LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2102794

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2102794

mardi 14 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2102794
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantDALBIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 12 mai 2021 et 25 juillet 2022, M. B A, représenté par Me Dalbin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 mars 2021 par laquelle le directeur en charge du niveau opérationnel de déconcentration (NOD) Midi-Pyrénées Nord a prononcé à son encontre la sanction d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de deux mois ;

2°) d'enjoindre à la société La Poste de reconstituer sa carrière sans délai, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la société La Poste la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée dès lors que son auteur a seulement rappelé les faits sans en justifier, ni décrire les agissements qui lui sont reprochés et en préciser les circonstances ;

- la décision contestée méconnaît les dispositions de l'article 19 de la loi du 19 juillet 1983 et celles de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 dès lors que la Poste ne justifie pas de l'avoir informé du droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et qu'en tout état de cause, il n'a pas eu communication de l'intégralité de son dossier administratif et a été privé d'une garantie ; il n'a pas non plus eu communication de son dossier disciplinaire ;

- la procédure disciplinaire est irrégulière dès lors que n'est pas rapportée par la Poste la preuve que le conseil de discipline s'est prononcé dans le délai d'un mois à compter du jour où il a été saisi par le rapport de l'autorité ayant pouvoir disciplinaire conformément à l'article 9 du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat ;

- la décision attaquée méconnait l'article 5 du décret du 25 octobre 1984 et l'article 23 du règlement intérieur des commissions administratives paritaires de la Poste dès lors qu'il n'a pas été invité ainsi que son défendeur à présenter d'ultimes observations devant le conseil de discipline ;

- la composition de la commission administrative paritaire a méconnu le principe de parité dès lors que quatre représentants de la société La Poste ont siégé et seulement trois représentants du personnel ; cette irrégularité est susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens de la décision attaquée ; il n'est pas établi que le représentant de La Poste qui n'a pas participé au vote ait quitté la salle en début de séance ; il n'est pas établi que la réunion du conseil de discipline n'ait pas été publique ;

- la sanction prononcée à son encontre n'est pas proportionnée à la gravité des faits qui sont intervenus sur une courte période et n'ont pas été réitérés ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il n'a pas menacé de mort son collègue.

Par des mémoires en défense, enregistré les 9 juin 2021 et 20 octobre 2022, la société anonyme La Poste conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. A la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 ;

- le décret n°82-451 du 28 mai 1982 ;

- le décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Biscarel,

- et les conclusions de Mme Nègre-Le Guillou, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, fonctionnaire titulaire de La Poste relevant du grade d'agent professionnel qualifié de second niveau (APN2), exerce des fonctions de facteur au sein de la plateforme de distribution du courrier de Moissac. Par une décision du 22 mars 2021, le directeur du niveau opérationnel de déconcentration (NOD) a prononcé à son encontre la sanction d'exclusion temporaire des fonctions pour une durée de deux mois. Par sa requête, M. A demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " () Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'administration doit informer le fonctionnaire de son droit à communication du dossier. ". Aux termes de l'article 1er du décret du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat : " L'administration doit dans le cas où une procédure disciplinaire est engagée à l'encontre d'un fonctionnaire informer l'intéressé qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel et de tous les documents annexes et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs défenseurs de son choix. ". Le droit à la communication de l'intégralité du dossier constitue une garantie légale de la procédure disciplinaire qui s'impose à l'autorité administrative à compter de sa mise en œuvre.

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été informé par une lettre recommandée du 9 février 2021 qu'une procédure disciplinaire était mise en œuvre à son encontre et qu'il pouvait obtenir la communication de son dossier disciplinaire et de son dossier personnel et avait la possibilité d'en prendre des copies. Il ressort en outre du procès-verbal de communication d'un dossier disciplinaire et d'un dossier personnel établi le 25 février 2021 que M. A a obtenu communication de l'intégralité de son dossier et s'est vu délivrer les copies de quatorze pièces. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait été privé de son droit d'obtenir la communication de l'intégralité de son dossier individuel. Le moyen doit en conséquence être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 9 du décret du 25 octobre 1984 visé ci-dessus : " Le conseil de discipline doit se prononcer dans le délai d'un mois à compter du jour où il a été saisi par le rapport de l'autorité ayant pouvoir disciplinaire. Ce délai est porté à deux mois lorsqu'il est procédé à une enquête. ". Toutefois, ce délai n'est pas prescrit à peine de nullité des avis émis par le conseil de discipline après son expiration. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie devant le conseil de discipline au regard des dispositions précitées de l'article 9 du décret du 25 octobre 1984 doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du décret du 25 octobre 1984 visé ci-dessus : " () Le fonctionnaire et, le cas échéant, son ou ses défenseurs peuvent, à tout moment de la procédure devant le conseil de discipline, demander au président l'autorisation d'intervenir afin de présenter des observations orales. Ils doivent être invités à présenter d'ultimes observations avant que le conseil ne commence à délibérer. ".

6. M. A soutient que son défenseur n'a pas été invité à présenter d'ultimes observations devant le conseil de discipline. Il ressort toutefois du procès-verbal de la réunion du conseil de discipline du 17 mars 2021 que le président a demandé aux participants, après que les représentants de La Poste aient pris la parole, s'il y avait d'autres questions avant de constater que les débats étaient terminés et inviter le défenseur de M. A et le rapporteur à se retirer en vue des délibérations. Dans ces conditions, le défenseur de M. A a eu la possibilité de s'exprimer en dernier avant que le conseil de discipline délibère. Par suite, ce moyen doit être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 14 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa rédaction applicable : " Dans chaque corps de fonctionnaires existent une ou plusieurs commissions administratives paritaires comprenant, en nombre égal, des représentants de l'administration et des représentants du personnel. Des commissions administratives paritaires communes à plusieurs corps peuvent également être créées à l'échelon central, aux échelons déconcentrés et dans les établissements publics, sans conditions d'effectifs au sein de ces corps au niveau national. ". Aux termes de l'article 5 du décret du 8 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires : " Les commissions administratives paritaires comprennent en nombre égal des représentants de l'administration et des représentants du personnel. Elles ont des membres titulaires et un nombre égal de membres suppléants. " et aux termes de l'article 41 de ce même décret : " Les commissions administratives ne délibèrent valablement qu'à la condition d'observer les règles de constitution et de fonctionnement édictées par la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat et par le présent décret, ainsi que par le règlement intérieur. ".

8. Il résulte de ces dispositions qu'une commission administrative paritaire ne peut valablement délibérer, en formation restreinte comme en formation plénière, qu'à la condition qu'aient été régulièrement convoqués, en nombre égal, les représentants de l'administration et les représentants du personnel, membres de la commission, habilités à siéger dans la formation considérée, et eux seuls, et que le quorum ait été atteint. Si la règle de la parité s'impose ainsi pour la composition des commissions administratives paritaires, en revanche, la présence effective en séance d'un nombre égal de représentants du personnel et de représentants de l'administration ne conditionne pas la régularité de la consultation d'une commission administrative paritaire, dès lors que ni les dispositions précitées, ni aucune autre règle, ni enfin aucun principe ne subordonnent la régularité des délibérations des commissions administratives paritaires à la présence en nombre égal de représentants de l'administration et de représentants du personnel.

9. Il ressort des pièces du dossier, d'une part ,que la décision du 20 janvier 2021 a désigné de manière paritaire les représentants de La Poste auprès des commissions administratives paritaires locales placées auprès du directeur en charge du niveau opérationnel de déconcentration Midi-Pyrénées Nord, d'autre part, que par courrier du 17 février 2021, quatre membres des représentants du personnel ont été convoqués pour le conseil de discipline se tenant le 17 mars 2021, enfin que par courriel du 11 mars 2021 du président du conseil de discipline, les trois membres représentant La Poste ont également été convoqués. La circonstance que les représentants de La Poste qui ont siégé le 17 mars 2021 au sein de la commission administrative paritaire réunie en conseil de discipline préalablement à la sanction infligée à M. A, aient été en nombre supérieur à ceux du personnel, alors que la commission était composée paritairement et que La Poste justifie de la convocation régulière de l'ensemble de ses membres, n'est pas de nature à entacher la légalité de la décision attaquée. Ainsi, alors au surplus qu'il ressort des pièces du dossier que l'avis de cette commission du 17 mars 2021 a été émis à la suite des votes de trois membres représentant de manière paritaire les deux collèges, le moyen doit être écarté.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6 du décret du 25 octobre 1984 susvisé : " Le conseil de discipline délibère à huis clos hors de la présence du fonctionnaire poursuivi, de son ou de ses défenseurs et des témoins ".

11. Il ressort des mentions portées sur le procès-verbal du conseil de discipline réuni le 17 mars 2021 que, conformément aux dispositions précitées, le délibéré du conseil de discipline s'est tenu à huis clos hors de la présence du défenseur de M. A et du rapporteur et que seuls les représentants du personnel et de la Poste y ont participé. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article 6 du décret du 25 octobre 1984 doit être écarté.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 : " () L'avis de cet organisme de même que la décision prononçant une sanction disciplinaire doivent être motivés. ". Par cette disposition, le législateur a entendu imposer à l'autorité qui prononce une sanction disciplinaire l'obligation de préciser elle-même, dans sa décision, les griefs qu'elle entend retenir à l'encontre du fonctionnaire intéressé, de sorte que ce dernier puisse, à la seule lecture de la décision qui lui est notifiée, connaître les motifs de la sanction qui le frappe.

13. En l'espèce, la décision attaquée vise les textes applicables, ainsi que l'avis émis par le conseil de discipline à l'issue de sa séance du 17 mars 2021. Elle retrace, de manière précise et circonstanciée, les griefs retenus à l'encontre de M. A et les qualifie juridiquement, en énonçant qu'ils révèlent des manquements graves de l'intéressé à ses obligations professionnelles, justifiant, au regard de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 et des règles déontologiques du Groupe La Poste, qu'une sanction disciplinaire lui soit infligée. Par suite, cette décision, qui indique les considérations de droit et de fait la fondant, est ainsi suffisamment motivée.

14. En dernier lieu, aux termes de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale. " et aux termes de l'article 66 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat alors applicables : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes. () Troisième groupe :/ - la rétrogradation au grade immédiatement inférieur et à l'échelon correspondant à un indice égal ou, à défaut, immédiatement inférieur à celui afférent à l'échelon détenu par l'agent ;/ - l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de seize jours à deux ans. () ".

15. Pour prononcer la sanction d'exclusion temporaire des fonctions pour une durée de deux mois, le directeur en charge du niveau opérationnel de déconcentration (NOD) Midi-Pyrénées Nord s'est fondé sur la circonstance que le 5 janvier 2021 M. A a, à deux reprises, menacé un collègue de travail.

16. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

17. Tout d'abord, M. A conteste la teneur des propos qui lui sont reprochés. Il ressort toutefois des pièces du dossier et notamment de deux attestations concordantes d'un témoin direct des faits et de son supérieur hiérarchique ainsi que de la main courante déposée le 5 janvier 2021 par le collègue de M. A que ce dernier a proféré des menaces à son encontre dans les termes suivants : " je vais te fracasser la tête " et " je vais te tuer ". Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la sanction prononcée à son encontre reposerait sur des faits matériellement inexacts.

18. Ensuite, M. A soutient que la sanction d'exclusion temporaire des fonctions pour une durée de deux mois est disproportionnée dès lors qu'il n'a été sanctionné qu'à deux reprises au cours de sa carrière, que les faits se sont déroulés sur une courte période et qu'au demeurant il s'agirait de propos couramment tenus dans les bureaux de poste. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. A a déjà fait l'objet un an avant la décision attaquée d'un blâme et d'un avertissement pour avoir proféré des menaces à l'encontre du responsable d'établissement et du responsable des ressources humaines à raison des propos menaçants suivants : " Ne jouez pas, faites gaffe ". Les propos tenus par M. A sont constitutifs d'un manquement fautif à ses obligations professionnelles, de nature à justifier une sanction disciplinaire, nonobstant la double circonstance que les faits se sont déroulés sur une courte période et que de telles expressions seraient couramment employées dans les bureaux de poste. Eu égard à la gravité de la faute commise par M. A, la sanction d'exclusion temporaire des fonctions pour une durée de deux mois prononcée à son encontre, qui appartient au troisième groupe des sanctions disciplinaires, présente un caractère proportionné.

19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 22 mars 2021 doivent être rejetées et par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société La Poste qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A, au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme demandée par La Poste, au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la société La Poste sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à La Poste.

Délibéré après l'audience du 24 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Molina-Andréo, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Biscarel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2023.

La rapporteure,

B. BISCAREL

La présidente,

B. MOLINA-ANDRÉO La greffière,

S. BALTIMORE

La République mande et ordonne au ministre de l'économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions