mardi 19 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102642 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DIALEKTIK AVOCATS AARPI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 mai 2021, M. B A, représenté par Me Ducos-Mortreuil, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence de l'administration suite au recours gracieux qu'il a formé contre la décision de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 novembre 2020 portant refus des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'enjoindre à l'OFII de lui fournir des conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation pour demandeur d'asile de manière rétroactive à compter du 9 novembre 2020, ce dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard, ou à tout le moins de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'OFII les entiers dépens ainsi qu'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n°91-947 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, sur le fondement du seul article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que l'OFII n'a procédé à aucun entretien d'évaluation de sa vulnérabilité ;
- elle est entachée d'erreur de droit, dès lors que l'OFII a méconnu l'étendue de sa compétence ;
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que l'OFII n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L.744-8 2° et D.744-37 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;
- elle est dépourvue de base légale, dès lors que les articles L.744-8 2° et D.744-37 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile méconnaissent les objectifs de la directive UE 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2022, l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 28 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive n°2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-947 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sarraute,
- les conclusions de M. Luc, rapporteur public,
- et les observations de Me Bachet, substituant Me Ducos-Mortreuil, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant béninois, déclare être entré sur le territoire français le 4 avril 2019. Le 9 novembre 2020, il a déposé auprès de la préfecture de la Haute-Garonne une demande d'asile qui a été enregistrée sous le régime de la procédure accélérée. Le même jour lui a été notifiée la décision de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) portant refus des conditions matérielles d'accueil. Par courrier en date du 18 novembre 2020 réceptionné par l'OFII le 20 novembre 2020, M. A a formé devant cet organisme un recours gracieux, auquel il n'a pas été répondu dans un délai de deux mois. En demandant l'annulation la décision implicite de rejet née du silence de l'administration suite au recours gracieux qu'il a formé contre la décision de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 novembre 2020 portant refus des conditions matérielles d'accueil, M. A doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision de l'OFII du 9 novembre 2020 et de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration suite à son recours gracieux.
Sur les conclusions tendant à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 28 octobre 2021, ses conclusions aux fins d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 9 novembre 2020 :
3. La directive du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale vise à harmoniser les conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile en leur garantissant un niveau de vie digne et des conditions de vie comparables dans l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne. Aux termes, toutefois, de l'article 20 de cette directive : " 2. Les États membres peuvent aussi limiter les conditions matérielles d'accueil lorsqu'ils peuvent attester que le demandeur, sans raison valable, n'a pas introduit de demande de protection internationale dès qu'il pouvait raisonnablement le faire après son arrivée dans l'État membre. () / 5. Les décisions portant limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou les sanctions visées aux paragraphes 1, 2, 3 et 4 du présent article sont prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées. Elles sont fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21, compte tenu du principe de proportionnalité. Les États membres assurent en toutes circonstances l'accès aux soins médicaux conformément à l'article 19 et garantissent un niveau de vie digne à tous les demandeurs () ".
4. Aux termes de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, transposant ces dispositions, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " À la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. / L'évaluation de la vulnérabilité vise, en particulier, à identifier les mineurs, les mineurs non accompagnés, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents isolés accompagnés d'enfants mineurs, les victimes de la traite des êtres humains, les personnes atteintes de maladies graves, les personnes souffrant de troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d'autres formes graves de violence psychologique, physique ou sexuelle, telles que des mutilations sexuelles féminines. / L'évaluation de la vulnérabilité du demandeur est effectuée par des agents de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ayant reçu une formation spécifique à cette fin. / Lors de l'entretien, le demandeur est informé de sa possibilité de bénéficier de l'examen de santé gratuit prévu à l'article L. 321-3 du code de la sécurité sociale () ".
5. Aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable : " Outre les cas, mentionnés à l'article L. 744-7, dans lesquels il est immédiatement mis fin de plein droit au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, le bénéfice de celles-ci peut être : ()/ 2° Refusé si le demandeur présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ou s'il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° du III de l'article L. 723-2. ". Aux termes de l'article D.744-37 du même code : " Le bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile peut être refusé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration : ()/ 2° Si le demandeur, sans motif légitime, n'a pas présenté sa demande d'asile dans le délai prévu au 3° du III de l'article L. 723-2. ". Enfin, aux termes du III de l'article L.723-2 de ce code dans sa rédaction applicable : " L'office statue également en procédure accélérée lorsque l'autorité administrative chargée de l'enregistrement de la demande d'asile constate que ; () / 3° sans motif légitime, le demandeur qui est entré irrégulièrement en France ou s'y est maintenu irrégulièrement n'a pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France. "
6. En premier lieu, M. A soutient ne pas avoir bénéficié d'un entretien d'évaluation de vulnérabilité. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il a fait l'objet d'un tel entretien le 9 novembre 2020 lors de l'enregistrement de sa demande d'asile au guichet unique des demandeurs d'asile et qu'a été retenue une vulnérabilité de niveau 1 sur une échelle allant de 0 à 3 constituée par un besoin en hébergement. Dès lors, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
7. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision du 9 novembre 2020 ni d'aucune pièce du dossier que l'OFII n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. A. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux doit être écarté.
8. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 6 et 7 que l'OFII, qui a procédé à un examen complet de la situation du requérant, ne s'est pas placé en situation d'incompétence négative. Par suite, le moyen tiré de ce que l'OFII n'aurait pas exercé sa compétence doit être écarté.
9. En quatrième et dernier lieu, les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction en vigueur à la date des décisions attaquées, transposent en droit interne les objectifs de la directive n°2013/33/UE du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale. Le cas de refus du bénéfice des conditions matérielles d'accueil qu'elles prévoient correspond à l'hypothèse fixée au paragraphe 2 de l'article 20 de la directive qui énonce que les Etats membres peuvent " limiter les conditions matérielles d'accueil lorsqu'ils peuvent attester que le demandeur, sans raison valable, n'a pas introduit de demande de protection internationale dès qu'il pouvait raisonnablement le faire après son arrivée dans l'Etat membre ". Par suite, le cas de refus prévu au 2° de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas, dans son principe, incompatible avec les objectifs de l'article 20 de la directive n°2013/33/UE.
10. M. A se prévaut du fait que l'OFII n'a pas cherché, avant de prendre sa décision, à connaître les motifs l'ayant empêché d'effectuer sa demande d'asile dans le respect du délai fixé au 3° du III de l'article L.723-2. Toutefois, il appartenait à M. A d'apporter tous éléments susceptibles d'expliquer sa tardiveté dans le dépôt de sa demande. Il ressort des pièces du dossier que celui-ci se borne à affirmer qu'il ignorait, au moment de son arrivée sur le territoire français, les démarches à effectuer pour bénéficier d'une protection des autorités et qu'il ne les a découvertes qu'en septembre 2020, après avoir été placé en retenue aux fins de vérification du droit de circulation ou de séjour suite à un contrôle d'identité. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que M. A a fait état de ces circonstances lors de son recours gracieux, circonstances dont l'OFII a pu prendre connaissance même si elle ne s'est pas prononcée explicitement sur ce recours. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit dans l'application de l'article L.744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. Pour les motifs qui viennent d'être énoncés, l'OFII n'a pas davantage commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de M. A, lequel au demeurant ne fait état d'aucun élément factuel ni ne produit aucun justificatif permettant d'apprécier cette situation.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 9 novembre 2020 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet du recours gracieux :
13. En premier lieu, lorsque sont attaquées à la fois la décision initiale et la décision de refus, implicite ou explicite, de faire droit au recours gracieux présenté à l'encontre de cette décision, les vices propres dont la décision de rejet du recours gracieux serait entachée ne peuvent être utilement invoqués. Il en va ainsi notamment pour les vices de procédure. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté comme inopérant.
14. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, les moyens tirés du défaut d'examen réel et sérieux de sa situation, de l'erreur de droit, du défaut de base légale et de l'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ne peuvent qu'être écartés.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet née de l'absence de réponse au recours gracieux exercé par M. A le 20 novembre 2020 doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
16. Les conclusions aux fins d'annulation de M. A étant rejetées, ses conclusions susvisées aux fins d'injonction et d'astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
Sur les dépens :
17. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions de M. A présentées sur le fondement de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les conclusions de M. A tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M.Bi A, à Me Ducos-Mortreuil et à l'Office français de l'immigration et l'intégration.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 19 septembre 2023.
La rapporteure,
N. SARRAUTELa présidente,
F. HÉRY
La greffière,
M-E. LATIF
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
N°210264
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026