jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2104432 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | AMARI DE BEAUFORT-TERCERO-YEPONDE ATY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 juillet 2021, M. B G, représenté par Me Tercero, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 février 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination, ainsi que la décision rejetant implicitement son recours gracieux formé le 22 mars 2021 ;
2°) d'enjoindre à titre principal au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une carte de séjour temporaire " étudiant " dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui remettre sans délai et dès notification de la décision à intervenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre à titre subsidiaire au préfet de la Haute-Garonne de procéder au réexamen de sa situation au titre de ses études dès la notification de la décision à intervenir et de rendre une décision dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui remettre dans l'attente et dès notification de la décision à intervenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
M. F soutient, outre que la requête est recevable, que :
- l'arrêté attaqué est signé par une autorité incompétente ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- le préfet de la Haute-Garonne n'a pas procédé à un examen complet de sa situation ;
S'agissant de la décision de refus de séjour :
- la décision attaquée est entachée d'erreurs de fait et d'appréciation sur sa situation personnelle ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et professionnelle ;
- la décision attaquée viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :
- les décisions attaquées sont illégales par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 septembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Le préfet de la Haute-Garonne soutient que les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.
M. F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 juin 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Cameroun relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Yaoundé le 24 janvier 1994 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme A,
-et les observations de Me Tercero, représentant M. F, en sa présence.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, ressortissant camerounais né le 6 avril 1991, est entré en France le 9 avril 2017 sous couvert d'un visa de long séjour " étudiant " et a ensuite été mis en possession d'une carte de séjour pluriannuelle de trois ans portant la mention étudiant, valable du 21 novembre 2017 au 20 novembre 2020. Il a sollicité le 19 novembre 2020 le renouvellement de son titre de séjour. M. F demande l'annulation de l'arrêté du 23 février 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination, ainsi que de la décision rejetant implicitement le recours gracieux formé à l'encontre de cet arrêté le 22 mars 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté attaqué pris dans son ensemble :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme E D, directrice des migrations et de l'intégration, qui disposait, aux termes de l'arrêté réglementaire du 15 décembre 2020 publié au recueil des actes administratifs du même jour et consultable sur le site internet de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer notamment les décisions de refus de séjour et les mesures d'éloignement des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent./ A cet effet, doivent être motivées les décisions qui :/ 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En application des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
4. L'arrêté attaqué comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. F et l'obliger à quitter le territoire français en fixant le pays de destination. Le préfet, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments de la situation du requérant, a ainsi suffisamment motivé sa décision.
5. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué ni des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation de M. F.
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 7 de la convention du 24 janvier 1994 entre le gouvernement de la République Française et le gouvernement de la République du Cameroun relative à la circulation et au séjour des personnes : " Les nationaux de chacun des États contractants désireux de se rendre sur le territoire de l'autre État en vue d'effectuer des études doivent, pour être admis sur le territoire de cet État, être en possession, outre d'un visa de long séjour et des documents prévus à l'article 1er de la présente Convention, de justificatifs des moyens de subsistance et d'hébergement, et d'une attestation de préinscription ou d'inscription délivrée par l'établissement d'enseignement qu'ils doivent fréquenter. () " . L'article 14 de cette convention stipule : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application des législations respectives des deux Etats sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la présente Convention ". Aux termes de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " I. - La carte de séjour temporaire accordée à l'étranger qui établit qu'il suit en France un enseignement ou qu'il y fait des études et qui justifie qu'il dispose de moyens d'existence suffisants porte la mention "étudiant". () ". Il appartient à l'autorité administrative saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour en qualité d'étudiant, de rechercher, à partir de l'ensemble des pièces du dossier et sous le contrôle du juge, si l'intéressé peut être raisonnablement regardé comme poursuivant effectivement des études sur le territoire français et d'apprécier le caractère réel et sérieux des études poursuivies.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. F s'est inscrit à l'université Toulouse III - Paul Sabatier, en vue de préparer une thèse portant sur la dynamique hydrosédimentaire de la zone côtière du Gabon, ces travaux étant financés dans le cadre du projet de recherche " Arc d'Emeraude ", développé au sein de l'institut de recherche pour le développement (IRD) et du laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS). L'intéressé justifie de la réalité et du sérieux de son travail au cours de l'année scolaire 2017-2018, ainsi qu'en atteste le compte-rendu de son audition le 16 octobre 2018 par le comité de suivi de l'école doctorale " Sciences de l'univers, de l'environnement et de l'espace ". Le rapport de son directeur de thèse établi le 5 novembre 2019, qui ne porte toutefois que sur l'année universitaire 2018-2019, atteste de la poursuite par le requérant de ses travaux. Si M. F soutient n'avoir pu continuer sa thèse, du fait de l'arrêt du financement du programme " Arc d'Emeraude " en décembre 2018, il ne justifie toutefois par aucun élément, alors qu'il était réinscrit à l'université de Toulouse III - Paul Sabatier pour l'année universitaire 2019-2020, avoir effectivement poursuivi des études. Enfin, alors que le requérant est déjà titulaire d'un master de sciences en océanographie physique et applications et d'un master des sciences de la planète et de l'environnement : océanographie physique et applications, et a commencé une thèse, son inscription au sein de l'établissement de formation " Green Management School " en vue de l'obtention en alternance d'un nouveau master intitulé " manager stratégique de la transition écologique et solidaire ", ne peut sérieusement être regardée comme constituant une progression. Ainsi, en refusant de renouveler le titre de séjour de M. F en qualité d'étudiant, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, il n'a pas non plus entaché sa décision d'erreur d'appréciation.
8. En deuxième lieu, si M. F soutient que le préfet de la Haute-Garonne a commis plusieurs erreurs de fait en estimant notamment qu'il n'a pas suivi la formation pour laquelle il était autorisé à venir étudier en France, et qu'il aurait détourné la procédure de visa, il résulte de l'instruction que la décision attaquée n'est pas fondée sur ces motifs. Par suite, le moyen doit être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code. Il est toutefois loisible au préfet d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à un titre de séjour sur le fondement d'une autre disposition du code. Il lui est aussi possible, exerçant le pouvoir discrétionnaire qui lui appartient dès lors qu'aucune disposition expresse ne le lui interdit, de régulariser la situation d'un étranger en lui délivrant un titre de séjour, compte tenu de l'ensemble des éléments de sa situation personnelle. En revanche, lorsque le préfet, statuant sur la demande de titre de séjour, examine d'office si l'étranger est susceptible de se voir délivrer un titre sur un autre fondement que l'asile, tous les motifs de rejet de la demande, y compris donc les motifs se prononçant sur les fondements examinés d'office par le préfet, peuvent être utilement contestés devant le juge de l'excès de pouvoir.
11. Tout d'abord, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant en tant qu'il est dirigé contre la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " à M. F, l'examen d'un tel droit au séjour n'appelant pas d'appréciation de la vie privée et familiale en France de l'étranger.
12. Ensuite, il ressort des pièces du dossier que M. F est entré en France en avril 2017 dans l'unique but de poursuivre ses études, tandis que l'intéressé ne produit aucun élément précis et circonstancié, à l'exception de documents relatifs à son parcours d'études, de nature à caractériser l'ancienneté et la stabilité des liens qu'il a développés en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine dans lequel il a vécu la majeure partie de sa vie. S'il se prévaut de la présence d'un frère en France, et de sa relation avec une compatriote également étudiante, avec laquelle il envisagerait de se marier, M. F n'établit par la production d'aucun élément la nature des liens qu'il entretiendrait avec son frère, ni l'ancienneté et l'intensité des liens avec sa compagne, alors qu'il a déclaré à l'appui de sa demande de renouvellement de titre de séjour être célibataire et sans enfant. S'il ressort des pièces du dossier que le requérant s'est marié avec sa compagne et qu'un enfant est né de leur relation, ces circonstances sont postérieures à la décision attaquée. Par suite, en refusant de renouveler le titre de séjour de M. F en qualité d'étudiant, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels la décision attaquée a été prise. Dès lors, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. En quatrième et dernier lieu, pour l'ensemble des motifs qui viennent d'être énoncés, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle et professionnelle de M. F doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :
15. Les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de séjour étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale des décisions attaquées, en raison de l'illégalité du refus de séjour, doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
17. Les conclusions à fin d'annulation de M. F étant rejetées, ses conclusions susvisées aux fins d'injonction et d'astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
18. Les conclusions de M. F tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B G, à Me Tercero et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.
La présidente-rapporteure,
F. A
L'assesseure la plus ancienne,
N. SODDU La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026