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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2105148

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2105148

mardi 30 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2105148
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCHMANI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 septembre 2021, et un mémoire en réplique enregistré le 30 novembre 2021, M. B C, représenté par Me Chmani, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 18 mai 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros, à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant de la légalité externe :

- le refus de titre de séjour est insuffisamment motivé en fait ;

- l'obligation de quitter le territoire est insuffisamment motivée ;

- cette décision est entachée d'un vice de procédure en l'absence de procédure contradictoire ;

- la décision fixant le pays de renvoi est insuffisamment motivée ;

- la décision fixant le délai de départ volontaire est insuffisamment motivée en droit et en fait et est entachée d'un vice de procédure en l'absence de procédure contradictoire ;

S'agissant de la légalité interne :

- le refus de titre de séjour est entaché d'erreur de droit car le préfet s'est cru lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII ;

- le refus de titre de séjour est entaché d'une méconnaissance du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- cette décision est contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'obligation de quitter le territoire est illégale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- cette décision est contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le délai de départ volontaire est illégale par suite de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation, le préfet s'étant cru en situation de compétence liée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 novembre 2021 et le 8 décembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 2 décembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 23 décembre 2021.

M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 26 novembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Dans cette affaire, le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, de nationalité algérienne, est entré en France le 10 mars 2017 selon ses déclarations. Sa demande d'asile a été rejetée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 11 décembre 2018. M. C a ensuite bénéficié d'un titre de séjour valable jusqu'au 12 mars 2021 en tant qu'étranger malade. Par arrêté du 18 mai 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de renouveler ce titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays de renvoi.

Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 26 novembre 2021. Par suite, les conclusions tendant à son admission à ce dispositif à titre provisoire sont désormais sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ".

4. L'arrêté contesté vise les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet de la Haute-Garonne a fait application ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a également retracé le parcours migratoire et administratif de M. C, a repris la teneur de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et rappelé les principaux éléments de sa situation familiale et professionnelle, en indiquant les raisons pour lesquelles il a considéré que l'intéressé ne pouvait bénéficier d'un titre de séjour. La décision contestée, qui n'avait pas à mentionner la pathologie dont souffre M. C, information couverte par le secret médical, ni à préciser l'évènement déclenchant de celle-ci, énonce ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 7. Au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ".

6. D'une part, pour refuser le titre de séjour sollicité, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé sur l'avis du collège des médecins de l'OFII du 19 avril 2021 selon lequel, si l'état de santé de M. C nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il pourrait bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. Il ne ressort pas des termes de la décision, ni des pièces du dossier, que le préfet de la Haute-Garonne se serait cru lié par cet avis. Le moyen tiré, pour ce motif, de l'erreur de droit, doit être écarté.

7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier et notamment du certificat médical du 18 décembre 2018 établi par son psychiatre que M. C souffre d'un trouble anxio-dépressif d'intensité sévère dans un contexte de stress post traumatique lié à l'agression à l'arme blanche dont il a été victime en novembre 2017. La prise en charge médicale combine une psychothérapie et un traitement médicamenteux composé d'Effexor, de Tercian, et d'Olanzapine. Il ressort par ailleurs des pièces jointes au mémoire en défense que l'Algérie met en œuvre sur la période 2017-2020 un plan national de santé mentale et dispose de structures de prise en charge psychiatrique, notamment en matière de psychothérapie. En outre, s'il ressort de la nomenclature des médicaments disponibles en Algérie datée du 31 décembre 2019 que le Tercian n'est pas disponible, non plus que son principe actif, le préfet soutient sans être contredit qu'un médicament de la même classe thérapeutique et figurant dans cette nomenclature, pourrait lui être substitué, ce que ne conteste pas formellement le requérant. Dès lors, le traitement nécessité par l'état de santé du requérant doit être regardé comme pouvant être dispensé en Algérie. La seule circonstance que le collège des médecins de l'OFII avait, un an auparavant, estimé que ce même traitement n'était pas disponible en Algérie, ne suffit pas, compte tenu de ces éléments, à invalider l'avis rendu le 19 avril 2021. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée serait contraire au 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ou entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de ces stipulations doit être écarté.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

9. Il ressort des pièces du dossier que si M. C réside en France depuis quatre ans à la date de la décision contestée, il a conservé l'intégralité de ses attaches familiales en Algérie, où vivent sa compagne avec laquelle il est lié par un PACS, et leurs trois enfants mineurs ainsi que ses parents, et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 42 ans. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".

11. Il résulte du point 4 que la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée en droit et en fait. Par suite, l'obligation de quitter le territoire, qui en l'espèce, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour, est également suffisamment motivée.

12. En deuxième lieu, lorsqu'il est statué sur une demande de délivrance ou de renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger ne saurait ignorer qu'il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Durant la période d'instruction de son dossier, il est appelé à préciser les motifs qui, selon lui, sont susceptibles de justifier que lui soit accordé un droit au séjour en France et qui feraient donc obstacle à ce qu'il soit tenu de quitter le territoire français, ainsi qu'à fournir tous les éléments venant à l'appui de sa demande. Il doit en principe se présenter personnellement aux services de la préfecture et il lui est donc possible d'apporter toutes les précisions qu'il juge utiles. Ainsi, la seule circonstance que le préfet n'a pas, préalablement à l'édiction d'une mesure d'éloignement, et de sa propre initiative, expressément informé l'étranger qu'il serait susceptible d'être contraint de quitter le territoire français, en l'invitant à formuler ses observations sur cette éventualité, n'est pas de nature à faire regarder l'étranger comme ayant été privé de son droit à être entendu au sens du principe général du droit de l'Union européenne tel qu'il est notamment exprimé au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

13. M. C fait valoir qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations avant qu'il ne soit obligé de quitter le territoire français. Toutefois, cette mesure découle de l'examen par le préfet du droit au séjour de l'intéressé, à la suite de sa demande de renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étranger malade. Dans un tel cas, aucune obligation d'information préalable ne pesait sur le préfet, et le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

14. En troisième lieu, aucun des moyens invoqués à l'encontre du refus de titre de séjour n'étant retenu par le présent jugement, le moyen, tiré par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté.

15. En quatrième lieu, pour les motifs exposés au point 9, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

16. En cinquième lieu, ainsi qu'il a été dit, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C serait privé, en Algérie, du traitement médical que son état de santé nécessite. Par ailleurs, l'ensemble de sa famille réside en Algérie alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait noué des liens privés stables et intenses en France. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la mesure d'éloignement contestée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation de M. C doit être écarté.

En ce qui concerne la fixation du délai de départ volontaire :

17. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision./ L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas./ Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".

18. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne a accordé un délai de départ volontaire de trente jours à M. C pour exécuter l'obligation de quitter le territoire français, ce délai étant le délai de départ de droit commun fixé par les dispositions précitées de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans cette hypothèse, le préfet n'est pas tenu de motiver spécifiquement cette décision. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

19. En deuxième lieu, M. C soutient que la décision lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 13, le droit d'être entendu, qui a été satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'imposait pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ou de compléter ses observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français et sur l'octroi ou non d'un délai de départ volontaire, lesquelles sont prises concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.

20. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait été empêché de présenter ses observations au cours de l'instruction de sa demande de titre de séjour sur le délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire pouvant être prise à son encontre en cas de rejet de sa demande. Le moyen tiré du vice de procédure doit ainsi être écarté.

21. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant, ni qu'il se serait cru en situation de compétence liée pour fixer le délai de départ volontaire accordé au requérant. Le moyen d'erreur de droit ainsi invoqué doit dès lors être écarté.

22. En quatrième lieu, l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire n'est pas démontrée. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le délai de départ volontaire serait illégale en raison de l'illégalité de ces décisions doit être écarté.

23. En cinquième lieu, si M. C soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation, il ne fait état d'aucune circonstance de nature à justifier que le préfet aurait dû lui accorder un délai de départ volontaire supérieur. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

24. La décision fixant le pays de renvoi, qui rappelle la nationalité du requérant et précise qu'il n'établit pas être exposé à des risques personnels en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée en fait. Le moyen tiré du défaut de motivation doit donc être écarté.

Sur les autres conclusions :

25. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 mai 2021 doivent être rejetées. Par suite, les conclusions à fin d'injonction comme celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être également rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission de M. C à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 12 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

Mme A, magistrate honoraire,

Mme Matteacioli, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.

La rapporteure,

C. A

Le président,

P. GRIMAUDLe greffier,

B. ROETS

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

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