jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106870 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | BAHLER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2021, M. E F C, représenté par Me Bahler, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 8 octobre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement de la somme de 2 000 euros, à verser à son conseil, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- l'arrêté attaqué est entaché d'une insuffisance de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de la situation du requérant ;
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- la décision contestée est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations des alinéas 5 et 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision contestée est privée de base légale en raison de l'illégalité qui affecte la décision de refus de séjour ;
- elle méconnait les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- la décision contestée est privée de base légale en raison de l'illégalité qui affecte les décisions de refus de séjour et portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- le préfet, qui n'a pas examiné sérieusement la situation du requérant, s'est placé à tort dans une situation de compétence liée ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. F C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D ;
- et les observations de Me Bahler, représentant M. F C.
Considérant ce qui suit :
1. M. E F C, né le 8 septembre 1954, de nationalité algérienne, est entré en France le 10 mars 2020, sous le couvert d'un passeport revêtu d'un visa valable du 25 février 2020 au 10 avril 2020. Il a bénéficié de l'autorisation de prolonger son séjour en France jusqu'au 31 décembre 2020 compte tenu des restrictions de circulation et des mesures sanitaires mises en place dans le cadre de la crise sanitaire liée à la Covid-19. D'une part, l'intéressé a sollicité, le 19 octobre 2020, son admission au séjour en raison de son état de santé sur le fondement de l'article 6 (7°) de l'accord franco-algérien. D'autre part, le 22 septembre 2021, M. F C a sollicité son admission au séjour en France en qualité d'accompagnant d'étranger malade en la personne de son épouse. Par un arrêté du 8 octobre 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer les titres de séjour sollicités, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par la présente requête, M. F C sollicite l'annulation de cet arrêté dans toutes ses dispositions.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. M. F C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 26 avril 2022. Par suite, les conclusions tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
3. En premier lieu, et alors que le caractère suffisant de la motivation d'une décision administrative ne se confond pas avec le bien-fondé de ses motifs, la décision refusant l'admission au séjour de M. F C comporte, en l'espèce, les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.
4. En second lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle du requérant, ni des pièces du dossier, que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : ()/ 7) Au ressortissant algérien résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".
6. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine notamment au vu de ces échanges et éléments contradictoires. En cas de doute et notamment lorsque le secret médical a été levé par l'intéressé, il lui appartient, le cas échéant, de compléter ces éléments en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
7. Pour refuser le titre de séjour sollicité, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé sur l'avis rendu le 1er mars 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui a considéré que, si l'état de santé de M. F C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut toutefois effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Pour remettre en cause cette dernière appréciation, M. F C produit plusieurs certificats respectivement établis par le docteur A, médecin généraliste, le docteur D, ortho-rhino-laryngologue et le docteur A, chirurgien urologique, qui se bornent à décrire les pathologies dont il souffre, sans aucune indication quant à une éventuelle indisponibilité des soins dans son pays d'origine. Dans ces conditions, alors que M. F C ne produit aucune pièce de nature à établir qu'il ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, le préfet de la Haute-Garonne, en refusant de délivrer à l'intéressé un certificat de résidence en qualité d'étranger malade, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 6 (7°) de l'accord franco-algérien ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. En second lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien modifié : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ". Par ailleurs, aux termes de l'article aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
9. M. F C se prévaut de la présence de son épouse en France, qui souffre d'un cancer du sein. S'il ressort des pièces du dossier que l'épouse du requérant, compatriote, a bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour pour soins, renouvelée jusqu'au 22 septembre 2021, il est constant qu'elle a fait l'objet d'un arrêté en date du 8 octobre 2021 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de renvoi. Pour refuser le titre de séjour sollicité à cette dernière, le préfet s'est notamment fondé sur l'avis rendu le 21 septembre 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui a considéré que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut toutefois effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Si, dans le cadre de la présente instance, M. F C produit deux articles de presses relatifs à la prise en charge des personnes atteintes d'un cancer en Algérie, ces documents à caractère très général ne sont pas de nature à établir que l'épouse de l'intéressé ne pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans leur pays d'origine, de sorte que le préfet pouvait, à bon droit, refuser au requérant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en qualité d'accompagnant d'un étranger malade. De plus, le requérant, ne fait état d'aucun élément qui ferait obstacle à ce que sa cellule familiale se reconstitue en Algérie où il a vécu la majeure partie de sa vie et où résident, a minima, trois de ses enfants. Par ailleurs, si l'intéressé se prévaut de la nationalité française du père de son épouse, et de la présence d'un de ses enfants en France, ces éléments ne lui confèrent aucun droit au séjour. Présent en France depuis un an à la date de la décision contestée, le requérant ne démontre aucune intégration particulière sur le territoire français. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en refusant de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point 8 doivent être écartés. Il en va de même du moyen tiré de l'erreur manifeste qui aurait été commise dans l'appréciation de sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte de l'examen de la légalité de la décision portant refus de délivrance du titre de séjour que M. F C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.
11. En deuxième lieu, il résulte, de ce qui a été précédemment exposé au point 9 que M. F C n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 convention européenne des droits de l'homme : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. " Ce moyen en tant qu'il est dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui n'a pas pour objet ou pour effet de l'éloigner vers un pays déterminé, et non à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, est inopérant.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
13. En premier lieu, en l'absence d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, M. F C n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le délai de départ volontaire serait dépourvue de base légale.
14. En deuxième lieu, selon les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. "
15. M. F C allègue qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours aurait dû lui être accordé eu égard aux diligences rendues nécessaires par sa situation personnelle. Néanmoins, il ne fait valoir aucun élément permettant de retenir l'existence de circonstances particulières de nature à justifier l'octroi d'un délai de départ volontaire supérieur au délai de droit commun. En conséquence, la décision litigieuse n'est pas entachée d'une erreur de droit ni d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
16. En dernier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle du requérant, ni des autres pièces des dossiers, que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé ou se serait placé en situation de compétence liée.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. F C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 8 octobre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Les conclusions de la requête à fin d'annulation doivent par suite être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'il présente à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. F C tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. F C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E F C et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 28 septembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
Le président-rapporteur,
T. D
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
S. HECHT
La greffière,
S. SORABELLA
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026