mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2104575 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BARBOT-LAFITTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 juillet 2021, M. E C, représenté par Me Barbot-Lafitte, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 mars 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée défaut de motivation en fait ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ce même article ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 § 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation au regard des dispositions de l'article L. 511-1 § I 3° du code de l'entrée de du séjour des étrangers et du droit d'asile :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 511-4 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 septembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 17 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 11 mars 2022.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse en date du 29 juin 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République centrafricaine du 26 septembre 1994 relatif à la circulation et au séjour des personnes ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours des audiences publiques du 30 juin 2022 et du 4 juillet 2022 le rapport de M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant centrafricain, né le 16 juin 2000 à Bangui (Centrafrique), est entré en France irrégulièrement selon ses déclarations le 6 octobre 2017 en qualité de mineur isolé. Il a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance entre ses 16 et 18 ans. Il a suivi une formation de magasinier et, à sa majorité, il a bénéficié d'une admission exceptionnelle au séjour au titre de salarié, par la suite, il a obtenu une carte de séjour temporaire d'un an régulièrement renouvelée pour des missions d'intérim jusqu'au 12 juillet 2020. Par une demande enregistrée le 20 octobre 2020, l'intéressé a sollicité le renouvellement de son titre de séjour en qualité de salarié sur les fondements des articles 5 de la convention franco-centrafricaine et L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, il a fait état dans sa demande de la présence d'un enfant français. Par un arrêté du 19 mars 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, l'intéressé demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. La décision de refus de renouvellement de séjour contenue dans l'arrêté comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, ladite décision doit être regardée comme suffisamment motivée.
4. En deuxième lieu, il ressort de la motivation de l'arrêté contesté et des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de M. C. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant refus de renouvellement de séjour serait à cet égard entachée d'erreur de droit doit être écarté.
5. En troisième lieu, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers et aux conditions de délivrance de ces titres s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 111-2 du même code, " sous réserve des conventions internationales ". Aux termes de l'article 5 de la convention franco-centrafricaine susvisée : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre Etat une activité professionnelle salariée doivent en outre, pour être admis sur le territoire de cet Etat, justifier de la possession : / () 2° d'un contrat de travail visé par le ministère du travail de l'Etat d'accueil, conformément à sa législation ". Ainsi, pour l'admission sur le territoire d'un ressortissant centrafricain désirant exercer une activité salariée, il est renvoyé à la législation interne. Aux termes de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : / 1° Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salarié ". / La carte de séjour est prolongée d'un an si l'étranger se trouve involontairement privé d'emploi. Lors du renouvellement suivant, s'il est toujours privé d'emploi, il est statué sur son droit au séjour pour une durée équivalente à celle des droits qu'il a acquis à l'allocation d'assurance mentionnée à l'article L. 5422-1 du code du travail ; (). ". Ainsi, les ressortissants centrafricains désireux d'exercer en France une activité professionnelle salariée doivent bénéficier d'un contrat de travail visé par les services de la DIRECCTE.
6. En l'espèce, M. C a bénéficié d'une admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié et, à ce titre, d'une carte de séjour temporaire d'un an régulièrement renouvelée pour des missions d'intérim jusqu'au 12 juillet 2020. S'il se prévaut de plusieurs contrats d'intérim postérieurs au refus de renouvellement, il est constant que le requérant, au moment de sa demande de renouvellement de séjour, ne disposait d'aucun contrat de travail, ni de promesse d'embauche et ne percevait pas d'allocations de Pôle emploi qui a considéré son temps de travail insuffisant pour la perception des allocations de retour à l'emploi. Si M. C soutient que le préfet de la Haute-Garonne a commis une erreur de droit au regard des dispositions précitées de l'article L. 313-10 § 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en n'examinant pas son droit à la prolongation de sa carte de séjour temporaire à raison de la privation involontaire d'emploi, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment des termes de sa demande de renouvellement de titre de séjour, qu'il ait fait état à l'appui de sa demande d'une privation involontaire d'emploi à la suite de la rupture de son contrat de travail du fait de l'employeur, qu'il n'appartenait pas à l'autorité préfectorale d'examiner d'office. Il suit de là que le moyen tiré de ce que la décision de refus de renouvellement de séjour serait ainsi entachée d'erreur de droit ne peut qu'être écarté.
7. Il résulte de ce qui a été exposé au point 6 que si M. C se prévaut de plusieurs missions d'intérim, il ne démontre ni la présence d'un contrat d'aucune nature au moment de sa demande de renouvellement ni une privation involontaire d'emploi. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision contestée serait entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers doit être écarté.
8. Il ne ressort pas des pièces du dossier ni des motifs explicités au point 6 que la décision portant refus de renouvellement de séjour engendre des conséquences d'une exceptionnelle gravité en ce qui concerne la situation professionnelle du requérant. Pour ces mêmes motifs, le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle emporterait sur sa situation personnelle doit être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne garantit pas à l'étranger le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer une vie privée et familiale. En outre, pour apprécier l'atteinte à la vie privée et familiale, il y a lieu de prendre en considération la durée et l'intensité des liens familiaux dont la personne se prévaut en France comparées aux liens dont il dispose dans son pays d'origine. En l'espèce, M. C se prévaut de la présence d'un enfant français né le 19 juin 2019 à Montpellier et qu'il a reconnu le 21 mai 2021 postérieurement à la décision du préfet, sans démontrer que son enfant serait français. Alors qu'il déclare être séparé de la mère de l'enfant, il ne rapporte pas la preuve de sa participation à l'entretien et l'éducation de cet enfant. Il est donc célibataire et sans enfant à charge. En outre, il est constant que le requérant, entré irrégulièrement en France le 6 octobre 2017 à l'âge de 17 ans, a vécu l'essentiel de son existence à Bangui, où il dispose d'attaches familiales puisqu'y résident a minima ses parents. Dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, la décision lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, au demeurant demandé sur le seul fondement de la qualité de salarié, n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cet acte a été pris. Cette décision n'a, dès lors, pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. En cinquième lieu, aux termes des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. " Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Ces stipulations sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
12. Il résulte des circonstances de fait énoncées au point 10 ci-dessus qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C participe à l'entretien et l'éducation de l'enfant. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, la motivation de l'obligation de quitter le territoire français se confond avec celle du refus de renouvellement de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, par conséquent, dès lors que ce refus est lui-même motivé et que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, de mention spécifique pour respecter l'exigence de motivation prévue par l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. En l'espèce, l'arrêté en litige comporte l'énoncé précis des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision de refus de renouvellement du titre de séjour de M. C et vise l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable, qui permet d'assortir ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. Cette dernière décision est donc suffisamment motivée.
15. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par la suite, le moyen tiré par voie d'exception de son illégalité ne peut qu'être écart.
16. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version alors applicable : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : () 6° L'étranger ne vivant pas en état de polygamie qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () ".
17. Pour les motifs exposés au point 10, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'il est, à la date de la décision contestée, protégé de l'éloignement par les dispositions, mentionnées au point 16, de l'article L. 511-4 § 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 19 mars 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement rejetant les conclusions à fin d'annulation, les conclusions relatives à l'injonction ne peuvent qu'être également rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'état, qui n'a pas la qualité de partie perdante en l'espèce, verse au conseil du requérant la somme réclamée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
M. Jozek, premier conseiller,
M. Jazeron, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.
Le président- rapporteur,
J. C. D
Le premier conseiller le plus ancien,
F. JOZEK La greffière,
M. A B
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026