vendredi 17 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106851 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DURAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 novembre 2021 et un mémoire enregistré le 7 octobre 2022, M. A D, représenté par Me Durand, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 octobre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou à défaut de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en le munissant, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser le cas échéant à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant du refus de titre de séjour
- la décision contestée est insuffisamment motivée
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée de plusieurs vices de procédure dès lors qu'elle méconnait les dispositions des articles R. 313-22 et R. 313-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'interdiction pour le médecin instructeur de siéger au sein du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, et à l'obligation de collégialité de l'avis rendu ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dans l'application de l'article L.425-9 de ce code ;
- elle est contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire :
- cette décision est privée de base légale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 alinéa 9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la fixation du pays de renvoi :
- elle est privée de base légale dès lors que l'obligation de quitter le territoire est illégale ;
- elle est contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 janvier 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. D a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 5 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, de nationalité géorgienne, est entré en France le 13 avril 2019, selon ses déclarations. Sa demande d'asile a été rejetée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 25 octobre 2019. Il a bénéficié d'un titre de séjour d'un an en tant qu'étranger malade valable jusqu'au 21 juillet 2021, dont il demandé le renouvellement le 15 juillet 2021. Par arrêté du 15 octobre 2021, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. D demande l'annulation de ces décisions et la délivrance du titre de séjour sollicité.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. M. D a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 5 juillet 2022. Par suite, les conclusions tendant à son admission à ce dispositif à titre provisoire sont désormais sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ".
4. Il ressort des termes de la décision contestée que le préfet de la Haute-Garonne a visé les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il a fait application ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a également retracé le parcours migratoire de M. D ainsi que les principaux éléments de sa situation personnelle et familiale, en indiquant les raisons pour lesquelles il a considéré qu'il ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour et devait être éloigné du territoire. Ainsi, la décision de refus de titre de séjour opposée au requérant comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui constituent son fondement. Elle est par suite suffisamment motivée.
5. En deuxième lieu, et eu égard à la motivation de la décision contestée, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait omis de procéder à un examen sérieux de la situation particulière du requérant.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. ". L'article R.425-11 du même code dispose : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ". Aux termes de l'article R.425-13 de ce code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle () ".
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 30 septembre 2021 concernant l'état de santé de M. D porte la mention, qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, " Après en avoir délibéré, le collège de médecins de l'OFII émet l'avis suivant " et a été signé par les trois médecins composant le collège. Aucun élément du dossier n'est de nature à remettre en cause cette mention du caractère collégial de l'avis rendu par l'OFII. Le moyen tiré de ce que la procédure serait irrégulière en l'absence de collégialité doit par suite être écarté.
8. D'autre part, il ressort de cet avis que le rapport médical a été établi le 22 septembre 2021 par le Dr C qui ne siégeait pas au sein du collège des médecins ayant rendu l'avis en cause. Le moyen tiré de ce que la composition du collège aurait été irrégulière doit ainsi être également écarté.
9. Dans son avis du 30 septembre 2021, le collège des médecins de l'OFII a estimé que l'état de santé de M. D nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Toutefois, eu égard, à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, la Géorgie, le requérant pouvait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié.
10. Il ressort des certificats médicaux joints au dossier, qui quoique postérieurs à la décision attaquée, sont relatifs à l'état de santé du requérant à cette période, que M. D souffre d'une cirrhose mixte post virale, d'un diabète insulino-dépendant, d'hypertension portale et artérielle, ainsi que de varices œsophagiennes et gastriques. Il ressort du certificat médical du 7 décembre 2021 du service d'hépato-gastrologie de l'hôpital de Rangueil que la cirrhose du requérant est stabilisée. En revanche, le diabète nécessite d'une part, une injection journalière d'insuline lente, Toujeo, et des injections d'insuline rapide, Humalog, avant les repas, d'autre part, une surveillance trimestrielle par examen de sang et annuelle, par examens cardiologique et ophtalmologique. Il ressort des documents joints par le préfet que l'insuline lente et l'insuline rapide sont disponibles en Géorgie sans problème de stock majeur et sont remboursées. Si elles sont commercialisées sous des marques différentes de celles prescrites en France, il n'est ni soutenu ni démontré que la substitution de ces spécialités serait contre-indiquée médicalement pour l'intéressé. Il n'est pas davantage établi que les examens trimestriels et annuels de suivi de l'état de santé du requérant, qui ne présentent pas de technicité particulière, seraient indisponibles en Géorgie ou qu'ils nécessiteraient sa présence continue en France. Par ailleurs, les traitements préventifs liés aux varices et aux éventuelles complications abdominales auxquelles le requérant est exposé ne sont pas précisés, non plus que ceux éventuellement requis par ses hypertensions. Enfin, il est vrai que par certificat du 10 février 2022, le médecin coordinateur de l'appartement thérapeutique où le requérant est accueilli indique que celui-ci est incapable de prendre en charge seul ses soins et qu'il a besoin d'être accompagné. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D serait en Géorgie dans le même isolement qu'en France, alors qu'il a vécu dans son pays jusqu'à l'âge de 56 ans et que son frère y réside toujours, ni qu'il ne pourrait y avoir accès à un accompagnement social et d'éducation thérapeutique. Par suite, c'est sans erreur de droit ni erreur d'appréciation que le préfet de la Haute-Garonne a rejeté la demande de titre de séjour présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
12. M. D, qui séjourne en France depuis deux ans et demi à la date de la décision contestée, n'établit pas y avoir noué des liens d'une particulière intensité, alors qu'il est célibataire sans charge de famille, ni s'y être intégré socialement ou professionnellement. Dans ces conditions, la décision contestée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la violation des stipulations précitées doit par suite et en tout état de cause être écarté.
13. En sixième lieu, pour les raisons exposées aux points 10 et 12, le moyen tiré de ce que le refus de séjour opposé au requérant est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation, doit être également écarté.
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire :
14. En premier lieu, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité du refus de titre de séjour doit, en raison de ce qui précède, être écarté.
15. En deuxième lieu, le moyen tiré par M. D de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 611-3, 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif qu'il ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Géorgie, doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10.
16. En troisième lieu, pour les mêmes raisons qu'exposées au point 13, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
17. En dernier lieu, compte tenu des conditions de séjour en France de M. D et du fait qu'il peut bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé, ainsi qu'il a été dit aux points précédents, la décision contestée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
18. En premier lieu, aucun des moyens présentés à l'appui des conclusions à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire n'a été retenu. Par suite, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté.
19. En second lieu, selon l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines et traitements inhumains et dégradants ".
20. M. D soutient qu'il est exposé à une situation inhumaine et dégradante en Géorgie dès lors qu'il ne pourra bénéficier dans ce pays du traitement et du suivi médical que nécessite son état de santé. Toutefois, pour les raisons explicitées au point 10, le risque allégué n'est pas établi. Le moyen tiré de la violation des stipulations précitées doit par suite être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 15 octobre 2021 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction comme celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 la loi du 10 juillet 1991 doivent être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission de M. D à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Durand et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 24 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme B, magistrate honoraire,
M. Leymarie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2023.
La rapporteure,
C. B
La présidente,
V. POUPINEAU
Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
la greffière en chef,
ou par délégation, le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026