jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2104861 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | AMARI DE BEAUFORT-TERCERO-YEPONDE ATY AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 août 2021 et 19 juin 2022 sous le numéro 2104861, M. D C, représenté par Me Tercero, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 mars 2021 par lequel la préfète du Tarn lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Tarn de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " vie privée et familiale " en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de 2 mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à la préfète du Tarn de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir et de réexaminer sa demande dans un délai de 2 mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État le paiement à son conseil de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée, d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la préfète s'est estimée liée par l'avis de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi du 2 novembre 2021 ;
- la décision litigieuse méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 septembre 2021, la préfète du Tarn conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée le 19 juin 2022 sous le numéro 2203469, M. C, représenté par Me Tercero, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de remise aux autorités grecques du 7 septembre 2021 ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Tarn de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir et de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois suivant cette même notification, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État le paiement à son conseil de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article 3 de cette même convention ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2022, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du 29 juin 2021 et du 12 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Tercero, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant palestinien né le 11 décembre 1994, qui dispose d'un titre de séjour délivré par la Grèce en septembre 2019 en qualité de protégé subsidiaire, déclare être entré en France le 17 novembre 2019, sans le démontrer. Le 25 mai 2020, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en tant que " salarié ", sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable. Par un arrêté du 9 mars 2021, la préfète du Tarn a refusé de lui délivrer le titre demandé. Par un courrier notifié le 20 avril 2021, l'intéressé a introduit un recours gracieux contre cette décision, rejeté le 30 avril 2021. Le 7 septembre 2021, la préfète du Tarn a décidé de le remettre aux autorités grecques. M. C demande l'annulation des deux décisions de la préfète du Tarn du 9 mars et du 7 septembre 2021.
Sur la jonction :
2. Les deux requêtes susvisées enregistrées sous les numéros 2104861 et 2203469 présentent à juger des questions connexes qui concernent le même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision du 9 mars 2021 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "
4. Il résulte des termes mêmes de l'arrêté en litige qu'il comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde et dont la préfète avait connaissance à la date de son édiction, en particulier la déclaration de l'intéressé selon laquelle il serait entré sur le territoire français le 17 novembre 2019, la promesse d'embauche qui lui a été proposée, l'avis de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) du 2 novembre 2021 à ce sujet, ainsi que la situation familiale de l'intéressé. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, laquelle ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, ne peut donc qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni de la motivation de la décision attaquée, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle de M. C, ainsi qu'il vient d'être dit, que la préfète du Tarn se serait abstenue de procéder à un examen sérieux et personnalisé de sa situation. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de la situation de M. C doit être écarté.
6. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : / 1° Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salarié ". () " Aux termes du premier alinéa de l'article L. 313-14 du même code : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. "
7. D'autre part, aux termes de l'article L. 1132-1 du code du travail dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement () ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, telle que définie à l'article 1er de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations () ou en raison () de sa capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français. "
8. Premièrement, il ressort des pièces du dossier que la Direccte a rendu, le 2 novembre 2020, un avis défavorable sur l'admission exceptionnelle au séjour de M. C dans la mesure où la promesse d'embauche dans la boucherie de son oncle, M. B C, prévoyait une rémunération de 1 759 euros pour 39 heures hebdomadaires, bien en-deçà de la rémunération de 1 851 euros pour 35 heures hebdomadaires prévue par la convention collective en vigueur, et exigeait un très bon niveau d'anglais sans que cette compétence linguistique ne soit justifiée par les missions du poste, et que dans ces conditions il apparaissait que l'employeur n'avait pas cherché loyalement à pourvoir cet emploi sur le marché du travail national. Ensuite, si M. C prétend, sans toutefois le démontrer, être arrivé en France le 17 novembre 2019, soit près de 15 mois avant la date de la décision attaquée, il ne démontre pas une insertion sociale ou professionnelle particulière, à l'exception de la promesse d'embauche précitée proposée par son oncle. Enfin, s'il se prévaut de circonstances humanitaires, mentionnant notamment son isolement et la " misère humaine et matérielle " rencontrée en Grèce, ces déclarations générales et non circonstanciées, non plus que les rapports et articles de presse versés au dossier, ne sauraient établir des considérations humanitaires directement liées à la situation de l'intéressé qui justifieraient une admission exceptionnelle au séjour telle que prévue par les dispositions susmentionnées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Tarn aurait commis une erreur de fait, une erreur de droit, non plus qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions.
9. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
10. Il ressort des pièces du dossier que M. C, célibataire et sans enfants, ne dispose pas d'autres attaches familiales en France que ses deux oncles, dont un qui l'héberge. A ce titre, les photographies non datées, non légendées et non circonstanciées versées au dossier ne sont pas susceptibles d'établir la réalité d'attaches plus élargies. En outre, s'il allègue avoir été isolé en Grèce, pays où il est titulaire d'une carte de séjour au titre de la protection subsidiaire, il ne le démontre pas y être dépourvu de toutes attaches. De plus, ainsi qu'il a été dit au point 8, il ne démontre pas d'insertion sociale ni professionnelle en France, alors même qu'il déclare être arrivé en France six mois avant sa demande de titre de séjour et 15 mois avant la date de la décision en litige. Dans ces conditions, alors que M. C ne démontre pas disposer de liens intenses et stables, il n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Tarn aurait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 précité.
11. Pour les mêmes motifs et compte tenu de ce qui a été exposé aux points 8 et 10, M. C n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Tarn aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision de la préfète du Tarn en date du 9 mars 2021 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
En ce qui concerne la décision du 7 septembre 2021 :
13. En premier lieu, il résulte des termes mêmes de la décision en litige qu'elle comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et dont la préfète avait connaissance à la date de son édiction, en particulier la déclaration de l'intéressé selon laquelle il serait entré sur le territoire français le 17 novembre 2019, la décision des autorités grecques du 6 avril 2021 de le réadmettre sur leur territoire, ainsi que sa situation familiale. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, laquelle ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, ne peut donc qu'être écarté.
14. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni de la motivation de la décision attaquée, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle de M. C, ainsi qu'il vient d'être dit, que la préfète du Tarn se serait abstenue de procéder à un examen sérieux et personnalisé de sa situation. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de la situation de M. C doit être écarté.
15. En troisième lieu, M. C soutient qu'aucun membre de sa famille ne réside en Grèce tandis qu'il dispose de deux oncles en France et que, par suite, la décision attaquée le priverait de l'essentiel de ses attaches familiales. Il ajoute qu'il a vécu dans le dénuement matériel le plus absolu en Grèce, pays dont il ne parle pas la langue. Cependant, ainsi qu'il a été exposé aux points 8 et 10, outre que M. C n'établit pas ne pas disposer de toutes attaches en Grèce, il ne justifie pas de liens intenses et anciens en France, où résident seulement deux de ses oncles. Au demeurant, la décision de réadmission en litige ne le prive pas de revenir en France sous couvert de son titre de séjour et d'un visa valide. De plus, les rapports et les articles de presse relatant en des termes généraux la situation de certains réfugiés en Grèce ne sauraient établir des considérations humanitaires attachées à la situation particulière de l'intéressé. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision de réadmission attaquée porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 susmentionné de la convention européenne des droits de l'homme.
16. Pour les mêmes motifs et compte tenu de ce qui a été exposé aux points 8, 10 et 15, M. C n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Tarn aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale.
17. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "
18. Si M. C allègue qu'il se trouverait dans une situation d'isolement et de misère en Grèce, toutefois les rapports et articles de presse qu'il verse au dossier et qui relatent en des termes généraux la situation de certains réfugiés dans ce pays ne sauraient établir, à eux seuls, qu'il serait personnellement exposé à des risques en cas de réadmission dans ce pays. Au surplus, il ne démontre pas, ni même n'allègue, qu'il serait exposé à de tels risques dans son pays d'origine, la Palestine, où il est susceptible de se rendre, et où réside la majorité de sa famille. Dans ces circonstances, il n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Tarn aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision de la préfète du Tarn en date du 7 septembre 2021 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais d'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'État, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. C la somme réclamée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. C enregistrées sous les numéros 2104861 et 2203469 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au préfet du Tarn.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
Le rapporteur,
S. A
Le président,
T. SORINLa greffière,
F. LE GUIELLAN
La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
2, 2203469
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026