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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2106956

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2106956

mardi 23 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2106956
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSCP COURRECH & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, deux mémoires complémentaires et deux mémoires en production de pièces complémentaires enregistrés les 1er décembre 2021, 13 décembre 2021, 23 février 2022 et 20 avril 2022, l'association le Collectif Baules Malviès, les consorts D, les consorts C et la SCEA du Mioula, représentés par Me Faro et Me Ruef, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'autorisation d'aménager n° PA 121 38 21 A3002 accordée le 30 septembre 2021 à la SASU B Immobilier pour la réalisation d'un lotissement de vingt lots à usage d'habitation sur la commune de Marcillac-Vallon ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Marcillac-Vallon et de la SASU B Immobilier le paiement d'une somme de 2 500 euros chacune en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'autorisation est entachée d'un vice de forme en raison d'inexactitudes concernant l'identité du bénéficiaire du permis d'aménager ou son représentant légal, ce qui entraîne une confusion quant à l'engagement du lotisseur de constituer une association syndicale et de provoquer une assemblée générale fourni à l'appui de la demande en application des dispositions de l'article R. 442-7 du code de l'urbanisme ;

- elle est entachée d'un vice de forme en raison de contradictions quant aux motifs adoptés ;

- elle a été délivrée sur le fondement d'un dossier de demande d'autorisation incomplet en méconnaissance de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme et de l'article R. 441-4 du code de l'urbanisme ;

- elle est entachée d'insuffisance des prescriptions en matière de voirie ;

- elle est entachée d'insuffisance des prescriptions en matière d'assainissement ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles AU3 et AU12 du plan local d'urbanisme de la commune de Marcillac-Vallon et des dispositions générales de sécurité applicables à la voirie ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en ce qui concerne les modalités de raccordement au réseau d'assainissement.

Par deux mémoires en défense enregistrés le 25 janvier 2022 et le 24 mars 2022, la SASU B Construction, MCE Construction, représentée par Me Courrech, conclut à titre principal au rejet de la requête comme étant irrecevable, à titre subsidiaire au rejet de la requête comme étant mal-fondée et, à titre infiniment subsidiaire, au sursis à statuer en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, enfin à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable en raison de l'absence de notification des recours gracieux et contentieux au pétitionnaire en méconnaissance de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, en raison de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme et faute pour les requérants de justifier d'un intérêt à agir suffisant ;

- les autres moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.

Par trois mémoires en défense enregistrés les 4 février 2022, 21 mars 2022, la commune de Marcillac-Vallon, représentée par Me Petit, conclut à titre principal au rejet de la requête comme étant irrecevable, à titre subsidiaire au rejet de la requête comme étant infondée et à titre infiniment subsidiaire au sursis à statuer en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, enfin à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable faute d'intérêt à agir des requérants ;

- les autres moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 9 août 2022, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 7 septembre 2022 à 12 h 00.

Un mémoire présenté pour la commune de Marcillac-Vallon et enregistré le 2 septembre 2022 n'a pas été communiqué.

Dans sa requête du 1er décembre 2021, Me Faro a indiqué qu'en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, l'association le Collectif Baules Malviès a été désignée comme étant représentant unique des signataires de la requête n° 2106956.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Grimaud, rapporteur,

- les conclusions de Mme Matteaccioli, rapporteure publique,

- et les observations de Me Marti, substituant Me Courrech, représentant la SASU B Construction, MCE Construction.

Considérant ce qui suit :

1. Par un dossier déposé le 28 juin 2021, enregistré sous le n° PA 121 38 21 A3002, la SASU B Immobilier a sollicité l'autorisation d'aménager un terrain sis Cité Roque Vert, dans la commune de Marcillac-Vallon (Aveyron), sur les parcelles cadastrées sous les n°s 495 et 1026. Le projet d'aménagement porte sur la construction d'un lotissement de 20 lots à usage d'habitation pour une surface totale maximum de plancher de 4 600 m². Par un arrêté du 24 septembre 2021, le maire de la commune de Marcillac-Vallon a refusé de délivrer l'autorisation aux motifs que le projet n'était pas desservi par le réseau d'électricité ou que le réseau n'était pas en capacité suffisante pour desservir l'ensemble du projet et que la collectivité n'était pas en mesure de connaître dans quel délai et par qui les travaux d'extension de réseau d'environ 520 m nécessaire seraient réalisés. Le 28 juin 2021, la société MCE Construction a déposé une demande de permis d'aménager auprès de la commune de Marcillac-Vallon. Le 28 septembre 2021, le syndicat d'énergies de l'Aveyron (SIEDA) a rendu un avis indiquant qu'il réaliserait les travaux permettant la desserte en réseau du projet dans un délai de six mois. Par arrêté du 30 septembre 2021, le maire de la commune de Marcillac-Vallon a rapporté la décision du 24 septembre 2021 et a autorisé la société B Immobilier à réaliser le projet d'aménagement ci-dessus sous réserve de prescriptions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 441-1 du code de l'urbanisme : " La demande de permis d'aménager précise : / a) L'identité du ou des demandeurs, qui comprend son numéro SIRET lorsqu'il s'agit d'une personne morale en bénéficiant et sa date de naissance lorsqu'il s'agit d'une personne physique ; () / La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis ". Aux termes des dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique ".

3. Si les requérants se prévalent de ce que le maire était tenu de rejeter la demande de permis d'aménager dès lors que celle-ci était entachée de contradictions susceptibles d'affecter l'appréciation de l'administration, il ressort du formulaire de demande de permis d'aménager que le pétitionnaire s'y présentait comme la SASU MCE Construction, dont la raison sociale est B Immobilier, ayant pour représentant M. B et portant le n° SIRET 492 823 562, alors que les sociétés B Immobilier et MCE Constructions représentent deux sociétés distinctes dont le gérant et l'adresse sont identiques. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces contradictions quant à la dénomination de la société auraient privé quiconque d'une garantie ou auraient été susceptibles d'exercer une influence sur le sens de la décision prise en empêchant l'autorité compétente de se prononcer en connaissance de cause sur le projet. Dans ces conditions, l'erreur de plume sur le nom de la société pétitionnaire n'était pas de nature à créer une incertitude telle quant à l'identité de ce pétitionnaire que le maire eût été tenu de rejeter la demande. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'un vice de forme du dossier de demande de permis d'aménager doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 442-7 du code de l'urbanisme : " Le dossier de la demande est, sous réserve de ce qui est dit à l'article R. 442-8, complété par l'engagement du lotisseur que sera constituée une association syndicale des acquéreurs de lots à laquelle seront dévolus la propriété, la gestion et l'entretien des terrains et équipements communs ".

5. Il ressort des pièces du dossier que la société pétitionnaire a joint au dossier de demande de permis d'aménager déposé le 28 juin 2021 un document d'engagement du lotisseur conformément aux conditions contenues dans les dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 442-7 du code l'urbanisme doit être écarté.

6. En troisième lieu, si les requérants indiquent que l'arrêté porte sur une même demande d'autorisation du 28 juin 2021 refusée par un arrêté du maire de la commune de Macillac-Vallon en date du 24 septembre 2021, il ressort des pièces du dossier que de nouveaux éléments sont intervenus entretemps, et notamment un avis favorable du SIEDA du 28 septembre 2021. Ainsi, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué une quelconque contradiction de motifs de nature à entacher l'autorisation d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'une contradiction de motifs entachant l'arrêté doit être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords et indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) La composition et l'organisation du projet, la prise en compte des constructions ou paysages avoisinants, le traitement minéral et végétal des voies et espaces publics et collectifs et les solutions retenues pour le stationnement des véhicules ; c) L'organisation et l'aménagement des accès au projet ; d) Le traitement des parties du terrain situées en limite du projet ; e) Les équipements à usage collectif et notamment ceux liés à la collecte des déchets ". Aux termes de l'article R. 441-4 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement comprend également : / 1° Un plan de l'état actuel du terrain à aménager et de ses abords faisant apparaître les constructions et les plantations existantes, les équipements publics qui desservent le terrain, ainsi que, dans le cas où la demande ne concerne pas la totalité de l'unité foncière, la partie de celle-ci qui n'est pas incluse dans le projet d'aménagement ; / 2° Un plan coté dans les trois dimensions faisant apparaître la composition d'ensemble du projet et les plantations à conserver ou à créer ".

8. La circonstance que le dossier de demande de permis d'aménager ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis d'aménager qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

9. D'une part, les requérants font valoir que la notice ne comporte pas de description suffisante de l'état initial du terrain ainsi que de photographies permettant d'apprécier les qualités paysagères du terrain d'assiette ni n'indique ce qui est supprimé ou modifié. En l'espèce, la notice descriptive du projet comporte des développements relatifs à l'état initial du terrain et de ses abords ainsi que de la végétation existante sur le terrain, et la composition de celle-ci ressort tant des photographies jointes à la demande de permis d'aménager de l'existant, des alentours ainsi que de l'environnement proche et lointain. La notice expose par ailleurs les partis retenus concernant le projet d'aménagement afin d'assurer son insertion dans son environnement et renvoie à cet égard au règlement du lotissement annexé au dossier de permis d'aménager, qui a pour objectif de garantir une certaine homogénéité et intégration des futures constructions. Enfin, si les requérants soutiennent que la notice ne fait pas état des éléments qui seront démolis dans le cadre du projet, la notice indique qu'il n'y aura pas de modification de la topographie du terrain et indique les éléments qui seront conservés dans le projet. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme doit être écarté.

10. D'autre part, le dossier de la demande de permis d'aménager comporte deux plans d'aménagement PA 3-1 et PA 4-1, qui font apparaître la composition d'ensemble du projet, que ce plan d'aménagement, qui comporte la végétation conservée et ajoutée, les voies d'accès et de desserte interne du projet et dont l'échelle est indiquée, permet de répondre à l'exigence d'une cotation dans les trois dimensions. Dans ces conditions, l'ensemble des documents produits au dossier de demande d'autorisation d'aménager ont permis à l'autorité compétente d'apprécier la conformité du projet à la règlementation. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article R. 441-4 du code de l'urbanisme doivent être écartés.

11. En cinquième lieu, l'article R. 111-1 du code de l'urbanisme dispose que : " Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux constructions, aménagements, installations et travaux faisant l'objet d'un permis de construire, d'un permis d'aménager ou d'une déclaration préalable ainsi qu'aux autres utilisations du sol régies par le présent code. / Toutefois : a) Les dispositions des articles R. 111-3, R. 111-5 à 111-14, R. 111-16 à R. 111-20 et R. 111-22 à R. 111-24-2 ne sont pas applicables dans les territoires dotés d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu ; () ". La commune de Marcillac-Vallon étant dotée d'un plan local d'urbanisme, le moyen tiré de la méconnaissance des articles R. 111-5 et R. 111-6 du code de l'urbanisme est inopérant.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article AU 3 relatif aux accès et à la voirie du plan local d'urbanisme de la commune de Marcillac-Vallon : " Tout projet doit être desservi par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou aménagements envisagés. / Les caractéristiques des accès et des voiries doivent permettre de satisfaire aux règles minimales de desserte : défense contre l'incendie, protection civile, brancardage, stationnement, collecte des ordures ménagères et ne pas présenter de risques pour la sécurité des usagers. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. / Le nombre des accès sur les voies publiques peut être limité dans l'intérêt de la sécurité. En particulier, lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, l'accès sera établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre. / Toute opération doit prendre le minimum d'accès sur les voies publiques. / Dans le cas des secteurs pour lesquels des orientations d'aménagement et de programmation ont été établies, les opérations d'aménagements d'ensemble devront respecter les principes établis. / L'aménagement d'un dégagement d'au moins 15m2 permettant l'arrêt d'un véhicule au droit de chaque accès privatif (hors accès piétons) sera à privilégier. Cet aménagement vise à supprimer tout empiètement de véhicules à l'arrêt sur l'emprise publique. / Les voies publiques et privées de desserte se terminant en impasse doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent faire demi-tour ".

13. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est desservi par deux voies communales à double sens, l'une au nord du projet, l'autre à l'est du projet, toutes deux d'une largeur supérieure à 3 mètres, suffisante et proportionnée à l'importance du projet et permettant l'intervention des services d'incendie et de secours. L'accès du projet à la voirie, accès qui présente une largeur d'environ 5 mètres, offre une bonne visibilité, les voies étant par ailleurs relativement rectilignes au niveau de leurs accès. Par ailleurs, le pétitionnaire a prévu la réalisation d'une voie de desserte interne qui a vocation à désengorger les voies communales et à permettre l'accès aux lots du projet d'aménagement. Au surplus, le service voirie de la communauté de communes Conques-Marcillac a rendu un avis favorable sous réserve le 26 août 2021, les réserves ne tenant pas à la dangerosité des accès mais à la nécessité d'une permission de voirie. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'insuffisance des prescriptions en matière de voirie et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article AU3 du plan local d'urbanisme de la commune de Marcillac-Vallon doivent être écartés.

14. En septième lieu, aux termes de l'article AU 12 du plan local d'urbanisme de la commune de Marcillac-Vallon : " Le stationnement des véhicules doit être assuré en dehors des voies et emprises publiques. Il devra correspondre aux besoins des occupations ou utilisation du sol. Le nombre des aires de stationnement sera au minimum de 2 places par logements pour les constructions à usage d'habitation ".

15. Le moyen tiré la méconnaissance des dispositions précitées et de l'erreur manifeste d'appréciation n'est pas suffisamment étayé pour pouvoir en apprécier le bien-fondé.

16. En huitième et dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que le service d'assainissement non collectif de la communauté de communes Conques-Marcillac a délivré un avis favorable sous prescriptions, le 28 septembre 2021, lesquelles prescriptions ont été reprises dans les termes de l'arrêté d'espèce. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance des prescriptions en matière d'assainissement et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Marcillac-Vallon et par la société pétitionnaire, les conclusions à fin d'annulation de la requête de l'association Collectif Baulès Malviès et autres doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

18. Les conclusions des requérants tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, la société MCE Construction et la commune de Marcillac-Vallon n'étant pas les parties perdantes dans cette instance. Il n'y a, par ailleurs, pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants les sommes demandées par la société MCE Construction et la commune de Marcillac-Vallon au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l'association Collectif Baules Malvies et autres est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la société pétitionnaire et de la commune de Marcillac-Vallon présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association le Collectif Baules Malviès, à la commune de Marcillac-Vallon et à la SASU B Construction et MCE Construction.

Délibéré après l'audience du 21 juin 2024 à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

M. Quessette, premier conseiller,

Mme Lucas, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2024.

Le président, rapporteur,

P. GRIMAUD

L'assesseur le plus ancien,

L. QUESSETTE La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de l'Aveyron en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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