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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2104222

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2104222

vendredi 17 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2104222
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCANADAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juillet 2021, M. E G B, représenté par Me Canadas, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 février 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui renouveler un titre de séjour en qualité d'étudiant, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " ou " vie privée et familiale " ou " salarié " ou au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre également au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 72 heures à compter de la notification du présent jugement et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros au profit de son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative combinées avec le deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :

- elles ont été adoptées par une autorité incompétente dès lors que leur signataire ne disposait pas au jour des décisions attaquées d'une délégation de signature valable ;

- elles sont insuffisamment motivées en fait au regard des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour :

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration et est de ce fait entachée de vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations ;

- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que la préfecture considère qu'il doit faire l'objet d'un refus de séjour et non d'un refus de renouvellement ;

- elle est entachée d'un défaut de base légale au regard de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que ces dispositions n'ont pas été visées ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard du caractère réel et sérieux de ses études ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- au vu de sa vie privée et familiale, il était également fondé à demander un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur un autre fondement qu'en qualité d'étudiant, le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;

- cette décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle entraîne des conséquences manifestement disproportionnées eu égard au but poursuivi par cette décision ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'un détournement de pouvoir dès lors qu'elle a été prise dans le but de l'empêcher de se présenter à ses examens et d'obtenir son diplôme universitaire ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est dépourvue de base légale ;

- les dispositions légales prescrivant la délivrance de plein droit d'un titre de séjour au bénéfice d'un ressortissant étranger, notamment sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, font obstacle à ce qu'il puisse légalement faire l'objet d'une mesure d'éloignement ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que la préfecture a refusé d'analyser l'atteinte aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 septembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête est tardive et que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 29 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 septembre 2022.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 mars 2021.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Grimaud, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. E G B, né le 18 février 1997 à Tuléar (Madagascar), de nationalité malgache, est entré sur le territoire français le 29 septembre 2015 sous couvert d'un visa long séjour " étudiant " valable du 29 septembre 2015 au 29 septembre 2016 puis renouvelé entre le 30 septembre 2016 et le 1er octobre 2019. Il s'est inscrit en licence d'administration économique et sociale, puis en licence de droit, et a sollicité le renouvellement de son titre de séjour le 29 août 2020. Par une décision du 4 février 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

2. En premier lieu, par un arrêté préfectoral du 17 décembre 2019, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 31-2019-12-001 de la préfecture, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme F D, directrice du service des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer " les décisions, arrêtés établis dans le champ de compétence de sa direction en ce qui concerne les matières relevant du ministère de l'intérieur () " notamment en matière de séjour et de police des étrangers, au nombre desquelles figure l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. En l'espèce, d'une part, la décision portant refus de séjour vise les dispositions de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et comporte l'indication du cursus et des résultats universitaires du requérant. Elle mentionne donc les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée, de telle sorte qu'elle est suffisamment motivée.

5. D'autre part, la décision portant obligation de quitter le territoire national, fondée sur le 3° du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de la décision refusant à M. B le renouvellement d'un titre de séjour mention " étudiant ", en vertu de l'avant dernier alinéa du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision relative au séjour étant suffisamment motivée, ainsi qu'il vient d'être dit, l'obligation de quitter le territoire français l'est également.

6. Enfin, la décision fixant le pays de destination, qui constitue, en vertu des dispositions du premier alinéa de l'article L. 513-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision distincte de l'obligation de quitter le territoire français, devant faire l'objet d'une motivation spécifique, vise le I de l'article L. 511-1 du dernier alinéa du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, elle mentionne la nationalité du requérant et indique qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements réels et actuels contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, vu notamment l'absence de demande d'admission au bénéfice de l'asile. Elle est par suite suffisamment motivée.

7. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté attaqué est suffisamment motivé et le moyen, qui manque en fait, doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :

8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui reprend à compter du 1er janvier 2016 les dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec l'administration, abrogées par l'ordonnance n° 2015-1341 du 23 octobre 2015 : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ".

9. La décision querellée ayant été prise à la suite de la demande formulée par M. B, ce dernier ne peut utilement se prévaloir de ces dispositions. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.

10. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 311-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La demande est présentée par l'intéressé dans les deux mois de son entrée en France. S'il y séjournait déjà, il présente sa demande : / () 4° Soit dans le courant des deux derniers mois précédant l'expiration de la carte de séjour dont il est titulaire () / A l'échéance de ce délai et en l'absence de présentation de demande de renouvellement de sa carte de séjour, il justifie à nouveau des conditions requises pour l'entrée sur le territoire national lorsque la possession d'un visa est requise pour la première délivrance de la carte de séjour ".

11. Il résulte de ces dispositions qu'une demande de renouvellement de titre de séjour doit être présentée, à peine d'irrecevabilité, au cours des deux derniers mois précédant l'expiration de ce titre de séjour. Lorsque le préfet est saisi d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour après l'expiration du délai mentionné au 4° de l'article R. 311-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette demande doit être regardée comme tendant à la première délivrance d'un titre de séjour de même nature.

12. Il ressort des pièces du dossier que le requérant n'a pas sollicité le renouvellement de son titre de séjour valable jusqu'au 1er octobre 2019 et n'a sollicité de nouveau son admission au séjour que par une demande du 29 août 2020. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige serait entachée d'erreur de droit en ce que le préfet lui a opposé la perte de son bénéfice au droit au séjour et a regardé sa demande comme une première demande de titre de séjour.

13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. - La carte de séjour temporaire accordée à l'étranger qui établit qu'il suit en France un enseignement ou qu'il y fait des études et qui justifie qu'il dispose de moyens d'existence suffisants porte la mention " étudiant ". () / II. - Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte mentionnée au I est accordée de plein droit : / 1° A l'étranger auquel un visa pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois a été accordé dans le cadre d'une convention signée entre l'Etat et un établissement d'enseignement supérieur et qui est inscrit dans cet établissement () ".

14. Il ressort des pièces du dossier et notamment des termes de la décision attaquée que l'arrêté comporte dans ses visas la mention des dispositions de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables en l'espèce. Par suite, le moyen tiré du défaut de base légale doit être écarté.

15. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le requérant s'est inscrit en licence " administration économique et sociale " à l'Université Toulouse 1 Capitole pour les années universitaires 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018, puis en licence 2 de droit à l'Université Toulouse 1 Capitole au titre de l'année universitaire 2018-2019. Aux termes de ces quatre années universitaires, M. B n'est parvenu à valider que la première année de licence " administration, économique et sociale " et n'a obtenu aucun diplôme.

16. Pour expliquer son parcours universitaire, le requérant se prévaut de ses difficultés liées à la crise sanitaire et de difficultés financières l'ayant empêché de suivre son cursus pendant la majeure partie de l'année universitaire et donc de se présenter aux examens, sans pour autant apporter de justificatifs au soutien de ses allégations, ni démontrer davantage que la crise sanitaire ait pu avoir un impact réel et direct sur sa scolarité. S'il se prévaut également d'une nouvelle inscription en cours en licence de droit, il ne le démontre pas. Dès lors, en considérant que M. B n'établit pas le caractère réel et sérieux de ses études compte tenu de l'absence de succès ou progression depuis son entrée en France dans la mesure où il n'a obtenu aucun diplôme, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation au regard de ces dispositions, du défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle et des conséquences manifestement disproportionnées eu égard au but poursuivi par la mesure, ne peuvent qu'être écartés.

17. En quatrième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code.

18. Il ressort de l'arrêté attaqué que le préfet, ainsi qu'il lui était loisible de le faire, s'est borné à examiner la demande de M. B du 29 août 2020 tendant au renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiant. Par suite, le moyen selon lequel le préfet aurait commis une erreur de droit ou une erreur d'appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur un autre fondement qu'en qualité d'étudiant, ne peut qu'être écarté. Il en va de même des moyens tirés d'une inexacte application des articles L. 313-11 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

19. En cinquième lieu, si M. B fait valoir que le refus de titre de séjour qui lui est opposé porte une atteinte disproportionnée au respect de son droit à une vie privée et familiale et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ce moyen est toutefois inopérant à l'encontre d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour demandé en qualité d'étudiant.

20. En sixième lieu, si le requérant fait valoir que la décision contestée méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ce moyen est inopérant à l'encontre d'une décision de refus de titre de séjour. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.

21. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait adopté la décision attaquée dans le seul but d'empêcher le requérant de passer ses examens et d'obtenir un diplôme universitaire. Par suite, le détournement de pouvoir allégué ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire national :

22. En premier lieu, le requérant, n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour, n'est pas fondé à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.

23. En second lieu, si M. B séjourne en France depuis 2015 afin d'y poursuivre ses études, il ne justifie pas d'attaches familiales et personnelles sur le territoire national et demeure célibataire et sans enfant. Il ne ressort donc pas des pièces du dossier que le requérant puisse prétendre à un titre de séjour de plein droit au titre de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen selon lequel il pouvait bénéficier d'un titre de séjour de plein droit et donc ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

24. D'une part, le préfet a examiné la situation du requérant au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. D'autre part, le moyen tiré de la violation de ces stipulations n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.

25. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 4 février 2021.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

26. Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions du requérant à fin d'injonction doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

27. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, la somme réclamée par M. B en application de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E G B, à Me Canadas et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

M. Bernos, premier conseiller,

M. Quessette, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2023.

Le président, rapporteur,

P. GRIMAUD

L'assesseur le plus ancien,

M. C

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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