vendredi 1 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106240 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SARASQUETA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 26 octobre 2021 et le 12 janvier 2022, Mme B C, représentée par Me Sarasqueta, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 juin 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir en la munissant dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour, et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où elle ne serait pas admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle, le versement de cette même somme à son profit sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions contestées :
- sa requête n'est pas tardive, car l'arrêté contesté lui a été notifié le 7 juillet 2021 et sa demande d'aide juridictionnelle déposée le 16 juillet 2021 a interrompu le délai de recours de trente jours en application des dispositions de l'article 43 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- si la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour prévue à l'article L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a implicitement abrogé l'arrêté contesté, ses conclusions tendant à l'annulation de ce dernier ne sont pas devenues sans objet car cet arrêté a été exécuté pendant toute la période où il était en vigueur ;
- leur auteur est incompétent ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois :
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 décembre 2021 et le 21 janvier 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la requête de Mme C, et en tout état de cause, au rejet des demandes de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive, car elle a été enregistrée après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours courant à compter de la notification de l'arrêté, intervenue le 7 juillet 2021 ;
- Mme C a présenté, postérieurement à l'arrêté attaqué, une nouvelle demande de titre de séjour au regard de laquelle elle s'est vue délivrer une autorisation provisoire de séjour qui abroge la décision portant obligation de quitter le territoire français, de telle sorte qu'elle est ainsi admise au séjour au regard de cette demande et qu'elle va bénéficier d'un titre de séjour ;
- les moyens invoqués par Mme C ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 janvier 2022.
Par une ordonnance du 4 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 19 avril 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. F a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C, ressortissante nigériane née le 18 août 1978 à Lagos (Nigéria), est entrée en France, selon ses déclarations, le 12 décembre 2017. Elle a sollicité son admission au titre de l'asile le 19 janvier 2019, a vu sa demande rejetée, en dernier ressort, par une décision rendue par la Cour nationale du droit d'asile le 21 mai 2019 et a fait l'objet d'une mesure d'éloignement par un arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 23 octobre 2019. Le 17 février 2021, Mme C a sollicité son admission au séjour en qualité d'étranger malade. Par un arrêté du 29 juin 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de faire droit à cette demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l'introduction de la requête, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle par une décision du 17 janvier 2022. Par suite, les conclusions tendant à ce que soit prononcée son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet :
3. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ". Aux termes de l'article L. 614-4 du même code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. / L'étranger peut demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle au plus tard lors de l'introduction de sa requête en annulation. /Le tribunal administratif statue dans un délai de trois mois à compter de sa saisine. ". Aux termes de l'article 43 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " () lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée ou déposée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice ou le recours est introduit dans un nouveau délai de même durée à compter : / () 3° De la date à laquelle le demandeur de l'aide juridictionnelle ne peut plus contester la décision d'admission ou de rejet de sa demande en application du premier alinéa de l'article 69 et de l'article 70 ou, en cas de recours de ce demandeur, de la date à laquelle la décision relative à ce recours lui a été notifiée ; / 4° Ou, en cas d'admission, de la date, si elle est plus tardive, à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné. () ".
4. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le délai de recours contentieux est interrompu par l'introduction dans ce délai d'une demande d'aide juridictionnelle, d'autre part, que le nouveau délai de recours court à nouveau à compter de la date à laquelle la décision du bureau d'aide juridictionnelle ne peut plus être contestée par l'intéressée ou, si elle est plus tardive, à la date à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné. En l'espèce, le délai de recours de trente jours opposable à Mme C à l'encontre de l'arrêté attaqué du 29 juin 2021, notifié le 7 juillet suivant, a été interrompu par la demande d'aide juridictionnelle de l'intéressée, déposée le 16 juillet 2021, et sur laquelle il a été statué par une décision du président du bureau d'aide juridictionnelle du 17 janvier 2022. Par suite, la présente requête, enregistrée le 26 octobre 2021 alors que le délai de recours n'avait pas repris, ne peut pas être regardée comme tardive. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée en défense par le préfet de la Haute-Garonne doit être écartée.
Sur l'exception de non-lieu à statuer invoquée par le préfet :
5. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'a statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le recours formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.
6. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'arrêté litigieux, une autorisation provisoire de séjour autorisant Mme C à travailler lui a été délivrée le 15 décembre 2021, en sa qualité de ressortissante étrangère victime d'infractions de traite des êtres humains ou de proxénétisme ayant cessé l'activité de prostitution, sur le fondement de l'article L. 424-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette autorisation provisoire de séjour a implicitement abrogé les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement et interdisant à Mme C le retour sur le territoire français pour une durée de six mois édictées par l'arrêté contesté. Par suite, l'abrogation implicite de ces décisions devant être regardée comme devenue définitive et ces décisions n'ayant reçu aucune exécution pendant la période où elles étaient en vigueur, les conclusions tendant à leur annulation sont devenues sans objet. En revanche, les conclusions aux fins d'annulation de la décision portant refus d'octroi d'un titre de séjour conservent leur objet, car cette décision n'a été ni retirée ni abrogée. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer invoquée par le préfet ne peut être accueillie que dans la mesure de ce qui vient d'être dit.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour :
7. En premier lieu, par un arrêté du 10 mai 2021 publié au recueil des actes administratifs spécial n° 31-2021-132, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme E D, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les décisions et arrêtés établis en matière de police des étrangers. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
8. En deuxième lieu, l'arrêté contesté comporte les mentions des textes applicables et vise notamment les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne également les éléments de fait pertinents relatifs au parcours et à la situation de Mme C. Par conséquent, l'arrêté attaque´ comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté comme manquant en fait.
9. En troisième et dernier lieu, il résulte de l'arrêté contesté que le préfet a examiné, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande de titre de séjour présentée par Mme C en qualité d'étranger malade, et qu'il a estimé, eu égard notamment à l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration du 20 mai 2021, qu'elle ne satisfaisait pas aux conditions lui permettant d'obtenir un titre de séjour sur ce fondement. En alléguant qu'en raison des circonstances résultant, d'une part, de la reconnaissance de sa qualité de victime d'un réseau de prostitution par la décision de rejet de la Cour nationale du droit d'asile 21 mai 2019, et d'autre part, des graves dysfonctionnements affectant le dispositif dit de " parcours de sortie de la prostitution " instauré par la loi n° 2016-444 du 13 avril 2016 ne lui ayant pas permis d'être inscrite devant cette commission avant le 6 décembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation, l'intéressée doit être regardée comme soutenant que le titre de séjour sollicité pouvait lui être octroyé sur un autre fondement. Toutefois, il ne ressort ni des termes de l'arrêté litigieux, ni des pièces du dossier, que la requérante aurait sollicité un titre de séjour sur un autre fondement que celui de l'article L. 425-9 précité ou que le préfet de la Haute-Garonne aurait spontanément examiné la possibilité de lui octroyer ce titre sur un autre fondement. Le moyen invoqué doit donc être écarté comme étant inopérant.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C contre la décision lui refusant le séjour ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :
11. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requérante tendant à l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, les sommes demandées par la requérante au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme C tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de six mois.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, au préfet de la Haute-Garonne et à Me Sarasqueta.
-Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 25 mai 2022, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
M. Bernos, premier conseiller,
M. Le Fiblec, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2022.
Le rapporteur,
B. F
Le président,
P. GRIMAUD La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026