mardi 8 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2105843 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | CARDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 octobre 2021, M. B P, M. L N, Mme R O, M. T O, Mme E O, Mme V G, M. A C, M. et Mme K, M. U D, Mme I H, Mme M S et M. Q J, représentés par Me Charlotte Cardi, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 8 août 2021 de la commune de Villefranche de Rouergue refusant de retirer l'arrêté n° 2021/142A du 20 avril 2021 interdisant le stationnement des véhicules sur la Côte du Calvaire ;
2°) d'annuler l'arrêté n° 2021/142A du 20 avril 2021 de la commune de Villefranche de Rouergue ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Villefranche de Rouergue la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à l'ensemble des requérants.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté du 20 avril 2021 est entaché d'incompétence de son auteur ;
- il est entaché d'insuffisance de motivation, en méconnaissance de l'article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales ;
- il est entaché d'erreur d'appréciation dès lors que, d'une part, les justifications et la nécessité de la mesure ne sont pas établies et, d'autre part, elle soumet les riverains de la Côte du Calvaire à des sujétions excessives.
La requête a été communiquée à la commune de Villefranche de Rouergue, qui n'a pas produit d'observations.
Par ordonnance du 13 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 15 février 2023 à 12 heures.
Une mise en demeure a été adressée le 5 mai 2022 à la commune de Villefranche de Rouergue, en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la Constitution ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lejeune,
- et les conclusions de M. Déderen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. P, premier requérant désigné, et les autres requérants sont riverains du quartier de la Côte du Calvaire situé à Villefranche de Rouergue (Aveyron). Par arrêté du 20 avril 2021, la commune a interdit le stationnement des véhicules sur la Côte du Calvaire, à l'exception des emplacements prévus à cet effet en haut de la Côte. Les intéressés ont introduit un recours gracieux contre cet arrêté, demeuré sans réponse de la part de la commune. M. P et les autres requérants entendent contester cette dernière décision ainsi que l'arrêté du 20 avril 2021 de la commune de Villefranche de Rouergue.
2. Aux termes de l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire exerce la police de la circulation sur les routes nationales, les routes départementales et l'ensemble des voies publiques ou privées ouvertes à la circulation publique à l'intérieur des agglomérations, sous réserve des pouvoirs dévolus au représentant de l'Etat dans le département sur les routes à grande circulation. () ". Aux termes de l'article L. 2213-2 du même code : " Le maire peut, par arrêté motivé, eu égard aux nécessités de la circulation et de la protection de l'environnement : / () 2° Réglementer l'arrêt et le stationnement des véhicules ou de certaines catégories d'entre eux, ainsi que la desserte des immeubles riverains (). En vertu de l'article L. 2122-18 du même code, le maire, qui est seul chargé de l'administration, peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal.
3. En l'espèce, la décision contestée a été signée par M. T F, premier adjoint au maire de la commune. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le maire de la commune de Villefranche de Rouergue aurait donné délégation à M. F pour ce faire. Il en résulte que l'arrêté du 20 avril 2021 a été pris par une autorité incompétente. Par suite, M. P et les autres requérants sont fondés à en demander l'annulation ainsi que, par voie de conséquence, celle du refus implicite du maire de Villefranche de Rouergue de retirer cet arrêté.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Villefranche de Rouergue la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 à verser à l'ensemble des requérants.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté n° 2021/142A du 20 avril 2021 de la commune de Villefranche de Rouergue est annulé.
Article 2 : La décision implicite rejetant le recours gracieux de M. P et des autres requérants contre l'arrêté n° 2021/142A du 20 avril 2021 est annulée.
Article 3 : La commune de Villefranche de Rouergue versera à l'ensemble des requérants la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B P, M. L N, Mme R O, M. T O, Mme E O, MmeVa G, M. A C, M. et Mme K, M.Us D, Mme I H, Mme M S et M. Q J ainsi qu'à la commune de Villefranche de Rouergue.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Clen, président,
Mme Cuny, conseillère,
Mme Lejeune, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 octobre 2024.
La rapporteure,
A. LEJEUNE
Le président,
H. CLEN
La greffière,
F. SOLANA
La République mande et ordonne au préfet de l'Aveyron en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026