vendredi 21 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2104464 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 juillet 2021 et le 9 février 2022, M. J H, Mme F H, Mme D A, M. C L, Mme S L, M. K B, Mme M B, M. T E et Mme I O, représentés par Me Magrini, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 février 2021 par lequel le maire de la commune de Toulouse a délivré à M. N un permis de construire, valant permis de démolir, pour la construction d'un ensemble collectif de cinq logements après démolition totale de l'existant sur un terrain situé 129 rue Bonnat, ensemble la décision du 26 mai 2021 portant rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Toulouse la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté de permis de construire a été délivré par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme en raison de la dangerosité des conditions de circulation de la zone ;
- il méconnaît le règlement du plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat (PLUi-H) relatif à la qualité architecturale ;
- il méconnaît le règlement du PLUi-H quant aux règles de retrait dès lors que le projet n'est pas en tout point en retrait de quatre mètres par rapport aux voies et qu'il n'entre pas dans le champ des exceptions à cette règle ;
- il méconnaît le règlement du PLUi-H en l'absence de dissociation du local d'ordures ménagères et de l'aire de présentation ;
- il méconnaît le règlement du PLUi-H en l'absence d'accessibilité de certaines places de stationnement et de plateforme de 5x5 mètres, et en raison de la dangerosité du parking du fait de son étroitesse ;
- il méconnaît le règlement du PLUi-H qui impose un périmètre d'un mètre cinquante autour des arbres afin de garantir leur pérennité et leur développement ;
- il n'est pas établi que le pourcentage minimal de coefficient d'espaces de pleine terre soit respecté.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 septembre 2021 et le 28 février 2022, M. Q N, représenté par Me Achou-Lepage, conclut au rejet de la requête, ou, à titre subsidiaire, à ce qu'un sursis à statuer soit prononcé sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise solidairement à la charge des requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- les requérants n'établissent pas leur intérêt à agir au regard des exigences de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 février 2022, la commune de Toulouse, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les requérants n'établissent pas leur intérêt à agir au regard des exigences de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
La clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 18 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. P,
- les conclusions de M. Mony, rapporteur public,
- les observations de Me Reilles, substituant Me Magrini, représentant M. H et autres, celles de Me Arnal, substituant Me Peynet, représentant la commune de Toulouse et celles de Me Achou-Lepage, représentant M. N.
Considérant ce qui suit :
1. M. N a déposé, le 16 décembre 2020, une demande d'autorisation de construire un ensemble collectif de cinq logements, après démolition de l'existant, sur un terrain situé 129 rue Bonnat à Toulouse (Haute-Garonne). Par un arrêté du 17 février 2021, le maire de Toulouse a délivré le permis sollicité. M. H et autres ont déposé un recours gracieux contre cette décision le 14 avril 2021, que le maire de Toulouse a rejeté le 26 mai suivant. Par la présente requête, les requérants demandent l'annulation de ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". Par un arrêté du 3 novembre 2020, affiché en mairie et déposé en préfecture le même jour, le maire de la commune de Toulouse a donné délégation à Mme R G, adjointe de quartier et signataire de la décision litigieuse, à l'effet de signer notamment les autorisations en matière de droits du sol dont les permis de construire. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes du paragraphe 1 de la section 2 du chapitre 2 de la partie 2, relative aux dispositions communes à l'ensemble des zones, du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat (PLUi-H) : " 1 - Principes généraux / - Objectif de qualité architecturale / Le projet doit rechercher l'usage d'un style architectural approprié à son contexte existant ou projeté, sans exclure une certaine diversité architecturale, soit en tenant compte des références architecturales traditionnelles présentes sur le territoire, soit en introduisant de nouvelles expressions architecturales adaptées. () ".
4. Le projet consiste en la création, après démolition de l'habitation existante, d'un immeuble collectif de cinq logements en R+2. La zone d'implantation du projet comprend majoritairement des pavillons des années 1970 avec toitures en tuiles sans que ceux-ci ne présentent d'homogénéité particulière, notamment quant à leurs façades. Elle comprend en outre à relative proximité, comme le relève la notice architecturale, divers immeubles d'envergure plus importante que celle du projet. Si ce dernier se caractérise par une architecture moderne, celle-ci apparaît adaptée au secteur notamment en raison des matériaux et couleurs sobres employés. Enfin, plusieurs immeubles du secteur, notamment au sud du projet, comprennent des toitures terrasses, lesquelles ne sont pas interdites par le règlement. Ainsi, le projet est conforme aux dispositions citées au point précédent qui autorisent les nouvelles expressions architecturales adaptées et le moyen tiré de leur méconnaissance doit, par suite, être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1, relatif à l'implantation des constructions, de la section 1 du chapitre 2 du sous-titre 2, relatif à la zone UM6-2, du titre 6 de la sous-partie 1 de la partie 3 du règlement du PLUi-H : " 1 - Dans une bande d'une profondeur comprise entre 15m et 17m au plus, appelée "bande de constructibilité principale", comptée à partir du retrait () / 1.1 - Toute construction doit être implantée en retrait de 4m minimum de la limite : / - des voies ou emprises existantes ou projetées, ouvertes à la circulation publique () / 1.4 - Des décrochements, ruptures de continuité ou retraits peuvent être admis ou imposées, par rapport aux voies et/ou limites séparatives et pour des raisons liées à la conception du tissu urbain dans les cas précisés par le titre 2 des dispositions communes, chapitre 2, section 1, paragraphe 4. ". Aux termes de ces dernières dispositions : " La possibilité d'adaptation des règles relatives aux formes urbaines, à la volumétrie et à l'implantation des constructions pour prendre en compte les différents contextes : / Les dispositions spécifiques à chaque zone relatives aux caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère des constructions peuvent être adaptées pour prendre en compte les différents contextes suivants et dans les conditions
ci-après définies : / () 2 - Prendre en compte le contexte urbain, patrimonial et paysager environnant du projet / 2.1 - Par rapport aux voies et/ou aux limites séparatives et/ou par rapport aux constructions non contiguës sur une même unité foncière, des implantations différentes de celles définies dans les dispositions spécifiques à chaque zone peuvent être autorisées ou imposées dans l'un des cas suivants : / () 2.1.2 - pour conserver ou créer un rythme de façades sur rues / () 2.1.5 - pour d'assurer la préservation, en dehors de tout repérage aux documents graphiques du règlement : / • d'un élément ou d'un espace végétal de qualité et structurant le paysage / • d'un espace vert plus ordinaire mais qui participe à la formation d'un cœur d'îlot vert impliquant des unités foncières différentes. / () 2.1.8 - pour traiter de façon originale les angles d'îlots () ".
6. Il ressort du plan de masse du projet que celui-ci s'implante pour partie à l'alignement de la rue Bonnat. Toutefois, la notice architecturale justifie une telle adaptation aux règles d'implantation par la volonté de traiter de manière originale l'angle de l'îlot nord, rappelant notamment le traitement existant à l'angle de la rue Bonnat et de la rue de Provence sur une construction mitoyenne au terrain d'assiette du projet. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes du paragraphe unique, relatif aux conditions de desserte des terrains par les réseaux divers, de la section 2, relative à la desserte par les réseaux, du chapitre 3 du titre 2 de la partie 2, relative aux dispositions communes à l'ensemble des zones, du règlement du PLUi-H : " () Collecte des déchets urbains / Les occupations et utilisations du sol doivent prévoir les aménagements nécessaires à la collecte des déchets urbains conformément à la réglementation des services de Toulouse métropole en vigueur avec pour objectifs : / - d'assurer la collecte des déchets dans les conditions optimales d'hygiène et de sécurité / - de maintenir l'espace public propre et dénué d'obstacle / Ainsi : / - à l'exception des maisons individuelles, tout projet devra prévoir : / - un abri réservé au stockage des containers d'ordures ménagères, / - ainsi qu'une aire de présentation de ces containers accessible depuis le domaine public par les véhicules de collecte. / Abri et aire devant être tous deux positionnés sur le domaine privé. () ".
8. Il ne résulte pas des dispositions précitées que le règlement du PLUi-H interdit qu'un abri réservé au stockage des containers d'ordures ménagères fasse office d'aire de présentation dès lors que cette aire est accessible par les véhicules de collecte. Il ressort des pièces du dossier que le projet en litige comporte un local de stockage des containers d'ordures ménagères et que celui-ci fera office d'aire de présentation dont l'accès dispose d'un système d'ouverture sur horloge paramétré par rapport aux passages des services de ramassage. Dès lors, le moyen doit être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes du paragraphe 1 de la section 4, relative au stationnement, du chapitre 2 du titre 2 de la partie 2 du règlement du PLUi-H : " Localisation des emplacements / Les stationnements des véhicules, les aires d'accès, les rampes d'accès et les
aires de manœuvre doivent être réalisés à l'intérieur des unités foncières et dans
les conditions normales d'utilisation. ". Aux termes du paragraphe 1, relatif aux accès, de la section 1 du chapitre 3 du titre 2 de la partie 2 du même règlement : " Pour être constructible, toute unité foncière doit disposer d'un accès privatif à une voie, positionné et aménagé pour les véhicules, le plus perpendiculairement possible à la voie, de façon à apporter la moindre gêne et le moindre risque pour les usagers de ces voies ou accès, en prenant en compte la nature et l'intensité du trafic sur ces voies ou accès. / Les accès doivent être adaptés à l'opération projetée et aménagés de façon à ne pas créer de dangers pour la circulation générale et à faciliter, voire différencier l'accès et la circulation des piétons. Ils doivent répondre aux exigences de la sécurité publique (). / Quand le niveau de trafic de la voie de desserte, la configuration géométrique de cette voie aux abords de l'accès et l'importance des flux entrants et sortants le nécessitent, une aire de croisement sera impérativement organisée en domaine privé par l'aménagement d'une plateforme 5x5 m. () ".
10. D'une part, le projet dispose d'un accès sur la rue Bonnat, rue à sens unique dotée d'une largeur suffisante avec une bonne visibilité. D'autre part, le niveau de trafic de la rue Bonnat, la configuration géométrique de cette rue aux abords de l'accès et l'importance des flux entrants et sortants du projet, limité à cinq logements, n'imposaient pas la réalisation d'une aire de croisement. Enfin, il ressort des pièces du dossier que les utilisateurs de places de stationnement jouiront de conditions normales d'utilisation de celles-ci alors qu'au regard de la dimension du parking, et contrairement à ce que les requérants soutiennent, il ne sera pas nécessaire de réaliser des manœuvres difficiles afin d'accéder à certaines places de stationnement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes de la section 3, relative au traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions, du chapitre 2 du titre 2 de la partie 2 du règlement du PLUi-H : " Un périmètre de pleine terre de 1,5 mètre / 1,5 mètre autour des arbres doit être respecté afin de garantir leur pérennité et leur développement. Ces dimensions peuvent être ajustées en cas de contraintes constructives dûment justifiées, en conservant la surface minimum de 2,25 m² nécessaire au développement de l'arbre. ".
12. Il ressort du dossier de demande que le pétitionnaire a fait réaliser une étude phytosanitaire concernant le cèdre d'Atlas présent sur l'unité foncière, qui indique les mesures à prendre pour assurer sa conservation, à savoir l'implantation du bâtiment et des réseaux à distance de l'arbre, la mise en place d'un revêtement perméable de type evergreen sur les places de stationnement, l'interdiction de passage d'engins lourds à proximité du tronc lors de l'exécution des travaux. Le pétitionnaire a précisé dans la notice architecturale que l'ensemble des mesures de protection décrites par l'étude seront mises en place et les requérants n'apportent aucun élément remettant en cause le caractère suffisant de ces mesures. Enfin, les requérants n'établissent pas, en l'absence notamment de tout calcul ou de toute mesure de leur part, que le cèdre d'Atlas ne disposerait pas d'un périmètre de pleine terre de 1,5 mètres à partir de son tronc. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
13. En septième lieu, le règlement graphique du PLUi-H impose sur le terrain d'assiette du projet un coefficient d'espaces de pleine terre de 30%. Il est constant que le projet en litige s'implante sur deux parcelles d'une surface totale de 793m2. La commune de Toulouse fait valoir que le projet comprend 200m2 d'espaces communs correspondant à des espaces de pleine terre ainsi que des jardins privatifs d'une superficie d'environ 44m2. Les calculs avancés par la commune de Toulouse ne sont pas sérieusement contredits par les requérants, qui se bornent à soutenir sans apporter aucun élément au soutien de leurs allégations que la règle des 30% n'est pas respectée par le pétitionnaire. Par suite, le moyen doit être écarté.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
15. Les requérants se prévalent de ce que quatre accidents de la circulation se sont produits au niveau du projet depuis 1994. Ils n'apportent toutefois aucun élément précis quant aux circonstances de ces accidents alors que la rue de Bonnat est à sens unique et comprend une largeur de huit mètres au droit de l'accès, réduite à environ six mètres en raison du stationnement, avec une bonne visibilité. Ainsi, au regard de ces caractéristiques, et alors que le gestionnaire de la voirie a rendu un avis favorable au projet, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme ne peut qu'être écarté comme inopérant dès lors qu'il n'est pas applicable au projet situé, comme en l'espèce, sur un territoire doté d'un plan local d'urbanisme, conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l'article R. 111-1 du même code.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par la commune de Toulouse et M. N, que les conclusions présentées par les requérants à fin d'annulation des décisions attaquées doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Toulouse, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ceux-ci la somme demandée par la commune de Toulouse et M. N sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. H et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Toulouse et de M. N présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. J H et à Madame F H en qualité de représentants uniques en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à M. Q N et à la commune de Toulouse.
Délibéré après l'audience du 7 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
M. Leymarie, conseiller,
Mme Rousseau, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2022.
Le rapporteur,
A. P
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
B. RODRIGUEZ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026