vendredi 1 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2103616 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BOUIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 16 juin 2021 et le 15 octobre 2021, M. A C représenté par Me Bouix demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 février 2021 pris par le préfet de la Haute-Garonne portant refus de renouvellement d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois ;
2°) A titre principal, d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un certificat de résidence " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) A titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer sa situation dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire de régularisation et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat à verser à son conseil Me Bouix la somme de 2000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique sous réserve que Me Bouix renonce à percevoir la somme correspondante à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant refus de renouvellement de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination :
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne le refus de renouvellement du titre de séjour :
- il méconnaît l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur de droit en l'absence d'examen de proportionnalité par le préfet de la mesure prise au regard de la défense de l'ordre public ;
- il est entaché d'une erreur de droit au regard de l'article 7-b de l'accord franco-algérien ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an:
- elle est dépourvue de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L511-1-III du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 septembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. A C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 mai 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme B;
-les observations de Me Bouix pour M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, né le 206 juillet 2000, de nationalité algérienne, entré en France, selon ses déclarations, le 10 mai 2017, a été confié en tant que mineur isolé aux services de l'aide sociale à l'enfance (ASE) du département de la Haute-Garonne à compter du 18 octobre 2017 par jugement du 10 août 2017. Il a ensuite bénéficié, à titre dérogatoire, d'un certificat de résidence d'un an portant la mention " travailleur temporaire " valable du 8 novembre 2019 au 7 novembre 2020.M. C a sollicité le 8 octobre 2020 le renouvellement de son titre de séjour en faisant valoir qu'il a établi sa vie en France. Par un arrêté du 11 février 2021, dont il demande l'annulation, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions contestées portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. L'arrêté contesté vise les textes dont il est fait application, notamment les articles 6(5°, 7(b de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les I et II de l'article L511-1. Il précise en outre les circonstances de fait relatives à la situation administrative et personnelle de M. C depuis son arrivée en France. Cet arrêté, qui, comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait permettant au requérant d'en contester utilement le bien-fondé, répond aux exigences de motivation prescrites par les dispositions précitées de l'article L211-5 du CRPA. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation manque en fait et doit être écarté.
4. En second lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté et des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne a procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de M. C.
En ce qui concerne la décision portant refus renouvellement du titre de séjour :
5. Si l'accord franco-algérien ne prévoit pas de modalités d'admission exceptionnelle au séjour comparables à celles des articles L. 313-14 et L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
6. En premier lieu, aux termes de l'article de l'article 7 de ce même accord : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française () ".
7. M. C soutient que la décision contestée est entachée d'une erreur de droit au motif qu'il n'a pas demandé le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des stipulations précitées de l'art 7.b) de l'accord franco-algérien. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été exposé au point 1, qu'un certificat de résidence portant la mention " travailleur temporaire " valable du 8 novembre 2019 au 7 novembre 2020 a été délivré à M. C et le préfet de la Haute-Garonne a précisé dans l'arrêté contesté ainsi que dans ses écritures en défense que ce dernier avait sollicité son admission exceptionnelle au séjour et que le titre de séjour lui avait été délivré à titre exceptionnel et dérogatoire " en sa qualité de jeune majeur ayant bénéficié d'un placement à l'aide sociale à l'enfance entre 16 et 18 ans, son inscription en filière professionnelle () ".En sollicitant le renouvellement de son titre de séjour M. C doit être regardé comme sollicitant la délivrance d'un titre de séjour l'autorisant à travailler. La circonstance qu'il n'ait pas sollicité de titre de séjour sur le fondement des stipulations précitées de l'article 7.b) est sans incidence sur la légalité de la décision contestée. En tout état de cause, d'une part, il est constant que le requérant ne produit pas de promesse d'embauche ni de contrat de travail, d'autre part, il ne justifie d'aucune circonstance exceptionnelle lui permettant de prétendre à la délivrance d'un certificat de résidence en qualité de salarié, le fait qu'il ait obtenu un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) comme employé de vente spécialisé ne saurait en justifier. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de droit n'est pas fondé et doit être écarté.
8. En second lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () " et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale.() ".
9. Si M. C, placé à l'aide sociale à l'enfance à son arrivée sur le territoire français en 2017 jusqu'à ses dix-huit ans, se prévaut de son investissement dans sa formation au certificat d'aptitude professionnelle qu'il a obtenu, de la conclusion d'un contrat éducatif jeune majeur qui a été renouvelé à cinq reprises jusqu'au 25 juillet 2021 avec le département de la Haute-Garonne et fait valoir qu'il veut vivre et travailler en France, il ne démontre pas être particulièrement intégré au sein de la société française. Il ne démontre pas davantage, malgré les attestations élogieuses qu'il produit, avoir développé des liens personnels particulièrement forts sur le territoire français où il ne résidait que depuis quatre ans à la date de la décision attaquée. En outre, le requérant est célibataire et sans charge de famille et il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents. Si M. C soutient qu'il a été victime de faits de violence commis par son père, il n'apporte aucun élément à l'appui de ses allégations. Par ailleurs, si M. C soutient que le préfet ne pouvait refuser de lui délivrer un titre de séjour au motif que sa présence sur le territoire français constitue une menace à l'ordre public, toutefois, il ressort des termes de l'arrêté contesté et des pièces du dossier que le préfet aurait pris la même décision de refus de séjour s'il ne s'était pas fondé sur ce motif. Dans ces conditions, en prenant la décision attaquée, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen invoqué par voie d'exception d'illégalité du refus de titre de séjour ne peut qu'être écarté.
11. En second lieu, pour les mêmes raisons que celles exposées au point 9 du présent jugement, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
12. Aux termes du III de l'article L511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " () Lorsqu'elle ne se trouve pas en présence du cas prévu au premier alinéa du présent III, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ()La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ()".
13. Pour prendre la décision contestée, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé sur la circonstance que la présence de M. C constitue une menace pour l'ordre public en raison de la condamnation pénale dont il a fait l'objet prononcée le 25 février 2020 par le tribunal judiciaire de Saint-Gaudens. Toutefois, il est constant qu'il ne s'agit pas d'une condamnation à une peine d'emprisonnement ferme mais à une peine de cinq mois avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant un an et six mois. En outre, cette seule circonstance ne saurait suffire à considérer que la présence de M. C sur le territoire français constitue, à la date de l'arrêté contesté, une menace pour l'ordre public alors qu'il ressort des pièces du dossier que ce dernier respecte les obligations de la mesure judiciaire et en effectue sérieusement le suivi avec le service pénitentiaire d'insertion et de probation. Par ailleurs, il n'a pas déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement. Dans les circonstances de l'espèce, alors qu'il ne résulte pas des termes de l'arrêté contesté que le préfet de la Haute-Garonne aurait pris la même décision s'il ne s'était pas fondé sur le motif tiré de ce que la présence de M. C constitue une menace pour l'ordre public, en interdisant à ce dernier de revenir sur le territoire français pendant le délai d'un an, le préfet a fait une inexacte application de ces dispositions.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire français, que M. C est fondé à demander l'annulation de l'arrêté contesté du 11 février 2021 pris par le préfet de la Haute-Garonne uniquement en tant qu'il prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
15. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susmentionnées présentées par M. C doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soient mises à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante, pour l'essentiel, dans la présente instance.
DE C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 11 février 2021 pris par le préfet de la Haute-Garonne est annulé en tant qu'il prononce à l'encontre de M. C une interdiction de retour sur le territoire français pendant le délai d'un an.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Bouix et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 17 juin 2022 à laquelle siégeaient :
M. Bentolila, président,
Mme Perrin, première conseillère,
M. Leymarie conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2022.
La rapporteure,
F. B
Le président,
P. BENTOLILA La greffière
B. RODRIGUEZ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef ;
N°2103616
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026