LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2105966

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2105966

mardi 18 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2105966
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantFAIVRE-VILOTTE

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Par un jugement n°s 1900710 et 1903890 du 8 décembre 2020, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 10 octobre 2018 par lequel la rectrice de l'académie de Toulouse a mis fin au contrat de Mme A pour abandon de poste, a enjoint au recteur de l'académie de Toulouse de procéder, à titre définitif, à la reconstitution de sa carrière et de ses droits sociaux à partir du 13 octobre 2018 et ce jusqu'au 4 septembre 2019, dans le délai d'un mois suivant la notification de ce jugement, a condamné l'Etat à verser à Mme A une indemnité dans les conditions prévues aux points 15, 16 et 20 dudit jugement, assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 juillet 2019 et de leur capitalisation à compter du 12 juillet 2020 et mis à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37, alinéa 2, de la loi du 10 juillet 1991, à verser au conseil du requérant sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Par une lettre enregistrée le 12 avril 2021, Mme B A, représentée par Me Faivre-Vilotte, a saisi le tribunal d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n°s 1900710 et 1903890 du 8 décembre 2020.

Par deux ordonnances du 13 octobre 2021, la présidente du tribunal administratif de Toulouse a ouvert la procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n°s 1900710 et 1903890, en application des dispositions combinées des articles L. 911-4 et R. 921 1 et suivants du code de justice administrative.

I. Par une requête n° 2105966 et des mémoires enregistrés les 12 avril 2021, 3 janvier 2022, 12 juin et 11 août 2023, Mme A, représentée par Me Faivre-Vilotte, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prendre toutes les mesures nécessaires à l'exécution de l'article 4 du jugement du 8 décembre 2020 visé ci-dessus, à savoir le versement d'une indemnité dans les conditions prévues aux points 15, 16 et 20 du jugement, assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 juillet 2919 et de leur capitalisation à compter du 12 juillet 2020, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter du 6 décembre 2018 ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- le recteur de l'académie de Toulouse n'a pas exécuté le jugement du 8 décembre 2020 ;

- l'indemnité due, au titre du point 15 du jugement du 8 décembre 2020, est de 5 876, 50 euros, dès lors qu'elle a obtenu un effacement partiel de sa dette par un courrier de Pôle emploi du 2 juin 2023.

Par des mémoires en défense et des pièces, enregistrés les 21 décembre 2021, 13 juillet et 15 septembre 2023, le recteur de l'académie de Toulouse conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

II. Par une requête n° 2105967 et des mémoires enregistrés les 12 avril 2021, 3 janvier 2022, 12 juin et 11 août 2023, Mme A, représentée par Me Faivre-Vilotte, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prendre toutes les mesures nécessaires à l'exécution de l'article 4 du jugement du 8 décembre 2020 visé ci-dessus, à savoir le versement d'une indemnité dans les conditions prévues aux points 15, 16 et 20 du jugement, assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 juillet 2919 et de leur capitalisation à compter du 12 juillet 2020, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter du 6 décembre 2018 ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- le recteur de l'académie de Toulouse n'a pas exécuté le jugement du 8 décembre 2020 ;

- l'indemnité due, au titre du point 15 du jugement du 8 décembre 2020, est de 5 876, 50 euros, dès lors qu'elle a obtenu un effacement partiel de sa dette par un courrier de Pôle emploi du 2 juin 2023.

Par des mémoires en défense et des pièces, enregistrés les 21 décembre 2021, 13 juillet et 15 septembre 2023, le recteur de l'académie de Toulouse conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Vu :

- le jugement dont il est demandé l'exécution ;

- les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Soddu, rapporteure ;

- les conclusions de Mme Nègre-Le Guillou, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Faivre-Vilotte.

Considérant ce qui suit :

1. Par un jugement n°s 1900710 et 1903890 rendu le 8 décembre 2020, le tribunal administratif de Toulouse a, dans son article 1er, annulé l'arrêté du 10 octobre 2018 par lequel la rectrice de l'académie de Toulouse a mis fin au contrat de Mme A pour abandon de poste. Dans son article 2, il a été enjoint au recteur de l'académie de Toulouse de procéder, à titre définitif, à la reconstitution de la carrière et des droits sociaux de Mme A à partir du 13 octobre 2018 et ce jusqu'au 4 septembre 2019, dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement. Dans son article 3, le jugement a prononcé un non-lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme A à fin d'injonction à être réintégrée dans ses fonctions. Dans son article 4, l'Etat a été condamné à verser à Mme A une indemnité dans les conditions prévues aux points 15, 16 et 20 du jugement, assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 juillet 2019 et de leur capitalisation à compter du 12 juillet 2020. Enfin, dans son article 5, l'Etat a été condamné à verser au conseil de Mme A la somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles 37-1 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat allouée au titre de l'aide juridictionnelle. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal de prendre toutes les mesures nécessaires à l'exécution de l'article 4 de ce jugement.

2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement () dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction compétente procède à cette définition. ".

3. Il ressort des termes du jugement attaqué que la somme due au titre de l'article 4 du jugement n°s 1900710 et 1903890 du 8 décembre 2020 comprend, conformément au point 15 du jugement précité, une indemnité en réparation de la perte de traitements et d'indemnités dont la requérante avait une chance sérieuse de bénéficier durant son éviction illégale du service d'un montant de 11 713 euros duquel doit d'abord être déduit le montant des allocations de retour à l'emploi qu'elle a perçues durant la période, sous réserve de celles déjà répétées par l'administration, avant que lui soit appliqué le partage de responsabilité retenu, et conformément aux points 16 et 20 du jugement précité, une indemnité de 3 500 euros au titre du préjudice moral.

4. Il résulte de l'instruction que le recteur de l'académie de Toulouse a procédé au paiement de la somme de 6 779, 24 euros le 25 juillet 2023, au titre de l'indemnité due en application des articles 15, 16 et 20 du jugement précité. Cette somme comprend, 2 248,39 euros au titre de l'indemnité prévue à l'article 15 du jugement précité, 3 500 euros au titre de l'indemnité prévue aux articles 16 et 20 du jugement précité, et 1 030,85 euros au titre des intérêts et de leur capitalisation.

5. Si la requérante ne conteste pas le montant de 3 500 euros versé au titre de l'indemnité prévue aux articles 16 et 20 du jugement précité, toutefois elle conteste le calcul du montant de 2 248,39 euros versé par l'administration au titre de l'indemnité prévue à l'article 15 de ce même jugement. En effet, s'agissant de l'indemnité relative à la réparation de la perte de traitements et d'indemnités du fait de son éviction illégale du service, il ressort des termes de l'article 15 du jugement précité, que l'indemnité a été fixée à 11 713 euros, duquel montant doit d'abord être déduit le montant des allocations de retour à l'emploi perçues par la requérante durant la période du 13 octobre 2018 au 4 septembre 2019, sous réserve des sommes déjà récupérées par l'administration, avant que soit appliqué le partage de responsabilité. D'une part, il résulte de l'instruction que le montant des allocations de retour à l'emploi perçu par Mme A entre le mois d'octobre 2018 et le mois d'août 2019 s'élève à la somme de 8 494,22 euros, ce qui n'est au demeurant par contesté par la requérante, et que l'effacement partiel de la dette de la requérante par pôle emploi le 2 juin 2023, pour un montant de 4 092,22 euros, n'emporte pas exonération de cette somme dans le cadre de l'exécution du jugement du 8 décembre 2020, dès lors qu'il n'est pas établi que le dégrèvement accordé serait dû à une erreur sur le montant des allocations de retour à l'emploi versé à la requérante. D'autre part, il résulte de l'instruction que le recteur de l'académie de Toulouse aurait dû, pour la liquidation de cette indemnité, retenir la somme de 3 830,39 euros, correspondant au montant de 11 753 euros, déduction faite de la somme de 4 092,22 euros dont la requérante restait redevable, et divisé par deux dans le cadre du partage de responsabilité. Dans ces conditions, l'administration ne justifie pas avoir totalement exécuté le jugement du 8 décembre 2020 à la date de la liquidation de l'indemnité. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au recteur de l'académie de Toulouse de procéder au paiement de la somme de 1 582 euros, correspondant à la différence entre le montant de 3 830,39 euros dus et le montant de 2 248,39 euros déjà versé à la requérante, assorti des intérêts au taux légal à compter du 12 juillet 2019 et de leur capitalisation à compter du 12 juillet 2020.

Sur les frais liés au litige :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.

D E C I D E:

Article 1er : Il est enjoint au recteur de l'académie de Toulouse, en exécution du jugement n°s 1900710 et 1903890 en date du 8 décembre 2020, de verser à Mme A la somme de 1 582 euros, correspondant à la différence entre le montant de 3 830,39 euros dû et le montant de 2 248,39 euros déjà versé à la requérante, assorti des intérêts au taux légal à compter du 12 juillet 2019 et de leur capitalisation à compter du 12 juillet 2020.

Article 2 : Le recteur de l'académie de Toulouse communiquera au greffe du tribunal, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, la copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter entièrement le jugement.

Article 3 : L'Etat versera à Mme A la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Une copie en sera adressée au rectorat de l'académie de Toulouse.

Délibéré après l'audience du 28 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Molina-Andréo, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Biscarel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.

La rapporteure,

N. SODDU

La présidente,

B. MOLINA-ANDRÉO La greffière,

S. BALTIMORE

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

2, 2105967

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions