mercredi 8 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2105162 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS NATAF & PLANCHAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 septembre 2021, le conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse, représenté par Me Planchat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 juillet 2021 par laquelle le ministre des solidarités et de la santé a renouvelé son agrément pour dispenser une formation en ostéopathie, en ce qu'elle limite sa capacité d'accueil à 200 étudiants toutes promotions confondues ;
2°) de mettre à la charge de l'État le paiement de la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-il n'est pas établi que le dossier technique qu'il a transmis dans le cadre de la procédure de renouvellement de l'agrément aurait été diffusé, comme l'exigent les dispositions de l'article R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration, à la totalité des membres de la commission nationale d'agrément cinq jours avant les séances des 25 juin et 13 juillet 2021 au cours desquelles sa demande a été examinée ;
-la décision contestée est insuffisamment motivée en ce qu'elle ne précise pas comment a été déterminé le nombre de 9 000 consultations invoqué par le ministre qui seraient selon lui nécessaires pour assurer la formation de 283 étudiants, en ce qu'elle n'indique pas le rapport entre ce nombre de 9 000 consultations cliniques et l'obligation pour chaque étudiant de réaliser au cours de sa scolarité au minimum 150 consultations, enfin en ce qu'elle n'explique pas pourquoi 9 000 consultations sont nécessaires pour 283 étudiants et que seulement 3 868 consultations sont suffisantes pour 200 étudiants ;
-elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dès lors qu'en l'absence de modification des dispositions réglementaires en vigueur, le ministre était tenu d'accorder le renouvellement d'agrément, en termes de capacité d'accueil d'étudiants, sur les mêmes bases que celles de l'agrément antérieur et ne pouvait donc légalement la réduire, et qu'elle établit sa capacité pour la formation offerte alors que le ministre n'évoque aucun élément de nature à établir que l'établissement se trouverait dans l'impossibilité de faire réaliser à ses étudiants les 150 consultations requises par les textes.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 janvier 2023, le ministre des solidarités et de la santé conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002, notamment son article 75 ;
- le décret n° 2014-1043 ;
- le décret n°2018-90 ;
- le décret n° 2020-1330 ;
- l'arrêté du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les conclusions de M. Farges, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 7 juillet 2015 du ministre chargé de la santé, le conservatoire supérieur d'ostéopathie de Toulouse (CSO) a obtenu un agrément lui permettant de dispenser une formation en ostéopathie pour une durée de cinq ans. Par décision du 3 mars 2016, la capacité d'accueil du CSO a été portée à 283 étudiants. L'agrément, prorogé d'un an par l'effet du décret n° 2020-1330, arrivant à expiration le 31 août 2021, le conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse en a sollicité le renouvellement. Par décision du 22 juillet 2021, le ministre des solidarités et de la santé a accordé le renouvellement d'agrément, en limitant toutefois la capacité d'accueil de la structure à " un maximum de 200 étudiants formés chaque année, toutes promotions confondues ". Le conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse, qui était jusqu'alors, en vertu d'une décision ministérielle modificative du 3 mars 2016, autorisé à accueillir un maximum de 283 étudiants, demande l'annulation de la décision du 22 juillet 2021 en tant qu'elle limite cette capacité d'accueil à 200 étudiants toutes promotions confondues.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, et alors que le caractère suffisant de la motivation d'une décision administrative ne se confond pas avec le bien-fondé de ses motifs, la décision en litige comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Il résulte en particulier du courrier de notification de la décision en litige, qui était joint à celle-ci, que le ministre explicite les motifs pour lesquels la capacité d'accueil en formation de l'établissement a été réduite à 200 étudiants, à la suite de l'avis émis par la commission consultative nationale d'agrément. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 4 du décret du 12 septembre 2014 : " L'agrément est accordé pour une durée de cinq ans par décision du ministre chargé de la santé après avis de la Commission nationale consultative mentionnée à l'article 25 du décret n° 2018-90 du 13 février 2018 relatif à l'agrément des établissements de formation en chiropraxie ". Selon l'article 25 du décret du 13 février 2018 : " Il est institué pour cinq ans une commission consultative nationale d'agrément des établissements de formation en chiropraxie et en ostéopathie, placée auprès du ministre chargé de la santé et chargée de donner un avis sur les demandes d'agrément de ces établissements. () " Aux termes de l'article R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration : " Sauf urgence, les membres de la commission reçoivent, cinq jours au moins avant la date de la réunion, une convocation comportant l'ordre du jour et, le cas échéant, les documents nécessaires à l'examen des affaires qui y sont inscrites. "
4. Il ressort des pièces du dossier que la commission consultative nationale d'agrément des établissements de formation en chiropraxie et en ostéopathie (CCNA) a examiné, à deux reprises, les 25 juin et 13 juillet 2021, le dossier présenté par le CSO. Il ressort également des pièces du dossier que, par des courriels du 19 juin et 2 juillet 2021, les membres de la commission ont reçu communication des ordres du jour des séances du 25 juin et 13 juillet 2021 ainsi que des modalités d'accès aux dossiers de demande d'agréments. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, en vertu de l'article 75 de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé : " l'usage professionnel du titre d'ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d'un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l'ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé dans des conditions fixées par décret. Le programme et la durée des études préparatoires et des épreuves après lesquelles peut être délivré ce diplôme sont fixés par voie réglementaire ". Aux termes de l'article 2 du décret n° 2014-1043 relatif à l'agrément des établissements de formation en ostéopathie : " L'agrément permettant de délivrer la formation spécifique à l'ostéopathie mentionnée à l'article 75 de la loi du 4 mars 2002 susvisée est accordé aux établissements répondant aux conditions suivantes : () / 2° Proposer une formation permettant l'acquisition des connaissances et des compétences professionnelles, conformément aux dispositions réglementaires relatives à la formation des ostéopathes ; () / 7° Justifier d'une organisation de la formation clinique répondant aux conditions prévues à l'article 18 ; () ". Selon l'article 18 de ce même texte : " Une formation pratique clinique est organisée par l'établissement pour permettre aux étudiants d'acquérir une expérience clinique. Cette formation pratique clinique se déroule / 1° Pour au moins deux tiers de sa durée au sein de la clinique de l'établissement de formation dédiée à l'accueil des patients, en présence et sous la responsabilité d'un enseignant ostéopathe de l'établissement / 2° Pour le reste de sa durée, par des stages effectués à l'extérieur de l'établissement, auprès de maîtres de stage agréés par le directeur de l'établissement après accord du conseil pédagogique. Des conventions passées entre l'établissement, le maître de stage et l'étudiant précisent l'objet et la durée du stage, les obligations du maître de stage et de l'étudiant, ainsi que les conditions de validation du stage. / Dans le cadre de cette formation pratique clinique, chaque étudiant réalise au cours de sa scolarité au minimum cent cinquante consultations complètes et validées dans des conditions fixées par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de l'enseignement supérieur. " L'annexe III de l'arrêté du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie fixe à 1 500 heures sur un total de 4 860 heures le volume horaire de la formation consacré à la pratique clinique, dont 720 heures au titre de la 5ème année de formation. Cette annexe précise que cette formation pratique clinique se déroule, pour au moins deux tiers, en présence et encadrée par un enseignant ostéopathe de l'école, au sein de la clinique de l'établissement de formation dédiée à l'accueil des patients, pour le reste sur des terrains de formation clinique externe auprès de maîtres de stage agréés par le directeur de l'école après accord du conseil pédagogique. L'annexe indique encore : " Les différentes étapes de formation pratique clinique sont les suivantes : / - observation de consultations ostéopathiques (réalisées par des ostéopathes enseignants ou maîtres de stage ou des étudiants en fin de cursus encadrés par un enseignant ostéopathe). Cette étape peut se dérouler en tout lieu de formation pratique clinique (interne et/ou externe) : / - apprentissage progressif et réalisation de certaines activités dans le cadre d'une consultation auprès d'un patient avec accompagnement d'un enseignant ostéopathe (progressivité et individualisation du parcours). / Cette étape se déroule uniquement en clinique interne ; / - réalisation de consultations complètes encadrées par un ostéopathe enseignant ou maître de stage. L'étudiant réalise les consultations auprès de publics variés et présentant des troubles fonctionnels diversifiés. / Cette étape se déroule en interne, pour au moins deux tiers des consultations, et/ou en externe. / Chaque consultation effectuée par l'étudiant s'accompagne d'un temps de préparation et de bilan avec l'enseignant ou le maître de stage. / Le temps nécessaire pour réaliser les 150 consultations complètes et validées peut varier selon les étudiants. Il est estimé à 300 heures. "
6. D'une part, si les dispositions réglementaires n'ont pas été modifiées depuis la délivrance de l'agrément antérieur, le conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse ne tire de ces textes aucun droit au renouvellement de son agrément, y compris en termes de capacité d'accueil.
7. D'autre part, il ressort des éléments produits à l'instance que, pour justifier la réduction de la capacité d'accueil du conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse à un maximum de 200 étudiants, le ministre des solidarités et de la santé a pris en compte les indications figurant dans le dossier transmis par l'établissement dans le cadre de la procédure de renouvellement d'agrément, particulièrement, d'une part, le nombre d'étudiants effectivement accueilli par la structure de formation au cours de l'année 2019/2020, soit 195 en ne comptabilisant que ceux qui, en fin d'année, ont été admis en année supérieure ou ont été diplômés, et en relevant l'important fléchissement du nombre d'étudiants ayant terminé leur première année, d'autre part, le nombre de consultations en clinique interne réalisée en 2018/2019, soit 3 868, ainsi que celles réalisées en 2019/2020, soit 3 038, en observant une régression de près de 30% sur cette dernière année.
8. Ainsi que le souligne le ministre sans être contredit, pour garantir un enseignement pratique de qualité conforme aux exigences des dispositions précitées du décret n° 2014-1043, le nombre de consultations en clinique interne que doit réaliser annuellement la structure, dont la durée unitaire est de 60 à 90 minutes et qui génèrent, pour les étudiants, une moyenne de 4 heures d'apprentissage progressif incluant des temps de préparation de la consultation, de présentation des dossiers patients, d'entraînement à la réalisation de cette présentation, d'entraînement à la rédaction de courriers aux correspondants, de présentation de pathologies qui concernent la nature de la prise en charge du patient, de regroupements divers et de présentations de cas devant les étudiants présents, de gestion de l'agenda, de facturation et recouvrement des paiements, doit être suffisant pour couvrir le volume horaire prévu par l'annexe III de l'arrêté du 12 décembre 2014 dédié à la formation pratique clinique, soit, exception faite des périodes de stage d'observation et de découverte du métier réservées aux étudiants de première et deuxième années, respectivement 210, 450 et 420 heures pour les étudiants de troisième, quatrième et cinquième années, en respectant la limite de trois étudiants assistant à une consultation. Dans ces conditions, pour un effectif global fictif de 100 étudiants équitablement répartis, par hypothèse, sur les cinq années que dure la formation, les 20 étudiants de troisième année doivent chacun pouvoir assister à 52,5 consultations en clinique interne pour une durée pédagogique de 4 heures chacune afin de couvrir les 210 heures prévues par la maquette de formation, soit, à raison de 3 étudiants par consultation, la nécessité de réaliser 350 consultations pour ces étudiants. Les mêmes modalités de calcul pour les 20 étudiants de quatrième année, pour lesquels le volume horaire de la maquette est de 450 heures, aboutit à la nécessité de réaliser pour eux 750 consultations. Pour les 20 étudiants de cinquième année, le nombre de consultations en clinique interne à réaliser doit être, pour couvrir les 420 heures de la maquette en apprentissage progressif, de 700, auquel il convient d'en ajouter 2 000, correspondant aux 100 " consultations complètes " que ces étudiants sont eux-mêmes tenus de réaliser en clinique interne et qui correspondent à la proportion de deux-tiers des 150 consultations de cette nature requises par le dernier alinéa de l'article 18 du décret n° 2014-1043. Au total, pour cet effectif théorique de 100 étudiants, le nombre de consultations en clinique interne à réaliser par la structure de formation s'établit donc à 3 800. Le ministre déduit de ces calculs que les 3 868 consultations réalisées par le conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse au cours de l'année 2018/2019 ne permettent à l'établissement de justifier de sa capacité à délivrer une formation pratique clinique conforme à la réglementation qu'à hauteur seulement d'une centaine d'étudiants. Cette appréciation est corroborée par la teneur des échanges entre les membres de la commission consultative nationale d'agrément des établissements de formation en chiropraxie et en ostéopathie, laquelle, en sa séance du 13 juillet 2021, est notamment revenue sur l'avis qu'elle avait rendu lors de la précédente séance en date du 25 juin 2021 concernant la demande de renouvellement d'agrément présentée par le conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse, en portant la capacité d'accueil de la structure à un maximum de 200 étudiants formés chaque année au lieu du maximum de 150 initialement retenu. Le compte rendu de cette séance du 13 juillet 2021 fait état du constat, par les membres de la commission, de l'incapacité de plusieurs établissements à réaliser un nombre suffisant de consultations en clinique interne leur permettant de répondre aux exigences pédagogiques réglementaires. Ce compte rendu comporte un tableau mentionnant, à titre indicatif, le nombre de consultations auxquelles doivent pouvoir assister des étudiants en formation " post-bac " en fonction de l'effectif total d'étudiants accueillis par la structure, dont il ressort que, pour un effectif de 250, le nombre de consultations nécessaires est de 9 000. Rapporté à l'effectif théorique de 100 étudiants retenu par le ministre dans ses écritures, le nombre de consultations ressort à 3 600 et apparaît cohérent avec le nombre de 3 800 mentionné ci-avant.
9. Eu égard aux éléments détaillés au point 8 ci-dessus, la circonstance, à la supposer même établie, selon laquelle l'établissement serait en mesure de faire réaliser à ses étudiants les 150 consultations requises par les textes ne suffit pas à le faire regarder comme étant en capacité d'assurer un nombre suffisant de consultations en clinique interne permettant à 283 étudiants d'y assister en apprentissage progressif. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation qu'auraient commises le ministre en limitant la capacité d'accueil du conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse à un maximum de 200 étudiants ne peuvent qu'être rejetés.
10. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions du conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse tendant à l'annulation de la décision contestée et, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au conservatoire supérieur ostéopathique de Toulouse et au ministre des solidarités et de la santé.
Délibéré après l'audience du 16 février 2023 à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 mars 2023.
Le président-rapporteur,
T. A
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
S. HECHT
La greffière,
S. SORABELLA
La République mande et ordonne au ministre de la santé et des solidarités, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026