vendredi 14 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2103530 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SÉRÉE DE ROCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juin 2021, M. B C, représenté par Me Sérée de Roch, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis du conseil de discipline du 19 mars 2021 et l'arrêté du 13 avril 2021 de la présidente de la communauté d'agglomération de l'Albigeois portant exclusion temporaire de fonctions d'une durée d'un an, assortie d'un sursis de neuf mois ;
2°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération de l'Albigeois de le réintégrer et de procéder à la reconstitution de sa carrière ;
3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération de l'Albigeois la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
- la procédure disciplinaire est irrégulière en raison de l'absence d'information sur la faculté d'être assisté lors des entretiens des 4 et 5 février 2020 ;
- les droits de la défense n'ont pas été respectés en raison du fait, d'une part, qu'il n'a pas disposé des pièces de la procédure pénale pour assurer sa défense et, d'autre part, que le conseil de discipline n'a pas pris en compte ces pièces ;
- la procédure contradictoire a été méconnue pour les mêmes raisons ;
- l'avis du conseil de discipline du 19 mars 2021 et l'arrêté du 13 avril 2021 sont entachés d'une erreur de fait en raison de l'absence de matérialité des faits reprochés ;
- l'avis du conseil de discipline du 19 mars 2021 et l'arrêté du 13 avril 2021 sont entachés d'une erreur de droit en raison du classement sans suite de la procédure pénale et de l'absence d'infraction relevée par le procureur de la République ;
- l'arrêté du 13 avril 2021 est entaché d'un détournement de pouvoir et de procédure.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 décembre 2021, la communauté d'agglomération de l'Albigeois conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun moyen n'est fondé.
Par une ordonnance en date du 25 août 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 26 septembre 2022.
Par un courrier du 2 février 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions de M. C tendant à l'annulation de l'avis du conseil de discipline du 19 mars 2021, dès lors qu'un tel avis constitue un acte préparatoire ne faisant pas grief.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Quessette, rapporteur,
- les conclusions de Mme Matteaccioli, rapporteure publique,
- et les observations de Mme D, représentant la communauté d'agglomération de l'Albigeois.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a été recruté par la communauté d'agglomération de l'Albigeois en 2011 en tant qu'agent non-titulaire au service de gestion des déchets, puis en tant qu'adjoint technique territorial stagiaire, le 1er mars 2017. Il a été titularisé le 1er mars 2018 dans ce grade. Dans la nuit du 31 janvier 2020 au 1er février 2020, un vol de carburant a été commis dans le dépôt d'affectation de M. C. À la suite d'un avis émis par le conseil de discipline le 19 mars 2021, M. C a été exclu temporairement de ses fonctions pour une durée d'un an, assortie d'un sursis de neuf mois, par un arrêté du 13 avril 2021 du président de la communauté d'agglomération de l'Albigeois.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'avis du conseil de discipline du 19 mars 2021 :
2. Selon les dispositions de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa version applicable au litige : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité investie du pouvoir de nomination. () / Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'administration doit informer le fonctionnaire de son droit à communication du dossier. Aucune sanction disciplinaire autre que celles classées dans le premier groupe par les dispositions statutaires relatives aux fonctions publiques de l'Etat, territoriale et hospitalière ne peut être prononcée sans consultation préalable d'un organisme siégeant en conseil de discipline dans lequel le personnel est représenté. / L'avis de cet organisme de même que la décision prononçant une sanction disciplinaire doivent être motivés ". Aux termes de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 précitée, dans sa version applicable au litige : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale ". Aux termes de l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa version applicable au litige : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : () / Troisième groupe : () / l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de seize jours à deux ans ; () / Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité territoriale après avis de la commission administrative paritaire siégeant en conseil de discipline. Ce pouvoir est exercé dans les conditions prévues à l'article 19 du titre Ier du statut général. () ".
3. Il ressort des termes des dispositions précitées que l'avis émis par la commission administrative paritaire siégeant en conseil de discipline sur le projet de sanction disciplinaire d'un agent ne constitue qu'un acte préparatoire à la décision portant sanction disciplinaire prise par l'autorité territoriale. Dès lors, l'avis du conseil de discipline du 19 mars 2021, contesté par M. C, ne lui fait pas grief. Les conclusions tendant à son annulation sont irrecevables et doivent, par conséquent, être rejetées.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'arrêté du 13 avril 2021 :
S'agissant de la régularité de la procédure disciplinaire en raison de l'absence d'information sur la faculté d'être assisté lors des entretiens des 4 et 5 février 2020 :
4. Il ne résulte ni des dispositions précitées au point 2 ni d'aucune autre disposition législative ou réglementaire que l'autorité administrative soit tenue d'organiser un entretien préalable avec l'agent avant que l'autorité compétente ne décide d'engager une procédure disciplinaire ou de prononcer une sanction du troisième groupe. De même, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose, en cas d'entretien préalable à l'engagement de la procédure disciplinaire, d'informer l'agent public concerné sur la possibilité d'être accompagné d'un conseil au cours de cet entretien.
5. Il ressort des pièces du dossier que l'entretien du 4 février 2020, conduit en présence du responsable d'exploitation et du directeur de service, a eu pour objet de demander à M. C les raisons de sa présence sur le site le samedi 1er février 2020 deux heures avant son service, de l'informer qu'un vol d'essence y avait été commis et qu'une main courante serait déposée. Par suite, cet entretien ne revêt pas un caractère disciplinaire. L'entretien du 5 février 2020 avec le directeur de service fait suite à l'aveu téléphonique de M. C et ne revêt également pas un caractère disciplinaire. La circonstance que ces comptes rendus s'intitulent " rapport disciplinaire " est sans incidence sur la régularité de la procédure disciplinaire consécutive. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que la procédure disciplinaire est irrégulière en raison de l'absence d'information de la faculté d'être assisté lors des entretiens des 4 et 5 février 2020.
S'agissant du respect du principe du contradictoire et des droits de la défense :
6. D'une part, aux termes de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 portant fixation du budget des dépenses et des recettes de l'exercice de 1905, dans leur rédaction applicable au litige : " Tous les fonctionnaires civils et militaires, tous les employés et ouvriers de toutes administrations publiques ont droit à la communication personnelle et confidentielle de toutes les notes, feuilles signalétiques et tous autres documents composant leur dossier, soit avant d'être l'objet d'une mesure disciplinaire ou d'un déplacement d'office, soit avant d'être retardé dans leur avancement à l'ancienneté ". En vertu de ces dispositions, un agent public faisant l'objet d'une mesure prise en considération de sa personne, qu'elle soit ou non justifiée par l'intérêt du service, doit être mis à même de demander la communication de son dossier préalablement à la mesure.
7. D'autre part, selon les dispositions de l'article 4 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " L'autorité investie du pouvoir disciplinaire informe par écrit l'intéressé de la procédure disciplinaire engagée contre lui, lui précise les faits qui lui sont reprochés et lui indique qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel au siège de l'autorité territoriale et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs conseils de son choix. / L'intéressé doit disposer d'un délai suffisant pour prendre connaissance de ce dossier et organiser sa défense. () ".
8. En premier lieu, si le requérant fait valoir que le procureur de la République près le tribunal judiciaire d'Albi a, antérieurement à la décision attaquée, procédé, sur le fondement des dispositions du 3° de l'article 40-1 du code de procédure pénale, au classement sans suite de la procédure pénale et qu'il n'a pas eu accès aux pièces de la procédure pénale, un tel moyen est inopérant eu égard à l'indépendance de la procédure disciplinaire et de la procédure pénale. En outre et en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que M. C a consulté son dossier le 1er mars 2021, ainsi qu'il ressort d'un procès-verbal signé par l'intéressé le même jour. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que le principe des droits de la défense et le principe du contradictoire ont été méconnus.
9. En second lieu, M. C soutient que les droits de la défense n'ont pas été respectés car le conseil de discipline n'a pas pris en compte les pièces issues de la procédure pénale. Toutefois, eu égard à l'indépendance de la procédure disciplinaire et de la procédure pénale, ces moyens sont inopérants. En outre et en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que, par un courrier du 20 janvier 2021, la présidente de la communauté d'agglomération de l'Albigeois a informé M. C de son intention d'engager une procédure disciplinaire à son encontre en lui précisant les faits reprochés et lui rappelant son droit d'obtenir la communication de son dossier individuel et de se faire assister par un ou plusieurs conseils de son choix. Le rapport disciplinaire était joint à ce courrier. M. C a ensuite disposé d'un délai suffisant pour prendre connaissance de son dossier et organiser sa défense, avant que le conseil de discipline ne se prononce sur sa situation le 19 mars 2021, pour lequel il a été régulièrement convoqué par lettre recommandée avec accusé de réception en date du 12 février 2021 et retirée par ses soins le 15 février 2021. Ainsi, M. C a été mis à même de pouvoir assurer sa défense au cours du conseil de discipline du 19 mars 2021, devant lequel il n'était d'ailleurs ni présent ni représenté, et auquel il était loisible de refuser le report sollicité par le requérant, qui n'est qu'une faculté ouverte à cet organisme consultatif. Par suite, M. C n'est pas davantage fondé à soutenir que le principe des droits de la défense et le principe du contradictoire ont été méconnus sur ce point.
S'agissant de la matérialité des faits reprochés à M. C :
10. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire sont matériellement établis, constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
11. Il ressort des pièces du dossier, et notamment d'une main courante en date du 3 février 2020, d'un dépôt de plainte du 4 février 2020 par le responsable d'exploitation et de deux attestations en date du 5 février 2020 émanant d'agents présents sur site, qu'un vol de carburant soutiré de deux camions destinés aux transferts de bennes en déchetterie a été effectué sur le site de la déchetterie, chemin de Ranteil à Albi, dans la nuit du vendredi 31 janvier au samedi 1er février 2020, pour un préjudice estimé à 150 litres de carburant de type diesel, correspondant à la somme de 210 euros, alors qu'aucune effraction dans l'atelier ni sur les deux véhicules de service n'a été constatée. L'arrêté du 13 avril 2021 et les pièces du dossier évoquent par ailleurs l'existence d'un enregistrement de vidéosurveillance sur lequel le responsable d'exploitation atteste avoir constaté la présence sur le site de M. C deux heures avant son service. Le requérant, qui ne conteste pas être arrivé deux heures avant le début de son service sur le site, a, au demeurant, obtenu à sa demande le lien pour visionner cet enregistrement et n'a présenté aucune observation ni sollicité le versement de cette pièce au dossier. En outre, une attestation d'un agent ayant constaté le vol indique qu'il a constaté la présence de bidons dans le véhicule de M. C, ce que l'intéressé n'a alors pas contesté. Enfin, un compte-rendu en date du 5 février 2020, rédigé par le directeur du service gestion des déchets, indique que " Aujourd'hui, je reçois un appel de M. C m'indiquant avouer être l'auteur du vol de carburant. Je le reçois, ce jour à 17h30 dans mon bureau et il me confirme ses dires. Il indique être arrivé sur le site à 6h00 le 1er février (au lieu de 8h00 pour sa prise de poste) dans l'intention de prendre une douche car la sienne (à la maison) ne fonctionnait pas. Il confirme être l'auteur du vol de carburant et avoir procédé au siphonnage des six véhicules du parc. Il indique avoir rempli 3 bidons de 20 litres () ". Cet aveu, non démenti alors par le requérant, a fait l'objet d'un complément au dépôt de plainte par le responsable d'exploitation le 7 février 2020. Au vu de ces éléments concordants, et M. C s'étant borné à démentir les faits en termes généraux par courriel du 17 mars 2021, soit plus d'un an après leur survenance et deux jours avant son audition devant le conseil de discipline, la matérialité des faits reprochés au requérant doit être regardée comme établie. Enfin, la circonstance que les poursuites pénales engagées à l'encontre du requérant ont été abandonnées par une décision de classement sans suite motivée par une absence d'infraction prise par le ministère public qui ne s'oppose pas, d'ailleurs, à la reprise de ces poursuites, ne fait pas obstacle à ce que les faits en cause soient regardés comme établis ou retenus à l'appui d'une procédure disciplinaire. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 13 avril 2021 portant exclusion temporaire de fonction d'un an, assortie d'un sursis de neuf mois, repose sur des faits matériellement inexacts.
S'agissant de l'erreur de droit tirée du classement sans suite de la procédure pénale et de l'absence d'infraction relevée par le procureur de la République :
12. M. C se borne à soutenir que l'arrêté contesté du 13 avril 2021 serait entaché d'une erreur de droit en raison du classement sans suite de la procédure pénale et de l'absence d'infraction relevée par le procureur de la République. La circonstance selon laquelle le procureur de la République près le tribunal judiciaire d'Albi a, antérieurement à la décision attaquée, procédé, sur le fondement des dispositions du 3° de l'article 40-1 du code de procédure pénale, au classement sans suite de la procédure pénale initiée à l'encontre du requérant pour les mêmes faits que ceux visés par la sanction disciplinaire, est sans incidence sur la légalité de la décision du 13 avril 2021. En outre et en tout état de cause, il ressort des termes de l'arrêté du 13 avril 2021 que l'autorité disciplinaire de la communauté d'agglomération de l'Albigeois ne s'est pas fondée sur la commission d'une infraction pénale pour prendre sa décision mais a estimé que les faits établis étaient constitutifs d'un grave manquement aux obligations de probité et de loyauté des fonctionnaires, justifiant le prononcé d'une sanction. Par suite, le moyen d'erreur de droit ainsi soulevé par M. C ne peut qu'être écarté.
S'agissant du détournement de pouvoir et du détournement de procédure :
13. Les moyens tirés du détournement de pouvoir et du détournement de procédure invoqués n'étant pas assortis de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé ni étayés par des pièces du dossier, ils ne peuvent qu'être écartés.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 13 avril 2021. Sa requête doit donc être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête à fin d'annulation ne pouvant être accueillies, il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. C.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'articles L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d'agglomération de l'Albigeois, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme sollicitée par le requérant au titre des frais exposés pour cette procédure.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Ludovic Sérée de Roch et à la communauté d'agglomération de l'Albigeois.
Délibéré après l'audience du 22 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
M. Bernos, premier conseiller,
M. Quessette, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 avril 2023.
Le rapporteur,
L. QUESSETTE
Le président,
P. GRIMAUD La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026