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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2106656

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2106656

vendredi 14 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2106656
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantTERCERO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 novembre 2021, M. D C, représenté par Me Tercero, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2021 par lequel le préfet du Lot l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire pendant une durée de trois ans ;

3°) d'enjoindre au préfet du Lot de réexaminer sa situation au titre de son activité professionnelle et de sa vie privée et familiale et de le munir dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dès la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) d'enjoindre au préfet du Lot d'effacer la mention de l'interdiction de retour sur le territoire français du fichier SIS et de justifier de cet effacement, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. C soutient que :

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est insuffisamment motivée ;

- résulte d'une procédure déloyale dès lors que l'intéressé a été convoqué par les services de police puis placé en retenue administrative à l'issue de sa garde à vue dans le seul but d'édicter à son encontre une nouvelle mesure d'éloignement ;

- est entachée d'un défaut d'examen individuel de sa situation ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ;

La décision fixant le pays d'éloignement :

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'un défaut d'examen individuel de sa situation ;

- est entachée d'erreur d'appréciation ;

La décision portant refus de délai de départ volontaire :

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- est entachée d'erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 décembre 2021, le préfet du Lot conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Par une ordonnance en date du 10 février 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 1er mars 2023.

M. C a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 2 mars 2023.

Vu :

- le jugement du tribunal n° 2005031 du 4 mai 2021 ;

- l'ordonnance de la présidente de la cour administrative d'appel de Bordeaux n° 21BX03102 du 21 janvier 2022 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Dans cette affaire, le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Quessette, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant sénégalais, né le 1er juin 2002, est entré irrégulièrement en France, selon ses déclarations, le 9 janvier 2019. Il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité. Le 10 mars 2020, il a sollicité l'octroi d'un titre de séjour en qualité de travailleur temporaire sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 5 octobre 2020, dont la légalité a été validée par un jugement du tribunal n° 2005031 du 4 mai 2021 et confirmée par une ordonnance de la présidente de la cour administrative d'appel de Bordeaux n° 21BX03102 du 21 janvier 2022, le préfet du Lot lui a refusé la délivrance de ce titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans. S'étant maintenu irrégulièrement sur le territoire français, M. C a été placé en garde à vue le 16 novembre 2021 pour harcèlement d'une personne sans incapacité, propos ou comportements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de vie altérant la santé à la suite du dépôt d'une plainte déposée par un agent du service de protection de l'enfance du conseil départemental du Lot. Par un arrêté en date du 16 novembre 2021, le préfet du Lot a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire pendant une durée de trois ans.

Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 18 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'aide juridictionnelle peut être demandée avant ou pendant l'instance ". Aux termes de l'article 20 de la même loi : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".

3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, selon les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ". L'article L. 211-5 du même code dispose que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Selon les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () ".

5. La décision en litige vise les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application, retrace le parcours du requérant et les éléments déterminants de sa situation personnelle et professionnelle, et mentionne les raisons pour lesquelles le préfet du Lot a considéré que M. C entrait dans le champ d'application de cette disposition. Ainsi, la décision contestée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et elle est, de ce fait, suffisamment motivée.

6. En deuxième lieu, il résulte des termes de la décision attaquée que le préfet du Lot a examiné la situation personnelle de M. C avant d'édicter la décision attaquée. Le moyen d'erreur de droit soulevé sur ce point doit donc être écarté.

7. En troisième lieu, si M. C soutient que la convocation par officier de police judiciaire qui lui a été remise le 9 novembre 2021 l'invitant à se présenter le 16 novembre 2021 à l'hôtel de police de B n'était qu'un prétexte pour lui signifier une mesure d'éloignement et l'assigner à résidence, il ressort des pièces du dossier que cette convocation a été émise par les services de police dans le cadre d'une enquête préliminaire pour des faits de harcèlement. Dans ces conditions, et en tout état de cause, le requérant, qui ne peut utilement invoquer l'éventuelle irrégularité de la procédure de retenue administrative ensuite adoptée à son encontre en vue de vérifier son droit au séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait recouru à un procédé déloyal.

8. En quatrième et dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que, ainsi qu'il a été dit au point 1 ci-dessus, M. C, à la date de l'arrêté attaqué, résidait en France depuis environ deux ans et demi après y être entré à l'âge de seize ans et demi. Toutefois, à cette date, il avait déjà fait l'objet d'une décision de refus de titre de séjour accompagnée d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par ailleurs, s'il avait commencé une formation professionnelle après avoir été bénéficiaire d'un contrat d'apprentissage, son insertion socioprofessionnelle demeurait limitée, notamment en raison de difficultés relationnelles au sein de la structure d'accueil où il était hébergé. En effet, lors de sa prise en charge au centre départemental de l'enfance du Lot, M. C a adopté un comportement agressif, menaçant et insultant, envers ses éducateurs, lesquels ont réalisé de nombreux rapports d'incidents. Le rapport du 10 juillet 2019 réalisé par l'équipe éducative et la directrice du centre conclut à la très grande prise de risque que représente son maintien au sein de la structure et fait état de menace de " passage à l'acte " et d'un fort sentiment de persécution. Il ressort des pièces du dossier que, le 23 octobre 2019, M. C a frappé deux de ses éducateurs, nécessitant l'intervention des forces de l'ordre, auxquelles une éducatrice a déclaré subir depuis plusieurs semaines des menaces de mort et remarques d'ordre racial. Placé sous contrôle judiciaire le 25 octobre 2019, M. C s'est toutefois rendu à plusieurs reprises au centre malgré l'interdiction qui lui en avait été faite, nécessitant de nouveau l'intervention de la police. M. C a été condamné le 20 juillet 2020 à deux mois de prison avec sursis pour les faits de violence, outrage et menaces de mort sur personne chargée d'une mission de service public, commis le 23 octobre 2019. Par un jugement du même jour, le tribunal pour enfants de B l'a également condamné à un mois de prison avec sursis pour des faits de menace de crime ou délit et d'appels réitérés malveillants à l'encontre de sa référente, commis entre les 20 et 26 mai 2020. Si l'intéressé conteste le risque de récidive, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il n'a pas respecté son contrôle judiciaire et a continué de se montrer menaçant et harcelant envers ses éducateurs. Si l'intéressé n'a pas été poursuivi pénalement, il a été placé en garde à vue le 16 novembre 2021 pour harcèlement d'une personne sans incapacité, propos ou comportements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de vie altérant la santé à la suite du dépôt d'une plainte déposée par un agent du service de protection de l'enfance du conseil départemental du Lot. Enfin, le contenu d'une note blanche des services départementaux de renseignements territoriaux de B mentionné par le préfet du Lot en défense et soumis au contradictoire, indique que M. C " se montrait provocateur et menaçant envers ses éducateurs en expliquant qu'il voulait rentrer dans l'armée pour faire " péter des bombes ". Il dénonçait le passé colonial de la France, tenait des propos discriminant envers les femmes françaises, envers la " race blanche ". () Selon les éducateurs qui l'avaient immobilisé au sol, D C avait déclaré " qu'il voulait un couteau, qu'il voulait aller au paradis " en effectuant des gestes s'apparentant à une prière ". A cet égard, si M. C fait valoir qu'il n'a pas bénéficié du suivi psychiatrique et psychologique nécessité par son état de santé, caractérisé par des troubles de la personnalité, d'importantes angoisses et un sentiment de persécution, la circonstance que le comportement de l'intéressé puisse être lié à son état de santé mentale n'est pas de nature à remettre en cause la qualification de menace pour l'ordre public eu égard aux multiples actes violents et menaces dont il a été l'auteur. Ainsi, au vu de l'ensemble de ces circonstances, le préfet du Lot n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé en lui faisant obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination de l'éloignement :

9. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

10. Il ressort des termes de la décision attaquée qu'elle vise les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont elle fait application et indique que M. C n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour au Sénégal. Par suite, la décision attaquée, qui est suffisamment motivée et dont M. C n'explique pas dans quelle mesure elle porterait atteinte à sa situation, n'est entachée ni d'un défaut d'examen individuel de sa situation ni d'erreur d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

11. Selon les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Selon les dispositions de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () ".

12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, la décision portant refus de délai de départ volontaire n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

13. Selon les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

14. Il ressort des pièces du dossier que M. C se trouvait en France depuis moins de trois ans à la date de la décision attaquée, qu'il n'y dispose pas d'attaches familiales ou personnelles et qu'il a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Par ailleurs, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, M. C doit être regardé comme représentant une menace pour l'ordre public. Par suite, le préfet du Lot n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant à trois ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 16 novembre 2021 par lequel le préfet du Lot l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Sa requête doit donc être rejetée.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté contesté, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par le conseil du requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : M. C est admis à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, au préfet du Lot et à Me Flor Tercero.

Délibéré après l'audience du 22 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

M. Bernos, premier conseiller,

M. Quessette, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 avril 2023.

Le rapporteur,

L. QUESSETTE

Le président,

P. GRIMAUD La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet du Lot en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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