jeudi 13 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2104231 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | GAILLOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 juillet 2021, Mme C E, représentée par Me Gaillot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 juin 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Mme E soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence, en l'absence de délégation de signature consentie par le préfet à sa signataire ;
- les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et accordant un délai de départ volontaire sont entachées d'un défaut de motivation ;
- les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et octroyant un délai de départ volontaire sont entachées d'un vice de procédure, à défaut pour le préfet d'avoir mis en œuvre la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, dès lors qu'elle ne peut pas bénéficier effectivement de soins dans son pays d'origine ;
- cette décision est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, eu égard à ses liens personnels et familiaux en France ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir discrétionnaire pour régulariser son séjour en France ;
- la décision de refus de séjour méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision d'obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant à trente jours son délai de départ volontaire est entachée d'erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru en situation de compétence liée et n'a pas examiné sa situation ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa situation imposait qu'un délai supplémentaire lui soit octroyé ;
- la décision fixant son pays de destination est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle a quitté l'Algérie il y a plus de sept ans et qu'elle n'y a plus aucune famille.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 31 janvier 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 17 février 2022.
Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 décembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Namer, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, ressortissante algérienne, a sollicité le 17 février 2021 la délivrance d'un titre de séjour, au regard de son état de santé et de sa vie privée et familiale, sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par arrêté du 4 juin 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé son pays de destination.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Par un arrêté du 10 mai 2021 publié au recueil des actes administratifs spécial n° 31-2021-132 du même jour, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme D B, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les décisions défavorables au séjour des étrangers à quelque titre que ce soit ainsi que les décisions d'éloignement et les décisions les assortissant. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. La décision attaquée, qui vise les textes dont il est fait application, en particulier les articles 6 (5°) et 6 (7°) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et expose de manière suffisamment précise la situation de Mme E, satisfait à l'obligation de motivation prévue par le code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision de refus de séjour, qui manque en fait, doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". La décision contestée a été prise à la suite de la demande formulée par la requérante. Par suite, elle ne peut utilement se prévaloir de ces dispositions. Ce moyen doit donc être écarté.
6. En troisième lieu, le 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit qu'un certificat de résidence " vie privée et familiale " est délivré " au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ".
7. Le collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration, a, par un avis du 6 mai 2021, considéré que l'état de santé de Mme E nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de l'Algérie, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Mme E indique souffrir d'un problème de thyroïde, de glycémie et de troubles anxio-dépressifs sévères réactionnels, et affirme que deux médicaments qu'elle prend quotidiennement pour cette dernière pathologie, dénommés Brintellix et Lormetazepam, ne sont pas disponibles en Algérie. Elle n'établit toutefois pas que la prise de Lormetazepam lui est nécessaire, alors qu'il ressort des prescriptions médicales qu'elle produit que ce médicament lui a été prescrit pour la dernière fois le 4 novembre 2020, et qu'un autre hypnotique de la famille des benzodiazépines lui était prescrit au cours des mois précédant la date de la décision attaquée, dont elle ne mentionne pas l'indisponibilité en Algérie. Quant à la prise de Brintellix, s'il ressort des documents médicaux produits que ce médicament lui est prescrit régulièrement depuis 2018, elle n'apporte aux débats aucun élément relatif à l'indisponibilité de ce médicament en Algérie ni, au demeurant, quant à l'impossibilité de se voir prescrire un autre médicament antidépresseur. Par ailleurs, si Mme E affirme qu'elle a besoin, en raison de ses pathologies, de vivre auprès de ses proches, elle ne produit aucune attestation médicale en ce sens. Il suit de là que Mme E n'est pas fondée à soutenir que la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, sans qu'il soit besoin de solliciter la communication de l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit " au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
9. Mme E, entrée sur le territoire français le 7 février 2014, indique qu'elle y a tous ses liens familiaux, puisque résident en France son père et ses trois frères, et que sa mère est décédée. Elle n'établit toutefois pas être dépourvue d'attaches personnelles en Algérie, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 42 ans. Elle n'établit pas plus l'intensité de ses liens personnels et familiaux sur le territoire français, alors qu'elle est entrée en France en qualité de conjointe d'un ressortissant français dont elle est divorcée depuis le 10 décembre 2020. Si elle indique qu'elle a besoin du soutien de sa famille eu égard aux violences conjugales qu'elle a subies dans le cadre de ce mariage, elle n'apporte toutefois aucun élément sur ce soutien familial, les attestations de son père et de ses frères n'en faisant pas mention, et les pièces du dossier permettant seulement d'établir que l'un de ses frères l'a aidée à aller chercher ses affaires dans l'ancien domicile conjugal en 2016. Ainsi, Mme E n'est pas fondée à soutenir que la décision refusant son admission au séjour est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni qu'elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, Mme E n'est pas fondée à soutenir que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir discrétionnaire pour régulariser son séjour en France.
11. Il résulte de ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision lui refusant l'octroi d'un certificat de résidence algérien.
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, la décision portant refus d'admission au séjour n'étant pas illégale, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas dépourvue de base légale.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 613-1 du même code : " Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".
14. En application des dispositions précitées de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu de motiver spécifiquement la décision portant obligation de quitter le territoire français fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du même code, comme en l'espèce. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision litigieuse ne peut qu'être écarté.
15. En troisième lieu, il résulte de l'ensemble des dispositions des articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises les décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Dès lors, les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixent les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du même code et prévoient notamment la mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable à leur édiction, ne peuvent être utilement invoquées par Mme E à l'encontre de la décision contestée.
16. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, la décision attaquée ne porte pas au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale, tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée.
17. Il résulte de ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :
18. En premier lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au préfet de motiver spécifiquement l'octroi du délai de départ volontaire quand celui-ci correspond à la durée légale fixée à trente jours. Par suite, le moyen, tiré de ce que la décision fixant le délai de départ volontaire ne serait pas motivée, ne peut qu'être écarté.
19. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 15, l'absence de mise en œuvre de la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration ne peut être utilement invoquée à l'encontre de la décision fixant le délai de départ volontaire.
20. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision serait entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation de la requérante dès lors qu'elle n'a pas fait état, lors du dépôt de sa demande, de circonstances particulières de nature à justifier qu'un délai supérieur à trente jours lui soit accordé.
21. En quatrième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Garonne se serait cru en situation de compétence liée pour fixer le délai de départ volontaire à trente jours.
22. En dernier lieu, Mme E ne faisant état d'aucune circonstance particulière de nature à justifier qu'un délai supérieur à trente jours lui soit accordé, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
23. Il résulte de ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
24. En premier lieu, la décision attaquée, qui vise l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, précise la nationalité de la requérante, et indique que celle-ci n'établit pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée.
25. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, et alors en particulier qu'elle ne démontre pas être dépourvue de tout lien dans son pays d'origine, Mme E n'est pas fondée à soutenir que la décision fixant l'Algérie comme pays de destination est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
26. Il en résulte que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
27. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté préfectoral du 4 juin 2021. Sa requête doit donc être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
28. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de Mme E, n'implique aucune mesure d'exécution. Ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent, par suite, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
29. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Gaillot la somme réclamée en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E, à Me Gaillot et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
M. Bernos, premier conseiller,
Mme Namer, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.
La rapporteure,
S. NAMER
Le président,
P. GRIMAUD La greffière,
M. ALRIC
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026