lundi 24 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106039 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP COURRECH & ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une décision n° 457388 du 9 novembre 2022, le Conseil d'Etat statuant au contentieux, saisi d'un pourvoi présenté pour la commune de La Salvetat-Saint-Gilles, a annulé le jugement du tribunal administratif de Toulouse n° 2000804 du 11 août 2021 et a renvoyé l'affaire devant ce tribunal.
Par une requête, initialement enregistrée le 11 février 2020 sous le n° 2000804, puis réenregistrée sous le n° 2206602 le 14 novembre 2022, et des mémoires, enregistrés les 28 et 29 octobre 2020, 3 décembre 2020, 30 mars 2021 et 13 décembre 2022, la commune de la Salvetat-Saint-Gilles, représentée par Me Thibaud, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2019 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a délivré à la société civile de construction vente (SCCV) La Salvetat 1 un permis de construire, valant permis de démolir, pour la construction d'une opération d'ensemble comportant 14 logements et 12 maisons avec démolition d'une maison individuelle sur un terrain situé rue du Château d'Eau à La Salvetat-Saint-Gilles ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 mars 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a délivré à la SCCV La Salvetat 1 un permis de construire modificatif ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté du 3 décembre 2019 a été délivré en méconnaissance de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dès lors que l'insertion du projet dans son environnement est insuffisamment décrite en l'absence d'indication des nombreuses constructions présentes autour du terrain d'assiette ;
- le projet est incompatible avec les orientations du schéma de cohérence territoriale (SCOT) dès lors qu'il prévoit une densité deux fois plus élevée que celle prévue par les objectifs du SCOT dans la zone ;
- il méconnaît l'article UC3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que l'accès n'est pas adapté pour apporter la moindre gêne à la circulation publique et que la voie nouvelle créée ne respecte pas les caractéristiques prévues au point 2 de cet article ;
- il méconnaît l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux implantations par rapport aux limites séparatives ;
- il méconnaît l'article UC12 du règlement du plan local d'urbanisme relatif au stationnement des véhicules dès lors que le projet devait comprendre 50 places dont 12 couvertes et qu'il ne respecte pas les dispositions relatives aux bornes de recharge des véhicules électriques ou hybrides ;
- il méconnaît l'article UC13 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux espaces libres et plantations.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 15 juillet et 20 novembre 2020, le 12 mars 2021 et le 28 février 2023, la SCCV La Salvetat 1, représentée par Me Courrech, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal au rejet de la requête après délivrance du permis de construire modificatif sollicité aux fins de régularisation du permis attaqué, à titre subsidiaire à ce qu'un sursis à statuer soit prononcé sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et en toute hypothèse, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive dès lors qu'il n'est pas démontré que la commune n'a reçu l'arrêté du 3 décembre 2019 que le 13 décembre suivant ;
- elle est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir dès lors que le projet ne porte pas atteinte aux intérêts de la commune ;
- elle est irrecevable pour défaut de qualité à agir dès lors que la délibération du 16 avril 2014 par laquelle le conseil municipal de la commune de la Salvetat-Saint-Gilles a autorisé le maire à intenter des actions en justice au nom de la commune n'est pas exécutoire ;
- le moyen tiré de l'incompatibilité du projet avec les objectifs du SCOT est inopérant ;
- la branche du moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC3 du règlement du plan local d'urbanisme en ce que la voie nouvelle créée ne respecte pas les caractéristiques prévues par le point 2 de cet article est inopérante dès lors que cet article n'est pas applicable aux voies internes des terrains ;
- la SCCV La Salvetat a déposé le 16 février 2023 une demande de permis de construire modificatif afin de respecter un retrait de 5 mètres à partir du haut de la berge du fossé, conformément à l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 octobre et 10 novembre 2020, et le 9 mars 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut, dans le dernier état de ses écritures, à ce qu'un sursis à statuer soit prononcé sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Il fait valoir que :
- le moyen tiré de l'incompatibilité du projet avec les objectifs du SCOT est inopérant ;
- la SCCV La Salvetat 1 a déposé une demande de permis de construire modificatif afin de respecter un retrait de 5 mètres à partir du haut de la berge du fossé ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un courrier du 29 juin 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de ce que, dans l'hypothèse où le tribunal rejetterait, dans l'instance n° 2106039, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre le permis de construire tacite du 20 janvier 2021, il n'y aurait pas lieu, dans l'instance n° 2206602, de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des arrêtés du 3 décembre 2019 portant permis de construire et du 2 mars 2021 portant permis modificatif, qui ont été implicitement retirés par le permis du 20 janvier 2021 précité.
II. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 18 octobre 2021, 31 mars 2022 et 9 mars 2023 sous le n° 2106039, la commune de La Salvetat-Saint-Gilles, représentée par Me Thibaud, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le permis de construire valant permis de démolir tacitement délivré par le préfet de la Haute-Garonne à la SCCV La Salvetat 1 le 20 janvier 2021 pour la construction d'une opération d'ensemble comportant 14 logements et 12 maisons avec démolition d'une maison individuelle sur un terrain situé rue du Château d'Eau à La Salvetat-Saint-Gilles ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le permis de construire tacite méconnaît l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux implantations par rapport aux limites séparatives ;
- il méconnaît l'article UC4 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à la desserte par les réseaux.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 janvier et 27 avril 2022, et le 28 février 2023, la SCCV La Salvetat 1, représentée par Me Courrech, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'un sursis à statuer soit prononcé sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et en toute hypothèse, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive dès lors qu'elle n'a pas été enregistrée dans le délai de deux mois prévu à l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme n'est pas fondé ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC4 du règlement du plan local d'urbanisme est irrecevable en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, non fondé ;
- la SCCV La Salvetat 1 a déposé le 9 février 2023 une demande de permis de construire modificatif afin de respecter un retrait de 5 mètres à partir du haut de la berge du fossé, conformément à l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 27 avril 2022 et 28 avril 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal au rejet de la requête, et à titre subsidiaire, à ce qu'un sursis à statuer soit prononcé sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive et donc irrecevable ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC4 du règlement du plan local d'urbanisme n'est pas fondé ; le cas échéant, le tribunal pourra faire application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme n'est pas fondé ;
- la SCCV La Salvetat 1 a déposé un permis de construire modificatif afin de respecter un retrait de 5 mètres à partir du haut de la berge du fossé.
Vu :
- la décision du Conseil d'Etat n° 457388 du 9 novembre 2022 ;
- les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Frindel,
- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public,
- et les observations de Me Courrech, représentant la SCCV La Salvetat 1.
Considérant ce qui suit :
1. La société La Salvetat 1 a déposé, le 2 août 2019, une demande de permis de construire, valant permis de démolir, pour la construction d'une opération d'ensemble comportant un collectif de 14 logements, 12 maisons individuelles et annexes et la démolition d'une maison individuelle sur des terrains situés 3 et 5 rue du Château d'eau sur le territoire de la commune de la Salvetat-Saint-Gilles (31). Le préfet de la Haute-Garonne a délivré le permis de construire demandé par un arrêté du 3 décembre 2019. Le 20 octobre 2020, la société pétitionnaire a déposé une demande de permis de construire modificatif portant sur le déplacement et la réduction des dimensions du collectif de logements locatifs à 4 mètres des limites séparatives, le recul des villas 10 et 11, la réduction des garages des villas, l'évolution dans la répartition des types de logements, le rajout de trois places de stationnement, dont une place couverte pour les logements libres et une place pour les logements destinés au logement social. Le préfet de la Haute-Garonne a délivré le permis de construire modificatif sollicité par un arrêté du 2 mars 2021. Le 20 octobre 2020, la société a déposé une nouvelle demande de permis de construire valant permis de démolir, consistant en une version consolidée de ses demandes de permis de construire et de permis modificatif des 2 août 2019 et 20 octobre 2020 précitées. En l'absence de réponse du préfet dans un délai de trois mois, un permis de construire valant permis de démolir tacite est né le 20 janvier 2021, dont le préfet a délivré certificat le 27 mai 2021. Par un jugement n° 2000804 du 11 août 2021, le tribunal a rejeté la requête de la commune de la Salvetat-Saint-Gilles tendant à l'annulation des arrêtés des 3 décembre 2019 et 2 mars 2021 précités. Par une décision n° 457388 du 9 novembre 2022, le Conseil d'Etat a annulé ce jugement et renvoyé l'affaire au tribunal. Par la requête enregistrée sous le n° 2106039, la commune de la Salvetat-Saint-Gilles demande au tribunal d'annuler le permis de construire tacite né sur la demande de la société La Salvetat 1 du 20 octobre 2020.
2. Ces requêtes présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation du permis de construire valant permis de démolir tacite du 20 janvier 2021 :
3. En premier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article Uc 4 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à la desserte par les réseaux a été soulevé pour la première fois le 31 mars 2022, soit plus de deux mois après la communication du premier mémoire en défense, intervenue le 4 janvier 2022. Il doit par suite être écarté comme irrecevable en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.
4. En second lieu, aux termes de l'article Uc 7 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'implantation par rapport aux limites séparatives : " () 5) Les constructions seront implantées en retrait de 5 mètres à partir du haut de la berge de part et d'autre du cours d'eau (en annexe du PLU - annexe réseau hydrographique). () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que la méconnaissance du point 5 de l'article Uc 7 précité par le projet, du fait de l'implantation du bâtiment d'habitation collectif à moins de 5 mètres à partir du haut de la berge du fossé répertorié au document " réseau hydrographique " en annexe du plan local d'urbanisme, a été régularisée par le permis de construire modificatif n° PC 031 526 20 C0029-M01, délivré par le préfet de la Haute-Garonne le 4 mai 2023 et non contesté par la commune. Ainsi, cette dernière ne peut plus utilement se prévaloir de cette illégalité.
6. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par la société La Salvetat 1 et le préfet de la Haute-Garonne, que les conclusions présentées par la commune de La Salvetat Saint-Gilles à fin d'annulation du permis de construire tacite du 20 janvier 2021 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation du permis de construire valant permis de démolir du 3 décembre 2019 et du permis de construire modificatif du 2 mars 2021 :
7. D'une part, la délivrance d'un nouveau permis de construire au bénéficiaire d'un précédent permis, sur le même terrain, a implicitement mais nécessairement pour effet de rapporter le permis initial, ce retrait étant indivisible de la délivrance du nouveau permis.
8. D'autre part, le juge de l'excès de pouvoir ne peut, en principe, déduire d'une décision juridictionnelle rendue par lui-même ou par une autre juridiction qu'il n'y a plus lieu de statuer sur des conclusions à fin d'annulation dont il est saisi, tant que cette décision n'est pas devenue irrévocable. Il en va toutefois différemment lorsque, faisant usage de la faculté dont il dispose dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, il joint les requêtes pour statuer par une même décision, en tirant les conséquences nécessaires de ses propres énonciations. Dans cette hypothèse, toutes les parties concernées seront, en cas d'exercice d'une voie de recours, mises en cause et celle à laquelle un non-lieu a été opposé, mise à même de former, si elle le souhaite, un recours incident contre cette partie du dispositif du jugement. A ce titre, lorsque le juge est parallèlement saisi de conclusions tendant, d'une part, à l'annulation d'une décision et, d'autre part, à celle de son retrait et qu'il statue par une même décision, il lui appartient de se prononcer sur les conclusions dirigées contre le retrait puis, sauf si, par l'effet de l'annulation qu'il prononce, la décision retirée est rétablie dans l'ordonnancement juridique, de constater qu'il n'y a plus lieu pour lui de statuer sur les conclusions dirigées contre cette dernière.
9. En l'espèce, le permis de construire valant permis de démolir tacitement délivré à la SCCV La Salvetat 1, le 20 janvier 2021, a eu pour effet de retirer le permis de construire valant permis de démolir qui lui avait été octroyé le 3 décembre 2019. Les conclusions tendant à l'annulation du permis de construire du 3 décembre 2019 et, par voie de conséquence, celles tendant à l'annulation du permis de construire modificatif du 2 mars 2021, sont donc devenues sans objet et il n'y a, par suite, pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société La Salvetat 1, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, les sommes que la commune demande au titre de cet article. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société La Salvetat 1 présentées sur le fondement des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2206602 présentée par la commune de La Salvetat-Saint-Gilles tendant à l'annulation du permis de construire valant permis de démolir et du permis de construire modificatif, respectivement délivrés par le préfet de la Haute-Garonne les 3 décembre 2019 et 2 mars 2021.
Article 2 : La requête n° 2106039 présentée par la commune de la Salvetat-Saint-Gilles est rejetée.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la commune de La Salvetat-Saint-Gilles, à la société civile de construction vente La Salvetat 1 et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 7 juillet 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Rousseau, conseillère,
M. Frindel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juillet 2023.
Le rapporteur,
T. FRINDEL
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
B. RODRIGUEZ
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
2, 220660
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026