vendredi 13 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2105536 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SADEK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 23 septembre 2021, le 16 décembre 2021 et le 12 septembre 2022, M. B C, représenté par Me Sadek, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 août 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français en lui fixant un délai de trente jours pour un départ volontaire et a désigné l'Algérie comme pays de destination de l'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer, sans délai, un titre de séjour " vie privée et familiale ", ou le cas échéant " salarié ", sous astreinte de 200 euros par jour de retard, à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté a été pris par une autorité incompétente ;
- la décision portant refus de titre de séjour n'est pas suffisamment motivée ;
- cette décision est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- le préfet a fait une inexacte application des stipulations de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le refus de séjour est contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le refus de titre de séjour est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;
- le refus de séjour méconnaît l'intérêt supérieur des enfants protégé par l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire est privée de base légale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences ;
- la décision fixant le pays de renvoi est insuffisamment motivée en fait ;
- la décision fixant le pays de renvoi est privée de base légale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 novembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 7 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 octobre 2022.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- la convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Bernos, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 12 juin 1982, est entré en France, selon ses déclarations, le 9 mars 2018, muni d'un visa de court séjour. Il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour le 11 février 2021, au titre de la vie privée et familiale et du travail, sur le fondement du 5° de l'article 6 et du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien. Par arrêté du 9 août 2021, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. La directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Haute-Garonne, signataire de l'arrêté contesté, a reçu délégation pour prendre les décisions relatives au séjour et à la police des étrangers, par arrêté du 10 mai 2021 publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteure de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour:
3. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ".
4. L'arrêté en litige vise les stipulations de l'accord franco-algérien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application, retrace le parcours du requérant et les éléments déterminants de sa situation familiale et professionnelle, et indique les raisons pour lesquelles le préfet de la Haute-Garonne a considéré qu'il ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour et devait être éloigné du territoire. Ainsi, la décision de refus de titre de séjour opposée à l'intéressé comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui constituent son fondement et est, par suite, suffisamment motivée.
5. Il ne ressort pas des pièces du dossier, eu égard notamment à la motivation précise de l'arrêté contesté, que le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement en litige auraient été pris sans examen réel et sérieux de la situation de M. C. Le moyen tiré, pour ce motif, de l'erreur de droit doit ainsi être écarté.
6. L'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que ce code s'applique " sous réserve du droit de l'Union européenne et des conventions internationales ". L'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, stipule que : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi [ministre chargé des travailleurs immigrés], un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française. ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) (a à d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. Ce visa de long séjour accompagné de pièces et documents justificatifs permet d'obtenir un certificat de résidence dont la durée de validité est fixée par les articles et titres mentionnés à l'alinéa précédent ".
7. Si le requérant soutient qu'il dispose d'une promesse d'embauche pour un poste de technicien soudeur télécoms, avec la perspective d'un contrat à durée indéterminée, il n'établit, ni même n'allègue être titulaire d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, ainsi que l'exigent les stipulations précitées de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 qui lui sont applicables. En outre et en tout état de cause, n'étant pas pourvu du visa de long séjour exigé par les stipulations de l'article 9 de l'accord franco-algérien, il pouvait, ainsi que l'indique l'arrêté attaqué, voir sa demande rejetée pour ces motifs. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation commise par le préfet dans l'application de ces stipulations doit être écarté.
8. Aux termes du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ". Par ailleurs, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. Si le requérant fait valoir qu'il est bien inséré socialement en France, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé ne résidait en France que depuis trois ans environ à la date de la décision attaquée, que la continuité de sa présence n'est pas avérée, qu'il n'est pas dépourvu d'attaches en Algérie, où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-six ans, et enfin que ses enfants sont jeunes. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que ses perspectives d'insertion seraient particulièrement abouties, ni qu'il est dans l'impossibilité de reconstruire la cellule familiale avec son épouse, laquelle se trouve également en situation irrégulière en France, et ses enfants dans son pays d'origine. Pour ces motifs, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien précité ainsi que, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la circonstance qu'un de ses fils soit né en France et que ses enfants soient scolarisés pour la troisième année consécutive et qu'il justifie d'une promesse d'embauche n'étant pas davantage suffisante pour caractériser une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
11. Aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un refus de séjour, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
13. En l'espèce, il n'est pas établi que le requérant, de même que son épouse qui fait l'objet également d'une mesure d'éloignement, soient dans l'impossibilité de poursuivre l'éducation de leurs trois enfants mineurs dans leur pays d'origine. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas, par la décision attaquée, méconnu les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, la décision de refus de titre de séjour opposée à M. C n'étant pas entachée des illégalités qu'il lui impute, le moyen tiré de ce que l'illégalité de cette décision priverait de base légale l'obligation de quitter le territoire ne peut qu'être écarté.
15. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français, fondée sur le 3° des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction applicable au litige, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de la décision refusant au requérant le renouvellement d'un titre de séjour, en vertu du second alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision relative au séjour étant suffisamment motivée, ainsi qu'il a été dit au point 4, l'obligation de quitter le territoire français l'est également.
16. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10 du présent jugement, le préfet de la Haute-Garonne n'a ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en faisant obligation à l'intéressé de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire prise à l'encontre de M. C doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
18. La décision fixant le pays de renvoi, qui rappelle la nationalité du requérant et précise qu'il n'établit pas être exposé à des risques personnels en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée en fait.
19. L'obligation de quitter le territoire n'étant pas entachée des illégalités que lui impute le requérant, le moyen tiré de ce que l'illégalité de cette décision priverait de base légale la décision fixant le pays de renvoi ne peut qu'être écarté.
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi doivent être rejetées.
21. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté litigieux par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Sa requête doit par suite être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation du requérant, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions du requérant à fin d'injonction doivent donc être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, la somme réclamée par Me Sadek en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Sadek et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 2 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
M. Bernos, premier conseiller,
Mme Namer, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2023.
Le rapporteur,Le président,
M. D
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026