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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2105025

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2105025

vendredi 13 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2105025
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSCP BOUYSSOU ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu les procédure suivantes :

I. Par une requête et des mémoires, enregistrés le 26 août 2021, le 16 mai 2022 et le 12 septembre 2022, sous le n° 2105025, M. H B, représenté par Me Magrini, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler la délibération du 1er juillet 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de C a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler partiellement cette délibération en tant qu'elle classe les parcelles cadastrées ZO nos 55, 56 et 57 en zone A et d'enjoindre à la commune de C de réexaminer ce classement, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de C la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la délibération est entachée d'incompétence dès lors que la compétence en matière d'élaboration du plan local d'urbanisme a été transférée à la communauté de communes des Hauts Tolosans ;

- les conseillers municipaux ont été irrégulièrement convoqués, faute pour la commune d'établir qu'une convocation leur a été adressée au moins trois jours francs avant la tenue de la séance du conseil municipal, conformément aux dispositions de l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales ;

- l'enquête publique, organisée pendant le confinement mis en œuvre dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, n'a pas permis une participation suffisante du public, en raison notamment du nombre limité de permanences, en méconnaissance de l'article L. 123-13 et R. 123-10 du code de l'environnement ;

- la décision du 29 mai 2019 de la mission régionale d'autorité environnementale d'Occitanie dispensant d'évaluation environnementale la procédure de révision du plan local d'urbanisme de C a été rendue sur la base d'informations insuffisantes fournies par la commune et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle conclut à l'absence d'incidences notables sur l'environnement des modifications envisagées ; elle n'est, en outre, pas conforme aux critères posés par la directive 2001/42/CE du 27 juin 2001 ;

- le rapport de présentation ne comporte pas d'état des lieux des pratiques locales de gestion de l'espace sur les dix années précédant l'arrêt du projet de plan local d'urbanisme, en méconnaissance de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme ; l'avis émis par la chambre d'agriculture met en évidence de nombreuses réserves concernant la véracité des données chiffrées sur la consommation foncière et relève que la consommation foncière sur la période 2011/2019 n'est pas suffisamment détaillée ;

- le projet d'aménagement et de développement durable ne comprend aucun objectif chiffré de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain, en méconnaissance de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme ;

- le classement des parcelles cadastrées section ZO nos 55, 56 et 57 en zone A est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et est en contradiction avec les objectifs fixés dans le projet d'aménagement et de développement durable (PADD) du plan local d'urbanisme ;

- ce classement est incompatible avec les objectifs fixés dans le PADD du schéma de cohérence territoriale (SCoT) du Nord Toulousain ;

- les deux secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées (STECAL) ne correspondent pas aux caractéristiques exigées à l'article L. 151-13 du code de l'urbanisme ; le règlement ne prévoit aucune disposition relative aux matériaux et couleurs autorisés dans ces secteurs, ni aucune disposition particulière réglementant les caractéristiques architecturales et l'intégration des constructions dans l'environnement.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 2 mars 2022, le 22 juillet 2022 et le 11 octobre 2022, la commune de C, représentée par Me Dunyach, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance du 25 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 25 novembre 2022.

II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 novembre 2021 et le 24 août 2022, sous le n° 2106620, M. et Mme F et E D, représentés par Me Courrech, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 1er juillet 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de C a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de C la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les conseillers municipaux n'ont pas été invités à débattre sur les orientations du projet d'aménagement et de développement durable (PADD) lors de la séance du 6 mars 2018, et n'ont pas bénéficié d'un document préparatoire avant la tenue de cette séance, en méconnaissance de l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme ;

- le zonage du territoire communal est incohérent avec les objectifs du PADD d'accroitre la densité urbaine du bourg en limitant l'urbanisation périphérique des hameaux ; le traitement des hameaux est inégal ;

- le classement du secteur Esprécatori en zone A est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et est en contradiction avec les objectifs fixés dans le PADD.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juillet 2022, la commune de C, représentée par Me Dunyach, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance du 31 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 octobre 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la directive 2001/42/CE du 27 juin 2001 ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Rousseau,

- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public,

- les observations de Me Courrech représentant M. et Mme D,

- et celles de M. A, représentant la commune de C.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 1er juillet 2021, le conseil municipal de C a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune. Par un courrier du 25 août 2021, M. et Mme D ont formé un recours gracieux à l'encontre de cette délibération. Par la requête enregistrée sous le n° 2105025, M. B demande l'annulation de la délibération du 1er juillet 2021. Par la requête enregistrée sous le n° 2106620, M. et Mme D demandent l'annulation de cette délibération et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux. Ces requêtes, qui sont dirigées contre la même délibération, ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 153-8 du code de l'urbanisme : " Le plan local d'urbanisme est élaboré à l'initiative et sous la responsabilité de : / 1° L'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'urbanisme, de document d'urbanisme en tenant lieu et de carte communale, en collaboration avec les communes membres. () / 2° La commune lorsqu'elle n'est pas membre d'un tel établissement public, le cas échéant en collaboration avec l'établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre dont elle est membre ". Toutefois, le II de l'article 136 de la loi du 24 mars 2014 susvisée, modifiée par la loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020 dispose : " La communauté de communes ou la communauté d'agglomération existant à la date de publication de la présente loi, ou celle créée ou issue d'une fusion après la date de publication de cette même loi, et qui n'est pas compétente en matière de plan local d'urbanisme, de documents d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale le devient le lendemain de l'expiration d'un délai de trois ans à compter de la publication de ladite loi. Si, dans les trois mois précédant le terme du délai de trois ans mentionné précédemment, au moins 25 % des communes représentant au moins 20 % de la population s'y opposent, ce transfert de compétences n'a pas lieu. / Si, à l'expiration d'un délai de trois ans à compter de la publication de la présente loi, la communauté de communes ou la communauté d'agglomération n'est pas devenue compétente en matière de plan local d'urbanisme, de documents d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, elle le devient de plein droit le 1er juillet de l'année suivant l'élection du président de la communauté consécutive au renouvellement général des conseils municipaux et communautaires, sauf si les communes s'y opposent dans les conditions prévues au premier alinéa du présent II () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que, par une délibération en date du 15 juin 2021, le conseil municipal de C s'est opposé au transfert de la compétence " plan local d'urbanisme " à la communauté de communes des Hauts Tolosans. M. B, dont le moyen n'est assorti d'aucune précision, ne conteste pas les affirmations de la commune en défense selon lesquelles au moins 25 % des communes représentant au moins 20 % de la population de la communauté de communes des Hauts Tolosans se sont opposées à un tel transfert. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du conseil municipal de la commune de C pour approuver la révision de son plan local d'urbanisme doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme : " Un débat a lieu au sein de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale et des conseils municipaux ou du conseil municipal sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables mentionné à l'article L. 151-5, au plus tard deux mois avant l'examen du projet de plan local d'urbanisme ".

5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal du conseil municipal du 6 mars 2018, qu'un débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables a été organisé au sein du conseil municipal à cette date. Il ressort également de ce procès-verbal que le projet d'aménagement et de développement durables a été présenté aux conseillers municipaux et que ceux-ci disposaient d'informations suffisantes leur permettant de débattre sur ces orientations générales. Ainsi, et alors que les dispositions précitées n'imposent pas de transmettre aux conseillers municipaux un document préparatoire avant la tenue de ce débat, le moyen tiré de l'absence d'un tel débat doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée. Elle est transmise de manière dématérialisée ou, si les conseillers municipaux en font la demande, adressée par écrit à leur domicile ou à une autre adresse ". Aux termes de l'article L. 2121-11 du même code : " Dans les communes de moins de 3 500 habitants, la convocation est adressée trois jours francs au moins avant celui de la réunion. / En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire, sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc. Le maire en rend compte dès l'ouverture de la séance au conseil municipal qui se prononce sur l'urgence et peut décider le renvoi de la discussion, pour tout ou partie, à l'ordre du jour d'une séance ultérieure ".

7. En l'espèce, il ressort des mentions de la délibération contestée du conseil municipal de C, qui font foi jusqu'à preuve contraire, que la convocation à la séance du 1er juillet 2021 a été adressée aux conseillers municipaux le 25 juin 2021, soit plus de trois jours avant la tenue de cette séance. M. C, qui n'assortit son moyen d'aucun élément circonstancié, ne conteste pas sérieusement ces mentions. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que les convocations n'auraient pas été adressées trois jours francs au moins avant la réunion du conseil municipal du 1er juillet 2021, conformément aux exigences prévues par les dispositions précitées du code général des collectivités territoriales, doit être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 123-13 du code de l'environnement : " I. - Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête conduit l'enquête de manière à permettre au public de disposer d'une information complète sur le projet, plan ou programme, et de participer effectivement au processus de décision. Il ou elle permet au public de faire parvenir ses observations et propositions pendant la durée de l'enquête par courrier électronique de façon systématique ainsi que par toute autre modalité précisée dans l'arrêté d'ouverture de l'enquête. Les observations et propositions transmises par voie électronique sont accessibles sur un site internet désigné par voie réglementaire () ". Aux termes de l'article R. 123-10 du même code : " Les jours et heures, ouvrables ou non, où le public pourra consulter gratuitement l'exemplaire du dossier et présenter ses observations et propositions sont fixés de manière à permettre la participation de la plus grande partie de la population, compte tenu notamment de ses horaires normaux de travail. Ils comprennent au minimum les jours et heures habituels d'ouverture au public de chacun des lieux où est déposé le dossier ; ils peuvent en outre comprendre des heures en soirée ainsi que plusieurs demi-journées prises parmi les samedis, dimanches et jours fériés. / Lorsqu'un registre dématérialisé est mis en place, il est accessible sur internet durant toute la durée de l'enquête ".

9. Il ressort des pièces du dossier que l'enquête publique s'est tenue entre le 16 novembre et le 17 décembre 2020, dans une période d'état d'urgence sanitaire. Si un tel contexte était de nature à complexifier certaines modalités de participation à l'enquête publique, il est constant que le commissaire-enquêteur avait prévu de permettre au public, d'une part, de le contacter par téléphone en cas d'impossibilité de se déplacer et d'autre part, de transmettre ses observations par voie dématérialisée. Sur les quatre permanences de trois heures organisées les 17 novembre, 25 novembre, 1er décembre et 17 décembre 2020, 45 personnes ont ainsi été reçues sur rendez-vous par le commissaire-enquêteur, dont deux par téléphone. Par ailleurs, le commissaire enquêteur a réceptionné, sur cette période, 44 mails transmis par la mairie, correspondant aux observations formulées par le public par voie de mail, courrier ou inscription sur le registre. Si M. B fait valoir que les permanences ont dû être prolongées en raison de l'affluence du public, il ne ressort pas du rapport du commissaire enquêteur que des personnes auraient été empêchées de participer à l'enquête, la durée initiale des permanences ayant justement été prolongée afin de recevoir l'ensemble du public. Par suite, M. B n'établit pas qu'en raison des conditions dans lesquelles elle a été organisée, l'enquête publique n'aurait pas permis au public de s'informer et de participer au débat conformément aux objectifs prévus par les dispositions précitées des articles L. 123-13 et R. 123-10 du code de l'environnement.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 104-28 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction alors en vigueur : " L'autorité environnementale mentionnée à l'article R. 104-21 décide de soumettre ou non à une évaluation environnementale l'élaboration ou la procédure d'évolution affectant un plan local d'urbanisme ou une carte communale relevant de la procédure d'examen au cas par cas, au regard : / 1° Des informations fournies par la personne publique responsable mentionnées à l'article R. 104-30 ; / 2° Des critères de l'annexe II de la directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement. / Lorsque l'autorité environnementale est la mission régionale d'autorité environnementale du Conseil général de l'environnement et du développement durable, le service régional chargé de l'environnement (appui à la mission régionale d'autorité environnementale) instruit le dossier et transmet son avis à la mission régionale qui prend alors sa décision ". Aux termes de l'article R. 104-30 du même code, dans sa rédaction alors en vigueur : " La personne publique responsable transmet à la formation d'autorité environnementale du Conseil général de l'environnement et du développement durable ou, lorsque la mission régionale d'autorité environnementale du Conseil général de l'environnement et du développement durable est compétente, au service régional chargé de l'environnement (appui à la mission régionale d'autorité environnementale), les informations suivantes : / 1° Une description des caractéristiques principales du document ; / 2° Une description des caractéristiques principales, de la valeur et de la vulnérabilité de la zone susceptible d'être touchée par la mise en œuvre du document ; / 3° Une description des principales incidences sur l'environnement et la santé humaine de la mise en œuvre du document ". Enfin, parmi les critères de l'annexe II de la directive 2001/42/CE du 27 juin 2001 figurent les caractéristiques des plans et programmes ainsi que les caractéristiques des incidences et de la zone susceptible d'être touchée qui comprennent : " () / - les incidences pour des zones ou des paysages jouissant d'un statut de protection reconnu au niveau national, communautaire ou international ".

11. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la décision du 29 mai 2019 par laquelle la mission régionale d'autorité environnementale (MRAE) d'Occitanie a dispensé d'évaluation environnementale le projet de révision du plan local d'urbanisme de C a été prise au vu d'une note de présentation décrivant la sensibilité environnementale du territoire communal, les évolutions règlementaires envisagées et leur impact potentiel sur l'environnement et la santé, et qui mentionne, contrairement à ce qu'il est soutenu, la présence sur le territoire communal de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) Rivière de la Save en aval de Montaigut-sur-Save. Cette note comportait en outre, en annexe, le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), le diagnostic de l'état initial de l'environnement ainsi que le projet de document graphique de zonage. Si le dossier ne fait pas mention de la création d'un secteur de taille et capacité d'accueil limitées (STECAL) en zone agricole, il est indiqué, à son emplacement, une zone urbanisée à encadrer. De plus, les dispositions précitées n'exigent que la description des principales incidences sur l'environnement de la mise en œuvre du document, et il n'est pas établi que ce STECAL, situé à une distance de 500 mètres d'un corridor écologique, emporterait des incidences notables sur ce dernier. Ainsi, contrairement à ce qu'il est soutenu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la commune n'aurait pas transmis à l'autorité environnementale l'ensemble des éléments mentionnés à l'article R. 104-30 du code de l'urbanisme.

12. D'autre part, pour soutenir que c'est à tort que la MRAE d'Occitanie a dispensé d'évaluation environnementale le projet qui lui était soumis, M. B se borne à invoquer les avis rendus par le syndicat mixte du SCoT Nord Toulousain et la Direction départementale des territoires relevant les insuffisances relatives à la protection de cours d'eau et de deux espaces boisés identifiés dans le DOO du SCoT comme " espaces naturels remarquables " dans le secteur Beillard et le secteur Cavaillé. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que ces zones bénéficiaient dans le projet de révision d'une protection par un classement en zone naturelle, et que les trames verte et bleue étaient pour l'essentiel reprises dans ce projet. Par suite, et alors au demeurant que les auteurs du plan local d'urbanisme ont pris en compte ces avis et retenu un zonage surprotecteur pour ces éléments dans le projet de révision approuvé, les requérants ne démontrent pas une incidence notable sur l'environnement du projet de révision. Le moyen tiré de ce que la révision du plan local d'urbanisme aurait dû être précédée d'une évaluation environnementale et que l'avis de la MRAE est, pour cette raison, entaché d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que cet avis n'a pas été rendu conformément aux critères posés par la directive 2001/42/CE du 27 juin 2001 ne peut qu'être écarté.

13. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme, en vigueur à la date de la décision attaquée : " Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. / () Il analyse la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l'arrêt du projet de plan ou depuis la dernière révision du document d'urbanisme et la capacité de densification et de mutation de l'ensemble des espaces bâtis, en tenant compte des formes urbaines et architecturales. Il expose les dispositions qui favorisent la densification de ces espaces ainsi que la limitation de la consommation des espaces naturels, agricoles ou forestiers. Il justifie les objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain compris dans le projet d'aménagement et de développement durables au regard des objectifs de consommation de l'espace fixés, le cas échéant, par le schéma de cohérence territoriale et au regard des dynamiques économiques et démographiques () ".

14. En l'espèce, le rapport de présentation comporte un tableau qui détaille la consommation foncière par année entre 2011 et 2019, précise le nombre de logements construits et la surface consommée et indique si cette consommation concerne une zone à urbaniser ou une dent creuse d'au moins un hectare. Si M. B met en doute la sincérité de ces données en s'appuyant sur l'avis de la chambre d'agriculture, qui relève que l'enveloppe foncière mixte de 35 hectares allouée à la commune par le SCoT sur la période 2011-2030 a déjà été consommée, le rapport de présentation précise que seules ont été retenues pour le calcul de la consommation foncière les zones AU en extension urbaine et les emprises foncières en zones U non encore urbanisées d'une surface d'au moins un hectare, conformément à la prescription 115 du document d'orientations et d'objectifs (DOO) du SCoT. Par suite, en se prévalant uniquement de la consommation foncière retenue par la chambre d'agriculture dans son avis, dont il n'est pas établi qu'elle aurait été calculée conformément à la méthodologie du SCoT, le requérant ne remet pas en cause la consommation retenue dans le rapport de présentation. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que le rapport de présentation méconnaît les dispositions précitées en ce qu'il ne comporterait pas d'analyse de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l'arrêt du projet de plan.

15. En septième lieu, aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit : / 1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques ; / 2° Les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune. / Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain. / Il peut prendre en compte les spécificités des anciennes communes, notamment paysagères, architecturales, patrimoniales et environnementales, lorsqu'il existe une ou plusieurs communes nouvelles "

16. En l'espèce, le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), qui mentionne que le PLU tend à " une consommation d'espace maximum de 19 hectares, en privilégiant le comblement des dents-creuses et la densification du tissu existant, soit une densité moyenne de 12 logements par hectare, deux fois supérieure à celle des dix dernières années ", fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit, par suite, être écarté.

17. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ". Pour apprécier la cohérence ainsi exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

18. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 151-22 du même code : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ". Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation peut cependant être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou reposerait sur des faits matériellement inexacts. S'agissant du classement en zone agricole, le juge administratif peut, sans erreur de droit, ne pas rechercher si la parcelle en cause présente elle-même un caractère de terres agricoles, mais se fonder sur la vocation du secteur en bordure duquel cette parcelle se situe, dont le caractère agricole est avéré, sur le parti d'urbanisme de la commune retenu par les auteurs du PLU ainsi que, le cas échéant, sur la nature des constructions et aménagements présents sur la parcelle litigieuse.

19. D'une part, M. et Mme D font valoir que le zonage de l'ensemble du territoire communal est incohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), qui a pour objectif d'accroitre la densité urbaine du bourg en limitant l'urbanisation périphérique des hameaux. En l'espèce, il ressort du règlement graphique que le zonage adopté par les auteurs du PLU révisé correspond au tracé retenu dans le PADD, qui limite l'urbanisation à trois zones d'habitat à parachever et qui sont identifiées : Cantegril, le Grand Bigne et Plano de Gaousem. A cet égard, si des secteurs situés au nord de la commune et mentionnés dans le PADD comme étant une " urbanisation linéaire à stopper " sont classés en zone Uc, ce classement se limite aux parcelles déjà bâties ou aux dents creuses situées entre deux parcelles bâties, et ne conduit pas à une extension de l'urbanisation. Par ailleurs, si les requérants soutiennent que le classement en zone 2AU d'une grande parcelle située dans le secteur Bordevieille, désigné dans le PADD comme un " hameau patrimonial à préserver ", compromet l'objectif de lutte contre l'étalement urbain, il ressort des pièces du dossier que cette parcelle, située entre deux espaces bâtis du hameau, constitue une dent creuse, et que le PADD prévoit l'accompagnement du parachèvement de l'urbanisation des hameaux, au nombre desquels Bordevieille figure. Dès lors, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le zonage de l'ensemble du territoire communal est en contradiction avec les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables.

20. D'autre part, les requérants contestent le classement en zone agricole des parcelles cadastrées section ZO n° 55, 56 et 57 ainsi que du lieu-dit " Esprécatori ". Il ressort du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) que les auteurs du plan local d'urbanisme ont, notamment, pour objectif de limiter la consommation d'espaces agricoles en concentrant le développement urbain autour de noyaux constitués, identifiés par le PADD, parmi lesquels ne figurent pas les parcelles en litige. Par ailleurs, il est constant que ces parcelles sont entourées de vastes étendues naturelles et non bâties. Si la parcelle cadastrée section ZO n° 55, ainsi que certaines parcelles du lieu-dit " Esprécatori " supportent des constructions et ne présentent pas de caractère agricole, cette circonstance n'est pas à elle seule de nature à caractériser une erreur manifeste d'appréciation compte tenu de la vocation du secteur en bordure duquel ces parcelles se situent, dont le caractère agricole est avéré, et du parti d'urbanisme adopté par la commune. Enfin, contrairement à ce qu'il est soutenu, le classement en zone A des parcelles en cause ne s'oppose pas à la densification du centre urbain et, par suite, à la création des 230 logements prévus par la commune. Par suite, les moyens soulevés et tirés de l'incohérence entre le classement de ces parcelles en zone agricole et le PADD et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.

21. En neuvième lieu, aux termes de l'article L. 131-4 du code de l'urbanisme : " Les plans locaux d'urbanisme et les documents en tenant lieu ainsi que les cartes communales sont compatibles avec : / 1° Les schémas de cohérence territoriale prévus à l'article L. 141-1 () ".

22. Il résulte de ces dispositions qu'à l'exception des cas limitativement prévus par la loi dans lesquels les schémas de cohérence territoriale peuvent contenir des normes prescriptives, ceux-ci doivent se borner à fixer des orientations et des objectifs. Les plans locaux d'urbanisme sont soumis à une simple obligation de comptabilité avec ces orientations et objectifs. Si ces derniers peuvent être en partie exprimés sous forme quantitative, il appartient aux auteurs des plans locaux d'urbanisme, qui déterminent les partis d'aménagement à retenir en prenant en compte la situation existante et les perspectives d'avenir, d'assurer, ainsi qu'il a été dit, non leur conformité aux énonciations des schémas de cohérence territoriale, mais leur compatibilité avec les orientations générales et les objectifs qu'ils définissent. Pour apprécier la compatibilité d'un plan local d'urbanisme avec un schéma de cohérence territoriale, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert en prenant en compte l'ensemble des prescriptions du document supérieur, si le plan ne contrarie pas les objectifs qu'impose le schéma, compte tenu des orientations adoptées et de leur degré de précision, sans rechercher l'adéquation du plan à chaque disposition ou objectif particulier.

23. M. B fait valoir que le classement de ses parcelles cadastrées section ZO n° 55, 56 et 57 en zone A ne prend pas en considération les dispositions du document d'orientation et d'objectifs (DOO) du schéma de cohérence territoriale (SCoT) Nord-Toulousain, notamment en ce qu'il prévoit la réalisation de 20 300 logements d'ici 2030 et 6 250 logements dans le bassin de vie Save-et-Garonne, où est située la commune de C. Toutefois, le DOO du SCoT privilégie également le développement sur le centre urbain et pose dans sa prescription 119 un principe de construction restreint dans les hameaux et zones d'urbanisation diffuse. Par suite et alors qu'en tout état de cause, compte tenu de la superficie de ces parcelles, ce classement ne saurait, dans le cadre d'une analyse globale à l'échelle du territoire couvert par le SCoT, caractériser une incompatibilité du plan local d'urbanisme avec le SCoT, ce moyen ne peut qu'être écarté.

24. En dixième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 151-13 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut, à titre exceptionnel, délimiter dans les zones naturelles, agricoles ou forestières des secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées dans lesquels peuvent être autorisés : / 1° Des constructions ; / 2° Des aires d'accueil et des terrains familiaux locatifs destinés à l'habitat des gens du voyage au sens de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage ; / 3° Des résidences démontables constituant l'habitat permanent de leurs utilisateurs. / Il précise les conditions de hauteur, d'implantation et de densité des constructions, permettant d'assurer leur insertion dans l'environnement et leur compatibilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone. / Il fixe les conditions relatives aux raccordements aux réseaux publics, ainsi que les conditions relatives à l'hygiène et à la sécurité auxquelles les constructions, les résidences démontables ou les résidences mobiles doivent satisfaire. / Ces secteurs sont délimités après avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers prévue à l'article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime. / Leur caractère exceptionnel s'apprécie, entre autres critères, en fonction des caractéristiques du territoire, du type d'urbanisation du secteur, de la distance entre les constructions ou de la desserte par les réseaux ou par les équipements collectifs ". S'il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction, il résulte tant des travaux parlementaires ayant précédé l'adoption de cette disposition que de ses termes mêmes que la création d'un secteur de taille et de capacité d'accueil limitées doit présenter un caractère exceptionnel, de manière à éviter le mitage des espaces naturels.

25. Il ressort des pièces du dossier que le plan local d'urbanisme prévoit la création de deux secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées (STECAL) représentant une surface totale de moins de 2,5 hectares au sein de la zone A et de la zone N, et pour lesquels la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPNAF) a émis un avis favorable. Un premier STECAL est prévu en zone Ae afin de permettre le développement d'une activité économique existante par la création d'un bâtiment lié au stockage de matériel et de salles de repos pour les salariés de l'entreprise. Il présente une surface de 8800 m2 et une emprise au sol maximale de 1000 m2, qui n'apparait pas disproportionnée à l'usage prévu, et se situe sur un site déjà artificialisé sur lequel sont construits plusieurs bâtiments. Par ailleurs, le rapport de présentation relève que ce secteur se situe à environ 300 mètres d'un corridor écologique, et prévoit un éloignement de 5 mètres minimum des cours d'eau pour les nouvelles constructions afin de limiter l'impact sur ce corridor. Le second STECAL, situé en zone Nc, a pour objet l'aménagement de box à chevaux dans le parc du château de C. Il couvre une surface d'environ 1,6 hectares, qui apparaît adaptée au regard de l'activité prévue dès lors que l'emprise au sol autorisée est limitée à 150 m2. En outre, le plan local d'urbanisme, qui prévoit des règles spécifiques de hauteur et de densité applicable au sein de ces secteurs, est conforme aux exigences posées par les dispositions précitées, qui n'imposent pas de fixer des règles relatives aux matériaux et couleurs utilisés. Enfin, contrairement à ce qu'affirment les requérants, les règles d'insertion paysagères prévues par le règlement du PLU dans les zones A et N s'appliquent à ces STECAL. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

26. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de la délibération du conseil municipal de C en date du 1er juillet 2021 approuvant la révision du plan local d'urbanisme de la commune.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

27. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. B doivent, dès lors, être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

28. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de C, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

29. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre respectivement à la charge de M. B et de M. et Mme D une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de C.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n° 2105025 et 2106620 sont rejetées.

Article 2 : M. B et M. et Mme D verseront respectivement la somme de 1 500 euros à la commune de C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. H B, à M. et Mme F et E D et à la commune de C.

Délibéré après l'audience du 15 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Poupineau, présidente,

Mme Rousseau, conseillère,

M. Frindel, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2023.

La rapporteure,

M. ROUSSEAU

La présidente,

V. POUPINEAULa greffière,

M. G

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

N°s 2105025, 2106620

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