vendredi 7 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102478 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BOUIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 avril et 29 septembre 2021, M. A D, représenté par Me Bouix, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 septembre 2020 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étranger malade ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui remettre, dès cette notification, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l'attente et dès la notification du jugement à intervenir, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son avocate renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que le préfet aurait dû lui demander de compléter son dossier s'agissant de l'impossibilité de bénéficier d'un traitement approprié au Nigéria ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle a été prise sur la base d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) rendu sans qu'il n'ait été convoqué à un rendez-vous médical ;
- elle méconnaît les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'absence de prise en charge médicale risquerait d'entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il est dans l'impossibilité de bénéficier d'un traitement et d'un suivi approprié dans son pays d'origine ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation, dans la mesure où le préfet n'a pas pris en compte les éléments transmis à ses services le 23 septembre 2020 relatifs à sa situation familiale ;
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît le 1er paragraphe de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 février 2021.
Par une ordonnance du 30 septembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 octobre suivant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, de nationalité nigériane, déclare être entré en France le 1er janvier 2018. Par une décision du 18 avril 2019, le préfet de la Haute-Garonne a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par une ordonnance n° 1904546 du 6 septembre 2019, le juge des référés du tribunal a suspendu l'exécution de cette décision et enjoint au préfet de réexaminer sa situation. Le 21 janvier 2020, dans le cadre de ce réexamen, M. D a sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité d'étranger malade. Par une décision du 23 septembre 2020, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande. Par la présente requête, M. D demande au tribunal d'annuler cette décision.
2. En premier lieu, par un arrêté du 2 avril 2020 publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 31-2020-086 de la préfecture de la Haute-Garonne, Mme F C, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Haute-Garonne, a reçu délégation à l'effet de signer, en lieu et place du préfet de la Haute-Garonne, les mesures relevant de la compétence de sa direction, notamment celles relatives à la police des étrangers. Si cet arrêté n'a pas été publié sur le site internet de la préfecture, la publication sur ce site n'est pas obligatoire, dès lors que la publication au recueil des actes administratifs de la préfecture, dans sa version papier, constitue une publicité suffisante. En tout état de cause, Mme C bénéficiait d'une délégation en vertu de l'arrêté du 17 décembre 2019 applicable jusqu'à l'entrée en vigueur de l'arrêté du 2 avril 2020 prévoyant son abrogation, soit le lendemain de sa publication, conformément aux règles d'entrée en vigueur des actes réglementaires fixées par l'article L. 221-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations ".
4. En l'espèce, si M. D soutient que le préfet de la Haute-Garonne a méconnu les dispositions précitées, qui imposent à l'administration, à peine d'illégalité de sa décision, lorsque la demande est incomplète, d'indiquer au demandeur les pièces manquantes dont la production est requise pour l'instruction de sa demande, il ressort des termes de la décision litigieuse du 23 septembre 2020 que le préfet ne s'est pas fondé sur l'absence de documents ou de justificatifs nécessaires à l'instruction de son dossier, mais sur la circonstance qu'il ne remplissait pas les conditions de fond permettant de lui délivrer un titre de séjour au regard de son état de santé. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 313-22 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa de l'article R. 313-22. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. () Il transmet son rapport médical au collège de médecins () / Le collège peut demander au médecin qui suit habituellement le demandeur, au médecin praticien hospitalier ou au médecin qui a rédigé le rapport de lui communiquer, dans un délai de quinze jours, tout complément d'information. Le demandeur en est simultanément informé. Le collège de médecins peut entendre et, le cas échéant, examiner le demandeur et faire procéder aux examens estimés nécessaires () ". Il résulte de ces dispositions que le médecin du collège de l'OFII qui établit le rapport médical n'est pas tenu de convoquer l'étranger qui sollicite un titre de séjour en raison de son état de santé et qu'il lui appartient ainsi de décider si une convocation pour examen est nécessaire. De même, le collège des médecins de l'OFII n'est pas tenu de convoquer le demandeur s'il s'estime suffisamment éclairé.
6. En l'espèce, alors que M. D avait été convoqué par le service médical de l'OFII afin de subir des " examens complémentaires ", cette visite médicale a été annulée en raison de la crise sanitaire et, contrairement à l'information qui lui avait été donnée, n'a pas été reprogrammée avant que le collège des médecins ne rende son avis le 10 juin 2020. Toutefois, ni le médecin-rapporteur de l'OFII, ni le collège de médecins, n'étaient tenus de fixer au demandeur un nouveau rendez-vous s'ils s'estimaient suffisamment éclairés sur l'état de santé de M. D. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'avis du collège de médecins de l'OFII a été rendu au terme d'une procédure irrégulière. Le moyen doit donc être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () / 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ".
8. S'il est saisi, à l'appui de conclusions tendant à l'annulation d'une décision de refus de délivrance d'un titre de séjour prise sur le fondement des dispositions précitées, d'un moyen relatif à l'état de santé du demandeur, aux conséquences de l'interruption de sa prise en charge médicale ou à la possibilité pour lui d'en bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire, il appartient au juge administratif de prendre en considération l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'OFII. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'OFII, en sollicitant sa communication, ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire.
9. Par un avis du 10 juin 2020, le collège de médecins de l'OFII a estimé que l'état de santé de M. D nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que son état de santé peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine, le Nigéria. Pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé sur cet avis, qu'il s'est approprié, et sur la circonstance que l'intéressé ne justifie pas de l'impossibilité d'avoir accès aux soins dans son pays d'origine. Il ressort du certificat médical joint à la requête et établi le 9 mai 2019 par un hépato-gastro-entérologue des hôpitaux de Toulouse, que M. D est porteur du virus de l'hépatite B. Ce certificat précise que la présence d'un prurit associé à cette pathologie motive l'instauration d'un traitement antiviral, qui ne doit pas être interrompu sans l'avis d'un hépatologue, et qu'un suivi, consistant en la réalisation d'une échographie abdominale tous les six mois dans le cadre du dépistage du carcinome hépatocellulaire, est préconisé à vie. Toutefois, ce certificat médical ne précise ni la nature exacte du traitement antiviral mis en place pour traiter le prurit induit par l'hépatite B ni les conséquences possibles en cas d'interruption de ce traitement, alors par ailleurs qu'il indique que M. D présente une charge virale " plutôt basse à 31 U/mL " et que " le fibroscan est normal ". Par suite, ces éléments ne sont pas de nature à remettre en cause la teneur de l'avis du collège de médecins. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que l'absence de prise en charge médicale pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour sa santé. Par suite, il ne peut utilement soutenir qu'il ne pourrait bénéficier d'un traitement approprié au Nigéria, alors au demeurant que le certificat médical précité ne mentionne pas le nom de la ou des molécules prescrites qui seraient indisponibles dans ce pays. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que le préfet de la Haute-Garonne aurait fait une inexacte application des dispositions précitées ne peut qu'être écarté.
10. En cinquième lieu, si aucune disposition législative ou réglementaire ne fait obstacle à ce qu'un étranger complète ou modifie sa demande en cours d'instruction afin de tenir compte de l'évolution de sa situation, il lui appartient toutefois de faire parvenir au préfet ces éléments en temps utile pour qu'ils puissent être pris en compte. Dans l'hypothèse où l'instruction de la première demande est achevée à la date de réception de ces nouveaux éléments, le préfet doit être regardé comme saisi d'une nouvelle demande, qui doit faire l'objet d'une instruction distincte et d'une seconde décision.
11. M. D soutient que le préfet de la Haute-Garonne aurait dû tenir compte des éléments d'actualisation relatifs à sa situation personnelle transmis par courrier électronique le 23 septembre 2020, soit le jour de la décision attaquée, et tendant à ce que sa demande de titre de séjour soit instruite, non plus uniquement en qualité d'étranger malade, mais également en qualité de conjoint d'une personne réfugiée et de parent d'un enfant dont la demande d'asile est en cours. Toutefois, il ne produit pas la lettre adressée au préfet et jointe au courriel précité dans laquelle il expose l'évolution de sa situation, d'une part, et ne conteste pas l'affirmation de l'administration selon laquelle l'instruction de sa demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade était achevée à la date de réception de ces éléments. Il doit ainsi être regardé, dans le présent litige, comme n'ayant pas sollicité en temps utile la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjoint d'une personne réfugiée et de parent d'un enfant ayant déposé une demande d'asile. Le moyen tiré de ce que la décision attaquée n'a pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation au regard de sa vie privée et familiale ne peut donc qu'être écarté.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République () ".
13. Ainsi qu'il a été dit au point 10, M. D devant être regardé comme n'ayant sollicité que la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade et le préfet de la Haute-Garonne ne s'étant pas prononcé sur son droit au séjour au regard de sa vie privée et familiale, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant et ne peut qu'être écarté.
14. En septième et dernier lieu, M. D ne saurait utilement invoquer les stipulations de l'article 3 § 1 de la convention internationale des droits de l'enfant dès lors que sa fille n'était pas née à la date de la décision attaquée.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 23 septembre 2020 doivent être rejetées. Les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent, par voie de conséquence, être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Bouix et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 24 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Rousseau, conseillère,
M. Frindel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2023.
Le rapporteur,
T. B
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
M. E
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026