lundi 24 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102651 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CONCORDE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 6 mai 2021, le 23 novembre 2021 et le 26 janvier 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Distribution Casino France, représentée par Me Bolleau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 décembre 2020 par lequel le maire de Toulouse ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la société Carrefour Proximité France en vue de la réalisation de travaux sur un local commercial sis 102 route d'Albi à Toulouse, ensemble la décision du 22 mars 2021 portant rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Toulouse la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- le dossier de déclaration préalable est incomplet en méconnaissance des articles R. 431-36 et R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat (PLUi-H) de Toulouse métropole relatives au traitement architectural des constructions ;
- il méconnaît les dispositions du PLUi-H de Toulouse métropole relatives aux obligations en matière de stationnement ;
- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 septembre 2021 et le 24 décembre 2021, la commune de Toulouse, représentée par Me Rivoire, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que la requérante est dépourvue d'intérêt pour agir et qu'elle ne justifie pas du bail commercial dont elle se prévaut ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2022, la société Carrefour Proximité France, représentée par Me Encinas, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société requérante le paiement d'une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable dès lors que la requérante ne justifie pas d'un intérêt pour agir.
Par une ordonnance du 7 janvier 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rousseau,
- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public,
- les observations de Me Ducros, représentant la société Distribution Casino France,
- et les observations de Me Santangelo, représentant la commune de Toulouse.
Considérant ce qui suit :
1. La société Carrefour Proximité France a déposé le 20 octobre 2020 une déclaration préalable en vue de la réalisation de travaux sur un local commercial sis 102 route d'Albi à Toulouse. Par un arrêté du 9 décembre 2020, le maire de Toulouse ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. Par un courrier du 27 janvier 2021, la société par actions simplifiée (SAS) Distribution Casino France a formé un recours gracieux contre cet arrêté, qui a été rejeté par une décision du 22 mars 2021. Par la présente requête, la société Distribution Casino France demande l'annulation de l'arrêté du 9 décembre 2020 et de la décision de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ".
3. Par un arrêté du 3 novembre 2020, affiché en mairie et transmis en préfecture le même jour, le maire de Toulouse a donné délégation à Mme B A, adjointe au maire, pour la délivrance des autorisations relatives à l'occupation ou à l'utilisation des sols prévues par le code de l'urbanisme, ce qui inclut les arrêtés de non-opposition à déclaration préalable. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la déclaration comprend : () / c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci ; () / Il est complété, s'il y a lieu, par les documents mentionnés aux a et b de l'article R. 431-10, à l'article R. 431-14, aux b et g de l'article R. 431-16 et aux articles R. 431-18, R. 431-18-1, R. 431-21, R. 431-23-2, R. 431-25, R. 431-31 à R. 431-33 et R. 431-34-1 / Lorsque la déclaration porte sur un projet de création ou de modification d'une construction et que ce projet est visible depuis l'espace public ou que ce projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le dossier comprend également les documents mentionnés aux c et d de l'article R. 431-10 ". Aux termes de l'article R. 431-10 de ce code : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; () / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
5. La circonstance que le dossier de déclaration préalable ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité la décision de non-opposition à déclaration préalable qui a été accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
6. En l'espèce, la photographie de l'environnement proche jointe au dossier de déclaration préalable ainsi que le document d'insertion du projet sont suffisants pour apprécier l'état initial de la construction et de ses abords. A cet égard, si le dossier ne comporte pas de photographie de l'environnement lointain du projet, cette seule circonstance ne permet pas d'établir que l'autorité compétente n'aurait pas été mise en mesure, grâce à l'ensemble des documents figurant au dossier, d'apprécier la conformité du projet à la réglementation applicable. Par ailleurs, les plans de façade et le document d'insertion joints au dossier permettent d'apprécier les modifications opérées sur la façade du bâtiment faisant l'objet des travaux. Enfin, si la société requérante soutient que ces documents ne font pas apparaître d'enseigne, celle-ci doit faire l'objet d'une autorisation distincte relevant du code de l'environnement, et n'avait donc pas à figurer sur les plans et document d'insertion joints à la déclaration préalable. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées doivent être écartés.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Aux termes du point 2.4 du paragraphe 1 de la section 2 du chapitre 1 des dispositions communes du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat (PLUi-H) de Toulouse Métropole : " () Matériaux : / Dans les secteurs, quartiers, rues marqués par l'architecture traditionnelle du midi toulousain, caractérisée notamment par la mise en œuvre de brique et de tuile en terre cuite traditionnelle, des prescriptions particulières pourront être imposées pour l'utilisation de ces matériaux afin de conserver ou mettre en valeur les caractéristiques historiques et/ou patrimoniales du cadre bâti environnant. / Cette disposition ne s'oppose pas au choix de matériaux plus contemporains si la qualité du projet et les références architecturales permettent une bonne intégration de la construction dans son environnement () ". Les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal qui viennent d'être rappelées ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et prévoient des exigences qui ne sont pas moindres. C'est donc par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat de Toulouse métropole que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée et le juge exerce alors un contrôle normal sur la conformité de la décision attaquée à ces dispositions.
8. Il ressort des pièces du dossier que le quartier dans lequel est implantée la construction faisant l'objet des travaux critiqués est composé de maisons d'habitation et de bâtiments commerciaux ne présentant pas d'unité architecturale particulière. Si la requérante fait valoir que le projet litigieux s'inscrit dans une séquence urbaine composée de huit édifices datant de la fin du 19ème siècle, construits en front de rue et constituant le noyau villageois de Croix-Daurade, l'architecte des bâtiments de France a émis, le 19 novembre 2020, un avis favorable au projet assorti de prescriptions. Par ailleurs, il ressort notamment des clichés photographiques produits en défense que les bâtiments se situant dans l'environnement proche du projet ne revêtent aucune homogénéité s'agissant du traitement des façades et des toitures. Ainsi, et alors même qu'il ne comporte pas une façade en briques ni une toiture en tuiles, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment du document d'insertion joint au dossier de déclaration préalable que le projet porterait atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'en ne s'opposant pas au projet, le maire de Toulouse a méconnu les dispositions précitées.
9. En quatrième lieu, aux termes du paragraphe 1 de la section 4 du chapitre 2 des dispositions communes du règlement du PLUi-H de Toulouse métropole : " () Règles minimales et besoins effectifs générés par les constructions nouvelles, les extensions ou les changements de destination soumis au champ d'application des règles relatives au stationnement / Le stationnement des véhicules doit correspondre aux besoins des constructions dans des conditions normales d'utilisation ; le nombre minimal de place fixé par le règlement pouvant donc être augmenté en fonction de la consistance précise du projet et du contexte dans lequel il se trouve, sans pour autant être supérieur aux normes plafond dans le cas où celles-ci ont été déterminées () ". Aux termes du point 1.1 du paragraphe 2 de la section 4 du chapitre 2 des dispositions communes de ce règlement : " Les obligations en matière de réalisation de places de stationnement, lorsqu'elles sont fixées, sont applicables : / A tout projet de construction, à l'exception des travaux de transformation ou d'aménagement de bâtiments à affecter à des logements locatifs aidés par l'Etat, y compris dans le cas où ceux-ci s'accompagnent de la création de surface de plancher, dans la limite d'un plafond de 50% de la surface de plancher existante avant le commencement des travaux. (R.111-25 CU) / A toute modification d'une construction déjà existante, pour le surplus du stationnement requis à l'exception de celle dont la surface de plancher créée est inférieure ou égale à 50 m² de surface de plancher, sans création de logement supplémentaire. / A tout changement de destination de constructions déjà existantes, pour le surplus de stationnement requis ". Aux termes du paragraphe 4 de la section 1 du chapitre 2 des dispositions communes de ce règlement : " () 1.2 - Les constructions existantes " non conformes " aux règles de la zone / Lorsqu'une construction existante ou une occupation du sol régulièrement édifiée n'est pas conforme aux règles applicables à la zone, le permis de construire ne peut être accordé que pour les travaux qui n'ont pas pour effet d'aggraver la non-conformité de ces constructions à l'égard desdites règles () ".
10. Il ressort des pièces du dossier de déclaration préalable que le projet, qui consiste en la réunification de deux locaux avec modification de la façade et des ouvertures, n'emporte pas la création d'une surface de plancher supplémentaire. Par suite, le projet n'a pas pour effet d'aggraver la méconnaissance, par la construction initiale, des dispositions précitées et le moyen doit être écarté.
11. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
12. En l'espèce, la société requérante fait état d'un risque quant aux conditions de circulation sur la route d'Albi en raison de l'accroissement du nombre de véhicules induit par le projet et de l'absence de zone de chargement et de déchargement des livraisons. Toutefois, d'une part, ainsi qu'il a déjà été dit, les travaux autorisés portent uniquement sur la réunification de deux locaux existants et la modification de la façade et des ouvertures. D'autres part, ces locaux sont destinés à accueillir un commerce alimentaire de proximité qui aura essentiellement pour clientèle des résidents du quartier. Ainsi, il n'apparait pas que le projet porté par la société Carrefour Proximité France pourrait engendrer un trafic supplémentaire sur la route d'Albi ou en modifier les conditions de circulation dans des proportions telles, qu'il en résulterait un danger pour les usagers de cette voie. Par suite, le risque d'atteinte à la sécurité publique invoqué par la société requérante n'est pas établi et le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que la société requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 9 décembre 2020 par lequel le maire de Toulouse ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société Carrefour Proximité France, et de la décision du 22 mars 2021 portant rejet de son recours gracieux.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Toulouse, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la SAS Distribution Casino France au titre des frais exposés par elle. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SAS Distribution Casino France la somme de 1 500 euros à verser respectivement à la commune de Toulouse et à la société Carrefour Proximité France sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Distribution Casino France est rejetée.
Article 2 : La SAS Distribution Casino France versera respectivement à la commune de Toulouse et à la société Carrefour Proximité France la somme de 1500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée (SAS) Distribution Casino France, à la société Carrefour Proximité France et à la commune de Toulouse.
Délibéré après l'audience du 7 juillet 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Rousseau, conseillère,
M. Frindel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juillet 2023.
La rapporteure,
M. ROUSSEAU
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
B. RODRIGUEZ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026