vendredi 1 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2104567 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | FRANCOS |
Vu les procédures suivantes :
I. Sous le numéro 2104567, par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 juillet et 3 novembre 2021, M. E B, représenté par Me Francos, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 décembre 2020 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", ou subsidiairement mention " salarié ", dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de cent euros par jour de retard, ou à défaut de réexaminer sa situation en le munissant d'une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil sous réserve que ce dernier renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle, ou, à titre subsidiaire, sur le seul fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration dans la mesure où il n'a pas été invité à compléter son dossier ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle emporte sur sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle emporte sur sa situation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par ordonnance du 4 novembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 17 novembre suivant.
II. Sous le numéro 2104568, par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 juillet et 3 novembre 2021, Mme A C, représentée par Me Francos, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 décembre 2020 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " sous astreinte de cent euros par jour de retard, ou à défaut de réexaminer sa situation en la munissant d'une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil sous réserve que ce dernier renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle, ou, à titre subsidiaire, sur le seul fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle emporte sur sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle emporte sur sa situation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par ordonnance du 4 novembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 17 novembre suivant.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né le 20 décembre 1956, et Mme C, née le 13 décembre 1967, ressortissants vénézuéliens, sont entrés en France le 30 mai 2019 sous couvert d'un passeport en cours de validité. Le 5 septembre 2019, ils ont sollicité leur admission exceptionnelle au séjour. Par deux arrêtés du 28 décembre 2020, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de leur délivrer un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par les deux présentes requêtes, ils demandent l'annulation de ces décisions.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2104567 et 2104568 concernent la situation d'un couple et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant refus de séjour dans l'instance n°2104567 :
3. En premier lieu, l'arrêté vise l'ensemble des textes dont il fait application. Il précise les motifs justifiant le refus d'admission au séjour du requérant sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision portant refus de séjour est par suite suffisamment motivée.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations ".
5. Il résulte des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de la Haute-Garonne n'a pas fondé sa décision portant refus de séjour sur l'absence de documents ou de justificatifs nécessaires à l'instruction du dossier de M. B, mais sur la circonstance qu'il ne remplissait pas les conditions de fond permettant de lui délivrer le titre de séjour sollicité. Le requérant ne peut donc utilement soutenir que le préfet aurait dû l'inviter à compléter sa demande avant de prendre la décision litigieuse.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-14, alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. () ".
7. Saisie d'une demande présentée sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par un étranger qui n'est pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présente pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité professionnelle ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des motifs exceptionnels exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
8. D'une part, M. B est entré en France, accompagné de son épouse, le 30 mai 2019, soit un an et demi avant l'intervention de la décision en litige. Il soutient avoir quitté le Venezuela en raison notamment d'une détérioration de la situation politique dans ce pays pour rejoindre son fils, qui les héberge, et contribuer notamment à la garde de ses petits-enfants. Il se prévaut également de la présence en France de neveux, mais il n'établit pas entretenir des liens d'une particulière intensité avec eux. Au regard de ces seuls éléments et de son entrée récente en France, alors que son épouse fait également l'objet d'une décision portant refus d'admission au séjour assortie d'une mesure d'éloignement, le requérant ne justifie pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale ".
9. D'autre part, le requérant se prévaut d'une promesse d'embauche pour un emploi de livreur. Contrairement à ce que soutient M. B, c'est sans commettre d'erreur de droit que le préfet a relevé son absence de qualification pour l'exercice de cet emploi. Le requérant est cependant fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne a commis une erreur de droit en opposant au requérant l'absence de détention d'un visa de long séjour, l'absence de contrat de travail visé par les services du ministère chargé de l'emploi et l'absence de demande d'autorisation de travail renseigné par son employeur, dès lors que cette dernière peut être présentée après l'obtention de la carte de séjour sollicité. Néanmoins, il résulte de l'instruction que le préfet de la Haute-Garonne aurait adopté la même décision en se fondant exclusivement sur l'absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " salarié " à M. B au regard notamment du caractère récent de son séjour en France, de l'absence d'expérience et de qualification dans le secteur d'activité au sein duquel il dispose d'une promesse d'embauche. Par suite, les moyens doivent être écartés.
10. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés aux deux points précédents, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant refus de séjour dans l'instance n°2104568 :
11. En premier lieu, l'arrêté vise l'ensemble des textes dont il fait application. Il précise les motifs justifiant le refus d'admission au séjour de la requérante sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision portant refus de séjour est par suite suffisamment motivée.
12. En deuxième lieu, Mme C est entrée en France un an et demi avant l'édiction de la décision en litige, à l'âge de 52 ans. Elle a vécu l'essentiel de sa vie dans son pays d'origine. Pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 8 du présent jugement, la seule présence régulière en France d'un de ses fils ne saurait constituer une considération humanitaire ou un motif exceptionnel, alors que son mari fait également l'objet d'une décision portant refus d'admission au séjour assortie d'une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences d'une exceptionnelle gravité que la décision emporte sur sa situation doit être écarté.
13. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point précédent, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
En ce qui concerne les autres moyens dans les deux instances :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède qu'en l'absence d'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour, les requérants ne sont pas fondés à invoquer cette illégalité, par voie d'exception, à l'appui de leurs conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français.
15. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que les requérants sont entrés en France, à un âge avancé, un an et demi avant l'intervention des arrêtés en litige. Ils ont vécu en dehors du territoire national, selon leurs écritures, au Liban jusqu'en 2006, puis au Venezuela jusqu'en 2019. Ils ne justifient pas d'une impossibilité de retourner dans leur pays d'origine en se prévalant uniquement de ce que leur commerce aurait fait faillite et de considérations générales sur la situation politique du pays. M. B ne justifie pas entretenir de liens d'une particulière intensité avec son frère et ses neveux qui résident en France. Si un de leur fils réside régulièrement en France et dispose d'une carte de résident, un autre de leur fils est en situation irrégulière sur le territoire national. Ils ne disposent pas de ressources propres et sont hébergés par leur fils. Au regard de ces éléments, et malgré la présence de liens en France, les présentes décisions ne portent pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
16. En troisième lieu, les décisions portant obligation de quitter le territoire n'étant pas entachées d'illégalité, les moyens tirés de ce que les décisions fixant le pays de renvoi, prises sur son fondement, seraient dépourvues de base légale ne peuvent qu'être écartés.
17. En quatrième lieu, les décisions fixant le pays de renvoi, qui indiquent que les requérants n'établissent pas être exposés à des risques personnels en cas de retour dans leur pays d'origine, sont suffisamment motivées. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation de ces décisions doivent être écartés.
18. En cinquième et dernier lieu, les requérants n'apportent aucun élément précis établissant qu'ils seraient exposés personnellement à des risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans leur pays d'origine en se bornant à faire valoir de manière générale " des privations de nourriture et de soins du fait de l'état général " du Venezuela au regard de rapports de 2019, alors au demeurant qu'ils n'ont pas déposé de demande d'asile. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par les requérants à fin d'annulation des arrêtés attaqués, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction sous astreinte et les demandes présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes nos 2104567 et 2104568 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, à Mme A C, à Me Francos et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 17 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Bentolila, président,
Mme Matteaccioli, conseillère,
M. Leymarie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2022.
Le rapporteur,
A. D
Le président,
P. BENTOLILALa greffière,
B. RODRIGUEZ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Nos 2104567, 2104568
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026