jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106876 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | ZOUGGARHE-NAIT EL MAATI |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 27 novembre 2021, sous le n° 2106876, M. I H F, représenté par Me Doumbia et Me Zouggarhe - Nait El Maati, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :
- ces décisions ont été prises par une autorité incompétente ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- cette décision est entachée d'une erreur de droit au regard des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet aurait dû l'admettre au séjour à titre exceptionnel ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 janvier 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Un mémoire en production de pièces, enregistré le 14 septembre 2022, n'a pas été communiqué.
II. Par une requête, enregistrée le 27 novembre 2021, sous le n° 2106877, Mme C B épouse F, représentée par Me Doumbia et Me Zouggarhe - Nait El Maati, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :
- ces décisions ont été prises par une autorité incompétente ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- cette décision est entachée d'une erreur de droit au regard des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet aurait dû l'admettre au séjour à titre exceptionnel ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 janvier 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Les requérants ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 26 avril 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. D a été entendu au cours de l'audience publique
Considérant ce qui suit :
1. M. I H F et Mme C B épouse F, ressortissants algériens, sont entrés en France respectivement les 18 septembre 2018 et 25 septembre 2019. Les requérants ont sollicité leur admission exceptionnelle au séjour les 3 et 11 février 2020. M. F a bénéficié d'un certificat de résidence valable jusqu'au 20 décembre 2020. Mme B épouse F, s'est vu délivrer une autorisation provisoire de séjour en qualité d'accompagnante d'un étranger malade. Le 14 décembre 2020, les intéressés ont sollicité le renouvellement de leur droit au séjour en France en qualité, respectivement, d'étranger malade et d'accompagnant d'étranger malade sur le fondement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Par des arrêtés du 26 octobre 2021 dont M. F et Mme B épouse F demandent l'annulation dans la présente instance, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté leurs demandes, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé leur pays de destination.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2106876 et 2106877 présentées par M. H F et Mme B épouse F concernent la situation des membres d'un même couple et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs dirigés contre les arrêtés dans leur ensemble :
3. En premier lieu, les arrêtés contenant les décisions litigieuses sont signés par Mme G E, directrice des migrations et de l'intégration, laquelle a reçu délégation du préfet de la Haute-Garonne par un arrêté du 20 septembre 2021, publié le jour même au recueil administratif spécial de la préfecture de la Haute-Garonne. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit donc être écarté comme manquant en fait.
4. En second lieu, et alors que le caractère suffisant de la motivation d'une décision administrative ne se confond pas avec le bien-fondé de ses motifs, les arrêtés en litige comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. A cet égard, il ne saurait être reproché au préfet de ne pas préciser " ni les pathologies ni les traitements de M. F " alors que le secret médical s'oppose à ce qu'il ait accès à de telles informations confidentielles. Par suite, le moyen tiré de leur insuffisante motivation doit être écarté, en toute hypothèse.
En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour et refus d'autorisation provisoire de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : ()/ 7) Au ressortissant algérien résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".
6. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine notamment au vu de ces échanges et éléments contradictoires. En cas de doute et notamment lorsque le secret médical a été levé par l'intéressé, il lui appartient, le cas échéant, de compléter ces éléments en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
7. Pour refuser le titre de séjour et l'autorisation provisoire de séjour sollicités, respectivement, par M. F et son épouse, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé sur deux avis rendus les 11 janvier et 16 août 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui a considéré que si l'état de santé de M. F nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut toutefois effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Pour remettre en cause cette appréciation, les requérants invoquent la double circonstance que le traitement prescrit à M. F ne serait pas disponible en Algérie et qu'ils ne disposeraient d'aucune ressource pour permettre son accès aux soins. A ce titre, les intéressés se bornent toutefois à produire une attestation, rédigée postérieurement aux actes attaqués par M. A, pharmacien à Mostaganem (Algérie), précisant que certains médicaments prescrits au requérant, soit ne seraient pas disponibles " au niveau de [son] officine ", soit ne le seraient pas " dans toutes les pharmacies ". Néanmoins, ce seul document, à le supposer authentique et qui est en tout état de cause postérieur à l'arrêté attaqué, ne saurait suffire à remettre en cause l'appréciation portée par le préfet de la Haute-Garonne sur l'offre de soins existante en Algérie, qui ne se limite pas aux seules pharmacies d'officine, en toute hypothèse, et ne peut permettre de regarder M. F comme étant empêché, en cas de retour dans son pays d'origine, d'accéder aux soins dont il a besoin. A cet égard, le préfet produit la nomenclature nationale des produits pharmaceutiques à usage de la médecine humaine en Algérie au 31 décembre 2019, indiquant, sans être utilement contredit, que tous les médicaments prescrits à l'intéressé sont disponibles en Algérie. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le système de sécurité sociale en Algérie est fondé sur un régime unique couvrant la quasi-totalité des citoyens algériens contre les risques sociaux. Dans ces conditions, alors que l'intéressé ne produit strictement aucune pièce de nature à établir qu'il ne pourrait pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié en Algérie au regard de ses ressources, le préfet de la Haute-Garonne, en refusant de délivrer un certificat de résidence à M. F en qualité d'étranger malade et à Mme B épouse F une autorisation provisoire de séjour en qualité d'accompagnante d'étranger malade, n'a ni méconnu les stipulations de l'article 6 (7°) de l'accord franco-algérien ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation.
8. En deuxième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou d'un accord bilatéral, comme en l'espèce, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. F et Mme B épouse F ont présentés une demande de titre de séjour en se prévalant de leur qualité d'étranger malade et d'accompagnant d'un étranger malade sur le fondement stipulations de l'article 6 (7°) de l'accord franco-algérien et n'ont pas sollicité leur admission exceptionnelle au séjour à un autre titre. Par conséquent, le moyen ainsi soulevé ne peut qu'être écarté comme inopérant, en tout état de cause.
10. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
11. A supposer que les requérants aient entendu se prévaloir de ces stipulations à l'encontre des refus d'admission au séjour qui leur sont opposés, il ressort des pièces du dossier qu'ils font tous les deux l'objet d'une mesure d'éloignement et que leur enfant majeur, âgé de 18 ans, est lui aussi en situation irrégulière sur le territoire français. M. et Mme F, qui sont de même nationalité, ne font état d'aucun élément qui ferait obstacle à ce que leur cellule familiale se reconstitue dans leur pays d'origine où ils ont vécu la majeure partie de leur vie, jusqu'à leur entrée très récente en France. S'ils se prévalent de leur durée de présence sur le territoire national avec leur fils majeur, ils y sont entrés récemment, respectivement en décembre 2018 et septembre 2019 et ont de surcroît conservé en Algérie des attaches familiales importantes, notamment leurs deux autres enfants majeurs. Au demeurant, rien ne fait obstacle dans leur situation à ce que la scolarité de leur enfant se poursuive en Algérie, pays dont il a la nationalité et où il a été scolarisé jusqu'à son entrée récente avec ses parents. Dans ces conditions, et compte tenu, au surplus, de ce que les intéressés ne justifient pas de l'existence de liens personnels et familiaux stables et anciens ni d'une intégration particulière en France, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Par suite et en tout état de cause, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
12. Pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés au point 11, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. F et Mme B épouse F, ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés du 26 octobre 2021 par lesquels le préfet de la Haute-Garonne a refusé de les admettre au séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Les conclusions qu'ils présentent à fin d'annulation doivent par suite être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. F et de Mme B épouse F sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. I H F, à Mme C B épouse F et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 28 septembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
Le président-rapporteur,
T. D
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
S. HECHT
La greffière,
S. SORABELLA
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
2, 2106877
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026