lundi 21 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106011 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SADEK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et trois mémoires, enregistrés les 14 et 26 octobre, 25 novembre 2021 et 14 février 2022, Mme D B, représentée par Me Sadek, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 septembre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai d'un mois et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale, et ce sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au profit de son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
L'ensemble des décisions :
- est entaché d'incompétence ;
- est entaché d'un défaut de motivation ;
- est entaché d'un défaut d'examen effectif de sa situation particulière ;
La décision portant refus de délivrance de titre de séjour :
- est entachée d'un vice de procédure relatif au non-respect du principe du contradictoire ;
- est entachée d'une erreur de droit tenant au fait que l'administration s'est estimée à tort en situation de compétence liée ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et notamment son article 6 § 7 ;
- méconnaît les stipulations de l'article 6 § 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
La décision de quitter le territoire français :
- a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendue, en l'absence de possibilité de présenter ses observations sur l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;
- méconnaît les stipulations des articles 6 § 5 et 6 § 7 de l'accord-franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 10 mai 2022.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Truilhé, président-rapporteur.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D B, née le 1er mars 1958 à Sidi Ali (Algérie), de nationalité algérienne, est entrée en France le 24 octobre 2019 sous couvert d'un visa de court séjour. Le 6 mai 2021, elle a sollicité un titre de séjour à la fois en qualité d'étranger malade et au titre de la vie privée et familiale, sur le fondement de l'article 6 § 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et de l'article 6 § 5 du même accord. Le 26 juillet 2021, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a rendu un avis aux termes duquel l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par un arrêté du 13 septembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai d'un mois et a fixé le pays de destination. La requérante demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté en date du 10 mai 2021, publié le même jour au recueil n° 31-2021-132 des actes administratifs spécial de la préfecture de la Haute-Garonne, le préfet de ce département a donné délégation à Mme G E, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les décisions relatives au refus d'admission au séjour des étrangers et mesures d'éloignement. L'arrêté attaqué entre dans le champ matériel de la délégation de signature accordée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne vise les articles applicables de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il est ainsi suffisamment motivé en droit. Il précise ensuite, s'appropriant les motifs de l'avis rendu le 26 juillet 2021 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que le défaut de prise en charge médicale de Mme B ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine. Il mentionne également que la requérante est entrée récemment en France à l'âge de soixante-et-un ans et qu'elle n'établit pas être dans l'impossibilité de poursuivre sa vie en Algérie, pays dans lequel elle a vécu la majeure partie de sa vie et où se trouve, selon ses déclarations, a minima, sa dernière fille, âgée de trente-huit ans. La décision portant refus de séjour et, par suite, l'obligation de quitter le territoire français litigieuses sont ainsi suffisamment motivées en fait. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi, qui indique que la requérante n'établit pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée. Le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué doit, par suite, être écarté comme manquant en fait.
4. En dernier lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes des décisions attaquées que le préfet de la Haute-Garonne aurait commis un défaut d'examen réel et sérieux de la situation de Mme B. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 susvisé : " Les dispositions du présent article () fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ". Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable pour la mise en œuvre des stipulations de l'article 6 § 7 de l'accord franco-algérien pour l'octroi d'un certificat de résidence : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ".
6. Tout d'abord, si la requérante fait valoir qu'elle n'a pas eu communication de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, ce qui ne lui a pas permis d'en vérifier les termes et de s'assurer de la régularité de la procédure suivie, d'une part, les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'imposent pas la communication de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à l'intéressée avant que le préfet se prononce sur sa demande de titre de séjour et, d'autre part, l'avis en date du 26 juillet 2021 a été produit par le préfet de la Haute-Garonne dans le cadre de la présente instance et communiqué à la requérante. Ensuite, il ne ressort pas de l'arrêté litigieux que le préfet se serait cru en situation de compétence liée par rapport aux termes de cet avis. Par suite, les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une erreur de droit pour ces motifs ne peuvent qu'être écartés. Par ailleurs, aucune disposition n'impose au collège de médecins, qui rend son avis au regard du rapport médical établi par le médecin rapporteur, de procéder à l'examen du demandeur. La faculté de procéder à un tel examen est laissée à l'appréciation du collège des médecins. En outre, il ressort des pièces du dossier que l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration a été précédé, conformément aux dispositions précitées, du rapport du 20 juillet 2021 du docteur F A, désigné pour ce faire par une décision du directeur de cet office en date du 15 octobre 2020 modifiant la décision du 17 janvier 2017, portant désignation au collège de médecins à compétence nationale de l'OFII, publié au bulletin officiel du ministère de l'intérieur n° 2017-04 du 19 avril 2017. Pour finir, la requérante soutient également que l'avis rendu par le collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration est irrégulier au motif qu'il ne se prononce pas sur l'existence d'une offre de soins accessible et appropriée dans son pays d'origine. Toutefois, les médecins du collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'étaient pas tenus de se prononcer sur cette question dès lors qu'ils ont estimé que le défaut de prise en charge médicale ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du vice de procédure dont serait entachée la décision querellée doit être écarté dans l'ensemble de ses branches.
7. En deuxième lieu, pour refuser de délivrer à Mme B un titre de séjour en raison de son état de santé, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé, notamment, sur l'avis rendu le 26 juillet 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui a estimé que l'état de santé de l'intéressée nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il lui permettait de voyager sans risque vers son pays d'origine. Pour remettre en cause les conclusions de cet avis, la requérante se prévaut notamment de certificats émanant d'un médecin généraliste, d'une kinésithérapeute et d'un médecin psychiatre, qui indiquent qu'elle souffre, d'une part, d'une arthrose acromio-claviculaire, à l'origine d'une difficulté à lever le bras, d'autre part, d'un syndrome anxio-dépressif. Toutefois, alors même que ces certificats font état de ce que l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge multidisciplinaire et un suivi régulier, ils ne font pas état de ce que l'absence de prise en charge médicale risquerait d'entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour son état de santé et ne permettent ainsi pas de remettre en cause l'appréciation portée par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Par ailleurs, si la requérante fait valoir que l'isolement familial qu'elle allègue en Algérie fait obstacle à la poursuite de son suivi médical pluridisciplinaire, elle ne peut en tout état de cause utilement discuter de la question de l'effectivité de l'accès aux soins dans son pays d'origine, dès lors qu'il résulte de ce qui précède que le défaut de prise en charge médicale n'est pas de nature à entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne a commis une erreur manifeste d'appréciation de son état de santé et qu'il a méconnu les stipulations précitées de l'accord franco-algérien en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité.
8. En dernier lieu, le 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié prévoit que : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus " et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales garantit à toute personne le droit au respect de sa vie privée et familiale.
9. Mme B, qui est entrée en France un an et dix mois avant la décision attaquée à l'âge de soixante-et-un ans, fait valoir qu'elle a de fortes attaches familiales en France en la personne principalement de deux de ses filles majeures, alors qu'elle est veuve. Toutefois, ces éléments ne sont pas à eux seuls suffisants pour établir une vie privée et familiale ancienne, stable et intense en France, alors qu'il est constant qu'elle bénéficie d'attaches familiales en Algérie où réside a minima la dernière de ses trois filles majeures. Dès lors, en refusant de lui délivrer un certificat de résidence au titre de la vie privée et familiale, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit également être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, dès lors que les dispositions de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'imposent pas la communication de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au demandeur avant que le préfet se prononce sur sa demande de titre de séjour, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français aurait été prise en méconnaissance de son droit d'être entendue, en l'absence de transmission de l'avis du collège des médecins du 26 juillet 2021.
11. En second lieu, il résulte des motifs explicités aux points 7 et 9 que les moyens tirés de ce que l'obligation de quitter le territoire français contestée serait entachée d'une méconnaissance des stipulations des articles 6 § 5 et 6 § 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
12. A supposer que la requérante entende faire valoir que son renvoi en Algérie l'expose au risque de subir des traitements inhumains ou dégradants au sens de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, à raison de l'agression physique et des menaces qu'elle a subies de la part d'un voisin, elle n'établit pas, alors qu'il ressort des pièces du dossier que son agresseur a été condamné pour les faits en cause à une peine de deux mois d'emprisonnement ferme par un jugement du tribunal correctionnel de Mostaganem du 6 mars 2019, que les autorités algériennes seraient dans l'incapacité d'assurer sa protection. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de cet article, à le supposer invoqué, doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme B aux fins d'annulation de l'arrêté du 13 septembre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé le titre de séjour sollicité, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
14. L'exécution du présent jugement, qui rejette les conclusions en annulation de la requérante, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte de l'intéressée ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, verse à Me Sadek la somme réclamée en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 8 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
M. Leymarie, conseiller,
M. Zabka, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2022.
Le président-rapporteur,
J-C. TRUILHÉ L'assesseur le plus ancien,
A. LEYMARIELa greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026