jeudi 13 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106121 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | GONTIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 octobre 2021, M. C B, représenté par Me Gontier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 août 2021 par lequel la préfète du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de 30 jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Tarn de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou portant la mention " salarié " dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, et dans l'attente, de lui remettre dès notification de cette décision, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre à la préfète du Tarn de réexaminer sa situation au titre de sa vie privée et familiale et de son activité professionnelle, et de lui délivrer dans l'attente et dès notification du jugement à intervenir, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) d'enjoindre à la préfète du Tarn de procéder à l'effacement du signalement du fichier aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, et de restituer les documents d'état civil et d'identité originaux sollicités par ses services dans le cadre de l'instruction de la demande de carte de séjour du requérant ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat prévue en la matière, et à défaut d'aide juridictionnelle provisoire, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros à verser à M. B.
Il soutient que :
La décision portant refus de titre de séjour :
- est entachée d'un défaut de motivation qui révèle un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que la préfète a considéré que l'article L. 435-3 ne s'appliquait pas à son cas ;
- méconnait les dispositions des articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil dès lors qu'elle reproche aux documents du requérant de ne pas présenter une authenticité certaine
- méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce qu'elle porte une atteinte disproportionnée au respect de son droit à la vie privée et familiale ;
Les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du délai de départ volontaire et fixation du pays de renvoi :
- sont dépourvues de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce qu'elles portent une atteinte disproportionnée au respect de son droit à la vie privée et familiale ;
- sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle ;
Par un mémoire en défense enregistré le 17 novembre 2021, la préfète du Tarn conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 17 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 1er juillet 2022.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Gontier, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant guinéen déclarant être né le 3 janvier 2003, serait entré en France irrégulièrement en janvier 2019 selon ses déclarations et a été confié à l'aide sociale à l'enfance par jugement en assistance éducative du tribunal pour enfant de Castres en date du 28 octobre 2019. Ce jugement a été annulé par la Cour d'appel de Toulouse par un arrêt du 4 décembre 2020. M. B a intégré une filière professionnelle pour l'année scolaire 2020-2021 en CAP maçonnerie et conclu un contrat d'apprentissage avec la SASU Batramos le 6 août 2021. Il a signé un premier contrat jeune majeur d'une durée de six mois en mai 2021, lequel a été renouvelé le 29 septembre 2021 pour une durée d'un an. Il a sollicité le 9 juillet 2021 la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en qualité de salarié ou de travailleur temporaire. Par arrêté du 25 août 2021, la préfète du Tarn a refusé de lui délivrer le titre de séjour demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de 30 jours et a fixé le pays de destination. Par sa présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande d'aide juridique :
2. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mars 2022. Par suite, les conclusions tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, la décision attaquée comporte l'ensemble des considérations de droit et de faits qui en constituent le fondement. La motivation de la décision attaquée est ainsi suffisante au regard des exigences posées par les dispositions précitées. En outre la circonstance que le requérant ne partage pas les appréciations de l'administration contenues dans cette motivation ne saurait, à elle seule, démontrer une absence d'examen réel et sérieux de la situation de l'intéressé. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen suffisant de la situation personnelle du requérant doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-3. du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ". Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : (1°) Les documents justifiants de son état civil ; (2°) Les documents justifiants de sa nationalité ".
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, d'une part que le placement de M. B à l'aide sociale à l'enfance, décidé par jugement du tribunal pour enfant de Castre du 28 octobre 2019, a été annulé par un arrêt du 4 décembre 2020 de la cour d'appel de Toulouse. Dans ces conditions, le requérant ne peut se prévaloir des dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 811-2 de ce code : " La vérification des actes d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ": " La vérification des actes d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ". Aux termes de l'article 16 de la loi du 23 mars 2019 : " II. - Sauf engagement international contraire, tout acte public établi par une autorité étrangère et destiné à être produit en France doit être légalisé pour y produire effet. / La légalisation est la formalité par laquelle est attestée la véracité de la signature, la qualité en laquelle le signataire de l'acte a agi et, le cas échéant, l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu ".
7. L'article 47 du code civil précité pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays. Il incombe à l'administration de renverser cette présomption en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. Il résulte également des dispositions précitées que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En outre, les actes de l'état civil établis par une autorité étrangère et destinés à être produits devant les juridictions françaises doivent au préalable, et sauf convention internationale contraire, être légalisés pour y produire effet. Cette légalisation peut être effectuée, en France, par le consul du pays où l'acte a été établi ou par le consul de France dans le pays d'origine de l'étranger. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
8. En dépit de l'annulation de son placement à l'aide sociale à l'enfance par le juge judiciaire, le requérant soutient que le préfet aurait dû prendre en compte son jeune âge. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la cellule fraude documentaire de la direction interdépartementale de la police aux frontières de la Haute-Garonne a émis le 4 août 2021, un avis défavorable concernant la régularité de l'extrait du registre d'état civil, du jugement supplétif légalisé par les autorités guinéennes ainsi que de la carte consulaire produits par M. B. Aux termes de cet avis, ces documents ne présentent pas de sécurités de base telles que l'utilisation de papier fiduciaire ou de l'offset, ce qui rend la production de faux sous ces modèles, aisée. La requête et le jugement supplétif sont datés de quatre jours d'écart, et le jugement indique que le délibéré a été prononcé après l'enquête et l'audition de deux témoins majeurs. La délivrance d'un jugement supplétif étant très aisée par contournement de la loi en Guinée, ceux-ci sont souvent délivrés à la demande et les indications portées ne reflètent pas toujours la réalité. En outre, ces documents comportent des irrégularités dans leurs établissements qui tiennent notamment à l'absence de photographie intégrée au support, d'empreinte digitale apposée sur le support, ou de tout autre document d'identité, et dont il résulte que ces actes ne peuvent pas être rattachés sans contestation à son porteur. Enfin, la carte consulaire, qui au demeurant ne peut pas être retenue comme un justificatif de l'état-civil, est délivrée par le biais des deux autres documents analysés comme irréguliers et irrecevables, et sans aucune vérification sur les registres de l'état-civil, en l'absence d'informatisation du système. L'avis estime dans ces conditions que ces documents font l'objet d'irrégularités déterminantes les rendant irrecevables aux termes des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil. Par suite, la préfète du Tarn, a pu s'approprier les termes de cet avis pour refuser de reconnaitre la valeur probante des documents produits par M. B, sans commettre d'erreur de droit au regard des dispositions des articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil, ces moyens devant par conséquent être écartés.
9. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
10. En l'espèce, M. B, entré irrégulièrement en France en janvier 2019, est célibataire et sans charge de famille. Il ne démontre pas entretenir de liens personnels et familiaux de nature à établir que le centre de sa vie privée et familiale se situe en France et non pas en Guinée, où il a vécu la majorité de sa vie. Dans ces conditions, la préfète, en refusant de délivrer le titre de séjour demandé, n'a pas entaché sa décision d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect à la vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et ces moyens doivent par conséquent être écartés.
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du délai de départ volontaire et fixation du pays de renvoi :
11. En premier lieu, la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas illégale, le requérant ne peut exciper de son illégalité pour contester les décisions portant obligation de quitter le territoire français, portant fixation du délai de départ et portant fixation du pays de renvoi prises en conséquence.
12. En second et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux présentés au point 10 de ce présent jugement, la préfète du Tarn, en prenant les décisions portant obligation de quitter le territoire français, portant fixation du délai de départ et portant fixation du pays de renvoi, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation quant à la situation personnelle du requérant, ni porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect à la vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et ces moyens doivent par conséquent être écartés.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. ;
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle.
Article 2: Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Gontier et au préfet du Tarn.
Délibéré après l'audience du 29 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Katz, président,
Mme Jorda, conseillère,
Mme Péan, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.
L'assesseure la plus ancienne,
V. JORDA
Le président-rapporteur,
D. A
La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
N°2106121
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026