LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2104389

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2104389

jeudi 13 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2104389
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCANADAS

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 22 juillet 2021 sous le n° 2104389, M. G A, représenté par Me Canadas, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel la préfète de l'Ariège l'a assigné à résidence pour une durée de trois mois, renouvelable ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, sous réserve qu'il renonce à la part contributive de l'État, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État la même somme, à lui verser sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

- l'arrêté l'assignant à résidence a été signé par une autorité incompétente ;

- il souffre d'un défaut de motivation ;

- il est entaché d'une erreur de droit tirée du défaut d'examen en l'absence de précisions relatives à sa vie privée et familiale ;

- cet arrêté porte une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce que la mesure d'assignation à résidence aurait pour effet de lui faire subir un traitement inhumain et dégradant ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce que la mesure d'assignation à résidence porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 février 2023, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 26 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 2 juin 2023.

II. Par une requête enregistrée le 22 juillet 2021 sous le n° 2104390, Mme H F épouse A, représentée par Me Canadas, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel la préfète de l'Ariège l'a assignée à résidence pour une durée de trois mois, renouvelable ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil, sous réserve qu'il renonce à la part contributive de l'État, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou, dans l'hypothèse où elle ne serait pas admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État la même somme, à lui verser sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme F épouse A soutient que :

- l'arrêté l'assignant à résidence a été signé par une autorité incompétente ;

- il souffre d'un défaut de motivation ;

- il est entaché d'une erreur de droit tirée du défaut d'examen en l'absence de précisions relatives à sa vie privée et familiale ;

- cet arrêté porte une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce que la mesure d'assignation à résidence aurait pour effet de lui faire subir un traitement inhumain et dégradant ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce que la mesure d'assignation à résidence porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 février 2023, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 26 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 2 juin 2023.

Par un courrier du 11 mai 2023, les parties de ces deux instances ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi par l'arrêté attaqué, dès lors que la situation de M. A et de Mme F épouse A relève de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non de l'article L. 731-3 de ce code.

Une réponse à ce moyen d'ordre public présentée pour M. A et Mme F épouse A a été enregistrée le 17 mai 2023 et a été communiquée.

Une réponse à ce moyen d'ordre public présentée pour la préfète de l'Ariège a été enregistrée le 25 mai 2023 et a été communiquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Dans cette affaire, le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Quessette, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A et Mme F épouse A, ressortissants albanais, nés respectivement le 1er juillet 1977 et le 25 novembre 1979, déclarent être entrés irrégulièrement en France le 17 septembre 2018, accompagnés de leur enfant majeur, M. B A, ainsi que de leur enfant mineur, D. Leur troisième enfant, E, est née en France en novembre 2020. Par des décisions en date du 31 mai 2019, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté leur demande d'asile. Par des arrêtés en date du 24 juillet 2019, la préfète de l'Ariège les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et les a assignés à résidence. Par un jugement en date du 2 août 2019, le tribunal a annulé les arrêtés précités en ce qu'ils fixent l'Albanie comme pays de destination. Par une décision en date du 23 octobre 2019, la Cour nationale du droit d'asile a rejeté leurs recours à l'encontre des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 31 mai 2019. Par courriers en date du 18 mars 2021, la préfète de l'Ariège a invité M. et Mme A à faire valoir leurs observations utiles à l'examen de leur droit au séjour dans un délai de quinze jours. Ils y ont répondu par courrier en date du 6 avril 2021. Par un jugement du 16 juin 2021, le tribunal a confirmé la légalité des arrêtés de la préfète de l'Ariège du 26 avril 2021 portant obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours à compter de la notification de la décision, fixant le pays de renvoi de la mesure d'éloignement et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, et la légalité des arrêtés du 7 juin 2021 les assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Le 4 mai 2021, M. et Mme A ont présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le 4 juin suivant, la préfète de l'Ariège a édicté deux arrêtés portant rejet de ces demandes et les invitant à quitter le territoire français. Enfin, par deux arrêtés du 19 juillet 2021, la préfète de l'Ariège les a assignés à résidence pour une durée de trois mois, renouvelable.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées n° 2104389 et n° 2104390 sont introduites par les deux membres d'un même couple, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement

Sur les conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

3. En vertu du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur les requêtes des intéressés, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, leur admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions portant assignation à résidence :

4. Selon les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de l'article L. 731-3 de ce code : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".

5. Les dispositions précitées instituent deux régimes distincts d'assignation à résidence pour les ressortissants étrangers faisant l'objet d'une décision d'éloignement sans délai de départ volontaire ou pour laquelle le délai de départ volontaire imparti a expiré et qui ne peuvent quitter immédiatement le territoire français. D'une part, l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet au préfet d'assigner à résidence, pour une durée maximale de quarante-cinq jours, renouvelable une fois, un ressortissant étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire national mais dont l'éloignement constitue une perspective raisonnable. D'autre part, l'article L. 731-3 dudit code permet au préfet d'assigner à résidence, pour une durée maximale de six mois, renouvelable une fois, un étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans un autre pays. S'il ne peut être exclu, par principe, que le même ressortissant étranger se voie appliquer successivement ces deux régimes d'assignation à résidence, il n'en demeure pas moins que chacun d'entre eux a vocation à répondre à une situation de fait spécifique, ce qui justifie notamment que le législateur ait prévu des durées maximales distinctes. En conséquence, l'utilisation successive de ces deux dispositifs à l'encontre d'un même étranger ne saurait avoir pour but de prolonger artificiellement la durée pendant laquelle l'intéressé est astreint à une telle mesure privative de liberté.

6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A et Mme F épouse A ont fait l'objet, à la date des arrêtés attaqués, de deux mesures d'assignation à résidence successives sur le fondement des arrêtés du 26 avril 2021 par lesquels la préfète de l'Ariège les a obligés à quitter le territoire français. Dans un premier temps, par des arrêtés du 7 juin 2021, l'autorité préfectorale les a assignés à résidence pour une durée de quarante-cinq jours sur le fondement de l'article L. 731-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en considérant que l'exécution des mesures d'éloignement demeurait une perspective raisonnable et que l'assignation à résidence avait pour but de préparer les diligences relatives à un " retour proche " des requérants dans leur pays d'origine. Dans un second temps, par des arrêtés du 19 juillet 2021, objets du litige, la préfète de l'Ariège a prononcé l'assignation à résidence des époux A pour une durée de trois mois sur le fondement de l'article L. 731-3 précité du même code, en relevant que les intéressés n'étaient pas en possession de documents d'identité et de voyage permettant une exécution d'office immédiate des mesures d'éloignement, qu'il était nécessaire d'obtenir des laissez-passer consulaires et de prévoir l'organisation matérielle de leur départ et qu'ils ne pouvaient donc pas quitter immédiatement le territoire français, alors même que les arrêtés évoquaient à nouveau la préparation de diligences en vue d'un " retour proche ". En procédant de la sorte, alors qu'il ne ressort ni de la motivation des arrêtés successifs, ni des autres pièces des dossiers, que la situation de fait aurait été modifiée entre les différentes périodes considérées, l'autorité préfectorale a opéré une confusion entre les deux régimes légaux d'assignation à résidence rappelés au point 5 du présent jugement, lesquels correspondent à des situations de fait distinctes. Par suite, les arrêtés attaqués ont été pris en méconnaissance du champ d'application de la loi et doivent être annulés.

7. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens des requêtes, que M. A et Mme F épouse A sont fondés à demander l'annulation des arrêtés du 19 juillet 2021 par lesquels la préfète de l'Ariège les a assignés à résidence pour une durée de trois mois, renouvelable.

Sur les frais relatifs au litige :

8. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, ou pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. A et Mme F épouse A au titre des dispositions précitées.

D É C I D E :

Article 1er : M. A et Mme F épouse A sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Les arrêtés de la préfète de l'Ariège du 19 juillet 2021 sont annulés.

Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. G A, à Mme H F épouse A, à la préfète de l'Ariège et à Me Jérôme Canadas.

Délibéré après l'audience du 4 juillet 2023, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

M. Bernos, premier conseiller,

M. Quessette, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2023.

Le rapporteur,

L. QUESSETTE

Le président,

P. GRIMAUD La greffière,

M. C

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ariège en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Nos 2104389, 2104390

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions