mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2104590 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | ARCO-LEGAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 30 juillet et 3 décembre 2021, et 15 février 2023, Mme D C venant aux droits de Mme A B, représentée par Me Cardi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté interministériel du 18 mai 2021 en ce qu'il ne reconnaît pas l'état de catastrophe naturelle à la commune de La Fouillade pour la période du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020 en raison des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'économie, des finances et de la relance, au ministre de l'intérieur et au ministre délégué auprès du ministre de l'économie de reconnaître l'état de catastrophe naturelle en raison de mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols sur la commune de La Fouillade pour la période du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020, dans un délai d'un mois suivant le jugement à intervenir ;
3°) mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle intervient à l'issue d'une procédure irrégulière, en raison de l'irrégularité de la composition de la commission interministérielle des catastrophes naturelles ;
- les ministres ont méconnu l'étendue de leur compétence ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 mars 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer, représenté par Me Fergon, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 15 février 2023, Mme D C déclare reprendre l'instance engagée par Mme A B décédée le 23 février 2022.
La procédure a été communiquée le 28 février 2024 à la commune de La Fouillade.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des assurances ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sarraute,
- et les conclusions de M. Luc, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 13 janvier 2021, la commune de La Fouillade a adressé au préfet de l'Aveyron une demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle de son territoire au titre des mouvements de terrains différentiels consécutifs aux épisodes de sécheresse et de réhydratation des sols pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2020. Le 11 mai 2021, la commission interministérielle relative aux dégâts non assurables causés par les catastrophes naturelles a émis un avis défavorable sur cette demande au motif que les phénomènes de sécheresse et de réhydratation des sols survenus au cours de la période en cause sur tout ou partie du territoire de la commune ne présentaient pas une intensité anormale. Par un arrêté du 18 mai 2021, publié au Journal officiel de la République française le 6 juin 2021, le ministre de l'intérieur, le ministre de l'économie des finances et de la relance et le ministre chargé des comptes publics ont rejeté la demande de reconnaissance de la commune. Le préfet de l'Aveyron a notifié cet arrêté à la commune par courrier du 7 juin 2021. Par la présente requête, Mme B, aux droits de laquelle vient Mme C, habitante sinistrée de la commune de La Fouillade, demande l'annulation de l'arrêté interministériel du 18 mai 2021 en tant qu'il n'a pas retenu l'état de catastrophe naturelle pour la commune de La Fouillade.
2. D'une part, aux termes de l'article L.125-1 du code des assurances, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " Les contrats d'assurance, souscrits par toute personne physique ou morale autre que l'Etat et garantissant les dommages d'incendie ou tous autres dommages à des biens situés en France, ainsi que les dommages aux corps de véhicules terrestres à moteur, ouvrent droit à la garantie de l'assuré contre les effets des catastrophes naturelles, dont ceux des affaissements de terrain dus à des cavités souterraines et à des marnières sur les biens faisant l'objet de tels contrats. / () Sont considérés comme les effets des catastrophes naturelle, au sens du présent chapitre, les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l'intensité anormale d'un agent naturelle, lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n'ont pu empêcher leur survenance ou n'ont pu être prises. / L'état de catastrophe naturelle est constaté par arrêté interministériel qui détermine les zones et les périodes où s'est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages résultant de celle-ci couverts par la garantie visée au premier alinéa du présent article. Cet arrêté précise, pour chaque commune ayant demandé la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, la décision des ministres. Cette décision est ensuite notifiée à chaque commune concernée par le représentant de l'Etat dans le département, assortie d'une motivation () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 125-1-1 du code des assurances : " () II. La commission interministérielle de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle est une commission technique chargée d'émettre un avis sur les demandes de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle dont elle est saisie par les ministres concernés, sur la base de rapports d'expertise. () ". Le titre IV de la circulaire du 27 mars 1984 relative à l'indemnisation des victimes de catastrophes naturelles signée par le ministre de l'économie, des finances et du budget, du ministre de l'intérieur et de la décentralisation et du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget, relatif aux procédures, dispose : " Le Ministre de l'intérieur et de la décentralisation saisit la commission interministérielle chargée d'émettre un avis sur le caractère de catastrophe naturelle. / Cette commission est composée : / - d'un représentant du ministère de l'intérieur et la décentralisation appartenant à la direction de la sécurité civile ; / - d'un représentant du ministère de l'économie, des finances et du budget, appartenant à la direction des assurances ; / - d'un représentant du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget, appartenant à la direction du budget. / Le secrétariat de la commission interministérielle est assuré par la caisse centrale de réassurance. / S'il est estimé, à la suite de l'avis de commission interministérielle, qu'un sinistre présent bien le caractère de catastrophe naturelle, nous prenons conjointement un arrêté constatant l'état de catastrophe naturelle, Cet arrêté détermine les zones et les périodes où s'est située la catastrophe ainsi que l'agent naturel à l'origine de celle-ci. "
4. En premier lieu, si les dispositions précitées de l'article L. 125-1 du code des assurances exigent que la décision des ministres soit notifiée postérieurement à la publication de l'arrêté, par le représentant de l'Etat dans le département à chaque commune concernée, accompagnée de sa motivation, elles ne sauraient être interprétées comme imposant une motivation en la forme de l'arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle qui serait une condition de légalité de ce dernier. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
5. En deuxième lieu, si la requérante soutient que faute pour les ministres compétents de justifier de la régularité de la composition de la commission interministérielle appelée à siéger le 11 mai 2021 sur la demande de la commune de La Fouillade, l'arrêté attaqué doit être regardé comme ayant été édicté à l'issue d'une procédure irrégulière, elle n'assortit son moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé alors même au demeurant qu'en défense, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a produit la feuille d'émargement des membres de la commission interministérielle qui s'est réunie le 11 mai 2021. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure au motif de l'irrégularité de la composition de la commission interministérielle des catastrophes naturelles doit être écarté.
6. En troisième lieu, il est loisible aux ministres décisionnaires de s'appuyer sur l'avis de la commission, eu égard à la mission d'aide qui est dévolue à cet organisme, et même de s'en approprier le contenu pour apprécier l'existence d'un état de catastrophe naturelle au sein des communes concernées. En l'espèce, il ne ressort ni des motifs de l'arrêté attaqué ni des pièces du dossier que les ministres se seraient sentis tenus de suivre la position adoptée par la commission interministérielle et auraient ainsi, en renonçant à exercer leur pouvoir d'appréciation, méconnu l'étendue de leur compétence. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance par les ministres décisionnaires de l'étendue de leur compétence doit être écarté.
7. En quatrième et dernier lieu, il résulte des dispositions précitées de l'article L. 125-1 du code des assurances que le législateur a entendu confier aux ministres concernés la compétence pour se prononcer sur les demandes des communes tendant à la reconnaissance sur leur territoire de l'état de catastrophe naturelle. Il leur appartient, à cet effet, d'apprécier l'intensité et l'anormalité des agents naturels en cause sur le territoire des communes concernées et ils peuvent légalement s'appuyer sur des méthodologies et paramètres scientifiques, sous réserve que ceux-ci apparaissent appropriés, en l'état des connaissances, pour caractériser l'intensité des phénomènes en cause et leur localisation, qu'ils ne constituent pas une condition nouvelle à laquelle la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle serait subordonnée ni ne dispensent les ministres d'un examen particulier des circonstances propres à chaque commune. Il incombe enfin aux ministres concernés de tenir compte de l'ensemble des éléments d'information ou d'analyse dont ils disposent, le cas échéant à l'initiative des communes concernées.
8. Il ressort des pièces du dossier que pour instruire les demandes de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle à raison des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols, les ministres se sont fondés sur deux critères cumulatifs, un critère géologique et un critère météorologique examinés au regard des études réalisées par Météo France pour les données météorologiques, et par le BRGM pour les données géologiques. Aux termes de cette méthode, le critère géologique est rempli lorsqu'au moins 3 % du territoire communal est composé de sols sensibles aux mouvements de terrain. S'agissant du critère météorologique, Météo France, utilisant l'ensemble des données pluviométriques présentes dans la base de données climatologiques, modélise le bilan hydrique de l'ensemble du territoire français à l'aide d'une grille composée d'un maillage de plus de 9 000 mailles, chacune ayant huit kilomètres de côté. Pour chaque maille est évalué le seuil à partir duquel le phénomène de retrait-gonflement issu de la sécheresse est considéré comme intense et anormal. La méthode retenue est basée sur des modèles simulant les échanges d'eau et d'énergie entre le sol et l'atmosphère (modèle ISBA), prenant en compte le ruissellement et le drainage (modèle MODCOU) et les variables atmosphériques près de la surface (modèle SAFRAN). La teneur en eau des sols est représentée par le paramètre SWI qui est un indice d'humidité du sol, intégrant l'humidité de la zone racinaire et de la zone profonde. Est examiné, pour chaque saison de l'année, l'indicateur d'humidité des sols et la durée de retour de cet indicateur par comparaison aux indicateurs d'humidité des sols des années précédentes. Pour que l'intensité anormale de l'épisode de sécheresse soit retenue, la durée de retour doit être supérieure ou égale à 25 ans.
9. La demande de reconnaissance d'état de catastrophe naturelle présentée par la commune de La Fouillade, commune de résidence de Mme B, dont le territoire est compris dans les mailles 8 023, 8 024, 8 114 et 8 115, et dont la situation spécifique a été précisément analysée, a été rejetée au motif qu'elle ne remplit pas les critères rappelés au point précédent qui caractérisent un état de catastrophe naturelle.
10. Il ressort de la fiche de notification des motivations annexée au courrier que la préfète de l'Aveyron a adressé au maire de la commune de La Fouillade que les données ont été analysées pour la sécheresse hivernale, printanière, estivale et automnale et que, si le critère géologique était rempli, 7,19 % des sols de la commune contenant des argiles sensibles au phénomène de retrait-gonflement, en revanche, les durées de retour pour les 4 périodes de sécheresse oscillaient entre 1 et 6 ans. Il résulte de ces éléments que la sécheresse subie par la commune de La Fouillade pendant l'année 2020 ne satisfait pas à la condition d'intensité anormale lui permettant d'être reconnue comme catastrophe naturelle au sens des dispositions précitées de l'article L. 125-1 du code des assurances.
11. Tout d'abord, si Mme B soutient que l'épisode de sécheresse de l'année 2020 a occasionné des mouvements de terrain et endommagé la cohésion des structures bâties, parmi lesquelles notamment sa maison d'habitation, elle ne démontre pas en quoi les outils de mesure du phénomène de sécheresse seraient inadaptés ou inappropriés à la situation de sa commune ou à sa situation particulière, dès lors que comme il a été rappelé précédemment, la nature argileuse du sol a été prise en compte par ces outils, et que les éléments tenant aux spécificités de son habitation sont indifférents à l'appréciation du phénomène de sécheresse, la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle n'étant pas subordonnée à la démonstration de la survenance ou de la persistance de dommages imputables à la catastrophe naturelle, mais à la constatation de ce que ces dommages ont eu pour cause déterminante l'intensité anormale de l'agent naturel en cause.
12. Ensuite, Mme B soutient que les ministres décisionnaires auraient dû faire référence dans leur arrêté à la circonstance qu'en 2003, l'état de catastrophe naturelle a été reconnu pour la commune de La Fouillade. Toutefois, cette circonstance, qui date de 17 années avant l'année concernée par l'arrêté attaqué, ne saurait créer un précédent et ne peut en tout état de cause être prise en compte comme cause potentielle des dommages subis par Mme B en 2020 justifiant la reconnaissance pour l'année 2020 de l'état de catastrophe naturelle.
13. Enfin, Mme B reproche aux ministres décisionnaires de n'avoir pas fait précéder leur décision d'études pluriannuelles des sols de la commune de La Fouillade ainsi que d'une étude spécifique du sol de cette commune pour démontrer la présence de sols sensibles au retrait et gonflement des argiles sur le territoire communal. Toutefois, dès lors que le critère géologique était rempli, les ministres n'ont pas commis d'erreur d'appréciation en prenant leur décision sans ordonner d'autre mesure préalable.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais exposés par elle et non compris dans les dépens doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme B la somme demandée par le ministre de l'intérieur et des outre-mer sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le ministre de l'intérieur et des outre-mer sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C, venant aux droits de Mme A B, à la commune de la Fouillade et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 11 juin 2024.
La rapporteure,
N. SARRAUTELa présidente,
F. HÉRY
La greffière,
M-E. LATIF
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026