jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2104045 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | KOSSEVA-VENZAL |
Vu la procédure suivante :
F une requête enregistrée le 5 juillet 2021, Mme E B épouse D, représentée F Me Kosseva-Venzal, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 mai 2021 F lequel la préfète de l'Ariège a fixé le délai de départ volontaire et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de 12 mois ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de 15 jours suivant la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros F jour de retard, ou de réexaminer sa situation en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège de prendre toutes mesures propres à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen (SIS) à compter de la notification du jugement ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi qu'une somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou, dans l'hypothèse où sa demande d'aide juridictionnelle serait rejetée, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B épouse D soutient que :
S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la préfète de l'Ariège n'a pas procédé à un examen de sa situation particulière et de celle de ses enfants ;
- son droit à être entendue a été méconnu ;
- la décision attaquée méconnait l'autorité de la chose jugée ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions des articles L. 614-17 et L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée méconnait l'autorité de la chose jugée ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
F un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2022, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
La préfète de l'Ariège soutient que les moyens soulevés F Mme B épouse D ne sont pas fondés.
Mme B épouse D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale F une décision du 21 décembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme A,
-et les observations de Me Kosseva-Venzal, représentant Mme B épouse D.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B épouse D, ressortissante albanaise née le 16 septembre 1980, est entrée en France selon ses déclarations en août 2015 avec son époux et leurs enfants. Sa demande d'asile a été rejetée F décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 31 mars 2016, confirmée F la cour nationale du droit d'asile le 23 septembre 2016. Elle a fait l'objet le 25 janvier 2017 et le 30 janvier 2018 d'arrêtés de la préfète de l'Ariège refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, dont la légalité a été confirmée F jugements du tribunal administratif de Toulouse du 21 mars 2017 et du 28 mars 2018. F un nouvel arrêté du 4 février 2021, la préfète de l'Ariège l'a obligée à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de renvoi, et a prononcé une interdiction de retour d'une durée d'un an. F jugement n° 2100646 du 12 mai 2021, le tribunal administratif de Toulouse a annulé les décisions du 4 février 2021 refusant d'accorder un délai de départ volontaire à Mme B épouse D et portant interdiction de retour, a enjoint à la préfète de l'Ariège de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours au titre du délai de départ volontaire, et rejeté les conclusions de la requête tendant à l'annulation des décisions obligeant l'intéressée à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. F arrêté du 21 mai 2021, dont Mme B épouse D demande l'annulation, la préfète de l'Ariège a fixé le délai de départ volontaire à 45 jours et prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 12 mois.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent./ A cet effet, doivent être motivées les décisions qui :/ 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En application des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée F le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
3. La décision attaquée comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles la préfète de l'Ariège s'est fondée pour fixer le délai de départ volontaire accordé à Mme B épouse D. La préfète, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments de la situation de la requérante, a ainsi suffisamment motivé sa décision.
4. En deuxième lieu, il ne ressort ni de cette motivation ni des pièces du dossier que la préfète de l'Ariège n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle et familiale de Mme B épouse D. F voie de conséquence, Mme B épouse D n'est pas fondée à soutenir que la préfète de l'Ariège aurait méconnu l'autorité de la chose jugée F le jugement précité du tribunal du 12 mai 2021 en ne procédant pas à un nouvel examen de sa situation.
5. En troisième lieu, lorsqu'il fait obligation à un étranger de quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les dispositions sont issues de la transposition en droit interne de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, le préfet doit être regardé comme mettant en œuvre le droit de l'Union européenne. Il lui appartient, dès lors, d'en appliquer les principes généraux, qui incluent le droit à une bonne administration. Parmi les principes que sous-tend ce dernier, figure celui du droit de toute personne à être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne, ce droit se définit comme le droit de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales.
6. Lorsqu'il est statué sur une demande de délivrance ou de renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger ne saurait ignorer qu'il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Durant la période d'instruction de son dossier, il est appelé à préciser les motifs qui, selon lui, sont susceptibles de justifier que lui soit accordé un droit au séjour en France et qui feraient donc obstacle à ce qu'il soit tenu de quitter le territoire français, ainsi qu'à fournir tous les éléments venant à l'appui de sa demande. Il doit en principe se présenter personnellement aux services de la préfecture et il lui est donc possible d'apporter toutes les précisions qu'il juge utiles. Ainsi, la seule circonstance que le préfet n'a pas, préalablement à l'édiction d'une mesure d'éloignement, et de sa propre initiative, expressément informé l'étranger qu'il serait susceptible d'être contraint de quitter le territoire français, en l'invitant à formuler ses observations sur cette éventualité, n'est pas de nature à faire regarder l'étranger comme ayant été privé de son droit à être entendu au sens du principe général du droit de l'Union européenne tel qu'il est notamment exprimé au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
7. Mme B épouse D fait valoir qu'elle n'a pas été mise en mesure de présenter ses observations avant que la préfète de l'Ariège ne décide de fixer le délai de départ volontaire, faisant suite à l'obligation de quitter le territoire dont elle a fait l'objet le 4 février 2021, et dont la légalité a été confirmée F le jugement du tribunal du 12 mai 2021. Toutefois, cette mesure fait suite à l'examen F la préfète de l'Ariège de la situation de la requérante, auditionnée le 4 février 2021 F les services de police. Dans un tel cas, aucune obligation d'information préalable ne pesait sur la préfète. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressée ait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ni qu'elle ait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit prise la décision litigieuse. Dans ces conditions, Mme B épouse D n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, du fait qu'elle n'a pas été mise en mesure de présenter ses observations.
8. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 614-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision de ne pas accorder de délai de départ volontaire est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cette fin rappelle à l'étranger son obligation de quitter le territoire français dans le délai qui lui sera fixé F l'autorité administrative en application des articles L. 612-1 ou L. 612-2. Ce délai court à compter de sa notification. ". L'article L. 612-1 du même code dispose : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision./ L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas./ Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé F écrit de cette prolongation. ".
9. Tout d'abord, en décidant, après l'annulation de sa décision de ne pas accorder de délai de départ volontaire à Mme B épouse D F le magistrat désigné du tribunal administratif, de réexaminer la situation de la requérante et de lui fixer un délai de départ volontaire de 45 jours en application de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète de l'Ariège ne saurait être regardée comme ayant méconnu les dispositions précitées de l'article L. 614-17 du même code.
10. Ensuite, Mme B épouse D soutient qu'un délai de départ volontaire supérieur à 45 jours doit lui être accordé, du fait de l'attente F son fils aîné des résultats de son CAP prévus au cours du mois de juillet 2021, et de la situation de sa fille, arrivée en France alors qu'elle n'était âgée que de trois jours, et scolarisée en France. Il n'est toutefois pas justifié F la requérante que son fils ne pourrait pas avoir communication des résultats de son CAP une fois de retour en Albanie, ni que sa fille ne pourrait pas poursuivre sa scolarité dans le pays d'origine de sa mère, où vit d'ailleurs son père. Ainsi, en fixant le délai de départ volontaire à 45 jours, la préfète de l'Ariège n'a ni méconnu les dispositions précitées de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni violé, en tout état de cause, les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. La préfète n'a pas non plus, pour les mêmes motifs, entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français./ Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée F l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code dispose : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français./ Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
13. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Cette motivation doit attester de la prise en compte F l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus F la loi. Il ressort de la lecture de la décision attaquée que l'examen de l'ensemble de la situation de Mme B épouse D a été effectué selon ces critères. F suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.
14. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la préfète de l'Ariège n'aurait pas procédé à un réexamen de la situation de Mme B épouse D. Si cette dernière soutient que la préfète n'a pas tenu compte de la motivation du jugement précité du tribunal du 12 mai 2021, il ressort des mentions même de ce jugement que le motif fondant l'annulation de la décision portant interdiction de retour reposait sur le défaut de base légale de cette décision, du fait de l'annulation de la décision de ne pas accorder de délai de départ volontaire, la présente décision attaquée étant, pour sa part, fondée sur une autre disposition légale, à savoir l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée doit être écarté.
14. En troisième et dernier lieu, compte-tenu de la situation irrégulière de Mme B épouse D, dont l'époux vit en Albanie, de l'existence de précédentes mesures d'éloignement qui n'ont pas été exécutées ainsi que de la durée et des conditions de son séjour en France, la préfète n'a pas méconnu les dispositions précitées des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur d'appréciation en lui interdisant de retourner en France pendant un an, alors même que sa présence ne constituerait pas une menace pour l'ordre public.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant interdiction de retour doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
16. Les conclusions à fin d'annulation de Mme B épouse D étant rejetées, ses conclusions susvisées aux fins d'injonction et d'astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
17. Les conclusions de Mme B épouse D tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
18. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées F Mme B épouse D sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B épouse D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B épouse D, à Me Kosseva-Venzal et à la préfète de l'Ariège.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public F mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.
La présidente-rapporteure,
F. A
L'assesseure la plus ancienne,
N. SODDU La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ariège en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026