vendredi 3 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2103595 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 15 juin 2021, le 9 mars 2022 et le 11 mai 2022, M. E D et Mme A B, représentés par Me Francès-Lagarrigue, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 décembre 2020 par lequel le maire de Larra a sursis à statuer sur leur demande de permis de construire une maison individuelle avec garage accolé et piscine, sur un terrain sis chemin du Picalou, lieu-dit " Au Nan " à Larra (Haute-Garonne), ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la commune de Larra, à titre principal, de leur délivrer le permis de construire sollicité, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de leur demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Larra la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme dès lors que les certificats d'urbanisme obtenus le 17 octobre 2019 et le 9 décembre 2019 ont cristallisé les droits applicables au terrain, empêchant l'application du futur plan local d'urbanisme en cours de révision ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme en ce que les conditions pour opposer un sursis à statuer posées par cet article n'étaient remplies ni à la date du certificat d'urbanisme, ni à la date de l'arrêté attaqué ;
- le futur classement de la parcelle n° 290 en zone agricole est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 13 septembre 2021, le 10 mars 2022, le 12 avril 2022 et le 16 mai 2022, la commune de Larra, représentée par Me Dunyach, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 19 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rousseau,
- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public,
- et les observations de Me Francès-Lagarrigue, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. M. D E et Mme A B ont déposé le 28 septembre 2020 une demande de permis de construire une maison individuelle avec garage accolé et piscine, sur un terrain sis Chemin du Picalou au lieu-dit " Au Nan " à Larra (Haute-Garonne). Par un arrêté du 17 décembre 2020, le maire de Larra a opposé un sursis à statuer pour une durée de deux ans à cette demande sur le fondement de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Par un courrier du 15 février 2021, M. E et Mme B ont formé un recours gracieux contre cet arrêté, qui a été implicitement rejeté. Par la présente requête, ils demandent l'annulation de l'arrêté du 17 décembre 2020 et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction en vigueur à la date de l'arrêté attaqué : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. / Il peut être sursis à statuer sur toute demande d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations dans les cas prévus au 6° de l'article L. 102-13 et aux articles L. 153-11 et L. 311-2 du présent code et par l'article L. 331-6 du code de l'environnement ". Aux termes de l'article L. 422-1 de ce code : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". Enfin, aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l'absence ou en cas d'empêchement des adjoints ou dès lors que ceux-ci sont tous titulaires d'une délégation, à des membres du conseil municipal ".
3. En l'espèce, par un arrêté du 3 juin 2020, affiché en mairie et transmis en préfecture le 5 juin 2020, dont les termes sont suffisamment précis, le maire de Larra a donné délégation de fonctions à M. C F, adjoint au maire, en matière de " récolement et conformité des actes d'urbanisme ", ce qui inclut la signature des autorisations d'urbanisme. Par suite, et alors que Mme B n'apporte aucun élément établissant que le maire n'était pas empêché, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " () Le sursis à statuer doit être motivé et ne peut excéder deux ans. () ". L'article R. 424-5 du même code dispose : " Si la décision comporte rejet de la demande, si elle est assortie de prescriptions ou s'il s'agit d'un sursis à statuer, elle doit être motivée ".
5. En l'espèce, l'arrêté de sursis à statuer contesté vise le code de l'urbanisme et notamment les articles L. 424-1 et L. 153-11 de ce code, la délibération du conseil municipal du 30 mai 2016 prescrivant la révision du plan local d'urbanisme de Larra ainsi que le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) qui s'est tenu lors de la séance du conseil municipal du 6 mars 2018. Il rappelle les axes 1 et 3 du PADD et précise que le projet, qui consiste en la construction d'une maison d'habitation sur une parcelle située en limite nord du hameau du Picalou, constitue une extension de l'urbanisation non souhaitée pour ce secteur, qui contrevient aux orientations du PADD relatives au développement urbain et à la préservation des paysages, et qui est, par conséquent, de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté comme manquant en fait.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : / a) Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ; / b) Indique en outre, lorsque la demande a précisé la nature de l'opération envisagée ainsi que la localisation approximative et la destination des bâtiments projetés, si le terrain peut être utilisé pour la réalisation de cette opération ainsi que l'état des équipements publics existants ou prévus. / Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique ". Aux termes de l'article L. 424-1 du même code, dans sa rédaction en vigueur à la date de l'arrêté attaqué : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. / Il peut être sursis à statuer sur toute demande d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations dans les cas prévus au 6° de l'article L. 102-13 et aux articles L. 153-11 et L. 311-2 du présent code et par l'article L. 331-6 du code de l'environnement ". Enfin, aux termes de l'article L. 153-11 du même code : " () L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable ".
7. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que tout certificat d'urbanisme a pour effet de garantir à la personne à laquelle a été délivré un certificat d'urbanisme, quel que soit son contenu, un droit à voir sa demande d'autorisation d'urbanisme, déposée durant les dix-huit mois qui suivent, examinée au regard des dispositions d'urbanisme applicables à la date de ce certificat, à la seule exception de celles qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. Figure cependant parmi ces règles la possibilité de se voir opposer un sursis à statuer à une déclaration préalable ou à une demande de permis, lorsqu'est remplie, à la date de délivrance du certificat, l'une des conditions énumérées à l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Une telle possibilité vise à permettre à l'autorité administrative de ne pas délivrer des autorisations pour des travaux, constructions ou installations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme. Lorsque le plan en cours d'élaboration et qui aurait justifié, à la date de délivrance du certificat d'urbanisme, que soit opposé un sursis à une demande de permis ou à une déclaration préalable, entre en vigueur dans le délai du certificat, les dispositions issues du nouveau plan sont applicables à la demande de permis de construire ou à la déclaration préalable.
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme B et M. E se sont vu délivrer, le 17 octobre 2019 et le 9 décembre 2019, deux certificats d'urbanisme d'information et opérationnels, concernant les parcelles cadastrées ZA n° 290 et 91. Par ailleurs, il est constant que la demande de permis de construire a été déposée par Mme B et M. E le 28 septembre 2020, soit dans les dix-huit mois suivant la délivrance de ces certificats d'urbanisme. Dès lors, les conditions énumérées à l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme devaient être appréciées à la date de délivrance de ces certificats d'urbanisme.
9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la révision du plan local d'urbanisme de Larra a été prescrite par une délibération du conseil municipal du 30 mai 2016. Il ressort également tant des mentions de l'arrêté attaqué, qui font foi jusqu'à preuve du contraire, que des documents disponibles sur le site internet " Géoportail de l'urbanisme ", librement accessibles aussi bien aux juges qu'aux parties, que les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) ont été débattues lors de la séance du conseil municipal du 6 mars 2018. Par ailleurs, il ressort du bilan de la concertation de révision du plan local d'urbanisme produit par la commune que deux panneaux d'exposition, faisant apparaître les éléments de synthèse issus du diagnostic et de l'état initial de l'environnement ainsi que les trois axes du PADD ont été installés en mairie en janvier 2019. L'ensemble de ces éléments fait apparaître un état d'avancement suffisant du projet de plan local d'urbanisme à la date de délivrance du certificat d'urbanisme.
10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le projet consiste en la réalisation d'une maison individuelle d'une surface de plancher de 147 m2 sur un terrain non bâti d'une superficie de 2070 m2, à l'écart du centre-bourg, et qui s'étend à l'ouest sur des terrains agricoles non construits. Le terrain d'assiette du projet est identifié par le plan d'aménagement et de développement durables comme une " zone agricole à valoriser ", et est situé en bordure d'une " zone urbanisée à encadrer ". A cet égard, l'axe 1 du PADD prévoit " la concentration du développement urbain autour des noyaux constitués afin de limiter la consommation d'espaces agricoles " et " la création de limites entre espaces agricoles et urbanisation ". De plus, la parcelle est située dans un secteur identifié par l'axe 3 du PADD comme une " zone d'urbanisation linéaire à stopper ", cet axe prévoyant " la limitation de la diffusion de l'habitat sous forme linéaire et isolée ", et la réduction de l'impact du projet urbain sur les espaces naturels et agricoles, notamment " en privilégiant le comblement des dents-creuses et la densification pour l'accueil de nouveaux logements ". Par suite, et alors que le terrain d'assiette de la construction envisagée, eu égard à sa situation, ne constitue pas une dent creuse, le projet en litige est de nature à compromettre la réalisation du futur plan local d'urbanisme. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 410-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme ne peuvent qu'être écartés.
11. En quatrième et dernier lieu, un sursis à statuer ne peut être opposé à une demande de permis de construire qu'en vertu d'orientations ou de règles que le futur plan local d'urbanisme pourrait légalement prévoir, et à la condition que la construction, l'installation ou l'opération envisagée soit de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse son exécution. Il en résulte que le pétitionnaire peut utilement critiquer, par la voie de l'exception, la légalité du futur plan local d'urbanisme.
12. Mme B conteste le classement de sa parcelle cadastrée section ZA n° 290 en zone agricole par le plan local d'urbanisme de Larra en cours d'élaboration. Toutefois, il est constant que la décision attaquée n'est pas motivée par le classement de cette parcelle en zone agricole, le règlement en cours d'élaboration n'étant pas opposable au projet à la date de délivrance du certificat d'urbanisme. Par suite, Mme B ne peut utilement soulever, par la voie de l'exception, l'illégalité du classement de sa parcelle en zone agricole par le futur plan local d'urbanisme de Larra.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 17 décembre 2020 par lequel le maire de Larra a sursis à statuer sur sa demande de permis de construire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction présentées par Mme B doivent, dès lors, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Larra, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme B au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Larra.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Rousseau, conseillère,
M. Frindel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 novembre 2023.
La rapporteure,
M. ROUSSEAU
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
M. G
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026