vendredi 14 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2107109 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP COURRECH & ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête et des mémoires, enregistrés les 9 décembre 2021, 4 avril 2023, 26 juillet 2023 et 13 novembre 2023 sous le n° 2107109, et un mémoire récapitulatif produit en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, enregistré le 15 mars 2024, la société à responsabilité limitée (SARL) Malet Réalisations, représentée par Me Courrech, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 octobre 2021 par lequel le maire de Muret s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 29 septembre 2021 en vue de la subdivision foncière de trois macro-lots du lotissement situé boulevard du Grand Castaing en treize lots à construire ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Muret le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de son auteur, dès lors que la délégation de signature du 27 mai 2020 produite par la commune est insuffisamment précise ;
- il est entaché d'un vice de procédure, dès lors qu'il se fonde sur le courrier du 25 juin 2020 de SNCF Réseau, qui ne constitue pas un avis requis ni sollicité dans le cadre de l'instruction du dossier de déclaration préalable, et sur l'avis du 1er février 2021 du même opérateur, qui concerne un projet distinct présenté par un autre pétitionnaire ;
- il est entaché d'une erreur de droit en ce qu'il se fonde sur l'absence d'étude de trafic, alors que cette pièce n'est pas au nombre de celles devant être produites lors du dépôt d'une déclaration préalable ;
- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, dès lors que le projet ne présente pas de risque pour la sécurité publique et qu'aucune modification n'est intervenue à cet égard depuis la délivrance du permis d'aménager le 16 septembre 2019.
Par des mémoires en défense enregistrés les 4 janvier 2023, 12 juin 2023, 21 septembre 2023 et 29 février 2024, la commune de Muret, représentée par Me Sire, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la SARL Malet Réalisations le versement d'une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 31 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er mars suivant.
II- Par une requête et des mémoires, enregistrés les 15 février 2022, 4 avril 2023, 26 juillet 2023 et 13 novembre 2023 sous le n° 2200859, et un mémoire récapitulatif produit en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, enregistré le 15 mars 2024, la SARL Malet Réalisations, représentée par Me Courrech, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 janvier 2022 par lequel le maire de Muret s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 24 décembre 2021 en vue de la subdivision foncière du macro-lot n° 2 du lotissement situé boulevard du Grand Castaing ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Muret le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de son auteur, dès lors que la délégation de signature du 27 mai 2020 produite par la commune est insuffisamment précise ;
- il est entaché d'un vice de procédure, dès lors qu'il se fonde sur le courrier du 25 juin 2020 de SNCF Réseau, qui ne constitue pas un avis requis ni sollicité dans le cadre de l'instruction du dossier de déclaration préalable, et sur l'avis du 1er février 2021 du même opérateur, qui concerne un projet distinct présenté par un autre pétitionnaire ;
- il est entaché d'une erreur de droit en ce qu'il se fonde sur l'absence d'étude de trafic, alors que cette pièce n'est pas au nombre de celles devant être produites lors du dépôt d'une déclaration préalable ;
- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, dès lors que le projet ne présente pas de risque pour la sécurité publique et qu'aucune modification n'est intervenue à cet égard depuis la délivrance du permis d'aménager le 16 septembre 2019 ;
- il méconnaît les articles L. 111-11 et R. 423-38 du code de l'urbanisme en ce que la commune ne pouvait s'opposer à la déclaration préalable en se fondant sur l'avis d'ENEDIS sans demander au pétitionnaire de compléter son dossier ; en tout état de cause, la commune pouvait se référer à l'avis rendu par ENEDIS dans le cadre de l'instruction de sa demande de permis d'aménager, dès lors qu'il s'agit de la même opération ; à cet égard, l'arrêté du 16 septembre 2019 délivrant le permis d'aménager prévoit que l'extension de 20 mètres du réseau électrique est à la charge du pétitionnaire conformément à l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense enregistrés les 4 janvier 2023, 12 juin 2023, 21 septembre 2023 et 29 février 2024, la commune de Muret, représentée par Me Sire, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la SARL Malet Réalisations le versement d'une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 31 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er mars suivant.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Frindel ;
- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public ;
- les observations de Me Marti, représentant la SARL Malet Réalisations ;
- et les observations de Me Sire, représentant la commune de Muret.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 16 septembre 2019, le maire de Muret (31) a délivré à la société à responsabilité limitée (SARL) Malet Réalisations un permis d'aménager autorisant, sur un terrain de 173 000 m² environ situé zone Marclan (" lotissement de Terrery "), le lotissement de trois macro-lots, pour un nombre maximal de 16 lots projetés à destination d'activités artisanale, industrielle et tertiaire, et dans la limite d'une surface de plancher constructible de 87 000 m². Par un arrêté du 18 octobre 2021, le maire de Muret s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 29 septembre 2021 par cette société en vue de la subdivision des macro-lots en 13 lots à construire. Par un arrêté du 14 janvier 2022, il s'est également opposé à la déclaration préalable déposée le 24 décembre 2021 par la même société en vue de la subdivision du seul macro-lot n° 2. Par les requêtes susvisées, la SARL Malet Réalisations demande au tribunal d'annuler les arrêtés des 18 octobre 2021 et 14 janvier 2022 du maire de Muret. Ces requêtes, qui concernent un même pétitionnaire et présentent à juger des questions semblables, ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, et d'une part, les lotissements, qui constituent des opérations d'aménagement ayant pour but l'implantation de constructions, doivent respecter les règles tendant à la maîtrise de l'occupation des sols édictées par le code de l'urbanisme ou les documents locaux d'urbanisme, même s'ils n'ont pour objet ou pour effet, à un stade où il n'existe pas encore de projet concret de construction, que de permettre le détachement d'un lot d'une unité foncière. Il appartient, en conséquence, à l'autorité compétente de refuser le permis d'aménager sollicité ou de s'opposer à la déclaration préalable notamment lorsque, compte tenu de ses caractéristiques telles qu'elles ressortent des pièces du dossier qui lui est soumis, un projet de lotissement permet l'implantation de constructions dont la conformité avec les règles d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
4. Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient une décision d'opposition à déclaration préalable sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.
5. Pour s'opposer, sur le fondement de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, aux déclarations préalables déposées par la SARL Malet Réalisations les 29 septembre et 24 décembre 2021, la commune de Muret s'est fondée sur les risques liés à la desserte du projet et aux impératifs de sécurité liés à la traversée de la voie ferrée, ainsi que sur l'augmentation des flux automobiles, au motif que cet accroissement était de nature à porter atteinte à la sécurité publique du fait de la situation du projet, de ses caractéristiques, de son importance et de son implantation à proximité d'autres installations. Il ressort des pièces des dossiers que le lotissement autorisé par le permis d'aménager du 16 septembre 2019 est enclavé entre l'autoroute A 64 et la voie ferrée reliant Toulouse à Tarbes et que l'accès au site suppose le franchissement, soit du passage à niveau n° 15 au nord, déjà emprunté pour accéder à l'une des trois sociétés voisines du projet, soit du passage à niveau n° 16 au sud-est. Le lotissement en cause doit accueillir, à terme, plusieurs entreprises artisanales, industrielles et tertiaires, réunies au sein d'une zone d'activité, avec la création sur le site de plus de 300 emplois. A cet égard, selon les éléments produits par le pétitionnaire lors de l'enquête publique, la fréquentation de cette zone d'activité génèrera, aux heures de pointe, un trafic estimé à cinq véhicules légers et un poids-lourd par minute, pour un total d'environ 1 000 véhicules entrants et sortants par jour. Il ne ressort toutefois pas des pièces des dossiers que les rues desservant le site, et que les passages à niveau précités, l'un de six mètres de large, l'autre de sept mètres, soient sous-dimensionnés pour absorber cette augmentation du trafic routier et permettre la circulation, le croisement et l'attente des véhicules dans de bonnes conditions de sécurité. En particulier, la commune ne conteste pas que la file d'attente des véhicules lors du passage d'un train n'excèdera pas 40 mètres et moins d'une minute aux heures de pointe, et ne sera ainsi pas de nature à saturer le réseau routier local, alors d'ailleurs que seule une cinquantaine de trains empruntent quotidiennement cette ligne en semaine. Elle n'apporte en outre aucun élément de nature à évaluer la fréquence de survenance du risque qu'un poids-lourd, déjà engagé au moment du déclenchement du signal annonçant le passage d'un train, ne puisse traverser les voies avant l'abaissement de la barrière de sécurité. Par ailleurs, si le passage à niveau n° 16 ne comporte pas de voie de circulation piétonne, la société requérante soutient, sans être contredite, qu'un dispositif sera installé pour en empêcher le franchissement par les piétons. De plus, il ne ressort pas des pièces des dossiers que le passage à niveau n° 15, d'une largeur de sept mètres et disposant d'une voie piétonne, serait insuffisamment aménagé pour pouvoir être utilisé simultanément par les piétons, les cyclistes et les autres usagers de la route. En outre, dès lors que les deux passages à niveau précités sont équipés de barrières et de dispositifs lumineux et sonores, afin d'assurer la sécurité des différents usagers, le fait que l'accident mortel d'un cycliste et qu'une dizaine d'incidents matériels soient à déplorer sur ces deux passages à niveau depuis 2010, dans des circonstances non précisées, n'était pas de nature, à lui seul, à justifier les décisions contestées. Enfin, si la commune fait état du risque tenant à l'impossibilité pour les véhicules de secours d'accéder à la zone d'activité en cas d'abaissement prolongé des barrières, la fréquence de ce risque n'est nullement précisée, et il ne ressort au demeurant pas des pièces des dossiers qu'elle ait jugé utile de solliciter l'avis du SDIS sur cette question, lequel avait d'ailleurs émis un avis favorable avec prescriptions en 2019 au stade de l'instruction de la demande de permis d'aménager. Dans ces conditions, et alors que, comme le fait valoir la société requérante, les déclarations préalables déposées en septembre et décembre 2021 en vue de la subdivision des macro-lots ne sont pas de nature à augmenter le niveau de risque lié au lotissement, et que ces risques étaient, pour l'essentiel, déjà identifiés lors de la délivrance du permis d'aménagement en septembre 2019, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être accueilli.
6. En second lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. / Lorsqu'un projet fait l'objet d'une déclaration préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à sa réalisation lorsque les conditions mentionnées au premier alinéa ne sont pas réunies. () ".
7. Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement, en prenant en compte les perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité. Il en résulte qu'un permis de construire doit être refusé ou une décision d'opposition à une déclaration préalable de travaux doit être prise lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
8. Pour s'opposer à la déclaration préalable déposée le 24 décembre 2021 et portant sur la subdivision du macro-lot n° 2, la commune de Muret s'est également fondée sur la circonstance que, selon les termes de son avis du 28 décembre 2021, la société ENEDIS n'était pas en mesure de se prononcer sur l'étude du réseau électrique. Il ressort de ses écritures en défense que la commune a, ce faisant, entendu opposer à la déclaration préalable en litige les dispositions précitées de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. Toutefois, et d'une part, il ressort du permis d'aménager délivré à la SARL Malet Réalisations le 16 septembre 2019, que la société ENEDIS a émis le 18 janvier 2019 un avis favorable au projet de lotissement dans son ensemble pour une puissance de 3 707 kVA. Par ailleurs, cet arrêté comporte une prescription selon laquelle l'extension de 20 mètres du réseau électrique, rendue nécessaire pour la desserte en équipement propre du projet, sera à la charge du pétitionnaire conformément à l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme. Il s'en déduit, ainsi que le soutient la société requérante sans être sérieusement contredite, que la création du lotissement de Terrery n'implique aucun travaux sur des équipements publics à la charge de la commune. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que la subdivision du macro-lot n° 2, dans les limites de l'autorisation délivrée le 16 septembre 2019, aurait pour effet d'augmenter la puissance électrique nécessaire au lotissement ou de modifier les modalités de son raccordement au réseau public d'électricité. Dans ces conditions, la société Malet Réalisations est fondée à soutenir que la commune de Muret ne pouvait s'opposer à cette déclaration préalable en invoquant le motif susrappelé.
9. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est de nature à justifier l'annulation des décisions attaquées.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la société Malet Réalisations est fondée à demander l'annulation des arrêtés du maire de Muret en date des 18 octobre 2021 et 14 janvier 2022.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L .761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de la SARL Malet Réalisations, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, les sommes demandées par la commune de Muret sur leur fondement. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances des espèces, de mettre à la charge de la commune de Muret le versement à la SARL Malet Réalisations d'une somme totale de 3 000 euros au titre des frais exposés par elle.
12.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés des 18 octobre 2021 et 14 janvier 2022 du maire de Muret sont annulés.
Article 2 : La commune de Muret versera à la SARL Malet Réalisations la somme totale de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Muret sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Malet Réalisations et à la commune de Muret.
Délibéré après l'audience du 31 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Rousseau, conseillère,
M. Frindel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2024.
Le rapporteur,
T. FRINDEL
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Nos 2107109, 220859
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026