. CAROTENUTO
La greffière,
F. LE GUIELLAN
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026