LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2104425

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2104425

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2104425
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCHMANI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 juillet et 6 octobre 2021, Mme B C, représentée par Me Chmani, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 février 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de son renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'Etat le paiement au bénéfice de son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision portant refus de séjour est entachée d'un défaut de motivation en fait ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que le préfet n'a pas saisi le collège médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de son état de santé ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de motivation en fait ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a pas été précédée de la procédure contradictoire préalable prévue à l'article 24 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;

- la décision fixant l'Algérie comme pays de renvoi est entachée d'un défaut de motivation en fait ;

- la décision fixant le délai de départ volontaire est entachée d'un défaut de motivation en droit et en fait ;

- elle aurait dû être précédée du recueil préalable de ses observations ;

- la décision portant refus d'admission au séjour est entachée d'erreur de droit au regard du 7° de l'article L. 313-11 et de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des violences qu'elle a subies ;

- elle méconnaît l'article 6 (7°) de l'accord franco-algérien ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de base légale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le délai de départ volontaire est entachée d'une erreur de droit et dépourvue de base légale ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- le préfet s'est placé à tort en situation de compétence liée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que ;

- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 octobre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C, ressortissante algérienne née le 26 septembre 1965 à Sidi Lakhdar (Algérie), est entrée sur le territoire français, le 9 juillet 2015, sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour valable jusqu'au 26 décembre 2015. Elle a sollicité, le 5 septembre 2017, son admission exceptionnelle au séjour mais sa demande a été rejetée par un arrêté du 10 octobre 2017 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, dont la légalité a été confirmée en dernier lieu par la cour administrative d'appel de Bordeaux le 10 juillet 2018. Le 27 octobre 2020, Mme C a sollicité à nouveau son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article 6 (5°) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par un arrêté du 19 février 2021, dont l'intéressée demande l'annulation, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination de son renvoi.

Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 16 novembre 2021, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, ses conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :

3. Il ressort de ses termes mêmes que l'arrêté en litige vise les textes dont il fait application et les considérations de fait qui en constituent le fondement. Il est, par suite, suffisamment motivé.

En ce qui concerne la légalité du refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C aurait sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté serait irrégulier faute d'avoir été précédé de la saisine pour avis du collège médical de l'OFII ne peut qu'être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République () ". Et aux termes de l'article L. 313-14 du même code alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 () ". Dès lors que les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France soit au titre d'une activité salariée, soit au titre de la vie familiale sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas de semblables modalités d'amission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

6. Si Mme C se prévaut des violences qu'elle aurait subies de la part de son époux, de nationalité irakienne et résidant en France, elle ne l'établit pas, aucune procédure judiciaire n'ayant abouti à cet égard. Une ordonnance de non-conciliation entre époux a conduit Mme C à quitter le domicile conjugal sans qu'aucune pièce de l'instruction ne fasse état de violences conjugales. Dans ces conditions, Mme C n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait méconnu les dispositions précitées de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni qu'il aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

7. En troisième lieu, aux termes des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7° au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. () ".

8. Il ne ressort pas des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit plus haut, que Mme C ait entendu solliciter la délivrance d'un certificat de résidence en qualité d'étranger malade. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige méconnaîtrait les stipulations précitées.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

10. Il ressort des pièces du dossier que Mme C est entrée sur le territoire français en juillet 2015 dans le cadre d'un visa de court séjour, à l'âge de cinquante ans, et qu'elle s'y est maintenue par la suite de manière irrégulière, en dépit notamment d'une mesure d'éloignement qu'elle n'a pas exécutée. Si elle se prévaut de la présence en France de deux de ses enfants majeurs, elle n'établit pas avoir de liens particulièrement intenses avec les intéressés. De plus, il ressort des pièces du dossier que sa mère et ses deux autres enfants résident en Algérie où elle a elle-même vécu la majeure partie de sa vie. Dans ces conditions, la décision en litige portant refus de titre de séjour ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts qu'elle poursuit et n'a pas méconnu les dispositions et stipulations précitées. Pour les mêmes motifs, elle n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

En ce qui concerne la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, Mme C ne saurait utilement invoquer les dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000, lesquelles ont été abrogées depuis le 1er janvier 2016 et étaient au demeurant inopérantes à l'encontre de la décision contestée, dès lors que les dispositions de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicables déterminent l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuses auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français.

12. En deuxième lieu, la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas illégale, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la mesure portant obligation de quitter le territoire français serait dépourvue de base légale.

13. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, la décision en litige ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation.

14. En quatrième et dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen circonstancié de la situation de la requérante avant d'édicter la mesure en litige.

En ce qui concerne le délai de départ volontaire :

15. En premier lieu, le principe du contradictoire et le droit d'être entendu ne sauraient être interprétés en ce sens que l'autorité administrative compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. Par ailleurs, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle est prise une décision faisant grief que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu avoir une influence sur le contenu de la décision. En l'espèce, Mme C a été mise à même, à l'occasion du dépôt de sa demande de titre de séjour, de présenter tous les éléments qui lui paraissaient utiles sur sa situation personnelle. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle aurait été empêchée de faire valoir des éléments de nature à influer sur le sens de la décision lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours, délai de droit commun, prise à son encontre. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire et du droit d'être entendu doit être écarté.

16. En deuxième lieu, les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégales, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la mesure d'octroi d'un délai de départ volontaire serait dépourvue de base légale.

17. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en accordant à l'intéressée un délai de départ volontaire de trente jours, qui constitue le délai de droit commun, le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur de droit ou d'appréciation, Mme C ne faisant état d'aucune circonstance rendant impossible le respect de ce délai.

18. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation de l'intéressée.

19. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en accordant à l'intéressée un délai de départ volontaire de trente jours, qui constitue le délai de droit commun, le préfet se serait estimé en situation de compétence liée.

20. En dernier lieu, en accordant un délai de trente jours à l'intéressée, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation manifeste.

21. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme C doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme C tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2022 à laquelle siégeaient :

M. Sorin, président,

Mme Jordan-Selva, première conseillère,

M. Leymarie, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.

Le président-rapporteur,

T. A

L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,

S. JORDAN-SELVA

La greffière,

F. LE GUIELLAN

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions